Que dire ? Pardon, pour commencer. Trois ans pour une fanfiction, c'est très long. Généralement passé ce laps de temps, c'est le signe évident que l'auteur a abandonné son histoire.

Ce n'est pas mon cas ! J'ai vécu beaucoup de choses ces trois dernières années…

Le syndrome de la page blanche pour commencer. Qui a duré très longtemps.

Puis est arrivé le Covid qui comme beaucoup de personnes dans ce monde, a été une source d'angoisse. Ce fichu virus a failli emporter plusieurs de mes proches. Je l'ai également contracté, mais j'ai eu beaucoup de chance, j'en suis consciente.

Et enfin l'année 2021 a été un véritable enfer ! Disputes, coup de gueule, trahison, deuil… rien ne m'a été épargné.

Je ne dis pas ça pour me faire plaindre, ni pour étaler ma vie privé, mais je ne me vois pas revenir après trois ans sans aucune formalité en espérant que vous soyez tous au rendez vous comme si vous me le deviez ! Alors oui, j'ai mis du temps à écrire cette suite et je vous en survole un peu les raisons. La trahison et le deuil de cette année 2021 m'ont carrément anéantie et j'ai encore du mal à m'en remettre, alors soyez indulgents si vous le voulez bien, car l'écriture est pour moi un exutoire bien plus efficace qu'une soirée en discothèque pour me défouler !

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je ne vous fais aucune promesse ! J'ai essayé de prendre un peu d'avance, afin de pouvoir enfin finir cette histoire, car je vous le dois. Si je ne le fais pas, je sais que je finirai par le regretter et puis je l'aime cette histoire et c'est en voulant trop bien faire que le syndrome de la page blanche a commencé. Donc dorénavant, j'avance au feeling. Pas de pression, pas de délai (bon, pas un chapitre tout les trois ans non plus lol) et j'espère que malgré tout cela, vous arriverez à être encore transportés par ce récit, autant qu'il me transporte. J'ai reprit l'écriture hier et j'ai fini le chapitre ce matin ! C'était comme si j'avais dis au revoir à un vieil ami la veille et que je revenais le lendemain lui dire bonjour, c'est fou.

Je vous en prie, ne m'en veuillez pas, je fais de mon mieux et j'espère que cette suite sera à la hauteur…

Disclaimer : Je me suis inspirée de l'univers de Harry Potter pour écrire cette histoire. Cet univers appartient à JK Rowling et je ne gagne pas un sous.

Surrender, Natalie Taylor

Guest : Bon, j'arrive sûrement un peu tard, oh rassure toi, pas autant que moi ! mais j'ai lu tous les opus dès cet fiction et je suis carrément dégoûté qu'il n'y ai pas la suite de mémoires J'y ai mit beaucoup de temps, mais la voilà cette suite :( ,enfin je sais même pas si tu va redevoir cet revues mais en tout cas j'ai adoré ton travail :) Même lorsque je ne poste pas, je reçois et lis toutes vos reviews, sans exception !

Jessica : Bonjour j'ai adoré lire ce que vous avez écrit Bonjour, merci beaucoup !Quand pourrais je lire le 5e volet de ton histoire ?Merci beaucoup Houla ! Il faut d'abord que je termine celui-ci et sincèrement… je pense que ce sera le dernier de cette saga ^^

