Bonjour à tous ! Encore merci pour vos nombreux commentaires. J'essaie de les prendre en compte afin de ne pas décevoir vos attentes sur cette fic' même si au final, j'aurais le dernier mot hihi !
AngelAlec et Shaniice : Camille est un peu préoccupée en ce moment, j'ai comme l'impression que prendre sa pilule n'est pas sa priorité…on verra !
Caladhiel91 : Merci pour tes reviews ! En effet, il fallait ça à Magnus pour qu'il ouvre enfin les yeux !
Nagron: Voiçi la suite!
Merci à tous pour votre soutien et bonne lecture du chapitre 9 !
Chapitre 9
PDV de Jace
Tout le monde était encore déboussolé et sous le choc après la « visite » via caméra à Alec. Personnellement j'étais en colère et n'avais qu'une envie : retrouver ces fils de pute. On avait appris quelques heures plus tôt, que les examens médicaux pour abus sexuel effectués sur Alec avaient été négatifs. Aucune trace de lésions et de traumatismes n' avait été trouvée et ce, pour notre plus grand soulagement. Quelle chance que ce Rafael passait par là, pensai-je. Il avait dû intervenir avant que l'irréparable ne soit commis.
Finalement, on avait été obligé de quitter l'hôpital car nos parents refusaient qu'on rate une seule journée de cours. C'était l'année du Bac et l'échec n'était pas envisageable chez les Lightwood et les Bane. Max était partit se coucher directement en rentrant, il ne nous avait même pas parlé du tournoi qu'il avait remporté. Izzy était restée discuter au salon avec les parents. Clary, Magnus et Simon étaient rentrés directement chez eux.
Allongé sur mon lit, perdu dans mes pensées, je contemplais le plafond sans vraiment le voir quand mon téléphone bipa, m'annonçant l'arrivée d'un SMS.
De Magnus : Salut mec, as-tu pu récupérer le téléphone d'Alec ?
De Jace : Oui, mais il est verrouillé.
De Magnus : Prends-le avec toi demain, on essaiera de le débloquer au lycée.
De Jace : D'accord, à demain mec.
Je sentais que ce SMS allait nous aider à retrouver les agresseurs de mon frère. Confiant, je posai mon téléphone sur ma table de chevet et m'endormis.
PDV Magnus
Camille avait essayé de me joindre une bonne douzaine de fois mais j'étais trop fatigué pour discuter avec elle et puis je n'en avais pas spécialement envie. La seule chose qui me préoccupait était l'état d'Alec et je me voyais mal en discuter avec elle alors qu'ils n'étaient pas amis. Je sortis du lit et allai me préparer pour le lycée. J'avais encore passé la nuit à vomir. Hanté par les images d'Alec sur son lit d'hôpital et par le récit de ma mère sur son agression, mon estomac se retournait à chaque fois. Je me sentais coupable, la culpabilité m'habitait jour et nuit.
Une fois prêt, je quittai ma salle de bain puis m'arrêtai devant le pêle-mêle accroché au-dessus de mon bureau. Je souris en regardant la photo où Alec, mort de rire, me pointait du doigt alors que j'étais étalé au sol, c'était il y a quatre ans lors de notre voyage scolaire au ski. Nostalgique de ces souvenirs, je me mis à caresser la photo du bout des doigts.
Un petit « salut » provenant de l'entrée de ma chambre me ramena sur terre. Me retournant, je vis Clary debout dans l'encadrement de la port... elle m'observait.
« Ça va petite sœur ? » lui demandai-je.
« Oui... même si je n'ai pas la tête à aller au lycée » me dit-elle en me rejoignant.
« Moi non plus » soupirai-je en contemplant une autre photo d'Alec et moi.
« Il te manque… » me dit-elle en faisant un câlin à mon dos. Ce n'était pas vraiment une question, mais plus une affirmation.
Elle glissa ses mains dans les poches avant du sweat à capuche que je portais.
