Bonjour tout le monde ! Voici le chapitre 17 !
Nagron : Oui, il n'est vraiment pas surprenant que Max ait conclu qu'ils sortaient déjà ensemble ! Pauvre Magnus, il est beaucoup plus sensible au froid qu'Alec ;). Encore merci pour tes reviews et pour ton soutien qui ne faiblissent pas !
Caladhiel91 : Un grand merci pour tes reviews ! Moi aussi j'adore le Magnus jaloux et possessif . Je te souhaite bon courage pour ton déménagement !
Shaniice : Je n'avais pas pensé à cette idée pour les messages effacés ! Dommage ! Merci pour tes reviews et pour ton soutien en tout cas, ça me fait toujours plaisir de lire tes avis sur les nouveaux chapitres ;)
Sylvie Oversteyns : Oui Alec est naïf, trop même lol. Le groupe est génial, ils sont tous heureux pour leurs amis et c'est formidable. Un grand merci pour ta review ! À bientôt !
Chapitre 17
PDV Magnus
Allongé sur le lit de Clary depuis maintenant une bonne demie-heure, je l'aidais à se préparer pour son premier rencard avec Jace. Elle était nerveuse et avait déjà changé de tenue cinq fois. Après la soirée d'Alec, Jace s'était enfin décidé à l'inviter et bien entendu ma sœur avait accepté. Toute la semaine elle avait attendu avec impatience ce vendredi soir.
« Biscuit, à ce rythme on sera encore là demain à faire des essayages et il faudra reporter ce rendez-vous » la taquinai-je en regardant amoureusement une photo d'Alec et moi prise lors de la soirée, que j'avais mis en fond d'écran de mon téléphone.
« Je sais ! Mais rien ne me va ce soir ! » s'agaça-t-elle.
N'importe quoi, pensai-je. Elle avait été sublime dans chacune des tenues essayées. Sentant son exaspération, je pris les choses en main afin de lui venir en aide.
« Tiens, et si tu mettais ce jean bleu, tes bottes marrons, le tee-shirt blanc à drapeau Tommy Hilfliger et ta veste en jean. Ah puis tu prends ce sac en bandoulière » lui dis-je en lui tendant ledit sac assorti à la couleur de ses bottes. Elle me fit un regard plein de reconnaissance puis fila de changer.
Quelques minutes plus tard, Clary était prête et enfin satisfaite de son look. Je tressai un côté de ses cheveux et laissai retomber en cascade sur ses épaules l'autre partie non tressée. Je sais...vous vous dites : Mais quoi? il sait tresser?! Eh bien oui! Je sais faire des tresses. À l'âge de 8 ans, j'avais demandé à ma mère de m'apprendre à en faire histoire de m'amuser dans les cheveux de Clary. Bon, je vous l'accorde, mes distractions étaient un peu particulières à cet âge…
« Alors ? Comment me trouves-tu? Tu penses que je vais plaire à Jace ? » me demanda-t-elle légèrement inquiète.
Je la serrai très fort dans mes bras pour la rassurer.
« Tu es magnifique petite sœur et je te rappelle que tu plais déjà à Jace, tu n'as rien à lui prouver, sois toi-même et tu verras que tout se passera bien ».
Elle resserra un peu plus notre étreinte.
« Merci grand-frère…comment vais-je faire sans toi quand tu partiras à la Fac ? Tu vas tellement me manquer! »
Je soupirai. Il est vrai que ça allait être difficile.
« Toi aussi Biscuit tu vas me manquer...atrocement. Mais on se verra le week-end et aux vacances puis tu pourras m'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, je serai toujours là pour toi. Je t'aime tant ».
« Je t'aime moi aussi » me répondit-elle la voix nouée.
Je la relâchai afin de pouvoir la regarder dans les yeux.
« Hey pas de larmes, ce soir c'est ton premier rendez-vous avec Jace, tu dois être heureuse »
« Je...je le suis » dit-elle en reniflant « Dit Mag's, je me demandais, vous avez fait quoi pour votre premier rendez-vous avec Alec ? »
Je fronçai les sourcils puis grimaçai légèrement…merde.
« On n'en a pas eu…avec tous les problèmes qu'on avait à gérer, je n'y avais même pas pensé » avouai-je penaud.