Guest : Hey! A quand le prochain chapitre :) Bisous Hey ! il est là ^^

Guest : Heyyyy !Juste un mot : WAOUW !J'ai commencé à lire Leave me a chance il y a une semaine et demi. Et depuis, je ne peux plus m'arrêter !Je suis donc bien contente qu'il y ait un quatrième tome ! je ne suis plus si sûre maintenant que tu sois contente lol (meme si il n'était pas prévu ;))Je pensais que la fic était finie, donc j'étais désolée de ne pas pouvoir laisser de review ! Mais même si une fiction est finie, je lis toutes mes reviews ! maintenant si tu n'as pas de compte sur le site et que tu publie une review en tant que guest, je ne saurais pas y répondre si la fiction est terminée en effet ! Mais finalement c'est possible, donc je suis contente, parce que je sais que ça fait toujours plaisir... :) oh que oui !Je me demande vraiment comment tu fais pour nous rendre accro comme ça ! XDJe me le demande moi-même… surtout vu les délais d'attente ! Je voudrais savoir : est ce qu'on va revoir Théo et Amélia ? Oui :) Je les verrais bien ensemble, après tout ils le méritent non ? ;) C'est une théorie intéressante… Moi je l'adore, Théodore Nott.Pauvre Charlène... Tu te défoules sur le couple Seb/Charlène, ainsi que Drago/Hermoine !Moi je fais ça ?Et Max et Cassy ils sont trop mim's aussi ! Mais est ce que tu vas les faire se marier ou pas ? Ce n'est pas moi qui décide, mais mes personnages ! Pour l'instant, pas de mariage en vue, pas encore xD Parce que ça me perturbe quand par exemple Max parle d'Eleanore en disant que c'est sa belle-mère. Parce que techniquement, ce n'est pas le cas ! Oui enfin… tu chipote là lolBref... en fait je viens de voir que le dernier update était le 11 avril 2019 ! C'était il y a longtemps ! effectivement *dit-elle en agitant le drapeau blanc* J'espère que tu ne comptes pas abandonner cette fic parce que moi je l'aime trop ! Sûrement pas ! J'aimerais beaucoup que tu reviennes à la période où (apparemment, parce que moi j'ai lu que quand les fics étaient terminées...) tu publiais super régulièrement, genre toutes les semaines etc... Mais je sais que tu as eu des gros problèmes, et je ne sais pas si ça s'est arrangé, mais en tous cas je t'apporte tout mon soutien. Disons que je fais face et que j'ai pu reprendre goût à l'écriture… maintenant te promettre de poster toutes les semaines, ça n'arrivera pas c'est sûr ! Et puis, ça n'est qu'une fanfiction, donc fais comme tu peux surtout ! Merci ^^Voilà c'était ma chtite review :)Bisous bisouuus et bon courage pour la suite de l'écriture !Dave le pigeon XD Merci beaucoup ! J'espère que cette suite sera à la hauteur de tes attentes bisou bisou :)

Sab : CoucouVas tu continuer ta fiction j'ai l'impression que tu as complètement arrêté :/ Rassure toi, je compte bien la continuer et je ne l'ai pas arrêtée… je faisais une pause. Une longue pause certes, mais une pause quand même. Bonne lecture :-)


Ch.7. A fleur de peau.

We let the waters rise / Nous laissons les eaux se lever
We drifted to survive / Nous avons dérivé pour survivre
I needed you to stay / J'avais besoin que tu restes
But i let you drift away / Mais je t'ai laissé partir

My love where are you / Mon amour où es-tu

« Tu es absolument certain que c'est une bonne idée Blaise ? » demandait Drago.

« Je n'ai aucune raison de garder ta femme hospitalisée mon ami. Ses paramètres sont excellents »

« Et que fais tu de son petit problème ? » demanda le blond un sourcil relevé.

Blaise soupira.

« Tu sais bien que je ne sais rien faire pour ça, cela ne dépend pas de moi. Je veux dire, d'un point de vue médical, je ne lui serais d'aucune utilité. En tant qu'ami par contre, si tu as besoin de quoi que ce soit qui puisse l'aider à retrouver l'entièreté de sa personnalité, je serais là. N'importe quoi d'accord ? »

Drago hocha la tête et soupira avant de pénétrer dans la chambre. Hermione venait de sortir de la salle de bain, les cheveux mouillés. Elle avait rangé ses affaires dans une valise et enfilait sa cape, prête à partir. Quand elle s'aperçut que Drago était là, elle releva la tête pour le regarder et il su quelle partie de sa femme était avec lui, rien qu'à ses yeux.

Sa femme, qui se souvenait de lui et de leur famille, avait le regard plus doux, tendit que l'autre partie d'elle, le regardait avec plus de distance et de méfiance. Pour l'heure, c'était le regard doux.

« J'ai vu mon visage dans la glace, que s'est-il passé ? Je me suis battue ? » demanda-t-elle perplexe.

