—Oui, bien entendu, je me doute que vous ne devez pas comprendre grand-chose. Lors de la mort de vos parents, Dumbledore vous a récupéré comme vous le savez et conduit chez votre tante. Il est ensuite venu ici et a dit à votre conseiller de l'époque que sur le testament de vos parents, votre mère avait demandé cela ainsi qu'un accès complet aux voutes Potter. Votre conseiller était dans l'obligation de vérifier ses propos, grand sorcier ou pas, chez nous tout doit être vérifié ! Mais il ne l'a pas fait, j'ai découvert ceci cet été lors de votre majorité quand votre ancien conseiller s'était absenté et que j'ai dû m'occuper de son client : Albus Dumbledore. Il a essayé de m'embobiner pour avoir encore la main mise sur vos comptes, sauf que je suis allez voir si l'ouverture des testaments avait bien été effectué, et c'est là que j'ai tout découvert. J'ai également appris qu'il avait bridé votre magie, et ceci bien qu'étant la loi, peut-être contourné si dans le testament de votre mère il est bien stipulé qu'il n'est pas votre tuteur. Je vous propose donc qu'on fasse l'ouverture de testament maintenant si vous vous sentez prêt.

Harry était complètement hébété, il savait qu'il était manipulé par Dumbledore, mais il ne pensait pas à ce point ! Avant de faire l'ouverture du testament enfin des testaments puisqu'il y avait aussi celui de son père, Harry avait quelques questions.

—Avant de procéder à l'ouverture, j'aurai quelques questions.

—Bien sûr, dites-moi.

—Combien Dumbledore a volé à mes parents ?

Le gobelin se sentit fébrile, ce n'était pas le moment de perdre un aussi gros client, il allait falloir la jouer fine s'il ne voulait pas que ce jeune Lord s'énerve, même s'il y avait de quoi !

—Et bien, nous sommes encore en train de faire les calculs, mais je peux déjà vous dire que c'est une somme assez importante, mais rassurez-vous ! Vous êtes toujours le plus jeune Lord ayant la plus grande fortune du monde sorcier, finnisa précipitamment le gobelin.

—Le plus jeune... Attendez, vous voulez dire que je suis riche ?

—Hum, eh bien oui, vos parents avez tout d'eux une grosse fortune, et il ne faut pas oublier également le testament de votre parrain qui était le dernier Lord Black, il vous a certainement légué un peu d'argent et son titre.

—D'accord, répondit dans un souffle Harry tout en se calant un peu plus dans son fauteuil. Cela faisait beaucoup a avalé en peu de temps. Merci, vous avez répondu à mes questions, je suis prêt à ouvrir le testament. Dit Harry en respirant un bon coup.

Le gobelin fit venir à lui à l'aide d'un sort informulé trois petits coffres. Deux étaient très semblable : fait d'or et de bois, quelques dessins de lierres les décoraient. Seule différence : la lettre gravée au centre de la boîte : un "L" pour la mère d'Harry et un "J" pour son père. Le troisième coffre, lui était beaucoup plus obscure, il n'était fait que de bois noir et d'argent et comportait l'initiale "S", le coffre de son parrain.

—Par lequel voulez-vous commencer ?

—Celui de ma mère, souffla Harry.

—Bien, approchez et mettez votre main juste au-dessus, je vais vous faire une légère entaille pour que votre sang tombe sur l'initiale.

Harry acquiesça et tendit sa main comme lui avait demandé le gobelin, il écarta les doigts prudemment, la paume face à la lame. Quand l'entaille fut faite, il retourna sa main et ferma le poing pour faire couler un peu de sang sur le "L". Le coffre s'illumina d'une forte lumière blanche mais resta fermé.

—Est-ce normal, Lord Gogribe ?

—Non Mr Potter, me permettez-vous d'analyser le coffre ?

—Faites !

Le gobelin rapprocha le coffre de lui et sembla lancer plusieurs sorts sur celui-ci. Il fronça les sourcils et leva la tête vers Harry.

—Alors voilà, le coffre refuse de s'ouvrir car il semblerait qu'il manque le sang d'une autre personne, j'ai réussi à extraire l'essence de la personne, pensez-vous que vous arriverez à identifier qui c'est ?

—Je n'ai jamais essayé, comment je suis censé le faire ?

—Cela ne marche que si vous avez déjà côtoyer le sorcier en question, vous placez vos mains au-dessus de la boite et moi je fais en sorte de vous faire sentir la magie, vous n'aurez qu'à la laisser entrer en vous, il est possible que votre magie refuse de se mélanger avec l'autre, mais il faudra la persuader. Par contre, il vient de me confirmer qu'Albus Dumbledore n'est en rien votre tuteur magique, tout comme votre tante n'est pas votre tutrice moldue.