« Ma vie sans lui…je ne sais pas…je me sens comme incomplet sans lui à mes côtés...comme vide. C'est bizarre que je dise ça non ? »
Elle me fit pivoter vers elle.
« Non grand-frère, ce n'est pas bizarre » me dit-elle en me regardant droit dans les yeux « tu l'aimes… » affirma-t-elle de nouveau.
À la façon dont elle avait prononcé ces mots et à sa façon de me regarder, j'avais l'impression qu'elle essayait de me faire passer un autre message.
Mon téléphone se mit à sonner, c'était un appel entrant de Camille.
« Tu ne lui réponds pas ? » s'étonna ma sœur.
« Tiens, peux-tu lui dire que je suis sous la douche ou un truc du genre ? » lui demandai-je en lui tendant mon téléphone.
Surprise par ma demande, elle me regarda en fronçant les sourcils mais décrocha néanmoins.
« Camille ! Bonjour ! Mag's est sous la douche et il a oublié son téléphone dans ma chambre, raison pour laquelle c'est moi qui décroche » débita ma sœur d'une traite en essayant de ne pas éclater de rire.
« …Ok, je lui dirais, salut ! ».
Elle raccrocha.
« Tu m'en dois une ! » me dit-elle en me rendant mon téléphone avant de reprendre plus sérieusement.
« Pourquoi esquives-tu ses appels ? Je ne t'ai jamais vu faire ça avant… ».
Elle avait raison mais j'étais bien incapable de lui donner une explication logique, je ne comprenais pas moi-même mon attitude.
« Je ne sais pas trop Biscuit…je m'en veux d'avoir accepté de passer la soirée chez elle alors qu'Alec était en train de se faire passer à tabac…je sais qu'elle n'y est pour rien et que je ne pouvais pas prédire qu'une chose pareille se produirait mais…je ne sais pas… je me sens un peu perdu en ce moment, tout s'embrouille dans ma tête, je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à Alec… »
« La lumière est au bout du tunnel, tu y verras plus claire quand Alec se réveillera » me rassura Clary en me prenant à nouveau dans ses bras.
« Tu es d'une grande sagesse » lui dis-je sous le ton de la plaisanterie « Je t'aime petite sœur ».
« Je t'aime aussi grand-frère ».
Sur ce nous partîmes récupérer Izzy et Jace pour le lycée.
La matinée avait été interminable. Il m'avait été impossible de me concentrer sur les cours. J'étais impatient de retrouver Jace afin qu'on essaye de déverrouiller le téléphone d'Alec, malheureusement ce matin, le timing avait été trop court. À la pause déjeuner, il me rejoignit dans ma voiture.
« Alors, as-tu une idée ? » lui demandai-je à peine s'était-il assis.
« Je ne sais pas, ça peut être une date, il faut rentrer 6 chiffres ».
« Tu as essayé sa date d'anniversaire ? Ou la tienne ou alors celle d'Izzy ou Max ? »
« Oui et même celle de nos parents » dit Jace en soupirant.
Il se mit à réfléchir.
« Hmm » fit-il en me regardant « je n'ai pas essayé la tienne ».
Je levai les yeux au ciel.
« C'est ridicule, Alec n'aurait pas mis MA date de naissance pour déverrouiller SON téléphone ! » m'exclamai-je.
« On essaie quand même, je t'écoute » dit-il avec espoir.
« 02 Janvier 2001… » récitai-je blasé.
Il tapa les chiffres.
« Non, ce n'est pas ça... » fit-il déçu.
« Tu vois ! » m'exclamai-je.
« Ouais ouais… ça aurait été moins insensé que tu ne le penses... » me dit-il d'un air mystérieux.
Hein ? Qu'entendait-il par là ? Et pourquoi j'avais l'impression que tout le monde me faisait passer des messages subliminaux aujourd'hui !
Je posai machinalement ma main sur mon tatouage par-dessus mon blouson…une idée me vient à l'esprit.
« Peux-tu essayer 21.07.12 » lui dis-je.