Drago détourna instantanément le regard et elle se figea.

« Regarde-moi s'il te plait »

Drago Malefoy était fier et têtu, mais certainement pas lâche et affronta le visage de sa femme.

« C'est toi qui m'a fait ça ? » demanda-t-elle.

Il pinça les lèvres, résistant à l'envie de se soustraire à ses jolis yeux noisette noyés d'incompréhension et prit son courage à deux mains pour lui répondre.

« Ça n'arrivera plus jamais » lui promit-il d'un ton neutre « allons-y » dit-il simplement en prenant la valise posée sur le lit.

Mais elle posa une main sur son poignet.

« Pourquoi ? » demanda-t-elle simplement.

Il soupira d'agacement, elle ne le laisserait pas tranquille tant qu'il ne lui aurait pas expliqué. Son regard se fit froid et le ton de sa voix aurait glacé le sang de quiconque l'aurait entendu.

« Tu était tellement imbriquée dans ta folie que tu t'es mutilée et tu écrivais le nom de nos enfants avec ton propre sang. Combiné au fait que tu répétais sans arrêt ce nom et que tu étais complètement ailleurs, j'ai pété les plombs. On peut y aller maintenant ? »

S'il avait voulut la choquer, il avait réussi. Elle le suivit sans un mot de plus, la culpabilité lui écrasant le cœur depuis la veille s'épaississant comme un brouillard.

« On va prendre la voiture, Blaise dis que tu n'es pas émotionnellement en état de transplaner » lui apprit-il en sortant de l'hôpital.

Elle hocha la tête sans rien dire, encore secouée par toute cette histoire. Elle prit place sur le siège passager et boucla sa ceinture.

« Et maintenant ? » demanda-t-elle incertaine.

Drago lui jeta un regard de côté et mit le contact.

« Je te ramène à la maison »

« Où est Jessie ? »

Il se raidit sur son siège et ses mains se crispèrent sur le volant.

« Chez notre fils, j'ai préféré lui confier le temps que tu puisse… » il hésita « … retrouver tes esprits » termina-t-il.

« Je veux la voir » annonça-t-elle.

« Non »

La réponse avait fusé. Cinglante. Catégorique. Et le cœur d'Hermione manqua un battement.

« Pardon ? »

Drago soupira.

« Ce n'est pas une bonne idée Hermione »

« C'est ma fille ! » tempêta-t-elle.

« Justement, j'essaye de la protéger » dit-il.

« De la protéger ? »

« Tu sais très bien ce que je veux dire »

« Non justement, j'aimerais bien que tu m'explique »

« Ne commence pas Hermione »

« Tu crois que je serais capable de faire du mal à ma propre fille ? » demanda-t-elle incrédule.

Quand il tourna la tête vers elle, elle fut frappée par ses yeux accusateurs et son air de tu l'as déjà fait. Et elle rit jaune.

« J'y crois pas »

« Écoute… »

« Non toi écoute moi bien. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans cette foutue jungle ! Je ne savais même pas ce qui m'arrivait quand je me suis réveillée. Ce sont mes enfants à moi aussi Drago et je veux les retrouver, mais si tu crois que m'empêcher de voir notre fille va nous aider tu te mets le doigt dans l'œil ! »

« Hermione… » soupira-t-il.

« Je veux juste embrasser ma fille Drago, je t'en prie »

« Très bien… » dit-il en enclenchant la première « ne t'endors pas » l'avertit-il.

À son regard interrogateur, il poussa un soupir exaspéré.

« L'autre partie de toi ne se souviens pas que nous sommes mariés et avons d'autres enfants. Si elle surgit, tu seras sur la défensive et je n'ai pas envie que tu traumatises aussi notre fille, c'est tout » expliqua-t-il.

