La veille de l'anniversaire de Marinette, Adrien ne l'avait pas vu depuis six semaines. Il en était désespéré surtout qu'il n'avait pas beaucoup vu sa Lady non plus. Il n'avait vu Ladybug qu'une seule fois parce qu'il y avait eu une attaque akuma.

Heureusement, le hasard avait voulu qu'il soit présent à Paris cette fois-là. Lors de l'alerte précédente, il était à New York.

Il n'avait apprit les faits que lorsqu'Alya avait mis le ladyblog à jour, deux heures après l'attaque. Par chance, leurs communicateurs magiques fonctionnaient sur une aussi grande distance et il avait pu l'appeler.

«Je suis tellement désolé, ma Lady. Je n'ai pas su, je ne suis pas dans Paris.»

«Ça va. Ça c'est bien terminé. Je ne suis pas blessée. Juste très fatiguée. Ça a été tout un combat! Même si ce n'était qu'un akuma plutôt inoffensif. ChatNoir? J'ai vraiment besoin de toi, tu sais? C'est beaucoup trop difficile de me battre seule. Même lorsque tu te retournes contre moi, je parviens toujours à t'utiliser. C'est plus facile de me battre lorsque tu es présent. Je ne sais pas ce que tu as apprit des moments où tu as perdu la mémoire mais j'ai souvent pu utiliser ton cataclysme à mon avantage. Et puis aussi… il faut que je t'avoue que je t'ai déjà utilisé comme bouclier sans que tu le veuilles.»

«Je veux que tu me promettes de toujours le faire!» s'était-il exclamé dans l'urgence. «C'est mon rôle de te protéger. La dernière des choses que je veux au monde, c'est de découvrir que tu as été blessée parce que je n'ai pas pu te protéger à cause d'une possession.»

«Non Chat, Je ne te ferai pas cette promesse. Je ne te laisserai jamais prendre un coup fatal pour toi à ma place.» Et elle avait mit fin à la communication.

Le brillant résultat de leur travail d'équipe lors de l'attaque suivante, deux semaines plus tard, avait heureusement fait oublier la sombre conversation aux deux super-héros qui avaient été ensuite de nouveau séparés mais cette fois, en bons termes.

Adrien avait bien vite reprit l'avion pour Milan mais sans avoir eu l'occasion de voir Marinette. Il n'était revenu que la veille de l'anniversaire de son amante.

Mais encore là, il était directement passé de l'avion au studio d'enregistrement où le public n'était pas admis. Le tournage avait finit en milieu de soirée et il reprenait l'avion en milieu de matinée le lendemain. Aucune possibilité de voir Marinette et de pouvoir réchauffer son cœur glacé contre son corps accueillant.

En fait, une seule… désespérée. C'est ChatNoir qui se glissa par sa fenêtre peu avant minuit. Il s'était glissé sous les draps et avait moulé son corps au sien. Étendu avec elle, il l'avait gardé contre lui mais les larmes lui montèrent aux yeux comme toujours. Et comme toujours, il voulu du sexe pour étouffer la solitude qui le tuait à petit feu.

Il retira sa combinaison de cuir dans le but de la prendre. Il avait même remonté la robe de nuit pour découvrir son corps nue dessous.

Il réalisa alors qu'il ne pouvait pas simplement s'enfoncer en elle comme il le faisait normalement. Si elle se réveillait, elle aurait la sensation d'être violée tellement le contexte prêtait à confusion.

Il s'étendit donc entre ses jambes et l'embrassa. Elle se réveilla au milieu du baiser et répondit à la caresse. 'Quelle fille chaude!' pensa-t-il. Il ne la baisait qu'une seule fois par mois et ne l'embrassait qu'au hasard de baisers cachés et rapides mais même dans son sommeil, son corps répondait à celui d'un homme dont elle ignorait l'identité. Il avait pu sentir qu'elle était rapidement devenu mouillé à son contact.

Bien sûr, ChatNoir n'était pas un inconnu pour Marinette mais quelques sauvetages occasionnels et une ou deux conversations sur son balcon ne les avaient pas rapprochés suffisamment pour qu'il puisse normalement se permette de s'imposer à elle de la sorte.

Mais lorsqu'il rompit le baiser et rencontra son regard, il comprit qu'elle avait envie de lui comme il avait envie d'elle. Il se jura de la protéger toute sa vie qu'il soit avec elle ou avec une autre. Et comme il voulait la garder toute à lui! Que jamais un autre homme ne pose la main sur son corps.

