Salut à tous ! Eh ouais, c'est déjà moi, avec déjà un nouveau chapitre ! J'ai pas mis un an à le poster, celui-là et je suis assez fier de moi ! C'est pour me faire pardonner de mes longues absences totalement abusée. J'espère qu'il vous plaira et que j'aurai pas droit à une horde de fans enragés à ma porte (à dire vrai, je les attendais à l'annonce de la mort de Hyoga, les fans aux fourches et flambeaux xD).

Mais soit, passons aux commentaires :

Darkacuario : Hey, you ! You're right... and wrong. Never told Ikki was dead. We're speaking about THE undying Ikki. He's going to appear, be patient ;)

CptJackHarkness : Hey, ça fait plaisir d'avoir encore un nouveau lecteur (une nouvelle lectrice ?) à ce stade de la fanfiction. Je suis heureux de voir que le côté sombre ne dérange pas et que j'arrive à entretenir le mystère. En tous les cas, je te souhaite une bonne lecture ! ^^

Encore merci pour vos commentaires ! Je constate que, de manière générale, Belle vous plait beaucoup. Ça fait plaisir ^^ Mais, bref, je vous laisse avec la version de l'histoire de Shun !


Chapitre 8
Douloureux Souvenirs

Belle tira encore Shun à travers une demi-douzaine de couloirs, avant d'enfin atteindre celui où plusieurs portes se suivaient, portant chacune un numéro. C'est seulement à ce moment-là qu'elle sembla décider qu'ils étaient assez loin du bureau de Shiryu pour lâcher son ami afin de chercher la chambre qui leur était attribuée. Plongé dans ses pensées, le jeune homme ne faisait plus un pas, les yeux rivés sur la pointe de ses bottes renforcées. Repensant à la violente altercations du bureau, il releva le regard sur la jeune fille aux longs cheveux bleus, bouleversé.

"Shun, tu viens, lui demanda-t-elle soudain, le réveillant quelques peu de sa torpeur ?"

Se décidant enfin à bouger, il la rejoint, les yeux rivés sur son visage qui lui souriait alors qu'il savait, au fond de lui, qu'elle était toujours très en colère contre Shiryu, pour les choses odieuses qu'il lui avait dite. Sa main était douce quand elle prit la sienne pour le guider dans la chambre, alors que cette même main avait été si brutale, quand elle avait saisit la veste du dragon, avant de lui mettre un couteau sous la gorge. Shun sentit son coeur se gonfler de bonheur en réalisant qu'il était le seul à qui cette tendresse était destinée. Il suivit Belle dans leur chambre pour la nuit, d'abord en silence, fermant la porte derrière eux, puis il la regarda enlever sa veste pour la jeter négligemment sur le lit. Il s'approcha.

"Belle..."

La jeune fille se tourna vers lui, avec toujours ce sourire auquel lui seul avait droit. Il ne réfléchit alors plus un instant et la prit dans ses bras, la serrant doucement contre lui, comme le soir, quand il s'endormait, ou le matin, à son réveil, si bien que Belle lui demanda s'il était fatigué. Shun secoua la tête pour toute réponse et lui murmura.

"Merci... Merci pour tout..."

Il se pencha sur elle et, timidement, déposa ses lèvres sur sa joue, avant de la relâcher. Belle le regardait, le rouge aux pommettes, les yeux rivés sur le jeune homme. Shun s'était déjà montré tendre et sensible, quand ils étaient seuls. Il l'avait déjà prise dans ses bras , l'avait déjà serrée fort contre son coeur palpitant faiblement, elle l'avait même senti plusieurs fois enfouir son visage dans ses cheveux... Mais un baiser, jamais... Dans son pays d'origine, la Belgique, embrasser sur la joue était un geste plutôt commun. Mais, au Japon, elle savait qu'embrasser quelqu'un, même sur la joue, signifiait énormément. Elle s'y était habituée.