Hermione se renfrogna, mais c'était de bonne guerre. Il avait raison. Toute cette histoire était complètement ahurissante. Hier encore elle dormait dans son lit, on lui jette un sort, elle se bat avec son mari dans un endroit cauchemardesque afin de survivre et elle se réveille en pensant avoir réussi, alors qu'en fait c'était tout le contraire. D'ailleurs, la marque noire en forme de S sur sa tempe était là pour en témoigner et elle était morte de trouille à l'idée qu'il pourrait arriver quelque chose à ses enfants. Elle s'enfonça dans son siège, se mordant les joues pour ne pas pleurer. Elle ne voulait plus pleurer. Elle voulait prendre sa fille dans ses bras, l'embrasser et faire tout pour retrouver ses jumeaux, quitte à donner sa vie. Elle ferait n'importe quoi pour les ramener.

OoO

Lorsque Charlène ouvrit les yeux, elle ne reconnut pas le plafond de sa chambre. Elle se redressa tant bien que mal du canapé dans lequel elle avait sombré la veille et porta une main à sa tête lancinante. Elle avait les yeux hyper gonflés tellement elle avait pleuré et tout lui revint en mémoire.

Sébastian était partit. Il l'avait quittée pour la protéger… de lui, disait-il. Elle avait couru chercher du secours chez sa sœur immédiatement, car elle craignait de perdre le contrôle de son empathie si elle restait seule à ruminer. Mais elle n'avait pas prévu de dormir dans son salon.

« Tu t'es endormie sur les genoux de ta sœur hier soir, nous n'avons pas voulu te réveiller » fit la voix de Max à l'entrée de la pièce.

Elle tourna la tête vers lui. Il tenait deux tasses de café entre ses mains et lui présenta une des deux, la mine interrogatrice.

« Volontiers » dit-elle d'une voix très rauque, il posa la tasse sur la table et s'assit à ses coté « merci » dit-elle en humant la bonne odeur de café frais.

« Comment tu te sens ? » demanda-t-il.

Elle haussa les épaules.

« Tu me croirais si je te disais que je vais bien ? » demanda-t-elle avant de boire une gorgée qui lui fit fermer les yeux.

« Non, en effet. Je sais que ce n'est pas ce que tu veux entendre Charlène, mais il a fait ça pour ton bien »

« Je sais » murmura-t-elle « j'aurais pourtant aimé qu'il nous fasse un peu plus confiance » ajouta-t-elle douloureusement.

« Tu sais que ce n'est pas définitif n'est ce pas ? Tu le sais ? » ajouta-t-il.

« Qui saurais le dire ? » fit-elle.

« Sébastian tuerai n'importe qui pour toi, pour te protéger. Je crois que son amour pour toi n'est pas à remettre en question et tu le sais aussi bien que moi. Peux-tu seulement essayer de comprendre ce qu'il traverse ? »

« Je le comprends Max. Vraiment. Mais pourquoi personne ne se met à ma place ? Nous avons traversé tellement d'épreuves lui et moi. Pourquoi faut-il toujours qu'il me mette à l'écart ? Je suis une sorcière bon sang ! Je ne suis pas sans défense » dit-elle.

« Hey, nous sommes là pour t'aider d'accord ? » fit-il en posant sa main sur la sienne « il a peur pour toi, de ce qu'il pourrait te faire… tu ne peux pas lui en vouloir pour ça »

Elle soupira et garda le silence, buvant quelques gorgées de café afin de faire passer la boule dans sa gorge qui enflait de seconde en seconde, avant de parler d'une voix étranglée.

« C'est juste que je me sens perdue. Je n'imagine pas ma vie sans lui, je suis triste et aussi en colère. Je me sens trahie et en même temps, je sais pourquoi il a fait ça. Je ne sais plus quoi faire pour apaiser mon cœur Max tu comprends ? Depuis qu'il est partit, c'est comme si on m'enlevait l'air dont j'ai besoin pour respirer. J'ai l'impression de perdre les pédales, tout est concentré là » dit-elle en montrant sa poitrine « et ne cherche qu'à jaillir, mais si je laisse faire, je sais ce qu'il se passera, alors je ne peux pas me laisser aller. Il était mon pilier et il n'est plus là et je ne sais pas comment gérer tout ça. Max, comment peut-on aimer quelqu'un à ce point là ? C'est ça qui me fait peur. C'est effrayant de voir à quel point cet amour que je lui porte pourrait tout détruire si je me laisser aller, je ne suis pas normale… » dit-elle en se levant précipitamment.

