Poudlard, Angleterre
Les températures avaient chuté dans les couloirs du château, et c'était serré les uns contre les autres que le repas ce déroulait, espérant que l'effet de groupe les réchaufferait. Cela fonctionnait à moitié, mais le froid prenait de l'ampleur, et les maigres feux de cheminée n'arrivaient pas à contrer le froid. Pourtant, alors que tout le monde mangeait en silence, il semblait qu'il faisait encore plus froid aujourd'hui, et tout le monde avait ressenti que la tempête à l'extérieur avait empiré, et voir les immortels nerveux n'aidait en rien les élèves. C'est dernier jetais fréquemment des coups d'œil aux grandes portes, et même Salarinn, le directeur de Draugur, la surveillait de près.
- Il arrive, fit la voix tendu de Varar de sa place habituel. Surtout vous ne bougez pas les enfants, ni parlez, il est capable de la pire des choses dans cet état.
Il n'y avait pas besoin d'explication. Tout le savait de qui il parlait. Tous les yeux se tournaient à présent dans la même direction, et tous virent les grandes portes en bois s'effrité avant de tomber en lambeau par terre. Dans l'ouverture se tenait Elyon, qui, une fois le nuage de poussière dissipé, se mit à marcher le long de l'allée centrale avant d'arriver devant la table des professeurs. Il dissipait une aura noire qui effraya les plus jeunes et frissonner les plus âgés. Pour beaucoup, il émettait la même sensation qu'un détraqueur, et cela leur faisait peur.
- Bon sang, siffla Melissa à voix basse, Elle est là ! ça va dégénérer. En plus Fiona lui a confié ses pouvoirs, il est encore plus dangereux que d'habitude.
- A la première occasion, fit Anna d'une voix qui n'admettait aucune négociation, vous partez le plus rapidement possible, ou vous vous cachez sous les tables, mais surtout, surtout, vous ne regardez pas les yeux de la personne qui arrive, ou alors vous êtes perdu.
Il y avait maintenant une véritable crainte qui se propageait, les avertissements étaient sérieux. Ils y étaient habitué, mais voir aujourd'hui ces personnes dirent qu'eux même ne pouvait rien faire, leur dire même de fuir était nouveau, et cela ne les rassuraient pas.
- J'ai entendu que vous cherchiez ceci ? Dit Elyon en tendant sa main ouverte, paume vers le ciel avec une étrange pierre noir dedans.
Albus Dumbledore se leva brusquement en voyant la pierre. Pas n'importe quelle pierre, la pierre de résurrection. Mais avant qu'il ait pu faire quoique ce soit ou même dire un mot, Elyon la détruisit en serrant son poing, des petits fragments tombant au sol, tout comme le directeur retomba sur son trône. La pierre était détruite, et même si personne ne comprenait la signification de ce geste ni ce dont il s'agissait, lui ressentait une immense détresse en voyant son rêve de famille perdue à jamais.
- Pauvre de vous, fit Elyon en rigolant doucement, un rire froid et cruel. Tant de recherche, tant de convoitise, détruit à jamais. Mais savez-vous ? Savez-vous qu'il existe d'autre moyen ? Des moyens plus simple, mais aussi plus dangereux pour de simples mortels de convier les morts ? C'est une chose dangereuse de côtoyer la frontière qui sépare le royaume des morts à celui des vivants. Pourtant je vais vous faire un cadeau.
- Elyon ne fait pas ça, intervint Salarinn, il est dangereux de la faire venir dans un endroit comme ici.
- Mon ami fit Elyon en se tournant vers lui. Elle est déjà là, mais elle n'est pas seul tu sais ? Quelqu'un a voulu venir en personne avec elle. Elle avait un message à transmettre en personne.
Et soudain l'air se raréfia, derrière Elyon apparu une femme d'une grande beauté, de long cheveux noir mis en un chignon, un visage semblable à une statue, elle possédait des pommettes haute, un nez droit et des yeux sombres qui fixait Albus d'un œil vide. Dans ses mains se tenait une faux sombre d'où des veloutes de fumée noire sortaient. Ce dernier s'y perdit, et les plus âgés reconnurent la mère du Directeur, Kendra Dumbledore. Si Albus arriva à se détacher du regard, ce n'était que parce qu'il avait vu la personne placé aux cotés de sa mère. C'était sa sœur, sa chère sœur qu'il avait perdue il y a si longtemps. Elle était l'image de sa mère en plus jeune, et ses long cheveux noir n'était pas attaché, tombant paisiblement sur ses épaules.