Il me dévisagea une seconde puis entra les chiffres. L'écran se déverrouilla.
« Bingo! » s'écria-t-il en commençant à cherche le fameux SMS sans tarder.
« Tu ne me demandes pas à quoi correspond cette date? » lui demandai-je en haussant un sourcil interrogateur.
« Je crois avoir une petite idée » me dit-il avec un petit sourire en coin tout en continuant à lire les SMS dAlec.
Tout à coup il se figea. Je le vis pâlir.
« Jace ? Qu'est-ce que tu as ? Tu as trouvé le … » commençai-je avant de m'arrêter subitement.
Il tourna l'écran du téléphone vers moi et là je compris…
De Magnus : Salut Alec, je suis dans la ruelle à l'arrière du bar. Rejoins-moi s'il te plait, il faut qu'on discute.
Je n'arrivais pas à quitter des yeux le SMS que j'avais soi-disant envoyé à Alec...je n'y comprenais rien.
« Jace…je n'ai jamais envoyé ce message...dis-moi que tu me crois » balbutiai-je inquiet et encore sous le choc.
Il me regarda intensément.
« Je sais Mag's…mais quelqu'un la fait à ta place et vu l'heure et la date, je pense qu'il est facile de deviner qui … » dit-il froidement.
L'heure... je n'avais pas fait attention à l'heure de réception indiquée sur message. 1h15 du matin dans la nuit de samedi à dimanche. Au fur et à mesure que les pièces du puzzle se reconstituaient dans ma tête, un mélange d'incompréhension, de colère et de dégout m'envahissait. Non pas possible…elle n'aurait pas fait ça…on était resté ensemble tout le temps…enfin presque… pas quand j'étais sous la douche, c'était juste avant qu'on ne couche ensemble...
Tout recommença à tourner autour de moi, vertiges... sueurs froides... palpitations…souffle court...ces symptômes je les connaissais si bien maintenant, ils étaient devenus mon quotidien et nourrissaient mon enfer personnel.
« Hey Mag's, ça va aller ? » me demanda Jace inquiet.
Incapable de parler, j'ouvris précipitamment la portière de ma voiture et régurgitai sur le parking du lycée. Les spasmes me faisaient horriblement mal, je n'avais rien avalé de la matinée, j'étais au bord de l'évanouissement.
« Hey.. mon pote.. » s'inquiéta Jace en me tendant un paquet de mouchoirs en papier.
Je me relevai doucement, appuyai ma tête sur le repose tête de mon siège, yeux fermés, je me mis à repenser à la nuit que j'avais passé avec Camille, à ses mains sur mon corps, à ses baisers, à comment elle avait gémi sous mes caresses … alors qu'au même moment, mon meilleur ami se faisait tabasser …et qu'elle le savait…qu'elle avait manigancer tout ça…à cette pensée, je fus à nouveau pris de haut le cœur...
PDV Camille
Magnus m'évitait, c'était évident et je ne comprenais pas pourquoi. Qu'il soit inquiet pour son petit Alexander soit! Mais là, le plan ne se déroulait pas du tout comme prévu. Assis dans le salon, Rafael m'observait attentivement.
« C'est sûr que je vais avoir du mal à approcher Alec si ton petit-ami passe son temps à jouer les infirmiers personnels » râla-t-il.
« Qu'est ce qui te dit qu'il est à l'hôpital en ce moment ? » rétorquai-je agacé. « Il doit surement être en cours à l'heure qu'il est… je devrais peut-être l'attendre à la sortie du lycée. ».
« Comme tu veux Principessa. Oh, j'y pense. Tu as bien effacé le SMS que tu as envoyé à Alec ? »
« Oui, je l'ai supprimé du téléphone de Magnus ».
« Et sur celui d'Alec ? » insista-t-il.
Ah… je n'y avais pas pensé.