Elle s'était remise à pleurer et sa respiration était devenue rapide. Max se leva à son tour et prit sa tête en coupe.

« Hey, hey ! Calme-toi… »

« Non je peux pas. Max, je ne pourrais pas y arriver sans Sébastian » pleura-t-elle à chaudes larmes.

« Bien sûr que si tu le peux, regarde moi Charlène. Très bien, tu n'es pas toute seule. Tu as d'autres piliers sur lesquels t'appuyer. Ta sœur et moi sommes là et on ne te laissera pas tomber d'accord ? »

Elle hocha frénétiquement la tête.

« Parfait. Sébastian va revenir. Fais lui un peu confiance ok ? Maintenant, tu vas fermer les yeux et te concentrer sur ta respiration » dit-il en tenant toujours sa tête entre ses mains « tu peux faire ça pour moi Charlène ? »

Elle hocha à nouveau la tête, les yeux mouillés de larmes. Elle ferma les yeux et se concentra sur sa respiration qu'elle se força à réguler.

« C'est bien, tu t'en sors comme une cheffe. Continue, voilà c'est ça. Inspire… expire… lentement » murmura-t-il ne la lâchant pas.

Au bout de quelques minutes, elle ouvrit les yeux. La respiration ralentie, son cœur avait reprit un rythme normal. Max ne la lâchait pas du regard et lui sourit doucement. De ses pouces, il essuya ses larmes sous ses yeux.

« Ça va mieux ? »

« Oui »

Il l'enlaça.

« On ne te laissera pas tomber tu m'entends ? On fera tout ce qu'il faut pour vous aider tout les deux, mais pour le moment, tu vas devoir faire sans lui »

Elle se détacha de lui, séchant enfin ses pleurs.

« J'ai compris » dit-elle.

« Pourquoi tu ne t'installerai pas quelques temps à la maison ? » lui proposa-t-il.

« Ici ? Max… je ne voudrais pas… »

« Il a raison je suis d'accord avec lui. Nous pourrons veiller sur toi et tu pourrais compter sur nous si tu recommence à douter » fit la voix de Cassandra qui entrait dans le salon, portant Jessie sur la hanche.

Ils tournèrent tout les deux la tête vers elle et Max lui sourit.

« Depuis quand tu es là ? » demanda-t-il.

« Assez longtemps pour t'avoir vu calmer et rassurer ma grande sœur en quelques minutes » dit-elle avec bienveillance en s'approchant de lui.

Il lui vola un baiser et prit sa petite sœur qui tendait ses bras vers lui, dans les siens.

« Alors, qu'est ce que tu en dis ? » demanda Cassandra en se tournant à nouveau vers sa sœur.

« Je… c'est très gentil, Cassy. Mais je ne veux pas mettre ta famille en danger » souffla la jeune fille.

Cassandra s'approcha d'elle et lui sourit.

« Charlène… tu es notre famille toi aussi. Il est hors de question que nous te laissions traverser ça toute seule, d'accord ? » répondit-elle.

Charlène ressentit en pleine poitrine, tout l'amour qui baignait dans cette pièce et la reconnaissance qui lui étreignit le cœur, lui fit à nouveau monter les larmes aux yeux. Elle cligna des paupières et s'appliqua immédiatement à refouler ces émotions envahissantes, si belles soient-elles. Elle mettrait à profit ce que Sébastian lui avait enseigné et ne se laisserait plus déborder. Elle inspira un bon coup et sourit timidement après avoir reprit le contrôle.

« Tu vois, tu t'en sors très bien. Allé, dis oui » sourit Cassy.

« D'accord » souffla Charlène.

« Oui ! » s'exclama Cassandra en la prenant dans ses bras.

« Merci » murmura Charlène émue.

« Ne dis pas de bêtise. Quelle sœur je ferais si je te laissais dans ton désarroi, on est une famille et on va surmonter ça, en famille. Viens, je vais te montrer ta chambre » dit-elle en l'entraînant par la main.