C'est ce que disait son baiser lorsqu'il reprit sa bouche mais il la délaissa rapidement pour couvrir son corps de baisers d'adoration. Et pour la première fois, c'était lui qui avait utilisé sa langue pour la faire jouir. Il avait été à l'écoute de ses désirs et lui avait offert la plus belle nuit de plaisir de sa vie.

Il s'était même endormi durant une heure avec elle dans ses bras après qu'elle se soit évanouie de plaisir pour ne se réveiller qu'avec son alarme à 6h du matin. Il avait fait livrer son cadeau d'anniversaire par un coursier de l'aéroport et l'avait rappelé arrivé à destination pour lui souhaiter un joyeux anniversaire.


Un an et demi plus tard

Il était arrivé à l'occasion qu'Adrien ou même ChatNoir entende une personne dire qu'il était l'assistant de Ladybug, son sidekick. Même s'il pouvait montrer les dents et impressionner, surtout depuis que son corps avait maturé durant la dernière année, il ne pouvait se mentir à lui-même : la superbe créature qu'était sa partenaire de combat avait tout le contrôle dans leur relation. Surtout depuis qu'elle avait découvert son identité un peu avant la rentrée scolaire quelques mois plus tôt.

Aujourd'hui, il s'apprêtait à passé le réveillon du jour de l'an chez Marinette et il ne pouvait plus nier avoir perdu tout pouvoir décisionnel dans sa vie amoureuse.

Comment pourrait-il en être autrement? Il était fou amoureux de sa petite Marinette et aurait marché sur les genoux pendant des kilomètres pour une seule des caresses de Ladybug.

Tout avait changé au moment où Adrien avait terminé un deuxième été loin de Marinette durant lequel il avait dû voyager pour son travail. Sa vie avait basculé à ce moment-là.

C'était peu avant son 18e anniversaire et il allait entré en fac quelques jours plus tard. Et beaucoup l'aurait qualifié de dieu vivant. Il était agréablement musclé avec de larges épaules. Mais puisqu'il devait cette musculature à des années de combats et de courses poursuites, son corps était souple sans être trop musclés.

Ses cheveux étaient plutôt longs et puisqu'ils s'allongeaient encore durant sa transformation, il devait habituellement les attachés. Sa peau était naturellement du plus léger bronzage doré en permanence.

Même s'il aurait aimé pouvoir porter la barbe ou la moustache afin de pouvoir sortir en public sans être attaqué à cause de sa ''gueule d'amour'' ou pour pouvoir faire des travaux d'équipe efficacement, il avait l'habitude de rester imberbe pour éviter les marques que laissaient les poils sur la peau.

La plupart des femmes qu'il croisait en public surtout celles à qui il s'adressait, se mettaient à bafouiller et oubliaient même jusqu'à l'endroit où elles étaient. Allez donc au restaurant en espérant un bon service dans ces conditions! Et ceci sans parler des étudiantes qui fréquentaient les mêmes classes que lui et donc les moyennes chutaient lamentablement pour plusieurs.

Adrien était conscient de l'effet qu'il produisait sur les femmes et essayait de le minimiser en se dissimulant sous des accessoires comme des lunettes de soleil, mais Marinette ne voyait rien de l'effet qu'elle produisait.

Toute aussi sexy et dangereuse que lui, elle venait d'avoir dix-sept ans et ne grandirait plus vraiment. Mais, si elle était de taille moyenne, elle était si élancée et souple qu'on avait l'impression qu'elle était plus grande. Surtout que tout en gardant ses couettes, elle avait laissé pousser sa chevelure qui ondulait en boucles souples jusqu'au creux de ses reins et que cela l'agrandissait encore. Elle portait habituellement des chandails près du corps et athlétiques qu'elle adorait et qu'elle jumelait avec des jupes que les hommes adoraient puisqu'elle avait de magnifiques jambes.

Il n'était pas rare qu'elle soit suivit dans la rue par des hommes sans même qu'elle n'en soit consciente. Un jour du mois de juin, elle était allée rejoindre ses amis au parc en robe soleil pour un rendez-vous à quatre et Adrien avait compté cinq, cinq hommes dans son sillage.