J'allais devoir y remédier, c'était le bon moment. Alec retirait son plâtre à la main demain ce qui lui permettrait de se déplacer plus aisément avec des béquilles, quant à Camille et le bébé, on devait attendre la douzième semaine de grossesse pour faire le test de paternité et elle en était qu'à quatre et demi, l'attente était atrocement longue. Mes parents avaient fait les démarches au tribunal et nous étions en attente d'une réponse, le Bac avait lieu dans un peu moins de trois mois et bientôt on passera tout notre temps libre le nez dans les révisions alors oui, c'était le moment ou jamais d'organiser un premier rendez-vous dans les règles de l'art.
À 18h précise, Jace sonna à notre porte. En grand gentleman, il salua ma mère qui s'en allait au travail et lui fit la promesse de ne pas ramener Clary trop tard. Il avait attaché ses cheveux en un petit chignon haut, j'avais remarqué qu'il faisait souvent ça dernièrement. Son dégradé sur les côtés et à l'arrière était plus accentué que d'habitude signe qu'il avait probablement été chez le coiffeur se faire beau pour Clary…cette pensée me fit sourire.
Je continuai minutieusement mon inspection de sa personne. Il portait un jean et un tee-shirt noir à manches longues, des boots et un trench marrons. Look moderne et branché. Jace avait incontestablement du style, c'était un truc qu'on avait en commun. On adorait accompagner Izzy et Clary au centre commerciale faire leur shopping car on en profitait toujours nous aussi pour nous acheter une tonne de fringues.
« Tu fais quoi ce soir mon pote ?» me questionna-t-il en attendant que Clary ne se décide à descendre.
Que faisait-elle d'ailleurs? Elle était pourtant prête quand j'avais quitté sa chambre il y a quelques minutes.
« À ton avis » lui répondis-je en lui faisant un sourire éclatant.
Il soupira.
« Mon frère et toi êtes collés l'un à l'autre ! C'était déjà le cas avant mais là c'est innommable ! Je ne comprends même pas comment vous faites, normalement les couples ont besoin de mettre un peu distance entre eux de temps à autre ».
Jace disait ça sans jugement, il exprimait simplement ses pensées et au fond il avait raison. Quand je sortais avec Camille, ça ne me dérangeait pas de ne pas pouvoir être tout le temps avec elle, bien au contraire je trouvais ça excitant car du coup j'attendais toujours avec impatience nos retrouvailles…enfin ça c'était avant car aujourd'hui, moins je la croisais mieux je me portais bref ! Avec Alec, c'était complètement différent. Être avec lui était comme un besoin vital, vous savez...manger, boire, dormir. J'avais besoin d'être avec lui autant qu'il avait besoin d'être avec moi et ce, aussi souvent que possible.
Un soir, nous avons fait des recherches sur le net suite à une remarque que lui avait faite Jia Penallow, au cours d'une de leur séance. Depuis quelques temps, sa psy s'intéressait beaucoup plus à sa vie amoureuse qu'à son traumatisme . Elle lui avait dit que visiblement on souffrait de dépendance affective tous les deux. Bien sûr, on était quand même conscient d'être totalement accro l'un à l'autre et que ce n'était probablement pas très sain pour notre santé psychologique mais autant vous dire que ça ne nous avait pas perturbé plus que ça. On en était même arrivé à la conclusion qu'il valait mieux que l'on soit dépendant l'un de l'autre plutôt qu'à la drogue ou autres substances…oui bon...moyen comme argument.
« Tu as raison Jace, mais on ne ressent pas le besoin de s'éloigner pour le moment…et tu veux que je te dise le plus dingue dans tout ça ! C'est qu'on n'a même pas encore couché ensemble ! Imagine ce que se sera quand … »
« Maaaaaag's !» s'écria-t-il soudainement en se couvrant les oreilles des mains « Trop d'informations ! Attention je répète : TROP D'INFORMATIONS! »
« Pourquoi joues-tu les prudes ? On a l'habitude de discuter de ce genre de chose » lui dis-je en haussant les épaules.
« Oui, mais là il s'agit de MON frère ! Je n'ai pas envie d'avoir les détails de sa vie sexuelle, surtout que j'ai déjà eu un nombre incalculable de détails sur LA tienne et que je n'imagine que trop bien tout ce que tu peux lui faire ! Tu aimerais que je te donne des détails sur la vie sexuelle de ta sœur peut-être ? ».