« Non…mais je me doute que quelqu'un soit au courant de ça. Crois-moi, quand il s'agit de Magnus, Alec est très secret. Ça m'étonnerait qu'il ait dit aux autres qu'il allait le rejoindre, autrement on le saurait. Ils lui auraient fait un commentaire là-dessus dès notre arrivée à l'hôpital. Puis ils sont tous trop soucieux de l'état de santé d'Alec pour y penser. Le seul qui peut nous compliquer les choses c'est Alec lui-même et tant qu'il est dans le coma on ne risque rien. D'ailleurs, on ne sait pas s'il se souviendra de quoique ce soit…ça me laisse le temps de trouver une solution pour emprunter son téléphone et supprimer le SMS. J'imagine qu'ils ont dû remettre à sa famille ses affaires… ».
Rafael ne semblait pas convaincu par mes arguments.
« J'espère que tu as raison…sinon c'est foutu » me dit-il.
« Ne t'en fais pas Raf, si Magnus savait, il aurait déjà débarqué ici. Il n'est pas du genre à reculer devant les confrontations ».
« Ok. Moi j'y vais. Tant qu'Alec sera dans le coma, je ne pourrais pas l'approcher. Les visites ne sont pas autorisées ».
« Dans ce cas on attend. À son réveil, ils vont forcément lui parler de toi…de son sauveur. Il voudra te rencontrer c'est certain…après ce sera à toi de jouer ».
« Compris. Ciao Principessa » me dit-il en déposant un baiser sur ma main.
Je raccompagnai Rafael à la porte. Consultant l'heure sur l'horloge de la cuisine, je me décidai à aller attendre Magnus à la sortie du lycée. Là au moins, il ne pourra pas m'éviter. J'attrapai mon sac et mes clés puis me mis en route.
PDV Alec
J'avais l'impression d'être dans un long rêve interminable. Je ne sentais plus mon corps, je ne sentais plus la gravité, je flottais. Observant autour de moi, je vis que j'étais dans un hôpital. Les gens allaient et venaient autour de moi comme si j'étais invisible. J'entendais des sirènes, des patients qui criaient, des pleurs, des bips, tout ce remue-méninge me donnait le tournis. M'éloignant de toute cette agitation, je pénétrai dans un autre service par une double porte, je vis écris sur le mur me faisant face « Unité des soins intensifs ». Tout était plus calme ici...paisible. Je m'assis dans la salle d'attente afin de me reposer un peu. Je me sentais épuisé et ne comprenais pas ce que je faisais ici. On avait fait un excellent concert avec mes potes à l'agence « All Angels » puis nous étions partis faire la fête à notre bar habituel le Jade Wolf. Magnus mon BFF nous avait lâchement abandonné pour passer la nuit à s'envoyer en l'air avec sa nana…décidément, c'est fou comme je ne l'aimais pas celle-là bref! Après c'était le trou noir. Je regardai à nouveau autour de moi.
Non mais sérieux... qu'est-ce que je fous ici ?!
J'entendis quelqu'un entrer dans la salle d'attente, tournant la tête vers le nouvel arrivant, je n'en revenais pas, c'était ma mère.
« Maman ! » criai-je fou de joie de la voir.
Elle continua sa route sans me jeter le moindre regard...
Elle s'adressa à un médecin quelques secondes puis partit avec lui. Je me décidai à les suivre. Pourquoi m'avait-elle ignoré ? Ça ne lui ressemblait pas d'agir ainsi. Je la vis vêtir une blouse, des chaussons, puis s'enduire la main d'un liquide qui ressemblait à du désinfectant. Elle entra dans une chambre. Je me mis à paniquer en prenant conscience de la situation. Si ma mère était là, c'était que l'un de nous avait eu un accident, Jace ? Izzy ? Max ? Notre père ? Oh non... il fallait que je sache. Je poussai timidement la porte de la chambre et resta debout dans l'encadrement. Il y avait un jeune homme allongé sur le lit avec des bandages, une jambe et la main dans le plâtre...
Aïe, pensai-je. J'espère que ça ne m'arrivera jamais! Je suis un guitariste, la musique c'était toute ma vie. Etre privé de sa main était la pire chose qui puisse arriver à un joueur de gratte.
