Poudlard, Angleterre
Cela faisait plusieurs jour que la réunion plénière du Magenmagot été passé, et Harry avait gardé ce gout amer qu'il en était ressortis. Lysandre l'avait prévenu, la politique était un jeu d'échec, mais aucune décision n'était prise sur le moment, et ce n'était qu'au bout de plusieurs séances qu'une mention, proposition ou lois ne finissait pas être appliqué, et cette réunion ci ne dérogeait pas à la règle.
Il avait certainement remporté le duel, évincé Nott et amenant un allié dans l'arène, mais cela n'avait pas été affirmé. Dumbledore avait conclu la séance avant que ce soit le cas, affirmant que chacun devait réfléchir, et qu'un vote aurait plus tard pour choisir qu'elle famille viendrait les rejoindre dans l'assemblé. Comme lui avait dit Lysandre, il avait gagné, son choix avait plus de poids que celui de son adversaire, et ce n'était qu'une partie remise, mais Harry avait été déçu, il n'avait pas de sentiment de victoire, car quand il regardait la séance, il voyait que beaucoup de choses avait été dites, mais aucune décision prise, que des paroles en l'air.
Il sourit doucement, se souvenant de ses retrouvailles avec son parrain. Il avait attendu que la salle se vide, ne laissant que Sirius, Dumbledore et Harry présent. Le directeur avait tenté d'intervenir et de ramener rapidement Harry à l'école, affirmant que ses actions avait mis sa vie en danger encore plus qu'auparavant, mais Sirius n'avait rien voulu entendre, et c'est avec des mots durs qu'il renvoya Dumbledore, voulant passer du temps avec Harry. Quand ils furent seuls, Harry se jeta dans ses bras, heureux de retrouver la seule famille qui lui restait.
- Enfin je peux te serrer dans mes bras, avait dit Sirius, l'émotion palpable. Si tu savais combien je voulais faire cela. Tu as tellement changé ! laisse-moi te regarder ! Et ce spectacle que tu nous as donné ! Le charisme de ton grand père et la fougue de Lily ! Ton père aussi, mais pas ici, face à un dragon oui, mais aujourd'hui, j'ai vu ton grand-père. Merlin ! J'avais l'impression de le revoir !
- Je n'ai pas été seul Sirius, on m'a beaucoup aidé, dit Harry en se retirant légèrement, mais toujours en tenant son parrain.
- Evidemment, rigola Sirius, Hermione je présume, et Neville sans doute, vu comment il te regardait. Et je présume Lysandre. La peur que j'ai eue quand mon ancêtre Celestin est apparu ! il souhaite le bonjour à Lysandre au passage. J'ai eu du mal à me contenir quand il m'a dit que j'été le premier Black qui avait la tête sur les épaules depuis des siècles, si ma mère entendait ça. Mais passons les Histoires de famille raconte-moi tout.
Et Harry s'était assis à côté de son parrain s'asseyant sur les marches des escaliers de la salle, ne pouvant déplacer leurs sièges. Il lui avait parlé de tout, Ron, Hermione, les élèves de Draugur, de la première tâche aussi, de ses conséquences, puis du bal. Il n'avait rien caché, parlant du poids énorme qui pesait sur ses épaules, les trahisons de Ron, qu'il ne se sentait pas prêt mais qu'il avait le soutien pour avancer. Il ne cacha rien, se lâchant totalement pour son parrain qui le regardait avec fierté et tristesse. Quand il eut finit, un silence s'était installé avant que Sirius parle.
- Tu n'as pas à être prêt Harry, ce n'est pas à toi de te battre. Ton rôle est d'être un simple élève, grandir, passer du temps avec Hermione, faire des bêtises. Je te dirais bien de laisser faire les adultes, mais aucun n'est prêt à se battre. Hermione, Neville, toi…Votre génération est laissée dans un monde qui ne veut pas changer, et parfois, détruire est ce qui doit arriver pour avancer. Je serais là Harry, mais ceux qui vont changer le monde, c'est toi et tes alliées. Tu ne verseras pas toujours du sang, quand Voldemort sera partis, tu devras jouer dans cette arène ci, et tes convictions et idées seront tes armes. Je serais prêt de toi, tu n'es pas seul, Lysandre Potter est là pour t'aider aussi.
