(Il fallait tourner sept fois la langue dans ta bouche, pas sept fois le ...)
La concierge, aux allures d'un crapaud tout de rose vêtu, était en train d'épousseter les tableaux du couloir du sixième étage. Beaucoup considéraient qu'elle avait de nombreux points communs avec le Professeur de Potion mais pour dire vrai, si elle aimait autant les chats, la propreté et les élèves que lui, elle ne pouvait pas supporter sa condition de Cracmol. Elle avait du mal à concevoir que quelqu'un ne pouvant pas faire de magie puisse être Professeur alors qu'elle-même n'avait été engagée que pour faire le ménage alors qu'elle avait des qualités bien supérieures. Elle avait aussi des ambitions supérieures et elle ne pourrait pas se satisfaire d'un Cracmol accro à son chat empaillé. Non, elle visait plus haut.
Rubeus Hagrid passa juste à côté d'elle, lui faisant de l'ombre avec ses quelques mètres de haut. Elle leva les yeux et fronça les sourcils, retenant un commentaire désagréable. Le Demi-Géant, d'humeur un peu morose, se rendait en cours d'Histoire de la Magie pour entendre parler de ses ancêtres. Dolores Ombrage le regarda passer en le foudroyant du regard. Cet élève là, plus que tous les autres, elle le détestait. Comment Gilderoy avait-il bien pu laisser cela se passer ? C'était un scandale, une honte, absolument pas digne du Directeur. De son pas pressé, elle rejoignit la statue d'aigle qui gardait le bureau de Lockhart et dit de sa voix pincée :
— Lilas.
Et le passage s'ouvrit, elle monta les escaliers, prenant néanmoins le temps de réarranger sa coiffure, le plissage de sa jupe rose et de laisser son chiffon sale derrière une tapisserie. Ses chaussures roses dans ses pieds épais passèrent le pas de la porte et son petit bras frappa brièvement celle-ci. La voix suave et séduisante du Directeur l'enchanta quand il lui dit d'entrer alors qu'elle était déjà en train d'avancer dans la pièce circulaire. Il était assis sur son bureau, une magnifique plume d'oiseau-tonnerre dans une main, un parchemin dans l'autre et cet air charmeur en toute situation.
Dolores fit un petit sourire, il la regardait avec des yeux si doux et son sourire à lui était ... Elle n'arrivait presque plus à respirer tant son sourire était merveilleux. Il descendit avec grâce de son bureau et s'approcha d'elle avec un mouvement de cape lilas et argenté d'une grâce enchanteresse. Doucement, il lui prit la main en lui murmurant de cette voix si délicieuse :
— Prenez une grande inspiration, Dolores, je sais, ce n'est pas facile de contempler quelqu'un comme Gilderoy Lockhart. Voulez-vous asseoir quelques secondes ?
— Oh, Gilderoy, vous êtes si attentif et ..., commença-t-elle avant de sentir le contact du Directeur qui serrait sa main. Je ...
— Chut ... Asseyez-vous, ça arrive souvent, j'ai l'habitude.
Gilderoy Lockhart afficha un sourire charmeur et lui adressa un clin d'œil; elle se sentit faillir et agrippa la chaise qu'il lui tendait. Elle s'installa, ses pensées tournicotant dans sa tête.
— Dites-moi, Dolores, vous vouliez me dire quelque chose ?
Elle tressaillit. A chaque fois qu'elle l'entendait prononcer son nom, elle avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine. Elle s'éventa avec sa main quelque peu, pour reprendre ses esprits. Pourquoi était-elle là ? Elle avait déjà oublié mais cela lui importait peu, devant elle, il y avait Gilderoy et il sentait incroyablement bon. Il lui reposa la question avec un regard terriblement captivant. Elle secoua la tête une bonne fois pour toute et parvint enfin à se remémorer ce qu'elle faisait là, ce qui eut l'effet d'une douche froide. Elle se leva, à nouveau scandalisée :
— J'ai croisé ce Demi-géant dans les couloirs et je ne comprends toujours pas pourquoi il a été accepté dans une école aussi respectable que Poudlard. Il aurait davantage sa place dans une grotte dans je ne sais quelle montagne ! Gilderoy, comment pouvez-vous ?
