Poudlard, Angleterre

Les mois passèrent trop rapidement aux goûts d'Harry, et il ne restait maintenant qu'un mois avant la dernière tâche du tournoi des trois sorciers. Peu de chose c'était passé depuis la punition de Dumbledore, ce dernier ayant du abandonné son poste, n'ayant plus de pouvoir magique, ni de moyen de communication.

A l'insu de tous, Albus Dumbledore vivait sa peur la plus profonde, celle d'être oublié, de ne pas devenir aussi connu que Merlin, de n'être qu'un nom noyé dans tant d'autres. Il aurait pu réussir, mais il avait réveillé la colère de ceux qui ne fallait pas se mettre à dos, et sa réputation était tombée en lambeaux. Elyon avait accompli sa vengeance, totalement. Les pires secrets de Dumbledore étaient dévoilés, de ces histoires de familles, ses manipulations politiques pour parvenir à ses fins, l'utilisation de Severus Rogue pour jouer des deux côtés de la guerre. Beaucoup devait reconnaître en lui un excellent stratège, un homme qui par ses mots était parvenu à devenir un pilier de la communauté magique, que ce soit en bien ou en mal.

Vincent Rode, le spécialiste concernant les lois, la justice, stratégie et autres, été intervenu au niveau du ministère de la magie, et tenté tant bien que mal de faire avancer les choses, de ramener l'Angleterre magique sur de solide fondation. Quand il n'était pas au ministère, on l'entendait souvent râler contre des lois stupides, qui se contredisaient entre elles, ne servait à rien ou incompréhensible. Pour lui, le ministère devait être rasé puis rebâti. Pour cela, il formait personnellement les élèves de famille noble, et aussi des anciennes familles en particulier. Il ne faisait pas de différence, et beaucoup de Serpentards aimaient l'homme qui se révélait un stratège hors pairs. Il n'avait pas de point de vue particulier, et beaucoup de ses cours étaient des débats contre diverse choses, que ce soit de faits ou imaginé. Il apprécier le coté conservateur que voulait protéger les Serpentards et Sang-Pur, mais il était très pointilleux que restait dans sa bulle était mauvais, et qu'un tel système trop fermé était voué à l'échec sur le long terme. Conserver les traditions ? Oui, absolument, c'est l'essence d'un pays. Favoriser qu'un certain type de populations ? Absolument pas, c'était préparer un incendie, et attendre gentiment que quelqu'un allume le feu et les détruisent.

Ainsi, les Sang-Pur apprenait, apprenait une façon de faire différente de celle de leur père. Ces derniers étaient pour ignorer les nouveaux nés, voir les mépriser, ou même les tuer pour ceux qui étaient Mangemorts. Ici, grâce à Vincent, ils voyaient une façon de conserver ce qui leur tenait à cœur, mais aussi à s'ouvrir et former les nouveaux nés à leurs traditions. Quand Melissa, présente un jour, leur demanda pourquoi les fêtes comme Yule, ou Samhain étaient importante, et qu'elle reçu un silence en retour, elle expliqua ces traditions, qui cachait de véritables raisons d'exister.

Yule, le solstice d'hiver, Samhain, plus connu sous le nom d'Halloween, était des fêtes lié à des moments particulier dans l'année, permettant à la magie de gagner en force, l'honorer, la remercier. La magie est vivante, comme elle avait existé, elle existe dans tout, même les non-mages, et seule la quantité présente en chacun faisait d'un homme un sorcier et un autre un non-mages. Ces fêtes étaient importantes, car elles renforçaient la magie en chacun, permettaient l'épanouissement de cette dernière qui nourrissaient ensuite chaque espèce magique. La perte de ces traditions faisait disparaître la magie, et si certain pays était dépourvu de magie ou en quantité faible, c'était la perte de cette relation avec elle.

Alors, comme elle avait dit dans le silence qui avait découlé, s'en prendre aux né moldu étaient néfaste pour eux, car ils affaiblissaient la magie, puis eux. Elle pointa du doigt chaque famille de Sang-Pur, montrant que la plupart n'avait qu'un enfant alors qu'au contraire, les non-mages en avaient plusieurs, preuve qu'ils se détruisaient tout seul. Elle montrât la différence de puissance aussi, un né moldu avait plus de puissance magique qu'un sang-pur au même âge, car ils n'avaient pas été impacté par des années de non-respect de la magie. Elle soupçonnait la magie d'être responsable de tout ça, essayant de rétablir un équilibre entre non-mage et sorcier, ces derniers, surtout les familles sang-purs, donnaient de plus en plus naissance à des enfants dépourvus de pouvoirs magiques. Ainsi, la magie les remplaçaient, pas qu'ils étaient une erreur, mais car elle en avait besoin. Elle permettait qu'on se serve d'elle, mais en échange, elle en était renforçait.

Cela fit pâlir les sang-purs, surtout les traditionnalistes et extrémiste, comprenant que la négligence de leurs parents finissait par leur causé du tort, et qu'ils pouvaient perdre plus que pouvait gagner en suivant les traces de leurs parents.

Vincent ouvrait la voie à un nouveau gouvernement, et Melissa expliquait ce qu'était la vrai magie, la raison des fêtes et traditions, la raison de l'existence de race comme les licornes, véritables symbole de la pureté de la magie. Tous devaient servir la magie, sous peine de la voir disparaître.

Ces leçons étaient difficiles pour Harry, partant avec un retard considérable par rapport à Neville, Daphnée ou autre, habitué depuis leurs enfances à de longues leçons sur diverse sujets. Ces amis l'aidaient, mais il était plus un homme de terrain que politique. Il attendait avec impatience la fin de ces cours, avant d'aller se défouler avec Varar pendant son entrainement.

C'était le point fort de ces derniers mois. Il enchaînait les cours de Poudlard avec l'entrainement que lui prodiguaient les immortels. Varar l'entraînait avec les armes de Gryffondor. Harry attaquait, tombait, se relevait, recommençait. Puis se défendait, Varar attaquant de toutes ses forces, avant de finir en mettant sa hache contre la gorge d'Harry, et l'informant qu'il était mort. Il reculait, attendait que Harry se relève, et recommençait à attaquer. Harry savait qu'il ne pourrait jamais le battre, mais il était plus fort, et il ne rencontrerai jamais quelqu'un d'aussi fort, alors en s'entraînant ainsi, il gagnait en force, rapidité, esquive. C'était dur, fatiguant et frustrant de perdre en continu, mais il persévérer, sans abandonné.

Melissa, Anna, Éléonore ou même par certaines occasions les jumelles, l'entraînait à la magie. Il apprenait à la sentir, la dosait, l'utiliser correctement. Chacune avait son style, instinctif comme Anna, brutal et rapide d'exécution, Éléonore, de longues incantations, donnant des sorts plus puissants, notamment sur les magies de protections et soins. Melissa la magie noir, ou plutôt le moyen de faire tomber son adversaire le plus rapidement possible. Harry avait eu du mal avec elle, même s'il avait fini par comprendre que ce n'était pas avec des petits sortilèges qu'il allait survivre à Voldemort. Oui, il le savait, sa survie jusqu'à maintenant contenait beaucoup de chance, et il n'en aurait pas toujours.

Ainsi passa les mois, et maintenant, il ne restait qu'un mois avant la dernière tache, et ce qu'il sentait l'affrontement final. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait que Vincent avait raison, la dernière tâche sera la dernière scène, celle ou Harry rencontrera une dernière fois Voldemort.