À ces mots mon enthousiasme redescendît en flèche.
Ok... je l'avais mérité.
« Non ça ne le plairait pas en effet puis de toutes les façons, tu ne le feras pas pour la simple et bonne raison qu'il est hors de question qu'elle en ait une avant au moins ses 21 ans ! » l'avertis-je très sérieusement, même si au fond je savais qu'ils sauteraient surement le pas avant.
« Wow, ça va de soit ! On est très loin d'en arriver là !» s'offusqua-t-il avec un air faussement outré.
Au même moment mon père arriva à la maison en mode paniqué comme jamais. Je me demandais ce qui lui arrivait.
« Super, tu es là fiston ! » commença-t-il avant de réaliser que je n'étais pas seul. « Oh...excuse-moi Jace. Bonsoir, comment vas-tu ? » lui demanda-t-il avant d'enchainer sans même attendre sa réponse « tu as intérêt de prendre bien soin de ma fille ce soir ! Tu as bien entendu ? » l'avertit-il, sans ménagement.
« Oui, absolument Mr Bane, comme à la prunelle de mes yeux » répondit-il solennellement.
J'étouffai un fou rire.
Clary arriva enfin. Elle semblait toujours un peu nerveuse mais le sourire resplendissant qu'elle adressa à Jace en le rejoingnant et le regard plein de tendresse qu'il lui adressa en retour en la voyant me réchauffa le cœur.
Oui, tout ira bien, pensai-je rassuré. Ils nous saluèrent puis partirent à leur rendez-vous.
« Magnus, pitié, dis-moi que tu n'as rien de prévu ce soir, j'ai deux gars en moins et j'aurai besoin que tu aides Sébastien à tenir le bar au Pandémonium » enchaîna mon père précipitamment.
Je grimaçai devant sa demande.
Merde… ce n'etait pas ainsi que j'avais prévu de passer mon vendredi soir…avec Sébastien en plus.
« Papa, tu ne peux pas appeler quelqu'un d'autre ? J'avais prévu de voir Alec… » tentai-je d'esquiver.
« J'ai essayé de joindre trois extras mais ils sont tous pris ! Tu es mon dernier espoir ! Tu pourrais demander à Ragnor ou Simon de venir également, on est vendredi soir, le club sera plein à craquer d'ici deux heures ! »
Je soupirai longuement. Je n'avais aucune envie de passer ma soirée à préparer des cocktails.
« J'ai bien compris que c'était une urgence Papa mais tu me prends de court… Alec m'attend, on avait déjà programmé des trucs … ».
Bon ce n'était pas totalement vrai, on avait rien de spécialement prévu mais j'avais bien cinq ou dix idées en tête pour tuer le temps avec mon mec...
« Fiston, je sais que tu as envie d'être avec ton petit-ami mais Alec comprendra j'en suis sûr puis ça ne vous fera pas de mal d'être séparé une nuit. Vous passé tout votre temps ensemble ! ».
Je soupirai de nouveau.
Mais qu'avaient-ils tous à se soucier du temps qu'on passait ensemble ?
Alec et moi avions annoncé à nos parents notre relation il y avait tout juste 4 jours. La nouvelle était très bien passée par contre la partie sur la grossesse de Camille avait été difficile. Maryse et Robert s'inquiétaient qu'Alec ait à assumer pour son jeune âge une relation homosexuelle doublé de la responsabilité d'un bébé qui n'était pas le sien. Fatalement, il était évident que si j'étais bien le père, Alec serait impliqué. Il était mon petit-ami et j'avais bien l'intention de faire de lui plus que ça quand le moment sera venu. Enfin tout ceci pour dire qu'il sera lui aussi impliqué dans la vie du bébé. Je n'osais même pas imaginer la réaction de Camille quand elle apprendra que lui et moi sortons officiellement ensemble. J'avais prévu de l'en informer mais surement pas maintenant. Il était hors de question qu'elle s'en prenne encore à Alec et je savais que cette nouvelle lui ferait péter les plombs. Je devais le protéger quoiqu'il m'en coûte.
Mon père me regardait toujours totalement désespéré. Après tout ce qu'il faisait pour moi au quotidien, je ne pouvais pas être égoïste et refuser de l'aider. Je n'étais pas ce genre de fils.