Il l'avait attrapée possessivement par la taille surprenant les deux filles. Jamais encore il n'avait fait une telle démonstration en public. Mais Nino avait, lui aussi, remarqué les hommes. Bien que finalement en couple avec Alya, Nino pouvait aussi remarquer les jambes interminables, la parfaite poitrine ferme et les hanches tentatrices de la superbe jeune femme. De plus, elle avait toujours sa peau de porcelaine et ses magnifiques yeux bleus qui lui dévoraient le visage au point où la plupart des gens s'y perdaient.

Si Adrien n'avait pas fait ce geste, il l'aurait fait lui-même simplement pour protéger son amie. Il n'avait donc pas vu plus loin dans le geste d'Adrien.

Officiellement, Adrien était encore célibataire. Autant avec et sans le masque. La vie privée de ChatNoir restait secrète et la relation cachée qu'Adrien entretenait avec Marinette n'avait jamais été découverte. Son père préférait cette version officielle pour son image.

Monsieur Agreste se doutait bien que son obsédé de fils avait trouvé une façon d'assouvir ses envies sexuelles puisqu'il ne cherchait plus depuis longtemps à conquérir tout ce qui passait à sa portée. Mais même s'il ignorait de qui il s'agissait, Adrien lui avait assuré qu'elle ne rendrait jamais la relation publique, et ce même si elle tombait enceinte.

À plusieurs reprises, ils avaient été très près de coincer le Papillon. Ils l'avaient combattu en personne quelques fois. Ils avaient déjà trouvé d'anciennes cachettes évacuées, après que l'ennemi eu quitté les lieux et une fois, ils l'avaient trouvé dans sa cachette mais il avait blessé Ladybug avant de s'enfuir.

Toujours est-il que quatre ans après les débuts de la guerre, ils y étaient toujours. Et lui, ChatNoir n'avait toujours pas le droit de connaître l'identité secrète de sa Lady. Ayant à plusieurs reprises subit le contrôle des akumatisés au fil des ans et cette menace pouvait encore devenir réalité.

Ils avaient connus leurs parts de mésententes à ce sujet, par le passé. La discorde avait été en grande partie résolue lorsqu'elle avait admit qu'il pouvait se dévoiler tout en ne causant qu'un minimum de dommages mais elle ne voulait pas qu'il le fasse si ce n'était pas nécessaire. Il voulait toujours connaitre la sienne, il voulait tout connaitre d'elle. Il avait faim de cette femme! Mais ça, c'était impossible et il s'y résignait tout en attendant avec impatience la chute de Papillon en espérant que ce jour arrive bientôt.

Non pas qu'il puisse se décrire comme affamé en amour. Il avait d'abord découvert l'inclination de Marinette pour Adrien lorsqu'ils étaient en troisième. Puis, elle lui avait avouée être également attirée par ChatNoir l'année suivante. Il avait alors commencé à s'intéresser à elle et avait finalement commencé à coucher avec elle au lycée.

Finalement, au moment où il s'apprêtait à renoncer à poursuivre sa partenaire de combat de ses attentions pour ne penser qu'à avoir une vraie relation avec Marinette avec des rendez-vous et des projets d'avenir, il avait découvert l'identité de l'homme qui faisait battre le cœur de sa Lady : lui-même.

C'était le début de septembre juste avant son entrée à l'université. Elle était entrée dans sa chambre tard, durant une douce nuit, et avait eu pour lui une attitude séduisante et évocatrice. Il y avait trop longtemps qu'il n'avait pas pu voir Marinette en tête à tête et il était en manque de contacts intimes.

Il venait de terminer un autre long été d'aller-retour à travers le monde pour des parades de mode, des séances-photos et des événements promotionnels. Son père lui demandait de s'impliquer de plus en plus dans la compagnie.

L'horaire de ce dernier été avait eu l'avantage par rapport au précédent qu'il avait été plus souvent à Paris. Et c'était une bonne chose puisque le Papillon n'avait pas prit de vacances et avait frappée la ville d'une série d'Akuma. Par contre, lorsqu'il était à Paris, il était aussi très occupé, trop pour voir Marinette à sa faim.

Donc, lorsque Ladybug l'avait coincé contre un mur en lui demandant la permission de l'embrasser, il avait eu une raison de plus de lui dire oui. Sans parler de ses yeux amoureux et de la subtile déclaration d'amour qu'elle lui avait fait. Il lui avait dit oui mais à la condition qu'elle promette d'écouter ensuite ce qu'il avait à dire sans s'enfuir.

