Pourdlard, Angleterre

Les jours s'écoulèrent rapidement, et la routine du château été troublé par l'arrivée du bal des trois sorciers. Chacun cherchait quelqu'un pour les mener au bal, et autant les garçons que les filles cherchaient un partenaire. Harry était content d'avoir réussi à demander à Hermione de l'accompagner, même s'il lui avoua ne pas savoir danser, et que la première danse était réservée aux champions, et qu'ils allaient devoir danser sous le regard de toutes les personnes présentes. Il lui avait demandé dès que le professeur MacGonagall l'avait laissé sortir à la fin du cours, le retenant à propos de l'ouverture du bal faite par les champions.

La réaction d'Hermione n'était pas celle qu'il attendait, il s'attendait à ce qu'elle accepte avec plaisir, et sur le moment, il avait cru avoir fait une erreur dans la demande, un faux geste ou quelques choses de mauvais car Hermione c'était contenté de le regarder sans rien dire. Elle avait alors demandé pourquoi, pourquoi elle et non une autre fille, plus belle et agréable qu'elle. Et Harry compris.

Hermione avait toujours ses insécurités comme en première année, et même si elle avait changé, il restait toujours des marques. Elle se considérait toujours comme non désirable, une miss-je-sais-tout, moche et insupportable. Bien sûr, Harry ne la considérait pas du tout comme cela, mais dans des moments comme celui-ci, les peurs revenaient et l'emportaient sur la raison. Elle avait, surtout cette année avec le tournoi et la participation involontaire d'Harry au tournoi, réussi à profiter de chaque moment de pause possible, car entre les cours, devoir, et étude supplémentaire pour permettre à Harry de survivre au tournoi, ces moments étaient rare.

Mais il y avait aussi, et après en avoir discuté longuement, que l'absence distractive de Ron et le fait qu'il étudiait plus et correctement, avait beaucoup aidé à cela. C'était visible par les notes de Harry, meilleur, régulière et pas seulement bonne en défense contre les forces du mal ou il excellait naturellement, mais dans toutes les autres matières, même si, à sa grande consternation, Rogue le notait toujours moins bien que la qualité de son travail. Non, c'était un ensemble qui avait permis à Hermione de décompresser et de ne plus travailler autant, et l'un comme l'autre, aimait ces moments de pauses qu'ils arrivaient à avoir.

Ainsi, après avoir pris maladroitement Hermione dans ces bras, chose qui était en général l'inverse, il l'assura que c'était elle qu'il voulait avoir près de lui au bal. Il assura que personne ne l'avait autant aidé, ni vu autre chose que le garçon-qui-a-survécu en lui, mais tout simplement Harry. Il voulait aussi la rassurer sur son apparence, mais il n'arriva pas à le faire, hésitant sur les mots à dire, et il ne voulait pas faire de faux pas à ce moment-là, il se tu donc, des fois, il est préférable de ne rien dire.

Les yeux brillants, et ne faisant pas confiance à sa voix, elle avait rapidement hoché la tête, acceptant l'invitation de Harry, et sentait à ce moment-là son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Ils se tenaient maladroitement au milieu du couloir, ne sachant quoi faire, leurs mains toujours tenu, et ne voulant pas les séparer. Elle suggéra timidement de rejoindre la salle commune, chose qu'il accepta rapidement, heureux qu'elle fasse une suggestion, et prirent la route vers la tour de Gryffondor, se tenant toujours par la main.

Cela faisait un moment qu'il n'y avait pas été, et se mit à être nostalgique de son dortoir, même si, s'il était honnête, était content de sa chambre chez Draugur. Et puis, il savait que le dortoir serait différent sans être ami avec Ron, mais il ne pouvait rien faire, ce dernier avait pris une décision, et Harry en avait assez de pardonner autant, alors que son ami avait plus que lui.

Oui, Harry était riche, mais Ron avait des parents, des frères et une sœur qui l'aimaient. Peut-être qu'il n'avait pas de vêtements neufs, ou que toutes ses fournitures étaient d'occasion, mais la famille était une richesse qui, pour Harry, valait tout l'or du monde. Son ami avait la seul chose qu'il ne pourrait pas obtenir par de l'argent, mais il ne le voyait pas.

