Poudlard, Angleterre

Ils entrèrent dans la grande salle au moment où le déjeuner était servis, Ron se sépara instantanément d'eux, allant s'assoir loin de leurs places habituelles. Tonks leurs fit signe d'aller s'assoir alors qu'elle se dirigeait vers le directeur afin de transmettre le message de son supérieur.

- Directeur, vos trois élèves sont de retour, cependant, en raison du manque de coopération et de l'ingurgitation d'un antidote au Veritaserum, votre professeur de potions est toujours au ministère en cellule de détention jusqu'à ce qu'il puisse à nouveau être interrogé. Pour finir, Madame la ministre à analyser les plaintes concernant le manque flagrant de maitre potions et de guérisseur dans le pays, et ce depuis la prise en poste de votre professeur. En conséquence, il sera aussi interrogé, puis mis en examen à son retour. Pour terminer, sachez que j'ai ordre de protéger Mr Potter, et que vous ne pouvez me renvoyer. Bonne journée.

- Elle se détourna rapidement, ne voulant pas argumenter avec l'homme, sachant qu'il pouvait être très enjôleur et ne voulais pas être envouté et servir de marionnette pour satisfaire les plans de l'homme, trop secret à son gout. Elle faisait partie des rares personnes croyant en l'innocence de Sirius, mais elle avait pris conscience que Dumbledore avait le poids de lui donner un procès, mais qu'il ne l'avait jamais fait. Se plaçant derrière Harry, elle eut son premier choc peu de temps après. Une élève de Serpentard s'était levée, et s'approchait d'eux sans trace de méchanceté. Elle se prépara néanmoins, ne sachant quoi attendre. L'élève la regarda, montra sa main vide, et demanda d'un regard si elle pouvait passer. Elle hocha la tête, mais resta tout de même sur ces gardes, ne connaissant trop bien les élèves de cette maison, elle était lié à la famille Black après tout.

- Monsieur Potter, puis je vous demander de vous décaler légèrement afin de m'entretenir avec Monsieur Elyon, il y a une question que je voudrais lui poser.

Harry acquisa, surpris de l'amabilité d'une élève à qui il n'avait jamais parlé, qui plus est de la maison Serpentard ou la rivalité entre leurs deux maisons est intense. Il se demanda aussi pourquoi on l'appeler en permanence Monsieur, est ce que c'est dû au fait qu'il est maintenant adulte ? Il sentait autre chose, une raison qu'il ignorait, il se demanda si la convocation à Gringotts dont avait parlé Amelia Bones était liée. Il coupa court à ses pensées, voyant Daphnée Greengrass attendre patiemment, il lui fit une place et attendit qu'elle pose sa question. Il était curieux qu'elle agisse en public au lieu de la poser en privée.

- Monsieur Elyon, commença t'elle en hésitant, cherchant ses mots. J'ai beaucoup lu, fait de nombreuses recherches, mais toutes les informations se contredisent. Vous l'avez mentionnée ainsi que les autres, alors vous en savez surement beaucoup.

- Pose ta question au lieu de tourner autour du pot, miss ?

- Greengrass, Daphnée Greengrass, dit-elle en rougissant légèrement de gêne d'avoir oublié de se présenter. Pouvez-vous me parler de Salazar Serpentard ? Qui il était, ce qu'il voulait, pourquoi il s'agit d'un des fondateurs alors qu'il est décrit comme mauvais ? S'il vous plait, j'aimerai savoir.

- Et que veux-tu entendre ? Le mensonge qu'il a voulu diffuser ? Ou la vérité ? Sache qu'une fois donner, elle ne peut être reprise, et elle peut te changer.

- La vérité.

- Alors installe toi, car je vais te raconter la vérité derrière Poudlard, ou plus exactement, fit il avant de se lever et se diriger vers la table des professeurs et en élevant la voix, je vais raconter la vérité sur ce lieu.

- Monsieur Elyon, je vous demanderez de ne pas dire la vérité, commença Dumbledore. Il est préférable de laisser l'histoire comme ils l'ont voulu.

- Le seigneur Sombre qui a sévi dans votre pays il y a quelques années revient, Poudlard doit s'unir car c'est là que se trouve ces ennemis, à savoir Vous et Monsieur Potter. Vos élèves ont besoin d'être unis, et donc de comprendre où ils se trouvent. Pour commencer, dites à vos élèves le serment du directeur, celui que vous avez pris en prenant votre poste.

- …

- Vous ne voulez pas le dire ? Je vais le dire dans ce cas. Le Directeur, fit Elyon en se tournant vers les quatre tables silencieuses, est celui-ci. Jure tu de protéger ce Bastion dans le sang, jures tu d'honorer ceux qui sont mort, de faire saigner le sang de ceux qui viendront apporter la guerre à nos portes. ? S'il en est ainsi, alors sous ta main tu protégeras tes élèves, quitte à commettre les pires atrocités.

Le silence résonna dans la salle, alors que les cloches de Poudlard sonnaient au-dessus de leurs têtes. Tous les fantômes, guidé par la Dame Blanche était présent, agenouillé devant Elyon, dès l'instant ou le serment avait commencé à être dit. Le directeur lui-même ressentait le poids du serment, mais aussi le fait qu'il ne l'avait pas entièrement respecté, et ressentait ces effets en ce moment même. Près de lui apparu le Choipeaux, comme si le château lui-même voulait que tous entendent l'Histoire.

- Mon ami, dit le Choipeaux d'une voix fatiguée. Veux-tu vraiment faire ça ? Tu sais ce qu'ils ont pensé de leurs gestes.

- Oui, Alivair, le moment est venu, ils ont perdu l'unité, et seul l'histoire originelle peut changer cela.

- Tant d'innocence perdue, fit le Choixpeau, sa tristesse s'entendant. J'ai essayé de suivre leurs demande, mais je ne suis pas écouté, et chacun à finit par détourner les valeurs qu'ils ont voulu donner, même s'ils ne se sentaient pas digne de les porter.

- Je le sais mon amie, et je suis désolé que tu aies à revivre tout ça, part si tu ne veux pas entendre répondit Elyon sur le même ton, compatissant avec le Choixpeau.

- Ce serait les trahir ! et je ne le ferais pas dit le Choixpeau en reprenant brièvement forme humaine, afin de regarder Elyon et tous les élèves dans les yeux. La vérité est horrible les enfants. Mais sachez une chose, ce qui a tué les fondateurs n'est pas un combat, une trahison, la tristesse ou la maladie. Non, ce qui a tué les trois derniers fondateurs c'est les cauchemars.