Ils s'étaient embrassés avec passion. C'était un baiser profond, intense, étourdissant, mais par-dessus tout, il avait trouvé dans ce baiser tout ce qu'il attendait de la vie. Il y avait de la musique, des feux d'artifice, du bonheur, de la chaleur, de la complicité et évidement, ils étaient dans les bras l'un de l'autre.

Les baisers de Marinette étaient toujours timides et prudents. Elle n'y perdait jamais la tête parce qu'elle avait peur de faire quelque chose pour lui déplaire. Trop à l'écoute de ses désirs à lui, elle se retenait et s'oubliait. Ladybug l'embrassait avec l'intention claire de prendre ce qu'elle voulait. Et cette attitude qu'elle avait pour lui le faisait frissonner des pieds à la tête et le faisait se sentir fragile et esclave de ses caprices.

Adrien aurait poursuivit les baisers passionnés toute la nuit. Il redoutait vraiment qu'elle ne veuille plus de lui lorsqu'elle saurait son secret.

Lorsque finalement, elle avait laissé aller ses lèvres, ils s'étaient installés côte à côte sur le divan. Il lui avait alors expliqué qu'en tant que membre de la famille Agreste, il était obligé par son père de garder une certaine image, un certain standing. Il n'avait, par exemple, pas le droit d'être impertinent ou de faire la fête dans un bar. Son père ne le laisserait jamais avoir un emploi de subalterne même si c'était ce qu'Adrien voulait dans la vie.

Il ne pouvait appartenir à aucune femme officiellement parce qu'alors elle aussi ferait ainsi partie de son image et que sont père préférait qu'il ait l'image d'un célibataire dont le cœur était à prendre. Et surtout il ne devait pas faire de bêtises devant les caméras des reporters. Et comme aujourd'hui, tout le monde avait un téléphone portable en classe ou dans la rue, il devait s'auto-discipliner presque en permanence.

Il voulait qu'elle comprenne qui il était en secret. Qu'il n'était pas la personne parfaite et vernis qu'elle voyait en façade. Il prononça ensuite les mots auxquels elle s'attendait le moins «Je suis ChatNoir.»

Elle pensa d'abord que c'était une façon d'imager son propos. Puis, elle pensa à un mensonge qu'il aurait dit pour une raison obscure comme par exemple, pour qu'elle lui fasse confiance. Elle le cru finalement lorsqu'il lui montra sa bague. Elle voulu alors s'enfuir mais il la retint en lui rappelant sa promesse et plutôt que de partir cacher sa peine et sa nervosité, ses doutes et sa surprise ailleurs, elle déversa des larmes de stupeur et de nervosité, des demi-phrases et des jurons de colère sur son épaule. Il eut même droit à quelques coups de point sur la poitrine qu'il accepta sans broncher.

Il attrapa ensuite sa main et s'agenouilla devant elle pour y déposer le plus long et le plus soumis des baisemains qu'il aurait pu lui faire en rappel de tout l'amour qu'il lui avait toujours témoigné.

Il l'attira ensuite sur ses genoux pour la tenir dans ses bras et ils discutèrent de ses sentiments pour elle. Et d'un tas d'autres choses et d'une montagne de détails concernant leur vie, mais rien concernant Marinette ou la liaison qu'ils entretenaient.

Lorsqu'il sentit enfin qu'elle n'était plus assez fâchée contre lui pour lui en vouloir, il était vraiment très tard et il travaillait dans la journée. Il écarta les bras lui donnant explicitement le droit de partir. Il avait toujours peur qu'elle ne veuille plus le voir et il en resta nerveux jusqu'au lendemain soir.

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Après s'être retirer dans sa chambre pour la nuit, Ladybug grimpa sur sa terrasse et elle sortie son yoyo. Elle y suivit le parcours de ChatNoir dans la ville. Surement, il était sortie faire un peu d'exercice parce qu'après quelques temps, il s'était posé sur le toit d'un quartier commerçant.

Elle décida de l'y rejoindre.

Il observait simplement la ville scintiller et il la regarda arriver. Comme toujours, il la salua en se levant et en faisant une courbette galante mais elle le salua très simplement en retour et s'assis près de l'endroit où il était plus tôt. Tous deux avaient jusque là agit normalement comme si la veille n'avait pas existé.

Après moins d'une minute de silence, elle se lança, essayant d'occulter qu'elle était aussi Marinette. «Dis-moi, ChatNoir tu as une idole? Comme Jagged Stone, Clara Rossignol ou Nadja Chamack?»

