Résidence Draugur, Foret Interdite
Harry traina un moment sur les informations que son ancêtre avait marqué, le développement de ce qui deviendra plus tard Pré-au-Lard, de sa rencontre avec les gobelins, avec qui il avait entamé la création d'une monnaie et d'une banque, de son intégration dans un milieu où il n'était pas apprécié. Tout cela était fascinant, et Harry perdit la notion du temps. Il versa une larme sur les derniers mots de l'homme, qui allait accueillir la mort comme une amie, et partir en paix sachant que sa fille est en sécurité, aimé, et capable d'avancer par ses propres moyens, même après sa mort.
Quand Harry tourna la page, il vit l'écriture changer. De rapide et brouillonne, elle passa à fine et élégante, et Harry compris que c'était maintenant le tour de Jade Potter, et, même si l'heure se faisait plus que tardive, Harry était trop curieux et fasciné pour ne pas lire ce qu'elle avait écrit, et plongea dans la lecture, de la première sorcière de sa famille.
Je suis Jade Potter, Fille de Daniel et Marianne Potter. Je suis guérisseuse au Refuge, un lieu ou les gens comme moi se sont réfugié. Après avoir fui notre ville, quand l'inquisition a deviné mes dons, nous sommes partis vers le Nord, et après avoir croisé un homme que j'appris plus tard se nommer Salazar Serpentard.
Je sais que Père de son vivant a tout inscrit sur notre voyage, arrivée au Refuge, le développement du village etc., alors je ne vais pas le réécrire, mais plutôt parler de ma vie. J'ai toujours eu conscience de mes dons, et je les ai toujours utilisés pour guérir. Je sais que c'était dangereux, mais j'avais u moyen de soulager et aider, et je me sentais de devoir les utiliser.
Bien des fois, mon père m'a félicité pour mes actes, me regardant fièrement. Il disait toujours qu'il avait, tout comme moi, choisis son métier pour aider le plus possible son entourage, et que son père était pareil. Est un trait de Famille ? De toujours vouloir aider ? Je ne sais pas, et sans doute ne le serait jamais, mais j'espère transmettre les mêmes valeurs à mon enfant plus tard.
A l'aide de Godric et le fantôme Helena, j'ai protégé et amélioré ce grimoire de famille, pour qu'il ne soit jamais perdu et jamais détruit. Il est aussi sans fin, de sorte qu'on puisse écrire dedans à vie. C'est fascinant ! Ma magie est surtout puissante dans la guérison, et faible dans le reste, même si je suis les cours qui ont commencé.
Je suis grâce à cela devenu la guérisseuse principale, même si je ne sais pas du tout dirigé un hôpital. A vrai dire, je ne sais pas du tout différencier des maladies, le type de blessure, ce dont la personne a besoin, je demande juste à ma magie ce que je veux faire, et c'est difficile de transmettre ce genre de méthode. Alors j'apprends à confectionner des sors pour guérir, j'étudie les plantes, leurs réactions grâce aux carnets de potions que l'on m'a confié, j'expérimente, test, étudie énormément. Encore une fois, c'est fascinant !
J'ai toutefois un secret, un secret que je pose ici, car je dois le partager, et m'en libérer. Pendant longtemps, j'ai été chargé de surveiller et soigné au mieux une femme, Helga Poufsouffle. Cette femme, de ce l'on m'a appris, a aidé à protéger ce château contre les non-magiques. On m'a dit qu'elle était gentille et aimante, et que la guerre l'a transformé. Oui, mon cœur s'est brisé quand je l'ai rencontré, la peur, folie, la confusion et la colère miroitaient dans ses yeux. Elle était détruite, au-delà du soignable, et tout ce que j'ai pu faire, c'est apaisé son esprit.
Un jour, elle m'a confié une fiole de souvenir, qu'elle m'a dit de transmettre au gobelin, et qu'un jour, ils pourront lui donner. Quand je lui ai demandé un nom à donner aux gobelins, elle a juste souris, et me répondit « pour un ami ». Je ne sais pas de qui il s'agit, mais eux ont compris, et ont accepté sans rien dire. C'est là que j'ai fait l'action la plus brave et cruel que je n'ai jamais faites, j'ai mis fin à la vie de Helga Poufsouffle.
Plusieurs fois, je l'ai vu me regarder alors qu'elle pensait que je ne la voyais pas, et comme je l'ai vu plus d'une fois en soignant des soldats avant notre fuite, j'ai reconnu ce regard. Celui qui demande à ce qu'on mette fin à ces jours, et ne pas les laisser mourir à petit feu, mutilé à vie, détruit. Oui, elle me regardait de cette même manière, celle de ceux qui demande à être libéré de leurs fardeaux.
Alors, quand elle m'a donné cette fiole, j'ai vu pour la première fois son regard changé, comme si elle s'était libérée d'un poids. Mais sa folie est vite revenu, et un jour, alors que je lui donné une potion de sommeil sans rêve, je lui ai donné une dose plus puissante, pour qu'elle parte en douceur. J'ai libéré une femme de sa folie, mais j'ai tué quelqu'un, était-ce une bonne chose ? De là où elle se trouve, me remercie-t-elle ? Je ne sais pas, mais j'ai agi en pensant faire la bonne chose.
Nous l'avons enterré le lendemain, après une cérémonie auquel tout le Refuge à participé. Nous avons honoré sa mort, ceux qui ont combattu à ses coté plus que tout autre, pendant que je demandais silencieusement pardon. Godric et Helena ont emporté son corps dans la foret, dans un lieu que eux seul connaissent. Personne ne les a suivis, mais nous avons attendu en silence leur retour, avant d'offrir un dernier moment de silence pour elle.
Je vais maintenant céder ce journal à mon fils, Lysandre, que j'ai adopté par le sang il y a quelques années, alors qu'il n'était qu'un bébé. Personnes n'a jamais voulu m'épousé, ne voulant pas être « le mari de Dame Potter ». J'avais atteint une grande notoriété une fois Godric mort, et aucun homme ne voulait être vu de cette manière, mais ce n'est pas grave. Tout comme mon père, j'ai marqué mon passage, transmit mes valeurs, celle qui m'a été transmise, et mon fils aide à son tour le Refuge, en se montrant très bon comme professeur.
A toi mon descendant, je te dis ceci, aucun acte n'es cruel, si tu cherches à aider. Tuer n'est pas cruel, tant que c'est pour aider ceux qui en ont besoin.
