Poudlard, Angleterre

Nous sommes donc partis vers le nord-ouest, tout en essayant d'être le plus discret possible. Nous avons fait beaucoup de détour pour brouiller les pistes. Godric était un homme bon, et chacun de ces gestes le montrait. Il ne poussait pas la vingtaine de gamins qui nous suivait en silence. Ils avaient une confiance absolu en lui, et par extension moi. Jamais ils ne se sont plaint, ils n'ont pas pleuré s'ils tombaient, se blesser ou même avait faim. Il y avait des fois ou Godric et moi revenions les mains vides au campement, sans avoir réussi à voler de la nourriture dans un village ou attraper du gibier, nous nous contentions de plantes. Tout cela, ils étaient habituées depuis longtemps, et même si le futur était invisible, ils avaient connu pire. En pleine nature, ils n'avaient pas besoin de faire attention à chaque moment, ils étaient libres, car le danger venait des routes, et tant que l'on marchait en dehors, on ne risquait quasiment rien.

Je pense que ce sont ces gamins qui nous ont conduits là où nous devions, nous les escortions juste. Pour que vous compreniez, la magie à l'époque était sauvage, pas comme maintenant. Aujourd'hui, vous avez des méthodes, des incantations, de l'aide aussi ! A l'époque il n'y avait rien, chacun avait son don, et se débrouillait avec, car personne ne pouvait l'aider à le maitriser. Celui qui nous a donné sa prophétie et donné la direction à suivre ne contrôler pas son don, mais il passait des heures à tenter de nous aider, à forcer son don à parler pour lui, mais il ne nous en a plus fourni. Mais il y avait un autre enfant qui a pris le relais, il ne parlait pas beaucoup, mais quand il parlait, il était écouté, car de tous les gamins présents, il arrivait à sentir la trace de la magie. Il nous guidait quand il ressentait de la magie dans l'air, et plus d'une fois, nous avons récupéré un enfant magique abandonné, ou même d'un village, mais il nous disait toujours qu'il ressentait un appel, comme si la magie l'appelait, et quand nous lui demandions de nous montrer d'où venait cette appel, il nous montrait le nord-ouest. On faisait des détours pour brouiller notre piste, au cas où nous étions suivit par l'inquisition, « chasseur de sorcières », ou bien d'autres personnes malveillantes.

Encore une fois les enfants été brillants. Certains manipulaient la terre, d'autres le vent quand nous campions, et même certains, parmi les plus discrets, arrivaient à détourner le regard des gens que l'on croisait par hasard, qui semblait confus un moment, avant de repartir dans une autre direction. Notre voyage était long, mais nous avancions.

Tout changea un jour, ou plutôt une nuit. Godric et moi étions partis voler dans un village de la nourriture. Godric n'aimait pas le faire, mais c'était nécessaire, car ce n'était pas pour nous, mais pour les enfants. Nous attendions en silence quand nous sentîmes une lame contre nos gorges, et un homme demander nonchalamment ce que nous préparions et qu'il n'hésiterait pas à nous ouvrir si notre réponse ne nous plaisait pas. Il nous demanda ce que nous préparions à l'orée d'un village, d'un village faisant partis de son ancien royaume, comme il nous dit, les gens ont peut-être eu peur de lui à cause d'une chose fâcheuse, mais ils demeuraient néanmoins son ancien peuple, et il ne fermera pas les yeux, même s'il les détestait.

C'était notre première rencontre avec Salazar Serpentard, jeune Roi déchu à cause de la magie. Godric réussi à dire qu'il voulait de la nourriture, mais pas pour lui. Quand Salazar demanda pour qui, il répondit enfant. Salazar avait énormément de défaut, mais les enfants étaient intouchable pour lui, et un homme habillé en lambeaux était devant lui, cherchant de la nourriture pour des enfants, nous furent donc relâché immédiatement, car ses propres mots étaient qu'une personne mettant les enfants avant soi était forcément une bonne personne.

Il demanda des explications, et le peu qu'on lui a donné à suffit à comprendre ce que Godric était et qui étaient les enfants. Il s'est méfié de moi au début, quand j'avouais n'être pas magique mais les aidant. Mon ami me défendit, même si je pouvais toujours voir la méfiance dans les yeux de Salazar. Il nous avoua avoir pas loin les gens magiques qu'il connaissait, qui était aussi la raison de sa perte de pouvoir. Son devoir est de protéger les faibles, et ces gens étaient comme lui, et impuissant face à la peur des non-magiques. Ce n'était pas une personne qui aimait particulièrement le peuple, mais son éducation le forçait à les aider, quitte à se mettre en danger lui-même, c'était son devoir, même s'il n'aimait pas ça.

Salazar était un homme étrange. Intelligent, rusé, un sang-froid effrayant, et une noblesse comme on en voyait peu à cette époque. C'était un homme de l'ombre comme nous l'avons constaté, mais toutes ses actions été pour protéger son peuple, ici les personnes qui, comme lui, étaient magique. Pour lui la royauté était un fardeau qu'il n'a pas hésité à abandonner, pas à cause de son devoir qui était profondément ancrer en lui, mais dans la façon dont il devait agir, en face, et non dans l'ombre et dissimulé.

Ainsi se rencontrèrent Gryffondor et Serpentard. Deux personnes totalement différentes, dont la relation était du respect envers l'autre. Salazar respectait Godric pour sa façon d'agir, d'être, et de la manière qu'il avait de toujours vouloir protéger et chercher toujours la sécurité, jamais pour lui, mais pour ceux dont il avait la charge. A l'inverse, le soldat comprenait les gestes de l'homme, il ne les aimait pas, mais les comprenaient. Lui protéger, l'autre attaquait et éliminer les ennemis. Les méthodes n'était peut-être pas celle auquel il été habitué, et discutable, mais il devait ne rien dire, et respecter ce que vivait l'homme, car tuer n'est jamais facile, que ce soit dans les yeux ou de façon déloyale.

Nos deux groupes se lièrent, chaque groupe connaissant parfaitement ce qu'avait vécu l'autre aidant. Salazar nous regarda tous les deux d'un œil différents, avec respect, quand il vit les enfants se diriger vers nous, et nous faire confiance. Il nous dit qu'il avait un voyant dans son groupe, qui lui avait dit une prophétie le poussant au nord-ouest. Nous répondîmes que c'était aussi le cas pour nous, et les deux prophéties, après les avoir partagées était identiques.

La magie nous voulait à un endroit précis.