Avec son rictus habituel, il sauta à pieds joints dans le panneau : «Ma belle Lady, je peux t'assurer que tu es la seule obsession de mes nuits et de mes jours. Aucune autre étoile ne brille autant que toi dans mon ciel étoilé.»

Elle laissa passer un moment de silence sans répondre, ni le regarder puis poursuivit : «Moi aussi j'ai une idole. J'ai affiché des photos de lui partout dans ma chambre, j'ai apprit tout ce qu'il y avait à savoir sur lui, je passe mon temps à parler de lui à tout le monde et je rêve même souvent de lui. Je ne l'apprécie pas seulement pour son image mais majoritairement pour la personne que je sais qu'il est avec ses amis et avec son entourage avec qui je l'ai vu interagir à l'occasion.»

«Wow, tu m'as l'air bien accrochée! Et je peux savoir qui a volé autant de ton temps et autant de tes rêves?»

«Oui, tu peux savoir. Je vais te le dire parce que, tu sais, si je n'avais pas été aussi obsédée par lui, je t'aurais probablement remarqué plus tôt et je t'aurais dis oui dès la première année où nous nous sommes rencontrés. Le nom que mes lèvres soupirent en permanence est celui de Adrien Agreste.»

«Qu-quoi? QUOI? Mmm-mmoi?» Comme prévu la surprise le fit se lever et elle l'imita. Et avec des mouvements exubérants en parlant, elle l'amena innocemment à reculer légèrement en direction d'un étage de toit formant un angle pour l'y coincer. Adrien jouait continuellement sur sa timidité et l'effet qu'il lui faisait pour faire ce qu'il voulait et profiter d'elle sans être à l'écoute de ses besoins. Et bien, c'était son tour! Ce soir, elle ferait ce qu'elle voulait de lui.

«Oui, toi! J'ai toujours pensé qu'Adrien avait de larges épaules musclées, une couleur de peau qui donne envie de la parcourir avec les lèvres, des yeux hypnotisants, des lèvres faites pour sourire et le plus beau sourire du monde. Et là je ne te parles pas de ce que j'ai toujours pensé de ton anatomie sous la taille parce que je pourrais y passer des heures!»

Il était déjà dans tous ses états avec une envie de pleurer sur le visage. C'était encore plus simple de le charmer qu'elle ne l'aurait cru. Mais tout maître de lui-même que soit son petit ami devant elle, qu'il ne lui montre que son désir et pas ses sentiments envers elle, elle aurait dû se rappeler que son chaton était amoureux de sa partenaire et lui était entièrement dévoué depuis longtemps. C'est à Ladybug qu'il réservait sa tendresse et ses sourires et Marinette recevait toutes ses larmes et les émotions qu'il ne pouvait supporter seul.

Mais, de toute façon, elle n'était pas là pour lui faire du mal. Elle était très satisfaire de leur relation. Elle ne lui en voulait même pas de l'avoir baisé avec son autre identité un an plus tôt. Elle avait adoré l'expérience. Elle voulait simplement, lui retourner la faveur. Lui faire comprendre comment elle pouvait se sentir. Lorsqu'elle aurait finit de le torturer, il serait heureux du dénouement.

«Mais, mais, mais… tout ça, je l'ai aussi quand je suis en costume. C'est même parce que je suis ChatNoir, que j'ai des épaules fortes, que je suis rapide et-et-et que je peux te protéger.» Le côté prétentieux, la blague favorite de ChatNoir, essayait désespérément de ressortir pour cacher son embarra.

«Ah? Oui, tu as peut-être raison.» fit-elle en déplaçant ses mains sur ses épaules, le haut de son corps ou de sa poitrine pour le faire pivoter et le regarder de haut en bas sans se cacher, comme si elle voyait ces détails et l'examinait vraiment pour la première fois.

Elle précisa ensuite :«Mais enfin, tu vois, ma question était plutôt : Est-ce qu'il t'arrive de te toucher en pensant à ton idole? Enfin à moi, quoi. Je suis juste curieuse de savoir comment ça se passe pour toi puisque je suis à la fois ton idole et très proche de toi.» Elle avait laissé ses mains sur ses épaules et c'était avancé d'un pas en gardant un doux sourire séducteur sur le visage.