- C'est dur Sirius, dit Harry, ravalant un sanglot, ne contrôlant plus ses émotions après s'être lâché. J'ai tué Malfoy, et on m'a félicité ! Ce n'était pas Voldemort, c'était un enfant !
- Harry regarde-moi, avait dit Sirius. Malfoy n'est pas de ta faute, son père et l'attitude passive de Dumbledore est en tort, tu n'as pas eu le choix. Il était trop tard pour lui, se croyant au-dessus de tous et meilleur que la plupart d'entre nous. Oui tu peux sauver certaine personne, mais des fois, c'est impossible, et Draco Malfoy été trop endoctriné pour pouvoir être différent de ce que l'on attendait de lui, et quand il a enfin eu l'occasion de changer, il a choisi seul son chemin. Ne pleure pas pour lui, tu as fait ce qu'il fallait, c'était dur, horrible, mais ce n'était pas de ta faute.
- Qu'est-ce que je dois faire maintenant Sirius ? On attend tellement de moi, je ne sais plus quoi faire.
- Avancer, avait dit Sirius doucement mais avec conviction. Choisir ta route et ton destin. Oui, ils attendent tous beaucoup de toi, mais forge tes armes, prends ton temps, et quand vient le moment d'agir, agit comme tu sens que tu dois le faire. Etre prêt ou pas importe peu, car on n'est jamais prêt, chaque jour est différent, tu ne peux pas prévoir ce qui va se passer demain, donc inutile de s'inquiéter pour rien. Vit, profite de chaque jour, et tu verras qu'être prêt ou non n'a pas d'importance, car tu n'as pas besoin d'être prêt, tout ce que tu as besoin c'est de vivre comme te guide ton cœur, pas ta tête.
- C'est dur Sirius, j'ai vu ce qu'il est devenu d'Helga Poufsouffle qui s'est battu pour la liberté. J'ai peur de devenir comme elle.
- Tu as des alliés Harry, une fille qui t'aime plus que tout. Je vais sortir de l'Hôpital dans quelques jours et préparer ma maison pour que tu viennes vivre avec moi. Cela sera prêt pour cet été et tu ne seras pas seule. Tu as Hermione aussi, et de ce que j'ai pu entendre, elle ne te laissera pas tomber elle non plus. Pour l'heure, tu as une deuxième tache à préparer, dit moi ce que tu sais ?
- Rien, avait dit Harry, juste l'œuf que j'ai récupéré lors de la première tâche. Quand je l'ouvre, un cri strident en sort, je ne sais pas quoi faire.
- Humm avait fait Sirius en réfléchissant à voix haute. Le cri, il y a des intonations différente ou pas ?
- Je pense, s'était mis à réfléchir Harry aussi.
- Alors ce n'est pas une Banshee, mais plutôt une langue qui ne peux pas être entendu à l'air libre, essai de le mettre dans différent environnement jusqu'à trouver le bon. Commence par l'eau, Je crois me souvenir que les sirènes sont entendues ainsi si elles parlent à l'air libre.
Harry avait quitté Sirius peu de temps après, devant retourner à Poudlard. Ce dernier l'avait mené vers les cheminées dans le Hall, traversant en silence la foule de journaliste ne cessant de poser des questions. Il avait serré son parrain une dernière fois, et partis avant de voir les traits du visage de Sirius changer, ce dernier étant fatigué, la journée avait été dure, et comme lui avait annoncé les guérisseurs, il aurait besoin de temps pour se remettre complètement. Mais il devait être là pour Harry, son chiot, son filleul, et il allait se remettre en forme pour être la quand viendra le moment. Le contraire n'était même pas envisageable, le moment venu, il se battra aux côté de son filleul.