Elle jeta un œil à Max au milieu du salon, qui les regardait s'éloigner, Jessie toujours dans ses bras. Il lui fit un clin d'œil et elle lui sourit, avant de disparaître de sa vue.

« Bien… tu as faim crevette ? » demanda-t-il en regardant la petite.

« Oui » répondit-elle de sa petite voix.

« Voyons voir ce que nous avons dans la cuisine, pour te faire un petit déjeuner digne de ce nom » dit-il en sortant lui aussi du salon.

Il l'installa dans sa chaise haute et lui présenta tout ce qui lui plaisait, jusqu'à ce que son choix se porte sur la pâte à tartiner aux noisettes. Max entreprit de lui tartiner une tranche de pain brioché et elle frappait dans ses petites mains en souriant. Quand il lui présenta les deux petits morceaux de tartines, elle ne se fit pas prier pour commencer à manger avec appétit.

Le jeune homme la couva d'un regard tendre. Du haut de ses vingt mois, Jessie respirait l'innocence. Il adorait sa sœur depuis qu'elle était née. Elle l'avait tellement aidé à garder le cap durant cette période où Cassandra était partie et qu'il avait cru avoir sacrifié leur fille, Nel. Si elle n'avait pas été là, il n'était pas si certain qu'il s'en serait sortit. Elle avait été un phare dans son brouillard et pour ça il lui en serait toujours reconnaissant. Même si tout ça était derrière lui, même s'il avait eu une seconde chance avec sa famille, sa sœur serait toujours la prunelle de ses yeux, au même titre que sa petite fille qui dormait dans son berceau à l'étage. Il la protégerait et serait un guide pour elle, comme elle l'avait été pour lui, même si elle n'en avait évidemment pas conscience.

« Max ? » appela la petite.

Il sortit de sa torpeur et la regarda. Elle mâchouillait son pain avec entrain et le regardait de ses jolis yeux bleus.

« É où maman ? » demanda-t-elle de sa voix enfantine.

Max essaya de ne pas montrer son trouble et inspira pour trouver les mots qui apaiseraient sa petite sœur.

« Maman n'est pas très bien mon cœur » dit-il.

« Y'é mala' ? » demanda-t-elle la bouche pleine.

« Et bien, un petit peu oui. Elle doit se reposer, mais elle viendra te voir bientôt » lui promit-il.

Elle le regarda et fronça les sourcils. Généralement, ce genre de comportement précédait toujours une crise de larmes chez la petite fille. Il amorça un geste pour la prendre, mais la sonnette retentit.

« Ne bouge pas, je reviens tout de suite » dit-il.

Il alla ouvrir la porte et sourit de toute sa splendeur.

« Alors comment vont mes fiancés préférés ? » dit-il.

« Ils se sentent un peu mis à l'écart figure toi » ronchonna Victoire avant d'entrer en le bousculant légèrement.

« D'accord… bonjour Victoire, moi aussi je suis content de te voir. Si je vais bien ? Oh, oui, bien sûr, toi aussi ? » ironisa le blond.

Elle lui jeta un regard irrité et Ted la suivit de peu, beaucoup plus jovial ceci dit.

« Salut mon pote » dit-il en lui claquant amicalement l'épaule.

Max referma la porte d'entrée et suivit ses deux amis à la cuisine. La rouquine fit comme si elle était chez elle et commençait à se concocter un festin. Ted et Max s'assirent eux aussi. Cassandra les rejoignit quelques minutes après leur arrivée et un grand sourire vint se peindre sur son visage quand elle les vit.

« Hey ! » s'exclama-t-elle en les embrassant tour à tour « ça fait plaisir de vous voir ! » dit-elle en s'asseyant.

« Comment ça se fait que l'on doit apprendre par l'école, les derniers instant importants de la vie de nos meilleurs amis, de la bouche des professeurs en plus ? » attaqua Victoire qui était en train de se beurrer un toast à la confiture de groseilles.

« Attends, quoi ? » demanda Max perdu.

Ted lui éclaira la voie.

« Des rumeurs courent sur tes parents à Poudlard. Il paraît que Rogue est venu voir ta mère à Ste Mangouste et qu'elle est devenue… » il hésita un peu, mais Victoire n'eut pas la même délicatesse que lui.