«Tu es vraiment en train de me demander si je me suis déjà masturbé en pensant à toi?» fit-il d'une voix où il essayait de mettre un peu de fermeté. « Tu veux que je te dise ce genre de choses?» Il était vraiment incrédule, il n'aurait jamais pensé que sa précieuse Lady voulait savoir ce genre de chose intime et masculine sur lui.

S'écartant légèrement de lui, elle lui posa sa prochaine question en promenant les mains sur son propre corps. «Oui, as-tu déjà fantasmé sur ma poitrine, mes hanches, mes lèvres entrouvertes, mes jambes enroulés autour de ta taille, toi sur moi ou… moi sur toi, ou contre un…»

Il l'empêcha de continuer en l'attrapant par les épaules à bout de bras face à lui et inclina le corps avec un bruit de gorge étranglée pour tenter de retrouver son souffle disparaissant sous le désir qui l'envahissait.

«Tu joue à quoi là?» se défendit-il.

«Rien» dit-elle en s'avançant vers lui et elle poursuivit le charme en le faisant reculer pour le coincer tout à fait contre l'angle des murs. «C'est juste que je voudrais savoir si je suis normale d'avoir de telles pensées pour mon idole. De rêver de te sentir enfoncé entre mes cuisses, que tu me prennes sauvagement contre un mur ou que tu passes tes doigts sur mon sexe humide. Lorsque j'imagine ton soupir sortir de tes lèvres pour réchauffer la chair tendre de mon sein. ChatNoir?... Tu voudrais coucher avec moi, ce soir? J'ai vraiment envie de baiser, là, tout de suite.»

Baissant le regard sans complexe, elle remarqua qu'une énorme bosse déformait son uniforme. Satisfaite, elle ramena son regard sur le sien avec un sourire gourmand.

«Je ne peux pas.» fit-il lamentablement. «J'ai une copine.» Il passait sa main derrière sa nuque en regardant ailleurs d'un air très sérieux et concentré. Elle pouvait dire qu'il cherchait activement une solution désespérée.

«Est-ce que tu la laisserais simplement pour t'amuser un peu avec moi?» demanda-t-elle en lui cachant son regard.

«Non, ce ne serait pas juste pour elle que je la laisse pour toi alors que ça va bien entre nous deux et qu'elle me donne tellement d'amour. Je ne peux pas la laisser juste pour quelques baises avec toi. Même si c'est toi. Je préfère être celui qui souffre de nous trois, plutôt que ce soit l'une de vous deux.»

Quelque chose de profond remua dans le ventre de Ladybug mais elle chassa son émotion pour passer à la suite de son plan.

«Bonne réponse!» félicita-t-elle en détachant on yoyo de sa hanche pour le ficeler.

«Hé! Qu'est-ce que tu fais?» protesta-t-il surpris.

«Ben, je t'attache.» constata-t-elle comme si ce n'était pas évident.

«Pourquoi? Il s'est passé quelque chose que je ne sais pas? J'ai dit quelque chose qui t'a déplu? Je suis désolé si je t'ai fâché mais ce que j'ai dit, c'est la vérité, c'est ma vie, la réalité dans laquelle je vie. Je ne peux rien changé à ça. Je suis avec elle et je ne veux pas lui faire de mal, même si c'est pour te faire plaisir à toi.» Il testait discrètement la corde du yoyo se demandant si elle était elle-même.

Elle le prit sous le bras et l'amena plus loin sur le toit dans une section bien cachée où on trouvait des cheminées. Elle le ficela sur l'une d'elle. «Transforme-toi, Adrien.» demanda-t-elle le plus calmement qu'elle le pouvait. Mais il perçut sa nervosité et son excitation dans sa voix. Elle comprit aussi qu'il l'avait remarqué et fit tout en son pouvoir pour se reprendre et rester dans son rôle de femme fatale.

«Allez! Change-toi. On ne part pas d'ici tant que tu ne l'as pas fait.» poussa-t-elle de nouveau.

«Claws in!» appela-t-il et un Plagg incrédule et un peu perdu sortie du miraculous pour atterrir dans la main de Ladybug. «Tu veux bien nous laisser seuls, s'il-te-plait. On doit parler.» réclama-t-elle.

Le petit kwami éclata de rire en voyant son choisi ficelé sur un poteau. «Alors, c'est l'heure de la revanche, hein?» Plagg connaissait l'identité de Ladybug depuis des années et savait que ce jour arriverait. «Arrange-toi simplement qu'il soit encore capable de combattre. On est d'accord?» Et sans attendre de réponse, il passa à travers le toit pour aller voler du fromage dans un des commerces autour d'eux.