« D'accord, je viens. Je vais appeler Ragnor » cédai-je.
« Merci Fiston, tu me sauves la vie. On se retrouve là-bas ! » me dit-il en me serrant dans ses bras.
« De rien Papa, à tout à l'heure » lui répondis-je avec un petit sourire.
Je me pressai de monter dans ma chambre me changer tout envoyant un SMS à Ragnor afin de savoir s'il pouvait me donner un coup de main ce soir. J'espérais que oui car Jace était de sortie et Simon avait un dîner de famille.
Il me répondit dans la minute.
De Rag' : Salut mon pote ! Ben dit donc, ton père doit être sacrément en galère pour nous appeler à l'aide vu ce qu'il s'est passé la dernière fois ! C'est ok pour moi en tout cas, on se retrouve là-bas !
Je souris en lisant son message. La dernière fois qu'on avait dépanné mon père au bar remontait bien à un an. Je me souviens qu' il y avait eu un sacré bordel car un groupe d'amis composé de filles et de gars avait passé la soirée à nous draguer, Rag', Jace et moi, cherchant toutes sortes de prétextes pour rester au comptoir, commandant des verres qu'ils n'avaient clairement pas l'intention de boire. Ils avaient provoqué une file d'attente de folie et ce, en dépit de tous nos efforts pour les éconduire. Bien entendu, les autres clients avaient commencé à s'agacer, la situation avait failli dégénérer.
De Magnus : Ouais c'est clair ! Quel souvenir ! De vraies sangsues ! Merci infiniment mon pote, on se retrouve au Club.
Je posai mon téléphone puis partis dans ma salle de bain.
Alec n'allait pas être super ravi que je l'abandonne ce soir, pensai-je en sortant de la cabine de douche quelques minutes plus tard.
Debout devant mon miroir, une serviette autour des reins, je m'appliquai une dose plus généreuse que d'habitude de gel dans les cheveux afin qu'ils tiennent toute la nuit et laissai retomber ma mèche rouge. Je noircis le contour de mes yeux au khôl et partis à la recherche d'une tenue dans mon dressing qui mériterait bien un peu de rangement constatai-je en y rentrant. J'optai pour un jean noir skinny déchiré aux genoux, mon pull blanc à colle v de la marque Calvin Klein qui épousait parfaitement la forme de mon corps et enfilai mes Vans blanches. J'attrapai ma veste noire en cuir, des gants et une écharpe noire. Mon rhume n'avait pas empiré mais je n'étais pas encore totalement rétabli alors autant ne pas tenter le diable. Un dernier coup d'œil dans mon miroir, un peu de parfum, j'attrapai mes clés de voiture et partis chez mon petit-ami.
Dix minutes plus tard, je sonnai à la porte des Lightwood. Je fus surpris d'être accueilli directement par Alec dans son fauteuil roulant.
« Hey bonsoir Mon Ange, je ne m'attendais pas à ce que ce soit qui ouvre » lui dis-je en posant un chaste baiser sur ses lèvres.
« C'est parce que je suis plus ou moins seul. Ma mère s'est enfermée dans son bureau avec une tonne de copies à corriger, mon père et Max ne sont pas encore rentrés du club de tennis et Izzy a accompagné Simon à son dîner familiale » m'expliqua-t-il tout en me détaillant de la tête aux pieds. « Tu sais quoi Bébé » fit-il en continuant à me déshabiller du regard « ...je te trouve vraiment trop sexy ».
Il se mordilla la lèvre inférieure, les yeux étincelants d'envie. Ma bouche voyagea de nouveau vers la sienne et en prit possession avec autorité. Le souvenir de son regard enflammé me hantait, son excitation nourrissait totalement la mienne. Je l'embrassai langoureusement. Posant les genoux au sol, je passai une main impatiente sous son pull afin de sentir sa peau sous mes doigts tandis que l'autre attrapait sa nuque pour approfondir notre baiser. Je commençai par parcourir son flanc de caresses en remontant progressivement vers son torse, jusqu'à ses tétons que je titillai au passage avant de redescendre vers son ventre jusqu'à la lisière de son pantalon de survêt, lentement je passai mes doigts à l'intérieure et allai caresser son érection naissante. Je l'entendis gémir contre mes lèvres. Ce son me faisait complètement perdre la tête. Des palpitations commencèrent à se faire ressentir au niveau de mon sexe…mon désir pour lui augmentait de seconde en seconde, la tension était à son comble.