"Shun, tu...
- Je te suis reconnaissant... Rien ne t'oblige à rester à mes côtés. Surtout en sachant ce qui est arrivé... et... ce que je suis... Alors... Merci pour tout..."

Ces derniers mots, prononcés dans un français incertain, avec son accent tout doux, firent chavirer le coeur de Belle, qui se demanda subitement ce qui lui prenait. Elle détourna les yeux, un peu gênée. Elle ne vit pas Shun s'écarter d'un pas. Lui avait-il fait peur ? Était-il allé trop vite ? Se détournant d'elle à son tour, il baissa les yeux, regrettant son geste.
Soudain, comme pour le sortir de ses tristes pensées, quelqu'un frappa à la porte, attirant son attention. Une sourde angoisse grimpa en lui, alors qu'il se mit à craindre que Shiryu ait fait appeler la garde pour le comportement de Belle.

"Shun... C'est Seiya... Je peux entrer ?"

L'interpellé détourna les yeux et alla s'asseoir sur le lit en silence. Non, il ne voulait pas. Il ne voulait pas voir un autre regard accusateur, plein de reproches et de craintes. Cependant, Belle ne semblait pas de cet avis, car elle alla ouvrir la porte sans lui demander son avis. Seiya se tenait là, dans son fauteuil rouillé. Ses yeux étaient tristes et en colère, et Shun se refusa de croiser ce regard, prenant l'oreiller le plus proche, pour l'étreindre comme s'il pouvait le protéger. Le protéger du monde extérieur, de la peine, et de la haine de ses anciens amis.

"Shun...
- Va-t-en, s'il te plaît."

Seiya ne se laissa pas démonter par ce rejet. Il voyait, à sa position défensive, que Shun avait peur... Terriblement peur. Cette peur qu'il avait eu pendant tout le voyage, et qu'à présent il comprenait.

"Je n'ai pas eu ta version de l'histoire.
- ... Je m'en souviens pas... Va-t-en...
- Je penses au contraire que tu te souviens parfaitement de ce qu'il s'est passé et que ça te hante. insista Seiya. On a passé une semaine ensemble, j'ai bien vu que ça te pesait. Raconte-moi..."

Shun le regarda alors, serrant toujours l'oreiller, ses yeux brillaient de larmes contenues, et Seiya se dit que Shiryu avait du être vraiment horrible avec lui, pendant tout ce temps, pour que Shun réagisse comme ça avec lui. Après tout, Saori n'avait pas l'air de lui en vouloir, à Shun. Elle se comportait normalement, avec lui. Elle était un peu distante, certes, mais elle ne lui adressait pas ces même regards de haine que le dragon.

"Moi aussi, je veux connaître ta version. dit soudain Belle en s'asseyant près de Shun. Je n'ai entendu que mademoiselle Kido et Shiryu. Raconte-nous."

Seiya la vit hésiter un moment, avant de poser sa main sur le bras de son ami, pour l'encourager. Celui-ci resta un moment sans rien dire, ses doigts gantés caressant l'oreiller, alors qu'il semblait chercher les mots justes.

"... Je ne me souviens pas de tout... Je... Je vais faire de mon mieux..."

Shun ferma les yeux dans un soupir las et triste, enfouissant un instant son visage dans l'oreiller, tentant de rassembler ses vieux souvenirs, avant de relever la tête et commencer à parler.

"Ça s'est passé... peu de temps après qu'une vague de Morts ait attaqué l'hôpital, en pleine nuit... C'est dans cette attaque que j'ai été blessé au bras... Suite à ça, les autres m'avaient interdit de sortir, craignant des effets secondaires parce que la blessure... réagissait bizarre à l'infection... Mais... une fois..."

...