—Donc vous pouvez délivrer ma magie ? Demanda Harry.

—Oui, tout à fait, mais commençons par le coffre si vous le voulez bien.

Harry acquiesça et plaça ses mains comme lui avait demandé Lord Gogribe, et il laissa le gobelin user de sa magie. Harry sentit immédiatement la sorte d'aura de la magie, il la laissa s'infiltrer en lui et, contrairement à ce qu'avait dit le gobelin, sa magie accepta l'autre, elles fusionnèrent même ensemble. Et Harry arriva à identifier la source, il ne fut pas plus surpris que cela de reconnaître l'essence de Severus Snape, il savait que lui et sa mère était assez proche plus jeune. C'était plus le fait que sa magie accepte aussi facilement la sienne qui lui paraissait étrange.

—Le sorcier se nomme Severus Snape.

—J'envoie une lettre sur le champ, dit le gobelin en l'écrivant et en se dirigeant après vers sa chouette pour lui remettre la lettre.

—En attendant que Mr Snape nous réponde, voulez-vous que je délivre votre magie de l'emprise de Dumbledore ? Par contre, il sera au courant que le contrat

—Oui, bien entendu !

—Votre délivrance va se passer en deux étapes ! La première, je vais annuler le contrat qui vous lie à Dumbledore, de ce fait, il ne me restera plus qu'à faire sauter les sortes de cadenas qui brident votre magie.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le gobelin fit venir à lui un parchemin magique et le détruisit, Harry ressentit une vibration dans son crâne et une sorte de soulagement psychique.

—Bien vous devez avoir sentis déjà quelques changements, maintenant je vais rentrer dans votre tête et briser les entraves.

Le gobelin descendit de sa chaise et s'approcha d'Harry, il rentra très facilement dans sa tête et brisa un à un les cinq barrières, le gobelin sentit la magie du jeune Lord à chaque barrière détruite et il sut qu'il ferait un sorcier très puissant autant au niveau de sa magie, qu'au niveau politique, surtout s'il se faisait aider par un Lord plus habitué au pouvoir.

—J'ai terminé Mr Potter, comment vous sentez-vous ?

—Puissant, murmura Harry encore sous le choc de l'onde de puissance qu'il avait ressenti quand toutes les barrières s'étaient rompues

Il regarda ses mains et vu que de la magie s'en échappait, il se concentra alors pour qu'elle reste dans son corps, au bout de quelques minutes il réussit, mais aussitôt qu'il détourna les yeux de ses mains, la magie le nargua en ressortant. Il fallut encore deux essaies avant qu'Harry arrive à la conserver en lui. Pendant qu'Harry faisait cet exercice, la chouette de Lord Gogribe était revenu avec la réponse de Snape. Gogribe la lut rapidement et attendit patiemment que son client finisse.

—Mr Potter, Mr Snape accepte de venir me rencontrer demain, il vient de m'apprendre qu'il avait déjà rendez-vous avec un collègue à moi, je m'occuperais donc de son dossier, puis je vous enverrai une lettre avec un autre portoloin et nous nous occuperons des testaments. A moins que vous ayez envie de faire celui de votre père et de votre parrain maintenant ?

—Non, je suis assez fatigué, je préfère que l'on en s'occupe demain. Je vous remercie de votre attention et vous dis à demain, finit Harry en se levant de sa chaise et en transplanant jusqu'à son château.

Il vacilla légèrement mais se reprit bien vite.

—Vous avez entendu ça ? Demanda-t-il au carnet

—Oui petit, dit la voix du château, je suis heureux que tu ais accès à ton plein potentiel, tu en aura besoin pour combattre le vieux fou.

—Voldemort ? C'est sûr qu'avec mes nouveaux pouvoirs j'aurai plus de chance de le battre.

—Je ne parlais pas de lui jeune Harry, qui te dit que tu auras besoin de le combattre ?

—Quoi ?! Que veux-tu dire ?!

—Tu comprendras plus tard, je ne peux pas tout te dire, Harry.

—Je veux une réponse ! Ma' ? Magiacea ! Bon sang qu'il peut être agaçant, murmura pour lui Harry après avoir compris que le carnet ne lui dirait plus rien. Autant allez dormir un peu, finit-il en se dirigeant vers sa chambre où il s'endormit quelques minutes après s'y être posé, et ne se réveilla que le lendemain matin.