« Mon Amour, c'est une véritable torture...j'ai tellement envie de toi » lui avouai-je entre deux baisers.
« Moi aussi j'en ai envie...terriblement envie » me répondit-il en replongeant sur mes lèvres.
Il avait une telle confiance en moi que j'étais certain qu'il me laisserait lui faire l'amour, là, dans le hall d'entrée de sa maison si je le voulais. Hein? Il fallait absolument que je m'arrête ! J'étais vraiment en train de faire et de penser n'importe quoi !
Alexander était de plus en plus excité entre mes doigts. Une dualité se jouait en moi, le laisser au moins atteindre l'orgasme ou m'arrêter là…et puis merde ! J'en avais trop envie !
Je rompis brusquement notre baiser et libérai son sexe de son pantalon de survêt', la seconde d'après je le prenais en bouche, je léchais, l'aspirais, ma langue tournait autour de son gland avant de le reprendre plus profondément. La main d'Alec était partout dans mes cheveux. Il bascula franchement des hanches vers l'avant et me fit accélérer mes mouvements sur son sexe érigé. J'avais remarqué qu'il avait gagné en assurance depuis la première fellation que je lui avais offerte et ça me plaisait énormément. Dans toute mon euphorie, j'avais quand même conscience que c'etait vraiment mal de faire ça maintenant sachant que sa mère était à coté et que son père et son frère pouvaient renter d'une minute à l'autre sauf que c'était trop bon et trop excitant de lui donner du plaisir. J'aimais sentir son excitation dans ma bouche, sentir ses doigts me tirer les cheveux, entendre ses gémissements...j'étais accroc à chacune de ses réactions que je trouvais divines et parfaites.
Alec était proche de la jouissance, sa respiration se faisait haletante, sa main fourrageait toujours furieusement dans mes cheveux m'incitant à aller plus vite et plus fort. Il était totalement inexpérimenté et pourtant tout chez lui agissait sur moi comme un aphrodisiaque. Au prix d'une dernière succion, il se tendit, son corps fut secoué par de puissants spasmes, il se libéra dans ma bouche en se retenant de crier sa jouissance.
« Waouh...c'était...on est dingue ! » conclût-il, les joues rouges et la bouche légèrement entre-ouverte afin de retrouver son souffle.
Le rendant de nouveau présentable, j'embrassai sa tempe puis me relevai afin de m'appuyer contre la porte d'entrée. J'étais moi aussi hors d'haleine. J'avais besoin de me calmer et surtout de remettre de l'ordre dans mes idées confuses...habituellement j'étais plus mesuré et responsable que ça.
« J'ai l'impression que ça va être de plus en plus difficile d'attendre… » chuchota-t-il pensif.
Je soupirai puis me passai les mains dans les cheveux . Ils étaient complètement décoiffés désormais.
« Je suis désolé Mon Amour, j'ai un peu perdu le contrôle c'est vrai mais je veux qu'on se tienne à ce qu'on a décidé. Une première fois est unique et je veux que la tienne se fasse dans les meilleures conditions possibles » lui rappelai-je en retrouvant le sens des réalités.
« Oui je sais Bébé et je te remercie de t'en soucier autant » me répondit-il en me faisant un magnifique sourire. « Je meurs de soif, je te propose un truc à boire ? » enchaîna-t-il.
Boire...boissons...le bar...oh merde !
« Mon père putain ! » m'exclamai-je en redescendant brusquement sur terre. « Mon Ange, je ne peux pas rester, mon père a du personnel en moins ce soir, il m'a demandé de venir au Pandémonium pour l'aider au bar et j'avais déjà presque oublié ! C'est ce dont j'étais venu t'informer avant que les choses ne dérapent... » lui expliquai-je précipitamment.
Il soupira longuement puis se passa une main frustrée dans ses cheveux désordonnés.
« J'imagine que tu n'as pas le choix » fit-il en soupirant de nouveau.
« Non en effet. J'ai bien essayé de négocier mais il était vraiment en galère, on est vendredi soir et il n'a que Seb' comme barman alors… ».