Elle s'approcha très près d'Adrien et embrassa sa mâchoire avant de descendre ses baisers en écartant le col du t-shirt bleu qu'il portait.

«Ma Lady» souffla-t-il «Je viens juste de te le dire. Peu importe à quel point j'apprécie ce que tu fais, je suis en couple et là, tu n'aide pas à diminuer ma sensation de culpabilité. Je sais que je continue de flirter avec toi, mais toi et moi, on sait ce qu'il en est. Même si on en a jamais parlé, tu m'as toujours fais sentir qu'il n'y aurait rien de possible entre nous tant qu'on n'aurait pas capturé Papillon.»

«Relaxe, chaton, c'est ta récompense. Profites-en, plutôt. De toute façon, Marinette est d'accord, je lui ai demandé la permission.» Adrien ne répondit rien mais elle sentie son poux s'accélérer considérablement sous ses lèvres.

Il sentie qu'elle détachait la fermeture de son jean et la regarda passer la langue sur sa lèvre inférieure avec gourmandise. Elle baissa son vêtement et son sous-vêtement sur ses hanches et son sexe s'épanouie doucement sous son regard bleu. Il la regardait le contempler et il entendit les battements de son cœur jusque dans ses oreilles.

Elle se pencha en avant et déposa un baiser sur le gland du bout des lèvres. Il en profita pour jeter un regard à sa chute de reins étourdissante. Elle se releva puis coula sa paume sous son sexe tendu. Accrochant l'anneau de son yoyo à sa taille, sachant qu'ainsi la corde resterait serrée, elle libéra sa deuxième main pour l'ajouter à la caresse. Lorsqu'il fut très dur, elle passa à l'offensive.

Elle le lâcha mais coinça délicatement son sexe entre leurs corps et bougea doucement pour se frotter contre lui. Elle excita son sein se plaçant sur la pointe des pieds pour qu'il se retrouve tout près de la bouche tendue d'Adrien sans qu'il ne puisse l'atteindre. «Tu es cruelle avec moi, ma Lady!» souffla-t-il d'une plainte rauque. «Tu sais à quel point je t'ai toujours désiré.»

«Tu n'aimes pas que je sois cruelle? Tu n'aimes pas ce que je fais?» s'étonna-t-elle

Après un instant de réflexion dont il eut besoin pour comprendre ce qu'il ressentait, il avoua étourdi par le désir: «Oui, j'aime ça. J'aime tout de toi mais j'adore particulièrement quand tu es comme ça avec moi : supérieure.»

«Dis-le encore. Dis-m'en plus. Parles-moi de ce que tu ressens, ce que tu veux.» demanda-t-elle en s'agenouillant devant lui et en le prenant au complet dans sa bouche.

Il eut le souffle coupé durant un instant puis le reprit pour obéir. «J'aime... Que tu me donnes des ordres, je te fais confiance. Je sais à quel point tu es intelligente et, hum, tu es tellement… désirable.» De la main et de la bouche elle lui donnait énormément de plaisir mais il avait surtout l'impression qu'elle le découvrait et profitait de lui, qu'elle jouait. Il se sentait fondre sous ses caresses et il y avait quelque chose de brûlant dans son ventre.

De voir qu'elle l'appréciait, qu'il était à son goût l'excitait. «Ce n'est pas pour rien que je flirt tout le temps avec toi, je suis excité en te voyant. C'est arrivé à un niveau où, quand je suis vraiment en manque, je peux me toucher juste en voyant la même couleur rouge écarlate que ton costume.»

Elle le sortie couvert de salive de sa bouche pour utiliser ses deux mains dans la caresse qui alternait les vitesses rapides et lentes. «Parle-moi de Marinette.» ordonna-t-elle.

«Ma petite poupée en sucre! Je l'adore. Elle est toujours là pour moi. Toujours prête quand je lui demande, toujours mouillée à mon contact. Elle rougit juste pour moi et ça me fait fondre. J'adore l'écraser sous moi et la pilonner jusqu'à ce qu'elle s'enfonce dans le matelas. Et tous les bruits qu'elle fait, bordel!» avoua-t-il précipitamment d'une seule tirade torturée et elle sentit son membre bouger par lui-même dans sa main.

