Poudlard, Angleterre

Harry ne dormis pas beaucoup cette nuit-là, trop préoccupé par la tache approchante. Assis en haut de la tour d'astronomie, il continua à lire le passé de sa famille. C'était fascinant tout ce qu'il pouvait y lire, et aussi découvrir. Sa famille n'était absolument pas du côté du bien, elle ne pensait qu'à elle-même, et anéantissait tous ses ennemis chaque fois qu'il le fallait. C'était cela qui avait conduit à la réputation de la famille Potter, car elle se dressait devant tous ceux qui voulait la guerre avec eux, que ce soit le simple voleur ou le ministère de la magie, les Potter ne faisait pas de différence.

Harry y réfléchissait depuis un moment déjà, était-il un Potter ? Dans le sens est-ce qu'il respectait la règle de la famille sur ce point-là ? Il se disait oui, car il avait affronté beaucoup de chose pour protéger ceux qu'il considère comme sa famille. Un troll en première année, même si Hermione était devenu ami par la suite et non avant, mais serait-ce l'instinct qui l'avait poussé ? En deuxième année un Basilic puis en troisième année il avait affronté des détraqueurs pour son parrain. Oui, il protégeait ceux qu'il aimait, même s'ils n'avaient pas le même sang, car c'était la seule famille qu'il aimait.

- Tu devrais dormir Harry, dit Diane qui se tenait près de la porte derrière lui. Demain la journée va être longue, pour tous, et encore plus pour toi.

- Tu as raison, dit Harry en lui souriant tristement, juste…j'ai l'impression que ça va trop vite.

- Ne t'inquiète pas, dit-elle en s'approchant et s'accoudant au rempart, tout ira bien, tout ce que tu as à faire, c'est récupérer la coupe pour qu'on puisse venir rapidement à toi.

C'était un des points cruciaux de la tâche. Personne ne peut intervenir pendant la tâche, sous peine de perdre sa magie. Jusqu'à ce moment-là, il était seul dans le labyrinthe, avec potentiellement Voldemort l'attendant à l'intérieur. Le ministère, maintenant tombé, pouvait facilement insérer le seigneur des ténèbres comme obstacle dans la tâche, et ce dernier pourrait alors affronter Harry sans être dérangé, Draugur était impuissant. En effet, ils avaient été informés par le ministère qu'ils n'étaient que des invités, et non des participants officiels du tournois, ainsi, s'ils voulaient démontraient leurs capacité et façon de faire, ce serait après la tâche en elle-même. C'était un coup dur à encaisser pour leurs plans, mais ils s'étaient adaptés.

Au grand plaisir de Harry, les deux champions restant, à savoir Cedric et Fleur, lui avaient assuré comprendre l'enjeu de la tâche, et avaient juré de ne pas s'attaquer entre eux, et d'avoir pour but de saisir le plus rapidement possible la coupe. C'était un bonus inespéré qui permettait à Harry de se soucier d'une chose en moins, à savoir la concurrence et ce qui pouvait en découler.

Soupirant un coup, il jeta un dernier coup d'œil à l'horizon avant de partir se coucher et prier de pouvoir dormir un peu. Diane avait raison, il devait se reposer et être en forme. Arrivé à la porte du château, il s'arrêta et finit par rebrousser chemin, afin de se diriger vers la tour Gryffonfor. Diane sur ses talons, il marcha tranquillement dans le château comme il en avait l'habitude depuis sa première année. Il avait tellement parcouru les couloirs qu'il les connaissait par cœur, et un de ses projets dans les années à venir était de continuer la carte des maraudeurs, la compléter, l'améliorer, ajouter sa touche personnel. Mais pour cela, il allait devoir travailler dur, Sirius et Remus avait été formel, c'était sa tâche à accomplir, et ils ne l'aideront pas, car un maraudeur doit être « brillant, ingénieux et créatif », c'était leurs mots. Il devait se montrer à la hauteur de ce qu'ils avaient fait pour être digne de figurer sur la carte, avec comme principal condition de réussir à devenir animagus par lui-même. Il avait commencé, mais comme Sirius lui avait dit, cela prendrait du temps.

Arrivé dans son dortoir, il contempla la scène qui lui faisait face. Les marmonnements de Seamus et Dean, la respiration lente de Neville, et les ronflements de Ron. Il fronça les sourcils en se rappelant son ancien ami, ils avaient tant partagés ensemble, pourquoi avait-il agi ainsi ? Il avait vu Ron lui jeter des regards de temps en temps, mais il n'été pas venu, et cela dérangeait Harry. Ron avait fait quelque chose d'inacceptable, mais éprouvait-il du remord maintenant ? Voulait-il lui parler mais sans savoir comment ? Non, le comportement de Ron dérangeait Harry, car il n'était pas agaçant ni rien, Ron le regardait simplement, sans colère ou tristesse dans ses yeux, et Harry pensait que Ron était perdu.

Caressant les montants de son lit, il s'assit tranquillement, se rappelant des soirées passé ici à s'amuser, à parler, à rire. C'était ses compagnons de dortoir et Harry pria de toutes ses forces pour les revoir tous. Ce n'était pas une pensée joyeuse, mais il ne voulait pas être dans le déni, mais espérer. Tous, ils s'étaient tous donné à fond, même Ron, connu pour son manque d'investissement dans les cours, avait progressé, et cela le soulageait, car ils n'étaient pas sans défense et démuni. Il se coucha et ferma les yeux, et c'est à ce moment-là qu'il se rendit compte à quel point il était fatigué, car il s'endormit instantanément.