C'est juste après être rentré dans la salle commune de Gryffondor que Ron cassa définitivement tout lien avec Harry, et ce de manière irrécupérable. Ils étaient rentré ensemble, et après avoir salué les Gryffondor présent, ils avaient fait face à un Ron Weasley prit de ce qui semblait être une illumination, et Harry imaginait facilement l'ampoule apparaître au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé que Dudley regardais de temps en temps.

- Hermione ! Avait commençais Ron en souriant. Je te cherchais !

- Oui Ronald, avait répondu Hermione en se méfiant, se rappelant qu'il lui courrait après pour faire ses devoirs.

- Tu es une fille !

- Oui ? L'interrogation visible dans sa voix, cherchant où voulait exactement aller Ron.

- Oui, et bien, j'accepte de t'accompagner au bal, comme ça tu ne seras pas toute seule sans cavalier.

Le silence avait rempli la salle, chaque tête regardant la discussion, et chacun pouvait voir la colère du couple qui était entré. Il était connu qu'un pot de pair existait sur le moment ou Harry et Hermione verrait ce que tous pouvait voir sauf eux, et tous pensèrent à changer leurs paris, car ils avaient vu leurs mains liés et pensais que le moment était soit passé, ou arriverait prochainement. Ce couple était justement en train de devenir rouge, et personne ne savait qui allait exploser en premier, mais tout le monde voyait un Ronald Weasley sourire bêtement, attendant une réponse, inconscient de ce qu'il avait provoqué.

- Sache, Ronald Weasley, avait dit Hermione d'une voix basse, mais suffisamment forte pour être entendu par toute la pièce. Que l'on m'a justement invité, et pas par pitié.

- Allons Hermione, avait répondu Ron d'une voix compatissante, qui t'inviterait à aller au bal ?

- Moi, était intervenu Harry, tremblant de colère.

- H..Harry ?

- Oui, Moi, je l'ai invité, juste après le cours.

- Tu n'as pas le droit ! avait répondu Ron devenant rouge de colère. Elle est à moi ! Il faut que tu me prennes la seul chose que je veux, alors que tu peux tout avoir ! Tu pourrais avoir n'importe quel oiseau chaud de Poudlard, mais tu celle que je veux ! Cela ne te suffit pas de tout avoir ? Tu veux aussi ce que désirent les autres ?

Si des paris avaient eu lieu à ce moment-là, ce serait sur qui allez sauter sur un Ron Weasley en premier. Les filles présentes étaient furieuse de l'opinion de Ron sur elles, et allait s'assurer que toutes les autres filles apprennent les paroles de Ron. Harry était juste furieux des paroles de son amies et se préparait à le frapper, mais il n'a pas été assez rapide, quelqu'un agit avant lui.

Hermione avait atteint une colère sans précédente, et les paroles de Ronald la frappèrent de plein fouet. Seulement, elle savait que les choses avec Harry changeaient pour une chose qu'elle espérait arriver sous peu. Entendre qu'elle était considéré comme un simple objet par une personne qu'elle avait côtoyé pendant quatre ans, était allé chez lui, avait aidé dans ses devoirs toutes ces années cassa quelque chose en elle.

Elle lâchât la main d'Harry et frappa Ron de toutes ces forces. Pour n'être qu'un bien, un objet. Pour chaque remarque blessante qu'il avait dite depuis la première année. Pour la reconnaissance qu'il ne lui avait jamais montrée. Elle évacua tout, continuant à frapper dans une salle pleine et silencieuse, jusqu'à s'arrêter, les larmes coulant de ses yeux. Doucement, Harry l'avait prise dans ses bras dans un câlin réconfortant, avant de sortir sans prononcer un seul mot, laissant son ancien ami étendu au sol qui avait perdu connaissance.

Il était maintenant la veille du bal, et même s'il avait toujours un mauvais pressentiment, il attendait avec impatience le lendemain. Il avait travaillé très dur pendant les leçons de danse et Hermione et lui était plus proche encore, et se sentait prêt pour lui demander d'être sa petite amie. Oui, il avait hâte que le bal commence.

(*)

- Et bien petit prince, ainsi tu te retrouves seul et pauvre, privé de tout ce que tu avais et que tu penses te revenir de droit ? Tiens, utilise ça quand le bal sera à son paroxysme, et quand la lune brillera haute dans le ciel, tue ceux qui t'ont retiré la vie que tu aimais.