Aujourd'hui, moi et ma bronchite avons terriblement besoin de câlins. Mais on peut pas, on a contaminer les câlineurs :( Alors on s'auto-câline avec un bout de fic romantique. J'espère que ça sera pas trop plein de fautes, j'ai la tête comme un tambour... ^^'
- Un ami m'a dit que tu pourrais m'indiquer quelle arme utilise ce genre de munition, expliqua Obi-Wan alors que Vann ouvrait le sachet.
La jeune femme fit rouler trois cylindres argentés dans le creux de sa paume et fronça les sourcils.
- Eye, allume mon plan de travail, dit-elle pour seule réponse.
L'oeil digital tourna dans sa sphère et un établi s'éclaira dans un coin de l'atelier. Vann y déposa deux cylindres et en regarda un de plus près sous une lampe. Il s'agissait d'une douille, ça ne faisait aucun doute, mais pas n'importe quel type.
- Tu as de drôles d'amis pour un Jedi, finit-elle par noter.
Obi-Wan, qui la suivait en silence, eut un léger sourire. Il ne répondit pas, cependant. C'était inutile. Elle n'attendait pas spécialement de réponse, d'ailleurs.
- Balista P6-3, annonça-t-elle. Un modèle récent, mais tu sauras mieux que moi s'il s'agit du canon d'assaut ou d'un sniper.
Elle ouvrit un tiroir et en sortit deux balles complètes qu'elle tendit au chevalier Jedi. La douille était plutôt petite comparée à la munition. Le projectile était tout bonnement énorme, pas étonnant que la tête du Calamari ait explosé.
- Je ne vois pas le contacteur énergétique, dit-il en faisant tourner la pièce dans ses doigts.
- Il n'y en a pas, dit Vann comme s'il s'agissait d'une évidence.
- Pas de...? C'est une arme mécanique?
- Intégralement mécanique. Pas un seul élément énergétique ou plasmique. Rien que du métal.
Vann de tourna pour fouiller un grand coffre. Obi-Wan n'y prêta pas attention, surpris qu'il était de découvrir l'existence d'une arme aussi primitive et destructrice à la fois.
- Ce n'est pas une arme pour n'importe qui, continua la jeune femme. C'est très cher et bien plus lourd qu'un blaster, les munitions sont moins nombreuses et le recul peut être douloureux. Et la visée requiert un peu d'entraînement.
- Mais pourquoi ? demanda Obi-Wan.
- Il y a tellement de raisons... soupira-t-elle. Les boucliers déflecteurs et les armes laser, pour commencer, puis les détecteurs, les décharges électromagnétiques... Tellement de raisons.
- Mais qui pourrait bien fabriquer de tel...
Obi-Wan s'interrompit alors que Vann venait de déposer une imposante arme sur l'établi. Le canon était énorme, le chargeur visiblement manuel et l'ensemble avait l'air extrêmement lourd. Mais ce n'était pas ça qu'il avait remarqué : il n'était pas fini.
- C'est toi qui a fabriqué cette arme, Obi-Wan dit, énonçant simplement ce fait qu'il n'avait pas anticipé.
- Ça coûte très cher, répèta-t-elle avec un haussement d'épaules.
- Imagines-tu seulement combien de personnes sont morts par ces balles ? demanda-t-il en agissant les cartouches qu'il avait dans la main.
- Elles le seraient tout autant par d'autres, je ne suis pas la seule à en vendre, répliqua-t-elle. Sans cet argent, j'aurais fini sur les rues il y a longtemps. Et pour ce que ça vaut, penses-tu que n'importe quel autre vendeur aurait parlé de ces engins à un Chevalier Jedi ?
Un silence flotta entre eux. Obi-Wan était déçu, presque en colère, de découvrir que Vann, cette vieille amie chère à son cœur, élevée quelques années par Maître Qui-Gon, soit impliquée de cette manière dans sa mission. Mais sa nature le poussait à réfléchir, à se repérer toutes les informations, jusqu'à découvrir les vraies raisons qui l'avaient poussées à faire une telle chose.
Il était facile de remarquer que, pour un garage, le hangar était plutôt vide. À peine deux speeders qui ne devaient pas payer de mine et quelques pièces d'équipement. Rien qui ne devait rapporter énormément. De plus, l'informateur d'Obi-Wan lui avait bien indiqué de venir voir Vann dans l'atelier de Greggo. Combien la jeune femme touchait-elle réellement sur chaque réparation ?
- Arrête ça ! Vann protesta soudain. Je ne veux pas de ta pitié. J'en suis là où j'en suis parce que je l'ai voulu.
- Tu fais encore ça ? demanda-t-il en penchant la tête. Tu ne peux pas t'en empêcher, n'est-ce pas ?
Vann avait toujours eu cette sensibilité psychique. Elle ne lisait pas les pensées mais c'était tout comme. Elle se renfrogna et croisa les bras.
- C'est très pratique pour vendre, bougonna-t-elle.
Obi-Wan ne put s'empêcher d'être attendri. Malgré le temps passé, il restait beaucoup en elle de la petite fille qu'il avait adorée.
La voix digitale d'Eye retentit soudain :
- Monsieur Greggo a quitté ses appartements.
- Tu devrais partir, dit Vann à Obi-Wan. Je ne suis pas sensée recevoir des clients sans rien leur vendre et Greggo n'aime pas particulièrement les Jedis.
- Je peux t'achèter ces balles ?
- Je t'en fais cadeau, dit-elle avec un sourire en lui rendant ses douilles. Va-t-en, maintenant, je t'en prie.
Il hocha la tête et se hâta vers la sortie.
- Prends soin de toi, articula-t-il sans un son avant de disparaître.
Vann sourit avant d'elle-même se précipiter à son établi. En quelques secondes, elle avait un outil à la main et elle faisait semblant de travailler sur son Balista depuis un moment. Elle souriait toujours. Elle était certaine qu'aujourd'hui il faudrait pour que l'haleine liquoreuse de Greggo pour entamer son moral.