Le réveil arriva trop vite, et trop brutalement à son gout, sous la forme d'un chien sautant sur lui. Grommelant sous les coups de langue, il lui fallut plusieurs secondes pour se rendre que c'était son parrain qui été là ! Ce dernier était toujours assis sur le lit sous forme de chien, le regardant avec des yeux brillant. Harry se redressa d'un bon et serra le chien dans ses bras, avant que ce dernier ne se lève et reprenne sa forme initiale.

- Debout Belle au bois dormant, dit Sirius d'une voix excité. Oui je sais qui est la belle au bois dormant mais ce n'est pas le sujet. Je suis enfin là, maintenant j'ai deux nouvelles, et des bonnes ! Premièrement, les cours sont annulé aujourd'hui et on passe la journée ensemble. Secundo, tu peux me remercier, une personne, que je ne citerai pas mais qui a un « léger problème de fourrure » voulait te réveiller à l'ancienne, c'est-à-dire avec un sceau d'eau froide. Il nous attend en bas, dépêche-toi.

Il ne fallut pas plus pour réveiller totalement Harry, il se leva rapidement et se dépêcha de prendre une douche et de s'habiller, le tout sous les regards amusé de son parrain qui le regardait assis sur son lit. Quand il fut près, ils descendirent rejoignant Remus qui attendait assis dans un fauteuil, souriant légèrement quand il les vit approcher. Sirius compris et ralenti, il avait déjà vu ce regard sur son ami, mais Harry lui continua, ne se méfiant de rien, jusqu'à ce qu'un seau d'eau apparaisse par magie au-dessus de lui, le trempant totalement.

- Je ne sais pas combien de fois ton père nous à réveiller de cette manière, dit Remus en rigolant doucement. Vois-y une petite vengeance envers lui.

- Lunard, ce n'est pas drôle, dit Harry en se lançant des sorts de réchauffement, qui au lieu de le sécher, fit gonfler ses vêtements comme des ballons, alors que Sirius rigolait à côté de lui. Lunard !

- James et Sirius imaginaient les blagues, continua Remus, mais moi et ta mère planifions, anticipons et préparons les farces, et c'est là où je suis le meilleur. Vois ici un aperçu de ce que sera ta vie avec Sirius.

Après être revenu à la normal et rigolais un bon coup, ils partirent en direction du lac afin de passer un moment entre eux. Sirius avait prévenu Hermione pour pas qu'elle s'inquiète, et elle les rejoindrait plus tard. Sirius raconta brièvement le combat qui c'était déroulé au sein de l'hôpital magique, ou ils avaient combattu les mangemors venu chercher Dumbledore. Ils n'avaient rien à gagner dans ce geste, mais il s'agissait de Dumbledore, et même s'il était maintenant inutile, Voldemort le voulait quand même. Ainsi ils avaient fui, mais avait dû passer un moment dans la maison de Sirius et se protégeait des attaques à nouveau, avant de pouvoir enfin rejoindre Poudlard.

La matinée fut géniale, mais le temps passa et les préparatifs pour la nuit commençaient à s'organiser. Harry senti son moral baisser, mais Sirius l'informa qu'il devait parler en privé. S'installant dans une salle de classe vide, Sirius s'essaya sur un table avant de se tourner vers Harry.

- Harry, sais-tu qu'elle est la spécialité de la Famille Black ? La magie qu'ils maîtrisent le mieux ?

- Non, pourquoi cette question ?

- Ce sont les Runes, continua Sirius en montrant celle gravé sur sa baguette et visible sur son torse. Grace aux runes, j'ai quelques protections permanentes. Par exemple, si tu m'envoie des objets, ils vont simplement rebondir sur moi, avec une certaine limite bien entendu, mais si une brique par exemple tombait sur moi, je saignerai à peine. Tu comprends l'idée ?

- Oui, mais ou veux-tu en venir ?

- Eh bien, dit Sirius en souriant, veux-tu un tatouage ? Si tu acceptes, je vais tatouer plusieurs runes sur toi qui te protégeront de tout ce qui est sort basique. Je peux aussi ajouter des runes qui te préviendront quand quelques chose de sombre approche, tu ressentiras une légère froideur à cette endroit quand ce sera le cas mais c'est tout. Qu'en penses-tu ?

- C'est génial ! Un peu dérangeant aussi, mais génial ! je pense que tu peux mettre le maximum que tu peux et penser. Il y a un moyen de le faire temporairement ou c'est permanent ?

- Je te propose de l'éphémère, dit Sirius en rigolant, Lily me tuerai si je te faisais une rune permanente. Je pense qu'elles seront efficaces au maximum une semaine avant de disparaître. SI tu es prêt, allons-y, il y beaucoup de chose à faire ce soir, et du monde qui veut te rencontrer.

Sirius fit apparaître d'un coup de baguette une table d'opération comme Harry avait pu en voir dans des films, et s'installa après avoir enlevé son haut. Ils avaient décidé d'un accord commun de se limiter à son haut, le temps étant précieux, Sirius préférait mettre les plus importantes et elles devaient être placées sur son torse. Respirant un bon coup, il hocha la tête vers son parrain, lui signalant qu'il était prêt.

- Çà va piquer u peu, prévint Sirius en plaçant le bout de sa baguette sur Harry avant de commencer à la déplacer en parlant doucement.