J'avançai afin de voir de plus près qui était allongé sur ce lit. Ma mère lui tenait tendrement sa seule main valide. Arrivé à leur niveau, j'observai d'abord ma mère, elle ne m'avait toujours pas vu à ses côtés, trop concentrée à couvrir des yeux la personne sur le lit. Je me décidai à suivre son regard… et c'est là que je me vis. C'était moi allongé sur ce lit d'hôpital. Soudain, je fus pris dans un maelström d'émotions. Incompréhension, douleur, tristesse, peur, désespoir. Les souvenirs de l'after au bar me frappèrent comme un coup de massue. Magnus, ma peur qu'il ait découvert mon secret, le SMS me disant de le joindre, l'attaque, les coups, encore plus de coups, la haine, ces hommes et leur violence, l'envie de mourir quand ils commencèrent à me déshabiller. Non ! Non ! Ne faites pas ça, ne faites pas ça, pitiez ! Ouvrant les yeux subitement, je me mis à hurler.
PDV Jace
J'avais eu beaucoup de mal à calmer Magnus qui n'avait qu'une idée en tête, régler ses comptes avec Camille. Moi aussi d'ailleurs mais il fallait qu'on soit réfléchis. Camille n'avait pas pu agir seule, il fallait que l'on trouve son ou ses complices. Elle avait un alibi en béton qui n'était nul autre que Magnus. On aura du mal à la lier à l'agression d'Alec car ils étaient ensemble à ce moment-là. En revanche, il faudrait qu'on arrive à prouver qu'elle a commandité l'attaque. Bien sûr, elle avait pris soin d'effacer du téléphone de Magnus toute trace d'envoi du dit SMS. Il ne nous restait plus que la preuve qui existait sur celui d'Alec. Nous avions rapidement mis la bande au courant de notre découverte. Assis à la bibliothèque, nous avions tous séché notre dernière heure de cours pour discuter des derniers évènements. On était d'accord sur le fait qu'il fallait trouver le complice de Camille.
Magnus s'en voulait horriblement de l'avoir fait rentrer dans nos vies. Pourtant personne ne lui en tenait rigueur et au contraire, on essayait au mieux de le faire déculpabiliser mais sans grand succès. Il allait vraiment mal, même la tenue qu'il portait aujourd'hui, beaucoup moins stylée que d'habitude, reflétait son mal-être. Le sweat à capuche qu'il avait choisi était celui d'Alec, je l'avais remarqué mais ne lui avait fait aucun commentaire là dessus. Tout ce qu'il avalait depuis ces deux derniers jours ressortait immédiatement. Quelque part, on savait que c'était psychologique, que c'était lui qui se punissait pour ce qui arrivait à Alec. Je priais pour que mon frère se réveille rapidement. Magnus perdait pied au fil des heures et lui seul était en mesure de faire sauter les barreaux de la prison dans laquelle il s'était enfermé.
« On a zéro piste pour trouver le complice de Camille » marmonna Rag'.
« Pourquoi pas Tessa ? » suggéra Izzy.
« Hmm, je ne la pense pas capable d'une chose pareille » dit Cat'.
« Ouais, ben les gens peuvent te surprendre. On pense les connaître et ils te trahissent de la plus brutale des manières » lança Magnus, la voix pleine de souffrance.
Je n'imaginais pas l'enfer qu'il traversait en ce moment. Sa petite-amie avait essayé de tuer son meilleur ami…mon frère. C'était la deuxième fois que Camille lui plantait un couteau dans le dos, la première fois il lui avait pardonné mais là c'était différent, elle avait attenté à la vie d'Alec, rien ne pourra plus la sauver du courroux de Magnus.
« On va tout même lui poser des questions » trancha Rag' « Elle est souvent avec Camille, c'est sa meilleure amie, il n'est pas impossible qu'elle sache quelque chose sur ses manigances ».
