Poudlard, Angleterre

Les jours passèrent et la routine était revenue dans le château, à quelques exceptions près. Ron était revenu, et s'excusa pour son comportement dans de grand geste amical, comme s'il ne c'était rien passé. Harry avait vu Hermione derrière Ron, et ne voulait clairement pas influencer la décision qu'il prendrait. Cependant, Harry l'avait prise il y a un moment, quand il avait appris la réaction de Ron quand son nom était sorti de la coupe. A ce moment-là, il avait perdu son premier ami, la personne qui a rejoint son compartiment lors du premier trajet en route pour Poudlard. Celui qui avait été à ses côtés pendant trois ans d'épreuve et de danger. Celui qui lui montrait chaque jour la simplicité de la vie, le Quidditch, les échecs, une assiette pleine. Oui, Ron incarnait ce qu'Harry ne connaîtrait jamais, une vie simple, une vie sans seigneur des ténèbres, sans complot le visant, pouvoir marcher tranquillement dans une rue. C'était ça qu'il aimait chez Ron, un ami simple, sans raison particulière, mais des aventures les liant au fur et à mesure.

Mais la jalousie avait pris le dessus. En côtoyant les élèves de Draugur et en étant poussé par eux lors des séances d'entrainement, ils avaient tous dit la même chose, « tu n'es pas stupide, arrête d'essayer de le paraître », et ils avaient raison. Pour Ron, son meilleur ami, il avait gardé un niveau bas, pour coller à son ami. Il avait passé des heures à perdre aux échecs car son ami était heureux de gagner. Il avait laissé Ron faire plein de chose, pour qu'il continue à être son ami.

Et il c'était rendu compte qu'il avait fait la même chose à Hermione, en la laissant avoir les meilleurs notes sans qu'il essai de vraiment travailler, en la laissant le pousser lui et Ron à travailler. En la laissant diriger, en la laissant agir à sa guise, jusqu'à l'épuisement lors de l'année précédente. Tout ça pour la garder près de lui, pour ne pas la contrarier, pour ne pas la perdre.

Oui Harry n'était pas un bon ami, c'était le contraire. Il ne faisait rien et suivait les désirs des autres, de peur de vexer, de contrarier, de perdre. Il avait parlé un jour de tout ça un jour à Luna, qui l'avait rejoint un jour au bord du lac, peu de temps après avoir perdu Ron à la suite de la sélection des champions. Luna ne parlait pas beaucoup, ou si elle parlait, c'était sur ses créatures mystérieuses ou faisait des remarques pertinentes, mais elle savait écouter. Luna était, pour Harry, une montagne au milieu d'une tempête, il peut se passer plein de chose autour, mais elle ne bouge pas, reste au milieu et attends en silence. C'est Luna. Hermione est intelligente, mais Luna est le calme. Elle n'avait dit qu'une chose, « tu n'es pas un mauvais ami Harry, tu es celui qu'on espère tous avoir, mais qu'on regrette si on le perd ».

Alors Harry avait parlé à Hermione, qui l'avait pris dans ces bras et avait pleuré doucement, en lui demandant pardon, chose qu'il fit aussi. Harry avait repris les groupes d'étude avec plus de volonté cette fois, et même si c'était sous-entendu, ils étaient en compétition sur les notes. Ron avait crié et avait tourné le dos, criant que c'était sa perte et non la sienne, mais ils sentaient son regard, car sans Harry, il n'était plus que le frère des jumeaux, retournant dans l'ombre, sans rien pour l'éclairer.

Les potions avaient changé aussi. Rogue était toujours aussi irritable, mais comme il était surveillé à chaque cours, il ne pouvait rien faire, hormis enseigner correctement. La mission qu'il devait mener été chose impossible, et le conseil avait fait venir des maître de potions étrangers pour soutenir la remise au niveau. Ils apprenaient mieux, que ce soit sur le déroulé de la préparation, de la préparation des ingrédients ou encore les réactions entre les différents ingrédients. Neville, qui jusqu'à maintenant échouait constamment, était maintenant au sommet, tant sa connaissance des plantes lui était utile. Il était devenu l'encyclopédie à qui se référé quand on avait une question en potions ou botanique, et sa confiance en lui grimpait tous les jours.

Harry revient au présent quand sa main fut mordillée violemment. Devant lui se trouvait Hedwige tenant une lettre, tandis que derrière elle se trouvait un hibou grand-duc, tenant entre ses mains une lettre de la banque Gringotts. Harry libéra les deux lettres et tandis que le grand-duc s'envolait directement, Harry donna quelques tranches de bacon à sa chouette, avant qu'elle ne parte elle aussi. La première lettre était une lettre de Sirius, et Harry l'ouvrit immédiatement, avide de nouvelle de son parrain.

Hey chiot !

Comment vas-tu ? Est-ce que tu le crois ? Je suis libre ! En ce moment je suis emprisonné dans un lieu infâme appelé Hôpital, ou la nourriture est mauvaise et très ennuyant, sincèrement, fait tous pour ne jamais devenir un résident de ce lieu. Je me soigne petit à petit, pour être honnête, me reposer sur une ile paradisiaque m'a aidé, mais ce n'est pas suffisant.

Depuis que je suis sorti d'Azkaban, mes émotions sont partout, et mes réactions sont instables. Je passe de la colère à la joie sans raison ou pour une chose stupide. Je n'aime pas l'admettre, mais je ne suis pas en état de te prendre avec moi pour l'instant, je ne suis pas en état du tout, et je te demande patience, et te promet de tout faire pour être apte pour l'été prochain. Je n'aime pas ça, je suis frustré et en colère contre tout ça, mais c'est un constat, et rien ne peux le changer.

Azkaban m'a rendu infertile, je n'aurais pas d'enfant. Du moins de mon sang, pour moi tu es mon chiot, et ça ne changera jamais. Je t'ai fait mon héritier, et même s'il va falloir que je t'apprenne beaucoup de chose concernant cela, ça peut attendre. J'ai juste une demande, sois en face de Malefoy quand il l'apprendra, par les gobelins j'ai appris qu'il essayait de prendre le titre de Lord Black, qui est en ma possession. Assure toi d'être la quand il l'apprendra, je regarderai ton souvenir la prochaine fois qu'on se verra ! (Grace à un objet appelé pensine, on peut regarder les souvenirs d'une personne)

Pour ce qui est de l'école Draugur….je n'en est jamais entendu parler, mais beaucoup des choses que j'ai appris les concernant font écho à des récits d'ancêtre de la famille black. Etant donné l'opinion de ma très cher famille, c'est plutôt du négatif, ce qui pour nous qui ne sommes pas comme ma famille, une bonne chose. Écoute-les, je pense que c'est la bonne chose à faire.

En attendant de tes nouvelles (sérieusement je m'ennui à mourir)

Sirius alias Patmol

Harry mit la lettre coté. Il avait deviné la condition de son parrain et il aimait qu'il fasse tous les efforts possibles pour pouvoir l'accueillir chez lui. Il prit la seconde lettre, se demandant ce que désiraient les Gobelins.

Monsieur Harry James Potter, Chevalier Gardien de Poudlard