Hey !

40ièmes Chapitre ! Jamais je n'aurais pensé arriver aussi loin ! Quand j'ai commencé, je n'avais que quelques scènes, et ces dernières ont beaucoup été changé au fur et à mesure que j'écrivais l'histoire. La première tache, j'avais imaginé un combat entre Elyon et les dragons, dans un combat épique. Elyon à la base est vraiment comme Saitama dans One Punch Man pour ceux qui connaissent, capable de tout détruire d'un coup. Seulement pour une histoire sérieuse ce genre de personnage ne peux pas exister, et j'essai d'éviter au mieux cela.

Iris n'existait pas non plus, mais c'est un personnage que je trouve attachant maintenant (sans que je sache encore quoi en faire vraiment -")

Mai je vous laisse au chapitre ! Bonne lecture


Gringotts, Angleterre

Ils virent tout de suite la différence entre Salazar et Helga. Si le premier avait un air noble et maître de lui malgré ses tourments, ce n'était pas le cas de la femme. L'appareil que les gobelins utilisaient pour projeter les souvenirs plongea toute la pièce dans une ambiance sombre. C'était comme si toute la lumière de la pièce avait été englouti, et c'est avec difficulté qu'ils virent la fondatrice recroquevillé dans un coin, les bras autour des jambes. Ses yeux portaient des cernes énormes et son regard les fit frissonner. Il était difficile que la femme décrite par Elyon était ce qu'ils avaient sous les yeux. Ils attendirent patiemment qu'elle commence à parler, mais il était clair qu'Elyon avait du mal à la regarder. C'est dans un murmure se mit à parler, et même ainsi, dans le silence de la pièce, c'était difficile de l'entendre.

Tu m'avais prévenu, tu m'avais prévenu de ce qui allait arriver en empruntant cette voie. Sal' nous a quittés il y a deux jours, et je l'entends encore. Je l'ai entendu la nuit, supplier le pardon, pleurer qu'il ne voulait pas, mais qu'il avait été obligé pour le plus grand bien.

Le plus grand bien mon ami, quel chose risible. Nous avons gagné la sécurité mais à quel prix ? Il n'y avait aucun signe de paix quand nous avons trouvé le corps de Sal' dans son lit. Nous avons perdu, nous nous sommes perdu, nous ne sommes que des fantômes de nous-même. J'ai peur mon ami, peur de ce que je suis devenu. Je ne sais plus qui je suis, une bonne personne ? Une qui aime chaque enfant que je croise ? Ou alors un démon qui tue sans une once de remord ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Hier j'ai entendu un père faire semblant d'attaquer son fils pour jouer, et mon instinct a pris le dessus. J'ai voulu le tuer, c'était visible pour n'importe qui que c'était un jeu, le rire était grotesque et l'attaque n'était que des chatouilles, mais avant que je m'en rende compte, j'avais déjà dégainé.

Je suis un danger. J'ai demandé à Godric de m'enfermer, c'est plus sûr pour tout le monde. J'ai vu son regard, je le vois quand il pense que je ne fais pas attention. Il ne sait pas quoi faire, et je sais que lui aussi est hanté, nous somme perdu, perdu dans un chemin que personne ne doit emprunter. Comment fais-tu ? Comment fais-tu pour ignorer ceux que tu as tués de tes mains, le nombre de corps que tu as laissé dans ton sillage ? Comment fais-tu, alors que nous avons seulement fais quelques pas sur la route que tu arpente depuis des siècles ?

Il n'y a plus que deux personnes qui ont accès à ma chambre, Godric et Jade Potter. Tu verrais cette dernière, une guérisseuse fantastique, elle a un don naturel. Je me souviens de leurs arrivé, à elle et son père. Ils sont mes deux personnalités séparés, elle aussi douce que je l'étais, et lui aussi dangereux que moi pour ses ennemis. En tout cas elle arrive à me calmer quand je perds la tête. Je n'ai plus pour longtemps, et le suicide hante de plus en plus mes pensées, tant je suis perdu.

Mais, une lumière brille dans tout ça, nous avons fondé une école. Nous divisons les élèves en quatre maisons selon leurs caractères, loyauté, courage, ruse et intelligence. En travaillant ensemble, ils arriveront à se protéger, du moins je l'espère. Je leur apprends tout ce que je sais, ou plutôt je le faisais. J'espère que j'ai réussi à laisser une bonne image de qui j'étais. J'ai laissé la direction du Refuge à Godric, il est le Premier Directeur de l'école, que nous avons nommés Poudlard.

Tout le monde nous désigne comme les leaders, Godric, Sal' de son vivant et moi. Rowena aussi, et son sacrifice en fait pour les gens une « fondatrice » aussi comme ils disent. Je te lègue la moitié de ma part sur le domaine, et laisse l'autre dans les mains du directeur actuel, afin qu'il puisse diriger le château, et je sais que Godric envisage la même chose. La paix amène la guerre, et un jour, ces terres connaîtrons à nouveau les ténèbres, et je pleure et prie pour que tu sois là comme tu l'as été pour nous.

Si tu reviens un jour mon ami, ne laisse personne devenir comme moi. Ce n'est pas une vie, c'est un cauchemar, qui te prend et t'englouti sans pouvoir être sauvé. Je les vois, les yeux de ceux que j'ai tués, alors qu'ils étaient désarmés et vaincu, et je la vois dans leurs yeux, ma lame qui descend sur eux, mettant fin à leurs vies. J'ai beau me consoler en voyant les enfants rire et jouer, mais ils n'arrivent pas à atténuer ce que j'ai fait. Je suis un monstre, une femme détruite qui doit mourir, avant de détruire ce que j'ai sauvé. Peut-être que Jade pourrait m'aider à mourir, un poison ou m'endormir à jamais, j'aimerai bien. Mais je ne peux pas lui demander ça, qu'elle reste comme elle est, qu'elle ne porte pas ce genre de fardeau, je ne le veux pas pour elle. Mais je n'en peux plus, et j'attends impatiemment la mort

Merci mon ami, merci pour tout. Sans toi nous n'aurions pas accompli la moitié de tout cela. Nos discussions tardive me manque, et c'est grâce à toi que j'ai tenu aussi longtemps. Merci, et peut-être un jour, nous nous reverrons.

Si le testament de Salazar avait plongé la pièce dans le silence, ce n'était rien comparé à maintenant. Varar, avait fermé les yeux, et le poing sur le cœur, rendit hommage à la femme. Elyon versa une larme, tant l'émotion l'avait pris. Même le gobelin s'inclina doucement devant le souvenir qui disparaissait. Tout le monde avait les yeux fixé là où se trouvait Helga, n'arrivant pas à quitter le coin de la pièce du regard.

- Que Dame Poufsouffle repose en paix, fit Ragnok dans un murmure, ramenant tout le monde au présent. Et voici le dernier, celui de Godric Gryffondor, Premier Directeur et Chevalier Gardien du Refuge.