Poudlard, Angleterre
Pour Harry, les deux mois le séparant de la deuxième tache passa à une vitesse folle. Chaque jour était une répétition de la veille. Le soir, il rejoignait la salle de bain des préfets avec Hermione pour apprendre à nager. Le professeur MacGonagall leur avait donné l'autorisation quand elle avait appris la raison derrière la demande du jeune couple.
Hermione avait envoyé une lettre avec Hedwige à ses parents, demandant des maillots de bain, les informant qu'elle en avait besoin pour apprendre à Harry à nager. Lorsqu'elle avait reçu la lettre, elle était devenu rouge, et avait catégoriquement refusé à Harry de la lire, et avait passé le reste de la journée à rougir chaque fois qu'elle le regardait. Harry n'était pas dupe, et il imaginait très bien ce qui avait provoqué ce rougissement, mais il n'était pas prêt à franchir ce cap avec Hermione, et pour être honnête, la menace du tournoi était beaucoup plus présente et stressante pour qu'il ait le temps pour cela.
Les premières séances avaient été maladroites et gênante, se découvrant plus physiquement sans les vêtements qui les recouvrent en temps normal, mais cela était vite passé, le rappel constant du temps qui restait avant la tâche était trop présent pour qu'ils bloquent dessus. Ils avaient cependant eu un problème, quand ils avaient découvert qu'Harry avait du mal à mettre sa tête sous l'eau, et après avoir insisté, Harry avait avoué qu'une fois, alors qu'il était chargé de préparer le bain de sa tante, il n'avait pas mis l'eau à la température demandé. Elle avait plongé sa tête violemment sous l'eau, afin de le punir et de lui prouver que l'eau était trop chaude. Harry avait eu le visage rouge pendant un moment, et il découvrait maintenant qu'il avait la phobie de l'eau.
C'était un problème qui les retarda énormément, car si Harry réussis rapidement à comprendre et appliqué les gestes pour nager, plonger était impossible. Et cette faiblesse frappa Harry en plein cœur, les faisant crier de rage et craquer. Le jour où ils l'avaient découvert, il avait fui, et c'était réfugier en haut de la tour d'astronomie ou il fondit en larmes, de honte et de colère. Au fond de lui, il savait que c'était irrationnel et qu'il n'en était pas responsable, mais ça faisait mal quand même. Hermione l'avait trouvé, et d'un mouvement de baguette avait mis des sors pour qu'ils puissent être seul et au chaud, et ils avaient beaucoup parlé ce soir-là. Pour la première fois Harry parlait de son enfance, du placard sous l'escalier, du fait qu'il n'avait appris son prénom que le premier jour d'école à la maternelle, de son enfance solitaire et de Dudley et sa bande, de ses punitions violente et la faim permanente. Il se lâcha totalement, et Hermine écouta, pleurant silencieusement devant la jeunesse de son petit-ami, n'imaginant pas une seconde que celui qui paraissait si fort avait une vie comme celle-là avant de venir à Poudlard.
Cette nuit, elle fit la promesse silencieuse qu'il ne retournera jamais là-bas, et à son insu, sa promesse brilla dans l'obscurité, éclairant telle un phare la tour d'astronomie, ignorant qu'en ce moment même, le bureau de Albus Dumbledore était en proie aux explosions des appareils de surveillance qu'il avait mis sur Privet Drive. Il avait remarqué depuis la première année que les protections se fissuraient petit à petit, mais elles avaient volés en éclat, brisé à jamais. Il avait peur que ce moment arrive, et il espérait pouvoir renvoyer Harry chez sa tante et oncle chaque été, l'empêchant ainsi de prendre sa place dans le monde sorcier comme il aurait dû le faire depuis longtemps. Mais maintenant, il devait se dépêcher de déplacer les Dursey, avant que les mangemorts ne les trouvent. Il devait faire vite.
Cette nuit-là rapprocha énormément Harry et Hermione plus que tout autre moment passé ensemble, et grâce à ses encouragement et patience, Harry avait de plus en plus de facilité à plonger, énormément aidé par les Branchiflores qui lui permirent de respirer sous l'eau, et avec la présence d'Hermione, ces moments était agréable, passant de plus en plus de temps sous l'eau, donnant confiance à Harry.
La deuxième tâche était sur eux avant qu'ils ne s'en rendent compte, et la nervosité ambiante n'aidait pas. Pour une raison inconnue, Varar, Melissa et les autres de l'école Draugur était nerveux. Quand ils demandèrent ce qu'ils se passaient, on leu répondit que le Capitaine était dans une colère effrayante, une qu'ils redoutaient, car ils ne savaient pas ce qu'y avait provoqué cette dernière, mais les répercussions allaient être horribles.
Hermione demanda si la colère était semblable à son arrivé, et le regard que lui lança Varar la fit frissonnait, quand il lui répondit que s'il se présentait dans la salle en ce moment même, un simple geste déplacé et tout le monde mourrait avant de s'en rendre compte. Varar les informa que Pompéi était un bon exemple, et que par colère, Elyon avait provoqué l'irruption du volcan, et avait regardé la mort de la ville sans bouger, allant jusqu'à tuer ceux qui avait réussi à sortir de la ville.
Non, le Capitaine avait atteint une limite, et ils ignoraient pourquoi. Et le pire, avait dit Melissa, c'est qu'il se dirigeait droit vers eux, et qu'il arrivera pour la deuxième tache. Elle avait un mauvais pressentiment concernant cette dernière même si elle ne comprenait pas pourquoi.
C'était maintenant la veille de la tâche, il avait eu une longue discussion avec Sirius et Remus, venu pour le soutenir. Remus était venu pour parler aux nouveaux loups garous et essayer de les aider aux mieux. Il était présent depuis la première pleine lune, aidant comme il pouvait les enfants, les soulageant, les guidant et parlant de ses expériences. Il était beaucoup apprécié, et grâce à un maître potionniste, il apprenait à fabriquer la potion tue-loup, pour que tous y ait accès et faciliter les transformations douloureuses.
C'est avec le cœur lourd qu'il avait vu Hermione être amené par le professeur McGonagall, cette dernière essayant de le rassurer que tout irait bien, mais Harry savait que non, ça n'irait pas. Mais il n'avait rien pu faire, sinon, comme lui avait expliquait Melissa, la magie du tournoi le blesserai pour entrave à l'épreuve.
Il était minuit, et Harry ne dormait pas, regardant le Lac Noir à travers sa fenêtre. Il ne fut pas le seul à voir une nuée de corbeaux volait haut dans le ciel avant de descendre vers une silhouette qui était apparu au bord du lac. Un éclair frappa, éclairant la personne que Harry découvrit être une femme enveloppé dans de longue robe noire. La femme fit frissonner Harry, le faisant reculer pour une raison qu'il ignorait.
- Dors Harry, fit la voix de Diane, apparaissant près de la porte. Demain sera une épreuve pire que tu l'imagines, La Morrigan est descendu, demain le sang coulera. Dors un minimum, demain sera un jour de guerre, et les morts seront nombreuses.
