Poudlard, Angleterre
Albus était en miette, son bureau brisé derrière lui, détruit dans un accès de colère et tristesse. Son bureau n'avait plus rien de s splendeur, tant la ruine y régnait. Plus de feu brûlant dans sa cheminée, les étagères en mille morceaux et tous ces objets magiques avaient explosé. La mort de son frère l'avait poignardé de plein cœur, alors qu'il était si proche de ramener sa sœur et réunir à nouveau sa famille qu'il avait brisé dans sa folie.
Non qu'il ait abandonné ses plans, il se considérait toujours comme le seul pouvant guider le peuple sorcier dans la lumière et les bonnes décisions. Il regrettait que beaucoup ne voit pas la raison derrière ses agissements, mais ce n'était pas grave, ils n'avaient pas son intelligence. Il ne lui restait que la pierre de résurrection à trouver, la cape était facile à atteindre, il n'avait qu'à se faufiler dans le dortoir pendant que le jeune Potter est en cours, et la baguette était déjà en sa possession. Non, bientôt, il serait maître de la mort, fera renaître son frère et sa sœur, et grâce à la Mort elle-même, personne ne pourra contester son pouvoir.
Se levant difficilement, il regarda par la fenêtre, constatant que les chutes de neige ne cessaient pas. Il frissonna en se rappelant la femme qu'il avait sortis de sa prison de glace. Il avait dû faire appel à beaucoup de faveur et de contact pour la retrouver, mais il y était parvenu. Il se souvint de son réveil, de la confusion dans ses yeux et de la colère qu'il y avait lue. Il se rappela du regard froid qu'il avait ensuite reçu, et de la malédiction qu'elle avait lancée. A la fin de sa journée, quand elle s'endormira à nouveau, ses terres seront recouverte de neige perpétuel, nul soleil ne chauffera l'Angleterre tant que lui, Albus Dumbledore, serait en vie. Elle avait murmuré une phrase dans une langue qu'il n'avait pas comprise, une langue qui l'avait fait frissonner, et un courant froid l'avait traversé. Aujourd'hui, il était plus qu'évident que sa malédiction était réel, et peu importe ce qu'il avait tenté de faire, il n'avait pas réussi à inverser le temps. Il ne pouvait qu'être heureux que personne ne sache ce qu'elle avait dit, car il serait maintenant mort, tout le monde le regardant avec des yeux avide de vengeance, que ce soit les immortels, les français, les gobelins et même ses propres élèves. Non, il devait faire quelque chose pour cela aussi, car sinon, le pays mourrait petit à petit, n'ayant rien pour assurer un hiver aussi long, que ce soit en termes de moyen ou nourriture.
- Fufufu, en voilà un homme malheureux, fit une voix dans son dos, le faisant sursauter.
Dans l'ombre d'une étagère encore debout, une femme, d'après la voix, se tenait. Elle était d'une beauté effrayante, de longs cheveux noirs légèrement bouclé, un visage noble et un sourire cruel aux lèvres, elle le regardait avec amusement. Dans sa main droite elle tenait un long sceptre surmontait d'une sphère blanche que le directeur reconnu comme étant une boule de Divination. Elle n'était pas n'importe qui, il le ressenti directement, sa magie étant totalement cerné par celle que la femme dégageait. Elle était beaucoup plus forte que lui, à un niveau qu'il savait impossible à atteindre.
- Tu oses faire quelques choses que même moi je n'ai jamais osé, amène mort et désolation dans ton jolie royaume et maintenant tu trembles ? Amuse moi, livre moi tous tes secrets !
Et soudain elle lui sauta dessus, son visage à quelques centimètres du sien, ses yeux plongés dans les siens alors qu'il sentait toutes ses barrières mentales s'écroulait pendant qu'elle fouillait dans son esprit, déchirant tout sur son chemin, ne prenant aucune précaution. Aussi vite qu'elle était arrivé, elle sortit de son esprit et d'un geste de son bâton, l'envoya valser contre la porte contre laquelle il s'affaissa, n'ayant pas la force de rester debout.
- Ainsi tu souhaites dominer Dame la mort !? Es-tu fou ? Sais-tu seulement ce que sais d'être en sa simple présence !? Et surtout pour une telle raison ? Dis-moi, as-tu vraiment envie de ramener ta famille ? Es-tu prêt à faire face à la réalité ? Au déni que tu caches au plus profond de toi ?
Albus Dumbledore frissonna devant les questions de la femme, tremblant devant les mots qu'elle employait. Il ne savait pas qui elle était, ni ce qu'elle avait découvert dans son esprit, mais elle était effrayante alors qu'elle le regardait comme s'il était fou.
- Bon sang ! Fit la femme en rigolant de plaisir. L'Angleterre m'avait tellement manqué ! entre toi, le Capitaine, et le petit serpent, je ne vais pas m'ennuyer. Amuse-moi-toi aussi ! Rend moi folle avec tes rêves de grandeurs et désirs fous. Sache que ta joyeuse petite pierre que tu recherches vient à toi, et sois une source de plaisir pour moi quand tu convoqueras mon amie, oui divertis moi de ta folie.
Et sous les yeux effrayés du directeur, elle se mit en amazone sur son sceptre et s'envola par la fenêtre, laissant derrière elle un homme un homme qui se demandait encore ce qu'il venait de se passer, et ce qui arrivait encore. La femme l'avait traité comme un jouet, une source de plaisir et d'amusement. Elle n'avait rien vu de plus chez lui, et pour la première fois, il comprenait qu'il jouait dans une cour ou il n'avait pas le niveau, dans un milieu dont il n'était pas le maître, ni l'élève, ni même un joueur, juste un enfant qui avait franchis une limite qui ne devait pas être franchis.
Il avait amené les maîtres de son jeu et royaume, ce dernier lui échappant petit à petit pour devenir un terrain de jeu pour ces forces qu'il ne pouvait pas contrer. La femme était entrée et sortis sans même se soucier des barrières qui entouraient son bureau.
Non, il n'espérait qu'une chose maintenant, survivre, et il avait de plus en plus de doute à ce sujet. Devant ses yeux, juste avant de perdre conscience, Fumsheck brûla, détruisant la dernière source de lumière qu'il restait dans le bureau en ruine, et dans une dernière pensée, pensa que c'était un signe, que l'espoir était toujours là, et que même dans l'obscurité la plus totale, l'espoir renaissait toujours, comme le prouvait la tête du phénix qui sortait des cendres.