— Dolores, Dolores ... Vous savez très bien que je ne peux rien vous refuser mais ce jeune garçon, aussi poilu soit-il pour son âge, a déjà été accepté à Poudlard il y a des années de ça, je ne pourrais pas le renvoyer de cette manière.
Le visage calme et apaisant de Gilderoy ne suffit pas à la Concierge pour oublier sa haine de l'autre. Elle fit de grands yeux très en colère et souffla de rage :
— Gilderoy, vous savez à quel point les Géants sont des choses vaines, vous en avez combattu tant ! Laissez-moi vous dire que si quelqu'un risque de nous trahir pour allez du côté de Truc-Bidule, c'est bien quelqu'un de son espèce. Le garder, c'est mettre toute l'école en danger !
Le Directeur sembla un instant se perdre dans les méandres de sa pensée, comme s'il n'avait jamais envisagé cette possibilité et qu'elle lui éclatait maintenant à la figure, tels les affreux boutons de sa jeunesse. Il secoua ses cheveux d'or et posa une main aimable sur l'épaule de Dolores. Il dit de sa voix mélodieuse :
— Vous avez raison. Je vais rédiger un avis d'expulsion sur le champ ! Pourrez-vous, très chère, l'afficher dans les couloirs ? Il est temps de protéger l'école.
Rien ne pouvait plus ravir Ombrage qui se sentait pousser des ailes, elle sauta sur ses jambes replètes et se mit sur la pointe des pieds pour tenter d'enlacer ce merveilleux Directeur, son bienfaiteur. Il la repoussa avec délicatesse et recula de quelques pas pour reprendre son élégante plume et inscrire sur le parchemin l'expulsion immédiate du Demi-Géant, Rubeus Hagrid. C'est ainsi qu'il se débarrassa de la Concierge, qui sautilla comme une grenouille vers chaque couloir pour montrer sa victoire, et, par la même occasion, d'un élève pour le moins gênant. La dernière chose qu'il voulait, c'était des ennuis avec Lord Abusdublême.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre. Les membres de la DEGUEU et notamment Hermione, étaient plus que scandalisés. Outrés et furieux.
— C'est n'importe quoi ! hurlait Hermione devant le parchemin depuis déjà une bonne dizaine de minutes. Ils n'ont pas le droit ! C'est de la discrimination. Comment Lockhart peut-il permettre ça ? D'où Hagrid est un traître dangereux et sanguinaire ? Il n'a aucun lien de près ou de loin avec Lord Abusdublême !
— Mais ferme-la, Granger, dit James Potter en serrant les dents. On ne dit pas son nom, ça porte malheur !
— Ce n'est pas ce qui m'importe le plus en ce moment, si tu vois ce que je veux dire, Potter.
Elle secoua avec mépris l'affiche scandaleuse devant les yeux du brun soigneusement coiffé et reprit sa complainte. Cependant, un orage d'automne violent sembla s'approcher dangereusement du château écossais. Un éclair surpris toute la petite troupe, faisant serrer les dents des plus superstitieux.
Soudain, Hermione aperçut, devant ses yeux ébahis, le trésor de sa vie, la femme qui l'attirait sans cesse et qu'elle chérissait de tout son cœur. Mais pour une fois, elle ne rougit pas et ne fut même pas gênée de lui montrer avec horreur ce qui la mettait dans cet état. Ginny Weasley haussa un sourcil des plus perplexes et lança un regard assombri à la brune ébouriffée et au reste des Gryffondor présents autour d'elle. Elle prit les choses en main comme s'il s'agissait d'établir une stratégie pour un match de Quidditch.
— Au lieu de parler, il faut agir, décida-t-elle. Première chose, où est Rubeus ? Deuxièmement, comment on réagit face à ça ? Comment on organise la résistance ?
— Hagrid est allé se réfugier dans la Forêt Interdite, je crois, je pense qu'il est encore sous le choc, dit Minerva avec la mine plus sérieuse que jamais.