« D'accord. À partir de maintenant, toute personne hors de notre groupe est considérée comme suspect potentiel » déclara Magnus.
Sur ce, nous décidâmes de partir pour l'hôpital sauf qu'une mauvaise surprise nous attendait sur le parking du lycée. Camille était là, appuyée nonchalamment contre le capot de la Camaro de Magnus, visiblement elle l'attendait. Je vis immédiatement mon ami se raidir et serrer les poings .
« Mag's, ça va aller ? » lui demanda Rag' qui avait lui aussi remarqué son changement attitude.
« Non… » articula-t-il en fixant Camille du regard.
« Ok...écoute-moi. Clary et moi resterons près de toi. Essaie autant que possible de faire comme si tout allait bien » lui recommandai-je.
Il acquiesça.
« On se retrouve à Raziel » nous informa Cat'. Sur ce elle s'en alla avec Rag'.
« On est avec toi Mag's » l'encouragea Izzy en l'embrassant sur la joue avant de partir à son tour pour l'hôpital en compagnie de Simon.
Camille nous regardait avancer vers elle, un grand sourire hypocrite pendu aux lèvres. L'imitant, Magnus l'embrassa sur la joue afin de la saluer.
« Hey, quelle surprise ! » s'exclama-t-il.
« Oui, je me suis dit qu'on pourrait passer un moment ensemble, vu que je n'arrive pas à t'avoir au téléphone » se plaignit-elle.
Quel culot... pensai-je outré.
« Je sais » fit Magnus « mais je te rappelle que mon meilleur ami a failli mourir et qu'il n'est pas encore sorti d'affaire » répliqua Magnus sèchement.
Eh merde, pensai-je de nouveau…pourvu que ça ne dégénère pas. Il devait impérativement garder son calme. Clary me jeta un regard anxieux.
« Je… oui, pardon mon cœur…je ne te reproche rien tu sais » répondit-elle d'un ton mielleux tout en lui prenant la main.
Je le vis serrer les dents.
« Jace » fit-elle en me regardant « je suis désolé pour ton frère, ça ne doit pas être une situation facile à vivre ».
Non mais je rêve ! Elle s'adressait à moi là, la salle garce ?
J'étais sur le point de lui sortir une réplique cinglante quand mon téléphone se mit à sonner.
Ouf! pensai-je. Et dire que je craignais que ce ne soit Mag's qui dérape le premier. La photo de ma mère s'afficha sur l'écran, je décrochai aussitôt.
— Maman ? Tout va bien ?
Magnus me regarda soudainement très inquiet. Je vis Clary le prendre dans ses bras pour le rassurer, obligeant Camille à lui lâcher la main au passage. Cette dernière lança un regard mauvais à Clary.
Sorcière, pensai-je.
Je me re-concentrai sur ma mère.
— Jace, mon cœur, ton frère est sorti du coma » m'annonça-t-elle la voix débordant d'émotion. Elle luttait afin de ne pas pleurer et exploser de joie en même temps. Le mélange était assez étrange, quand à moi j'en restai sans voix…
— Par tous les anges...on arrive Maman. Je suis avec Mag's et Clary, Izzy est déjà en chemin. À tout de suite .
Je raccrochai précipitamment.
« Euh…il faut qu'on y aille, c'est au sujet d'Alec » dis-je à Clary et Mag's.
Ne voulant pas en dire plus devant Camille, j'essayais de contenir ma joie le plus que possible. Magnus lui, ne demanda pas son reste.
« Désolé Cam' on doit y aller » dit-il précipitamment trop heureux d'avoir une excuse pour enfin s'éloigner d'elle. « Je t'appelle plus tard... ».
Et sur ce, nous montâmes en voiture en la laissant planter là. Magnus démarra en trombe.
« Alec s'est réveillé ! » m'écriai-je enfin dans l'habitacle, un sourire immense plaqué au visage .
Une explosion de joie se fit entendre, on allait de nouveau pouvoir respirer!
Fin du Chapitre 9.