Alec se tendit en m'entendant prononcer le prénom de Sébastien.
« Seb hein...super…tu vas passer toute la soirée avec ton ex ! » s'agaça-t-il, aussitôt.
« Quoi ? Tu sais bien que Sébastien n'est pas mon ex enfin !» m'exclamai-je, légèrement vexé.
« Tu as tout de même couché avec lui je te signale !» me reprocha-t-il, de plus en plus énervé.
Je pris une profonde inspiration afin de ne pas moi aussi me laisser emporter. Je n'avais pas envie qu'on se dispute, d'une part pour une histoire sans intérêt et de l'autre, après le moment qu'on venait de partager.
« Mon Amour...tu connais toute ma vie, cette partie là ne fait pas exception. Tu sais qu'il n'était qu'une aventure sans importance comme tant d'autres à cette époque. Je ne suis pas particulièrement fier de mon passé mais j'en ai pas honte pour autant, ça fait partie de ce que je suis et ça aussi tu le sais, on en a déjà discuté ».
Il ferma les yeux un instant. Je m'accroupis à son niveau et lui pris la main.
« Qu'est-ce qui t'inquiète réellement ? Parle-moi »
Il me lança un regard en demi teinte.
« Je pense que j'aurais préféré que mon petit-ami n'ait pas couché avec la moitié du lycée plus la moitié de la ville » dit-il platement.
Aïe! Ça faisait mal ça et en plus c'était totalement faux !
« Tu exagères Alec ! Je n'ai pas couché avec la moitié du lycée et encore moins de la ville ! » m'exclamai-je, outré.
Il me fusilla du regard.
« J'étais là je te rappelle ! Jace et toi en faisiez presque un concours ! »
Je secouai la tête, dépité. Cette fois, je commençais vraiment à être agacé par son attitude.
« Écoute Alec. Tout ça c'est du passé et depuis un moment déjà. Je pensais que tu ne devais plus douter de moi ? » l'accusai-je.
Il baissa les yeux sur ses mains en soupirant.
« Je m'excuse. Je ne doute pas de toi je te le promets…c'est juste que...je ne sais pas, ça m'énerve ! J'aurai voulu rester avec toi ce soir, j'aurai voulu t'accompagner mais… »
Il regarda sa jambe cassée tristement avant de continuer...
«... puis ça ne me plait pas ! Ce Sébastien ne rate jamais une occasion de te draguer ! Je pense que j'ai déjà eu largement ma dose avec Camille, je n'ai pas besoin que ce type se fasse des idées et pense que tu es de nouveau libre parce que tu ne sors plus avec elle ! »
Tout à coup amusé, je regardais mon petit-ami me piquer une crise avec un petit sourire narquois pendu aux lèvres.
« Je peux savoir ce qui t'amuse ? » fit-il, d'un ton irrité.
« Toi Mon Ange… » lui dis-je en l'embrassant à la commissure des lèvres. « Tu es possessif et jaloux » lui chuchotai-je.
« Tout comme toi… » rétorqua-t-il en essayant de me voler un baiser.
« Oui, c'est vrai » admis-je avant de poursuivre. « Écoute Mon Amour, je sais que mon passé relationnel est beaucoup plus lourd à gérer que le tiens et je ne parle même pas des conséquences que ce passé aura sur notre futur… »
Je vis un éclat de tristesse traverser son regard.
« Tu es vraiment formidable et courageux d'accepter tout ça par amour pour moi, de m'accepter moi avec toutes mes casseroles. J'ai conscience de la chance que j'ai de t'avoir à mes côtés. Alec, tu donnes un vrai sens à ma vie et je te serai éternellement reconnaissant de m'être autant dévoué... de continuer à me soutenir malgré tout ».
Je marquai une pause et entrelaçai nos doigts. Je me mis à contempler sa peau laiteuse au contact de ma peau mâte...le mélange parfait.
« Bébé, ton amour inconditionnel me transporte à chaque instant. J'ai peut-être mis du temps à m'en rendre compte mais aujourd'hui je sais que suis éperdument amoureux de toi. Je sais que mon cœur, mon âme, mon être et chacune de mes pensées, chacun de mes désirs t'appartiennent. Jamais je ne ferai quoique ce soit qui me risquerait de te perdre...tu entends, jamais tes craintes ne se réaliseront ».