Passant sa batte d'une main à l'autre, c'est le pas léger que Shun descendait les escaliers de l'hôpital, ses bottes claquant sur les marches, et résonnant dans toute la cage d'escaliers. Cela faisait près de deux heures qu'il regardait Saori tomber peu à peu dans la somnolence, puis dans le sommeil, et il n'avait rien fait pour tenter de la garder éveillée, comme il le faisait d'habitude à sa demande. Il l'avait regardée sombrer lentement, jusqu'à ce qu'elle cède enfin à la fatigue... et enfin, il avait pu s'évader, non sans une pointe de culpabilité. Voilà des jours qu'il n'attendait que ça : sortir de cette chambre glaciale pour respirer un peu, se dégourdir les jambes dans cet immense bâtiment.

Il sauta la dernière marche, et le voilà au rez-de-chaussée. Il marcha calmement jusque dans le hall, et se rendit à la réception. Par chance, durant son escapade, il n'avait pas croisé Hyoga ou Shiryu, qui l'auraient ramené à la chambre sans discussion. Il joua distraitement avec le clavier de l'ordinateur de la réception, le regard rivé sur l'entrée grande ouverte, qu'ils n'avaient pu barricader, en pensant à deux amis, qui ne tarderaient pas à le chercher partout aussitôt que Saori s'éveillerait, s'ils ne remarquaient pas son absence avant. Eux aussi commençaient sérieusement à l'étouffer, tiens, avec leurs airs de grands frères de substitution et leur sur-protection à deux balles...

Shun se figea alors, la main suspendue au-dessus du clavier... "À deux balles" ? Depuis quand était-il aussi ingrat ? Une moue étira ses lèvres dans une grimace coupable, alors qu'il se détachait du bureau de réception, pour aller errer au hasard des couloirs. Il se sentait vraiment bizarre, ces derniers temps... Depuis qu'il s'était fait mordre par un Mort, en pleine nuit, en fait. Déjà, la blessure tardait à cicatriser, malgré les démangeaisons qu'elle lui procurait et qui le rendaient un peu irritable. Non, même franchement irritable, il l'avouait. À chaque fois qu'on lui demandait de rester dans la chambre, pour sa sécurité - et, il faut l'admettre, aussi pour son statu de garde du corps attitré de Saori - , il s'énervait malgré lui et clamait que c'était pas juste et qu'il avait besoin d'air. Il s'en sentait égoïste... De plus, il avait perdu le sommeil et, la nuit, parfois, Hyoga et Shiryu devaient le ramener à la chambre alors qu'il se promenait sans raison dans les couloirs. Le matin, ils trouvaient souvent du mobilier détruit, et Shun ne savait jamais dire comment c'était arrivé.

Tout plongé qu'il était dans ses pensées et ses questionnements, il n'entendit pas, derrière lui, un Mort se traînant péniblement par-terre, avant de le saisir à la jambe. D'un bond, Shun s'en écarta, brandissant sa batte, ignorant la douleur qui fusa là où il l'avait attrapé. Tremblant, il regarda le monstre aux membres inférieurs brisés, tordus dans des sens improbables. Un Rampant. Il le vit tendre une main dans sa direction, tremblant sous l'effort, quelques ongles en moins et du sang frais sur les doigts... Du sang frais... La douleur... son sang... ? Il baissa les yeux sur sa jambe, dont le pantalon déchiré révélait de longues griffures ensanglantées, alors que sa vue se brouilla et que le sang battit plus fort à ses tempes, lui donnant des vertiges. Ses mains se serrèrent d'elles-mêmes sur sa batte et, avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait, un voile noir passa devant ses yeux.

Il ne su trop après combien de temps il s'était éveillé... mais quand il retrouva ses esprits, Hyoga était assis devant lui, l'air effrayé et énervé, massant son poignet droit. D'un coup d'œil autours de lui, Shun se rendit compte qu'ils étaient tout deux assis par-terre dans la salle de l'incinérateur, située au sous-sol près de la morgue. Celle-ci était solidement barricadée et Shun pouvait entendre les gémissements et grognements glauques des Morts qui s'y amassaient. Il regarda encore Hyoga et se demanda comment ils étaient arrivés là. Affalé contre l'imposant four, il se redressa, et vit Hyoga avoir un mouvement de recul, avant de reprendre contenance aussitôt, fidèle à lui-même. Il fronça les sourcils, surpris, puis suivit des yeux sa batte, que Hyoga avait poussée et qui roulait en s'éloignant, tordue et tachée de sang noir. Il ne se souvenait pas avoir éradiqué un Mort, récemment... D'où venait ce sang ? Et comment avait-il pu la tordre ainsi ?