— D'accord, il faudra aller le chercher pour voir s'il va bien. Il ne risque pas grand chose mais si on veut le défendre, autant qu'il soit présent, déclara Ginny en prenant tout à fait en charge les opérations pour le plaisir profond de son admiratrice secrète. Sirius, tu pourrais aller le retrouver ?
Sirius Black hocha vigoureusement la tête et partit comme une flèche en direction de la Forêt interdite. Même Potter la regardait sérieusement, conscient que la situation était grave, il agissait comme s'ils allaient bientôt rentrer sur le terrain contre les Serpentard. Ginny, très concentrée et sans la moindre ride souriante, continua à réfléchir à voix haute à la suite de sa stratégie.
— Il faut qu'on trouve Jedusor, je pense qu'il pourra nous être utile.
— Oui, il sait gérer les situations les plus complexes, tu as raison. Je m'en occupe, s'exclama Minerva en se dirigeant déjà vers la Salle Commune des Serdaigle.
— Et ensuite, on ira manifester un petit peu, conclut la rousse en levant le poing vers le ciel.
Tout le monde avait été exceptionnellement attentif comme cela n'arrivait que rarement chez les Gryffondor. Mais en entendant les derniers mots de la Weasley, l'effusion contrasta beaucoup avec ce calme étonnant. Hermione la première, suivie par tous ses amis rouge et or, sortit de leur Salle Commune, emmenant au passage plusieurs jeunes élèves qui ne comprenaient pas la situation et qui ne demandèrent d'ailleurs pas, ils marchèrent avec la foule qui se dirigeait inévitablement vers le bureau du très souriant Directeur de Poudlard, Gilderoy Lockhart.
Minerva s'était lancée dans une course effrénée vers la Salle Commune des Aiglons, elle s'appuya contre le mur pour reprendre son souffle avant d'aller questionner le heurtoir. Elle avait l'habitude de ce système et elle appréciait les énigmes mais il fallait qu'elle ait les esprits clairs. Or, à ce moment précis, elle était en train de penser à cette terrible nouvelle de l'exclusion de Rubeus. Elle secoua la tête, s'ils avaient une chance de convaincre Lockhart de tout changer, elle était derrière cette porte et avait le doux nom de Tom Jedusor. Elle frappa à la porte et écouta attentivement l'énigme :
— J'ai deux pieds, six jambes, huit bras, deux têtes et un seul œil, qui suis-je
Minerva eut envie de se frapper le crâne contre la porte pour essayer de l'ouvrir mais ça ne l'avancerait à rien, elle devait être d'un calme absolu pour réfléchir. Quelle créature pouvait avoir un tel corps ? Tout cela semblait improbable ...
— Tu sèches ? fit une voix derrière elle.
McGonagall se retourna vivement en entendant le commentaire de Luna Lovegood qui se tenait juste dans son dos, la jugeant de son regard bleu banquise. La Gryffondor se sentit tout de suite très mal à l'aise. Elle n'avait pas parlé à la Serdaigle depuis sa sortie de l'Infirmerie, ou depuis l'accident tout court. Elle tenta :
— Oh, Luna ! Tu ... Est-ce que ça va mieux ?
— Mieux ?
La Lovegood laissa échapper un rire sonore et pour le moins effrayant qui glaça Minerva. Elle n'avait pas l'air d'aller mieux mais elle dit, d'un ton détaché :
— Oui, ça va.
— J'étais vraiment inquiète pour toi. Cet accident qu'il t'est arrivé a été tragique. J'espère que tu vas vite retrouver ta joie d'avant.
— Ouais, je vais juste éviter d'essayer de monter sur les Sombrals.
Minerva voulut lui tapoter l'épaule en signe de soutien, elle connaissait l'attirance de Luna pour les créatures étranges, elle était triste pour elle qu'elle renonce à ce rêve à cause de cette malheureuse chute.
— Mais enfin Minerva, tu sais comme moi que ce n'était pas non plus qu'un accident.