«Tu voudrais la même chose avec moi?» demanda-t-elle séduisante avant de le reprendre en bouche et de le sucer avec plus de vigueur.

«Non, non, pas du tout. Je veux être à toi, t'appartenir. Je veux que tu me choisisses, que tu m'adopte. Je voudrais te voir assise nue sur moi. Je voudrais que tu me domines que tu me fasses crier de plaisir. J'adore que tu m'aie attaché. Ça m'allume quand tu me repousses. J'aime que tu ne sois pas à moi. Je baise ta main parce que je me sens à ma place à genoux devant toi.» lâcha-t-il, les mots se bousculant entre ses respirations saccadées.

Il éprouvait énormément de plaisir physique et ne voulait pas que ça se termine. Surtout si c'était la dernière fois avant très longtemps qu'il pouvait goûter à ce paradis.

Elle le ressortie de sa bouche. Elle savait qu'il ne tiendrait plus longtemps. «Tu sais, tu as peut-être ton côté chat mais j'ai aussi mon côté coccinelle et l'un d'entre eux c'est que je mords.» Elle attrapa la peau trimée à côté de son sexe et y imprima sa morsure.

Il miaula de plaisir en se retenant pour ne pas jouir à l'instant. Il ne savait pas quels étaient ses intentions mais il ne voulait pas se déverser sur elle et la souiller.

«Hé! Imagine ce que ça donnerait si tu pouvais enfoncer ta langue profondément dans le sexe de Marinette et en même temps ton sexe bien creux dans ma bouche?» Et en achevant sa phrase, elle plaça le bout du membre sur sa langue dépassant de sa bouche bien ouverte. Attrapa la base d'une main et de son autre main plaça le pouce et l'index sur et dessous la jonction entre le gland et le membre appliquant une caresse vibrante de vitesse.

Il n'avait jamais jouis si fort! Les premiers jets atteignirent directement le fond de sa gorge et il y en eu plusieurs!

Elle détacha la corde du yoyo et il se laissa tomber sur le toit, sans même se rajuster. Ses jambes ne le portaient plus, il n'était que faiblesse. Elle le laissa débander, effondré sur la surface inconfortable, la taille des vêtements toujours sous les fesses. Elle s'étendit sur et contre lui, se moulant parfaitement dans son dos, partageant sa chaleur avec lui pour remplacer celle qui l'avait quitté.

«Je t'aime. Je vous aime tellement toutes les deux.» poursuivit-il en se retournant pour la serrer brièvement contre lui ensuite. «Je ne sais absolument pas comment je vais pouvoir choisir laquelle de vous deux j'aime le plus. Au départ, j'ai cru que Marinette et moi on se lasserait l'un de l'autre ou que le travail ou les études nous sépareraient et que je serais alors avec toi. Mais si elle s'éloigne de moi, il y aura un grand vide dans ma vie et je serai tout le temps inquiet pour elle.» Tout en parlant, il s'était lentement rhabillé et assis près d'elle.

Ce fut alors son tour de lui répondre calmement.

«Pour ce qui est de partir pour les études, tu peux me dire ce qu'on ne trouve pas à Paris? Pourquoi est-ce que l'un de vous partirait? Et pour ce qui est de choisir entre nous, je ne suis pas juste venue pour te torturer, ce soir, tu sais. Je voulais te faire un grand cadeau. Te dire que tu n'auras jamais à choisir entre nous deux. Entre le reste du monde et nous deux oui, mais pas entre nous deux. Tu n'auras pas à nous départager. Mais là, je ne suis pas prête à tout te dire de mon plan. Je n'ai pas tout réglé. Je suis venue te tester. Je t'en reparlerai demain.»

«Mais, pourquoi? Comment?...» bafouilla-t-il automatiquement.

«Ça ne fait pas partie du cadeau, que tu saches comment ça peut fonctionner. Peut-être une prochaine fois si tu es bien sage, je te le dirai.» fit-elle, joueuse.

«Marinette connait la raison? Alors, je n'aurai qu'à lui demandé, elle ne me refuse jamais rien!» fit-il avec le sourire carnassier qu'il ne montrait normalement que lorsqu'il était ChatNoir.

«Tu pourrais être surpris par elle et par sa force.» contra-t-elle.

«Je sais.» répondit-il simplement. «Elle me surprend constamment.»

Elle l'attrapa avec son yoyo et le descendit au sol. «Je te laisse courir après ton kwami. À la prochaine.»