« Il se dit dans les couloirs qu'elle a perdu la boule » dit-elle en mordant dans son toast « oh… mon… Dieu » s'extasia-t-elle en fermant les yeux « c'est divin » dit-elle la bouche pleine.

« Quoi ? » s'exclama-t-elle en rouvrant les yeux, alors que les trois autres la regardaient un sourcil relevé.

Max détourna le regard vers Ted, qui haussa les épaules l'air de dire c'est Vic'.

« Effectivement, ma mère n'était plus tout à fait elle-même, mais les choses ont disons… changé » commença-t-il.

« Comment ça ? » demanda Victoire.

« On va vous expliquer, café ? » demanda Cassandra en brandissant la cafetière.

OoO

Amélia regarda sa montre en sortant de l'hôpital, elle indiquait 8h. Elle resserra un peu son écharpe autour de son cou, frissonnant légèrement en cette mi-décembre. Elle leva la tête vers le soleil hivernal éclatant et ferma les yeux.

Elle était épuisée. Elle était redevenue une étudiante et enchainait gardes sur gardes, de préférence la nuit, pour lui laisser le loisir d'étudier la journée. Dans son autre vie comme elle l'appelait, elle était morte dans d'atroces souffrances, avec son bébé à naître et seule. Elle s'était réveillée dans le débarras où jadis, elle avait assisté à la plus grosse crise de nerfs jamais vue de Max, sauf que cette fois ci, les choses ne s'étaient pas passées comme la dernière fois. Nel était venue au monde, entourée de ses deux parents. Personne n'avait essayé de tuer le bébé et tout avait bien fini pour eux.

C'était il y a maintenant trois semaines. Elle avait été complètement déboussolée, n'ayant personne à qui parler, elle avait dû affronter son retour seule. Alors elle avait décidé de saisir cette chance à deux mains, car à l'époque, elle avait tout abandonné pour sauver Nel des griffes de sa tante. Ses études, sa vie… alors que là, elle avait la chance de pouvoir reprendre sa vie là où elle s'était arrêtée dans cet univers alternatif. Elle s'était donc jetée corps et âme dans ses études et enchainaient les gardes de nuit, sans broncher. Elle comptait bien obtenir son diplôme de médicomage et refaire sa vie, en essayant de ne pas penser à sa vie d'avant.

Cependant, la tâche s'était révélée beaucoup plus ardue que prévu et de terribles cauchemars hantaient ses nuits. C'est aussi une des raisons qui la poussait à travailler de nuit. Pour ne pas penser. Travailler lui occupait l'esprit, alors que dormir n'était que source d'angoisse. Sa fille - qui n'était pas vraiment sa fille - lui manquait. La déchirure de la perte de son bébé presque à terme, était une souffrance abominable. Si au moins elle pouvait partager sa peine avec quelqu'un… Elle pensait à son mari très souvent. Lui il l'aurait réconfortée. Elle l'aimait tellement…. Comment cela allait-il se passer désormais ? Puisque le cours de sa vie avait changé, est ce que le reste restait intact ? Elle l'avait rencontré quelques mois après avoir sauvé Nel, cela avait été un vrai coup de foudre, aussi étrange que cela puisse paraître. Mais maintenant ? Elle soupira, laissant échapper une volute de fumée de sa bouche en baissant la tête.

« Vous avez l'air soucieuse » fit une voix d'homme derrière elle.

Elle sursauta en se retournant, une main sur le cœur. Théodore Nott était adossé au mur juste à coté de l'immeuble qui abritait en fait l'hôpital Ste Mangouste, un pied sur la pierre, bras croisés.

« Et vous vous avez l'air de quelqu'un qui espionne les jeunes femmes à la sortie de leur travail » rétorqua-t-elle en essayant de refaire prendre un rythme normal à son cœur.

Nott sourit en coin et la regarda plus attentivement. Elle portait un long manteau couleur crème, et un bonnet d'où dépassaient ses longs cheveux blonds, légèrement ondulés. Son nez et ses joues commençaient à rougir avec le froid. Il y avait quelque chose chez cette fille qui l'intriguait profondément.