L'écossaise à lunette se décomposa, la blonde insinuait que quelqu'un avait fomenté un complot. Elle avait en effet elle aussi entendu des rumeurs à ce propos et elles comprenaient notamment Hermione, ce qui ne faisait pas du tout plaisir à la Gryffondor. Elle recula un peu, observant autour d'elle pour trouver des moyens de s'en sortir. Elle avait complètement oublié la raison de sa venue. Finalement, elle laissa échapper :
— Luna, tu sais bien qu'Hermione n'est pas le genre de personne à attaquer les gens sans raison.
— Tu veux dire qu'il y avait une raison pour qu'elle m'attaque ? Je ne me souviens de rien d'autre que de son visage, McGonagall ! Pour moi, c'est un signe.
— Elle t'a simplement trouvée ! Luna, c'est ridicule, elle n'a fait qu'essayer de t'aider parce que tu étais seule, complètement abîmée à l'orée de la Forêt Interdite. Elle t'a trouvée et a tout de suite prévenu les Professeurs.
— Qui te dit qu'elle ne m'a pas agressée avant d'aller se disculper innocemment ?
Minerva en resta bouche-bée. Elle ne s'attendait pas à une telle haine de la part de son amie de Serdaigle alors que son accusation était dénuée de sens. Elle voulut répliquer mais à peine ouvrait-elle la bouche que la blonde s'écria, désespérée :
— C'est elle la menteuse ! Tu entends ? Je ne suis pas une menteuse !
Et soudain, la porte de la Salle Commune de Serdaigle s'ouvrit. Une distraction parfaite pour la Gryffondor qui fronça tout de même les sourcils. Avaient-elles répondu à la question sans le vouloir ? Surprise mais pas stupide, la Préfète-en-chef en profita pour quitter Luna et se mettre à la recherche de Jedusor, elle avait perdu assez de temps à vouloir raisonner la fille du bibliothécaire. Elle le repéra à une table en train de discuter avec un première année à propos des difficultés qu'il pouvait y avoir à transformer une allumette en aiguille et elle le rejoignit, le prenant par surprise :
— Minnie ! Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es normalement pas autorisée à venir ici.
— Tom, c'est urgent, il faut que tu viennes !
Il se leva, s'excusant auprès du petit, qui le regardait avec des yeux ronds, et la prit par les épaules pour qu'elle se calme et lui explique. Il lui dit d'une voix douce et apaisante :
— Respire, Minerva, et dis-moi ce qu'il se passe.
— C'est Hagrid, ils veulent le virer, c'est affiché partout dans les couloirs !
— Qu'est-ce que tu racontes ? s'exclama-t-il.
Elle ne prit pas le temps de répondre mais lui prit la manche pour le tirer vers la sortie. La situation était urgente et requérait la présence du Préfet-en-chef. Il commença à la suivre avant de l'arrêter et de sortir de son sac le badge DEGUEU d'Hermione qu'il accrocha fièrement à sa robe. Prêt à aller se battre, il échangea un regard déterminé avec Minerva et ils se mirent à courir dans les couloirs pour retrouver la troupe de Gryffondor qui étaient en marche vers le bureau de Lockhart. Ils passèrent devant Luna qui leur lança un regard sombre, Drago et Peter qui répétaient leurs exercices de relaxation dans un couloir vide et Neville qui fit un sourire intéressé. Tiens tiens, que faisaient les Préfets-en-chef à courir de cette manière dans les couloirs ? Avec son air mauvais accroché au visage, il se mit en tête de les suivre discrètement. Après tout, c'était une de ses spécialités.
Minerva et Tom arrivèrent rapidement à retrouver le chemin de leurs amis. Ils approchaient dangereusement du bureau de la direction, grondant comme la foule en colère qu'ils étaient. Neville observa tout ce beau monde avec des yeux pétillants de malveillance. Ce fut Ginny qui le vit et s'approcha de lui. Elle était intriguée par sa présence et elle pressentait qu'il préparait encore un mauvais coup. Croisant les bras, elle se planta devant lui et dit d'une voix forte pour couvrir la cohue :
— Londubat, encore en train de chercher les ennuis ?
— Je me demandais juste ce que vous faisiez ..., répondit celui-ci en haussant un sourcil amusé. C'est quoi ? Une sorte de révolution naissante ? Vous les Gryffondor, vous m'impressionnez à toujours dépenser votre énergie dans l'inutilité.