Alec était maintenant ému. Ses yeux brillaient d'amour et de larmes retenues. Il se jeta sur mes lèvres. Il n'avait pas besoin de me faire de long discours, les déclarations me ressemblaient plus...d'ailleurs, j'avais bien plus de chose à me faire pardonner que lui mais dans ses gestes, dans ses caresses et dans ses regards je pouvais voir et ressentir l'étendue de son amour pour moi et il était totalement infini.
« Moi aussi je suis fou de toi Bébé. Aujourd'hui comme hier mon amour pour toi est inconditionnel et indéfectible. Je t'aime de tout mon être » me dit-il son regard suspendu au mien.
On recommença à s'embrasser avec amour, tendresse et très vite avec passion. Mon excitation remonta en flèche et des pensées pas très catholique commencèrent à m'envahir l'esprit de nouveau. Je m'apprêtais à déposer des baisers mouillés au creux de son cou quand un raclement de gorge derrière nous se fit entendre. Maryse, un sourire mi amusé, mi gêné nous observait.
« Les garçons, le hall d'entrée n'est pas vraiment approprié pour ce genre de chose » nous fit- elle simplement remarquer.
On la regarda confus et surpris à la fois. Réalisant le sous-entendus de sa phrase, elle se reprit rapidement.
« Je ne suis pas en entrain de vous suggérer de continuer ailleurs ! » se défendit-elle devant nos têtes éberluées.
Alec se racla la gorge.
« Euh oui...toues nos excuses Maman, on s'est un peu oublié ».
Un peu oublié ? C'était peu dire en repensant à l'orgasme que je lui avais donné quelques minutes plus tôt ici même…on avait vraiment dépasser les limites.
« Oui Maryse, toutes nos excuses, ça ne se reproduira plus » m'excusai-je à mon tour sincèrement.
Elle me fit un sourire rassurant puis son expression changea subitement. Elle se mit à nous deviseager Alec et moi l'un après l'autre.
« Dites-moi vous deux, j'espère que vous vous protégez ! » nous apostropha-t-elle.
Alec manqua de tomber de sa chaise en entendant sa mère présumer qu'on couchait déjà ensemble. Je pris rapidement la parole afin de lui éviter plus d'embarras.
« En fait, on en est pas encore là Maryse mais oui, bien entendu, on sera prudent le moment venu »
« Très bien » opina-t-elle en souriant « Tu te joins à nous pour le dîner ? » me proposa-t-elle en suite comme si on ne venait pas d'aborder la sexualité de son fils et la mienne.
Sacré Maryse ! De toute évidence, ce n'était pas d'elle qu'Alec tenait sa timidité.
« Je ne peux pas, mon père m'attendant au Pandémonium, je dois aider au bar ce soir et je suis déjà très en retard mais je te remercie de l'invitation ».
« Entendu, ce sera pour une prochaine fois dans ce cas » me dit-elle avec compréhension. « Je vais aller préparer le dîner avant que ton père et ton frère ne rentrent, je suis dans la cuisine si tu as besoin de moi » informa-t-elle son fils.
Elle l'embrassa rapidement sur le front puis me caressa maternellement la joue.
« À très bientôt Magnus » me dit-elle en s'en allant.
De nouveau seul, je me penchai vers mon petit-ami et posai un bref baiser sur ses lèvres.
« Au revoir Mon Ange. Je te souhaite une bonne soirée » lui dis-je tendrement.
Ses yeux tristes et peinés me firent mal au cœur mais je n'avais pas le choix, je devais tenir mes engagements.
« Au revoir » me répondit-il d'une petite voix.
Du bout des doigts, je dessinai le contour de ses magnifiques lèvres. Je n'étais pas parti qu'il me manquait déjà horriblement.
« Je t'aime » ajouta-t-il en me regardant avec intensité comme s'il avait peur que je l'oublie.
« Je t'aime aussi Mon Ange ».
Je lui caressai la joue et l'embrassai une dernière fois. C'était une véritable torture de le quitter...j'étais vraiment complètement atteint.
Inspirant un grand coup, je tournai les talons et regagnai ma voiture tout en pestant contre les employés de mon père qui m'obligeaient à passer toute une nuit loin de mon Alexander.
Fin du Chapitre 17 !