"Qu'est-ce qu'il t'est arrivé... ? demanda soudainement Hyoga d'une voix blanche, attirant son attention.
- Je... Je ne sais pas trop... un Rampant m'a attrapé à la jambe. Il m'a griffé et... je sais pas trop ce qu'il s'est passé..."

Il se releva et siffla de douleur en se rappelant la blessure, sur laquelle il n'osa baisser les yeux. À moins qu'il ne se trompe, c'était en la voyant qu'il s'était évanoui. Comment s'en était-il sorti ? Hyoga était-il arrivé à temps pour éradiquer le Mort avant qu'il ne fasse de lui son déjeuner ? Il baissa les yeux sur son ami, reconnaissant, et lui tendit la main pour l'aider à se relever, mais celui-ci s'écarta encore... et Shun commença sérieusement à se demander pourquoi il semblait vouloir le fuir.

"Qu'est-ce qui te prend... ?
- Toi, qu'est-ce qui te prend ?
- Co... Comment ça ?
- ... Je crois que tu m'as cassé le poignet.
- Que... Je t'ai fait mal ?"

Il baissa les yeux sur le poignet que Hyoga massait juste avant, et vit qu'il commençait déjà à virer au bleu. Tout en se demandant comment, et même quand, il aurait fait ça, il s'agenouilla devant lui pour voir l'étendue des dégâts... mais il se figea en voyant son ami reculer encore en ramassant vivement son arme : une hache rouge, qui devait auparavant servir à briser les portes en cas d'incendie. L'arme avait toujours effrayé Shun, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi... peut-être le tranchant l'impressionnait-il.

"Hyoga...
- Dis-moi ce qu'il s'est passé ! insista Hyoga en brandissant la hache dans sa direction. C'était quoi, ça, à l'instant ?
- Mais... "ça", quoi... ? Hyoga, tu me fais peur..."

Les larmes montèrent aux yeux de Shun sans qu'il ne puisse les contrôler. Hyoga ne l'avait jamais regardé avec cet air craintif et... cette colère dans sa voix... Cette peur... Qu'avait-il fait... ? Pourquoi le menaçait-il ?

"Quand je t'ai retrouvé... T'avais l'air d'un Mort... répondit le cygne en se relevant, dominant Shun de toute sa hauteur, alors que la hache, encore plus dangereuse aux yeux d'Andromède à cet instant, était toujours pointée dans sa direction. Tu ne respirais plus, tu ne bougeais plus. T'avais les yeux vides et... tu... tu grognais comme eux... !
- Quoi... ? Mais... Je me souviens pas..."

S'appuyant à l'incinérateur, il se releva, regardant Hyoga reculer encore et mettre un coup de pied dans la batte pour l'éloigner d'eux, comme s'il craignait qu'il ne s'en serve. Les larmes roulèrent sur ses joues : il avait peur de comprendre... que Hyoga le voyait comme un Mort... comme un ennemi... comme un monstre.

"Je t'en prie, baisse ta hache... murmura-t-il. Tu me fais peur...
- C'est toi qui me fais peur... Je crois bien que cette morsure t'a tué... Ça expliquerait pas mal de choses... Qu'elle ne guérisse pas... que tu ne dormes pas... et que tu sois violent sans même t'en rendre compte..."

La voix de Hyoga tremblait, et les larmes emplirent ses yeux à son tour, les traits tordus dans une grimace entre la colère et la douleur. Sa prise sur l'arme se fit moins sure, alors qu'il la braquait toujours sur son ami. Il semblait partagé entre sa raison et ses sentiments, et Shun pouvait voir son conflit intérieur dans ses yeux.