— Défendre Hagrid est loin d'être inutile, je te signale que ce n'est pas parce que tu as de la bouse de dragon à la place du cœur que c'est le cas pour tout le monde. Poudlard est sa seule maison, on ne peut pas le laisser se faire virer comme ça !
Neville, peu au courant des rumeurs du château, comprenait maintenant un petit peu plus la raison de ce rassemblement. Il afficha un sourire mauvais et répliqua avec un air d'évidence :
— Il n'aura qu'à rejoindre les siens dans la montagne. Ah non, c'est vrai ... Ils sont tous morts !
Il allait commencer un rire machiavélique quand il reçut le poing de Ginny dans le ventre. Sacrément musclée par les entraînements intensifs de Quidditch, elle frappa fort pour venger son ami demi-géant et Neville en eut le souffle coupé. Scandalisé, il se rendit compte en la voyant le regarder de haut qu'il était en train de se faire ridiculiser par une fille alors il dégaina sa baguette, prêt à l'agresser pour lui montrer sa virilité. Cependant il n'avait pas prévu que quelqu'un arrive derrière lui et lui lance un "Expelliarmus !". Il regarda sa baguette voler jusqu'à atterrir dans les mains de Ronald Weasley qui se donnait l'air totalement classe. Ses cheveux roux voletant dans le vent, un regard profond et les mains sur les hanches. Il haussa un sourcil en disant :
— Tu fais ce que tu veux, Londubat, mais tu ne t'attaques pas à ma sœur.
Comment avait-il fait pour surgir comme ça ? La question taraudait autant Neville, qui était outré, que Ginny, qui se demandait ce que son frère avait encore fait. En vérité, Ron avait décidé d'améliorer ses capacités en matière de discrétion, comme la dernière fois avait lamentablement échoué et qu'il n'était pas du genre à abandonner. Il avait donc aperçu Neville suivre discrètement les Préfets-en-chef et l'avait lui-même suivi pour voir ce qu'il se passait. Il avait observé la scène caché derrière un Poufsouffle de troisième année qu'il avait kidnappé et lorsqu'il avait vu que Ginny, sa sœur qu'il essayait de ne pas aimer mais qui lui était tout de même très chère, se confrontait à ce Serpentard musclé qu'était Neville Londubat, il n'avait pas pu s'empêcher d'intervenir.
Neville lui lança un regard d'une noirceur peu exploitée et Ron essaya tant bien que mal de ne pas trembler. Il venait de mettre sa vie en danger. Ginny soupira et dit d'une voix lasse :
— Ronald, si j'avais eu besoin d'aide, tu aurais été le dernier à ...
Se souvenant qu'il était un vrai Serpentard et que sa sœur avait beau être quelqu'un de bien, elle restait une ennemie, le roux réagit violemment en renvoyant la baguette de Neville directement sur Ginevra qui la reçut en plein milieu du front. Rouge de rage, se tenant la tête, non pas de douleur mais de surprise, elle regarda son frère qui dit d'une voix légèrement inquiète :
— Ouais, t'as raison, désolé ! J'aurais pas dû me mêler de tes affaires. Fais-toi bien écraser par Neville.
Il fuit lâchement, ayant autant peur de la rousse que du brun.
Neville tenta de le rattraper mais Ginny, qui avait toujours sa baguette, lança un sort sur l'armure à côté qui se fracassa en mille morceaux sur le sol et le Londubat ne pu que se prendre les pieds dedans. Un peu énervée, la sœur de Ron lança la baguette sur son propriétaire qui gémit de honte. Encore une preuve de la supériorité des Gryffondor, pensa-t-elle en rejoignant ses amis devant l'entrée du bureau de Lockhart. Et que son frère était d'une stupidité alarmante.
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J'espère que vous passez une agréable lecture, que vous parvenez à supporter les dix idées bizarres que j'ai à la seconde, si vous êtes encore là, c'est peut-être le cas.
Je vous félicite.
Vous avez gagné un retourneur de temps jetable. Jetez le retourneur de temps le plus loin possible et regardez-le de loin.
De près, c'est encore trop dangereux.