- Allons mon enfant, fit la femme à la faux, je ne suis qu'une image, ce n'est pas ma véritable apparence. Je ne suis que ce qui met la personne à l'aise quand elle me voit. Mais je me présente, je suis La Mort, celle qui guide ceux dont la vie terrestre ce termine, et les amènes devant les Trois Juges.
Des cris et des pertes de connaissances eurent lieu dans toute la salle en découvrant l'identité de la femme, pourtant, Harry était fasciné par la femme et ne pouvait pas la lâcher des yeux. Il se rendit compte qu'il ne voyait pas comme les autres, lui voyait une femme âgée tenant une canne sur laquelle pendait une lanterne qui l'aveuglait légèrement. C'est la raison pour laquelle il ne vit pas la femme le remarquer, ni qu'elle s'était approché silencieusement de lui. Se rappelant des paroles d'Anna, il essaya de détourner les yeux, mais il était trop tard, et leurs regards étaient verrouillait. Pourtant, il ne ressentit rien de différent, il ne vit qu'une curiosité et la compréhension soudaine de quelques choses qu'il ignorait.
- Voyez-vous ça ? dit La Mort. Le descendant de ce petit garçon. Je vois que tu as ma cape jeune Peverell, tiens récupère ce qui te reviens de droit, et le moment venu, appelle moi.
Dans la main qu'elle lui tendit se tenait une petite pierre qu'il prit sans crainte, se sentant comme s'il était avec une amie, une vielle amie. Quand ce fut fait, elle hocha doucement la tête en souriant légèrement, avant de regarder à nouveau Dumbledore, qui ne pouvait lâcher des yeux Arianna, sa sœur des yeux.
- Dépêche-toi ma chère, tu sais que tu ne peux pas rester trop longtemps ici, ce n'est pas bon.
- Je sais, Fit la voix dur de la jeune fille, laissez-moi juste dire un mot à mon admirable grand frère.
La dernière phrase contenait une ironie qui était palpable. Peu avait portait une grande attention à l'histoire de la famille Dumbledore, mais ils voyaient maintenant qu'elle cachait beaucoup de secret.
- Tu m'as tué, fit-elle d'une voix encore plus dure sans lâcher Dumbledore des yeux. Ce n'est pas mon frère, ou Grindelwald qui est responsable de ma mort. Tu es l'unique responsable, tu as lancé les hostilités, toi qui à provoquer la mort de maman en te préoccupant pas de moi quand elle ne pouvait pas le faire. Elle était fragile et ne pouvait pas m'aider, et alors que tu te devais de l'aider car elle avait besoin de toi, tu n'as rien fait, et à cause de toi, je l'ai tué. Et si tu m'avais surveillé comme tu le devais, les garçons ne se serait pas approché de moi, et père n'aurait pas finit en prison. Par ta négligence et ta folie, tu as tué notre famille. Maintenant n'essaie pas de me ramer dans ton monde, ni moi ni Abe, nous sommes avec mère, et nous ne voulons plus rien de toi.
Sur ces dernières paroles, elle s'en alla avec La Mort, redonnant par la même occasion de la vie dans la pièce, et calma tous les élèves qui retenaient sans le savoir leurs souffles. Ils avaient côtoie La Mort de près, chose qui pour eux étaient impossible. Ils en tremblaient encore, ne comprenant pas qu'ils étaient tout simplement en état de choc.
Mais ce n'était pas finit, le Capitaine était toujours debout et fixait toujours le directeur des yeux. Ce dernier était tombé à nouveau, il venait de perdre toutes ses protections mentales, et il revivait en boucle la mort de sa sœur, et de ce qu'il avait lui-même oublié par déni, le sort du sortilège qu'il avait lancé, le même qui avait touché sa sœur, le seul qui l'avait touché, celui qui avait tué sa sœur. Pour la première fois il revivait le vrai souvenir, et il avait mal, trop mal. Il leva les yeux vers le Capitaine, espérant que celui-ci l'achève au plus vite.
- Non vieil homme, fit Elyon dans un sourire carnassier, la mort est trop facile. Tu ne penses pas t'en tirer comme ça n'est-ce pas ?