"Non... tenta-t-il de le raisonner. Je suis vivant... Je te jure... Si j'étais Mort, je ne saignerais pas... Et je ne sentirais pas... la... douleur..."

Sa voix s'éteignit dans sa gorge... La douleur... il la sentait déjà beaucoup moins, réduite au picotement désagréable d'une écorchure. Effrayé à l'idée que Hyoga ait raison, il se fit cependant violence pour ne pas baisser les yeux sur sa jambe pour constater les dégâts. Et si le cygne profitait de son inconscience pour l'éradiquer... ? Et si...

Ses propres pensées lui firent horreur. Hyoga, le tuer ? En serait-il vraiment capable ?

"Hyoga, lâche ton arme, je t'en prie...
- Je... Je ne peux pas... dit-il, la voix et le corps secouée de sanglots, alors qu'il brandissait sa hache, prêt à frapper. Shun, t'as pas envie de finir comme eux, pas vrai... ?
- Non, Hyoga... !
- Je suis désolé..."

C'est alors qu'il frappa, les larmes inondant son visage. Toujours partagé sur la marche à suivre, il ne porta pas son coup jusqu'au bout, et s'arrêta sur la joue de Shun, qui se fendit à quelques millimètres du coin de sa lèvre jusqu'à sa pommette. Le jeune homme, figé sur place par la terreur, n'avait pas bougé d'un iota, les yeux écarquillés, inondés de larmes, rivés dans ceux de Hyoga. Ses larmes se mêlèrent au sang de sa blessure nouvelle, quand il s'écarta enfin, en état de choc. Ses mains tremblèrent, se serrèrent en poings, et le sang battit à nouveau à ses tempes, si fort, l'assourdissant. La vue floue, il vit les lèvres de Hyoga s'agiter, alors qu'il lui sembla sombrer à nouveau dans l'inconscience.

...

"Quand j'ai de nouveau repris conscience... Hyoga était assis par-terre, la poitrine ouverte... J'avais sa hache en main et j'étais couvert de sang. C'est Shiryu qui nous a retrouvé dans le sous-sol. Il... ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre... que je l'avais... tué..."

Shun serra plus fort l'oreiller contre son coeur, enfouissant son visage dedans. Les larmes s'étaient remises à couler pendant son récit, et ses sanglots ne s'étaient encore tari. La voix tremblante, il avait eu beaucoup de mal à arriver au bout, refusant de croiser les regards de Seiya ou de Belle.

"Shiryu a eu peur et m'a enfermé là... Je suppose que Hyoga lui a tout raconté avant qu'il... qu'il ne l'éradique... continua Shun, la voix étouffée dans l'oreiller, alors qu'il pleurait encore. J'ai essayé de comprendre ce qui n'allait pas chez moi... J'ai... j'ai voulu me tuer mais... j'ai pas eu le courage... J'ai pas pu... J'y suis pas arrivé... Et j'ai eu peur... quand Shiryu a essayé... de me tuer... Je me suis enfui... J'ai essayé de... de m'éloigner le plus possible... des vivants... Je voulais pas recommencer... Je... Je voulais pas retourner dans c't'hôpital !"

Ses mains se refermèrent sur la taie quand il se tut enfin, tentant d'étouffer ses longs sanglots, où se mêlaient la honte, la colère, la douleur, la peur... Ses deux amis échangèrent un regard, sans savoir comment réagir. Ils étaient stupéfaits, choqués, surtout Seiya, qui ne s'attendait pas à ça. Que Hyoga ait tenté de tuer Shun ? Non, il n'arrivait pas à le concevoir... mais, en même temps, Andromède n'aurait jamais attaqué le cygne à mort sans raison.

Il baissa les yeux sur son bras bandé et déglutit. Une morsure... une simple morsure avait provoqué cette folie... avait provoqué la mort.