« Ouh… ça fait mal » fit-il en mettant la main sur son cœur comme si elle lui avait lancé une flèche.

Elle sourit en levant les yeux au ciel.

« Comment se porte votre nez Mr Nott ? » demanda-t-elle.

« Ça va, grâce à une charmante jeune femme »

Elle écarquilla les yeux. Rêvait-elle ? Ou était-il réellement en train de la draguer ?

« Voyez-vous ça… » sourit-elle en se mettant en marche.

Il lui emboita le pas, sans lui demander si sa présence la gênait et se détendit quand il comprit qu'elle ne le congédierait pas.

« Vous avez l'air fatiguée » fit-il remarquer.

« En effet »

« Alors pourquoi rentrer à pied dans ce cas ? » demanda-t-il.

« Parce que je n'habite qu'à une rue d'ici et que marcher à l'air frais me fais du bien, Mr l'inspecteur » se moqua-t-elle.

Il sourit légèrement.

« Et vous, vous n'avez rien d'autre à faire que d'importuner une pauvre fille sans défense ? Travailler par exemple ? »

« Vous vous considérez sans défense ? » demanda-t-il moqueur.

Elle sourit à nouveau. Étrangement, le fait d'être la raison de son si beau sourire, lui réchauffa le cœur. Bon sang, Théo, tu as presque le double de son âge ! Il secoua la tête.

« Ça dépend » dit-elle à mi voix.

Elle s'arrêta sous le porche d'un petit building moldu.

« Intelligent d'habiter parmi les moldus » dit-il.

Elle haussa les épaules.

« C'était tout ce qu'il y avait de disponibles dans mes moyens. J'ai été ravie de cette petite balade en votre compagnie, mais si vous me le permettez, j'aimerais aller dormir deux ou trois heures avant d'aller en cours cet après-midi » dit-elle en se retournant mettant fin à la conversation, mais il ne l'entendit pas de cette oreille.

« Attendez une minute, j'ai quelque chose à vous demander » dit-il.

Elle se retourna, prête à l'envoyer gentiment sur les roses, mais elle se figea. Il s'était considérablement approché d'elle et la dominait d'une tête au moins. Elle ne put que lever les yeux vers son visage.

« Vous voyez, ça fait deux semaines que je réfléchis à notre première rencontre… » dit-il.

« Vr… vraiment ? » balbutia-t-elle.

« Oui. Et j'ai beau retourner tout ça dans ma tête, mais je suis persuadé que vous n'avez pas prit ma fiche d'inscription ce jour là » dit-il soudain très sérieux.

Elle écarquilla les yeux.

« Vous vous trompez… » commença-t-elle.

Mais elle se tut quand il fit un pas encore dans sa direction. Il avait un air sombre, presque menaçant et son cœur s'emballa dans sa poitrine.

« Ne me… mentez pas » gronda-t-il en avançant encore d'un pas.

Elle recula, mais rencontra très vite la porte. Elle était coincée. Minutieusement, il avança, tel un prédateur, ne la lâchant pas du regard. Lentement et avec fermeté, il posa chacune de ses mains de chaque coté de la tête de la jeune fille. Cette dernière, complètement tétanisée, ne pouvait que le regarder, la bouche légèrement ouverte. Il sourit en coin et se pencha vers son oreille, humant au passage l'odeur de ses cheveux. Ils sentaient la canneberge et la cerise. Il ferma les yeux, bon Dieu mais qu'était-il en train de faire ?

« Comment connaissez-vous mon nom Amélia ? » murmura-t-il d'une voix suave.

La respiration de la jeune fille s'accéléra et elle se fustigea.

« Je… je l'ai lu sur votre fiche »

Il frappa sa main sur la porte, elle sursauta et cessa de respirer.

« Vous mentez » dit-il en replongeant son regard dans le sien.

Elle le regarda, commandant à ses poumons de fonctionner à nouveau, sans succès.

« Vous mentez et j'aimerais bien savoir pourquoi… » dit-il en passant son pouce sur sa bouche légèrement entrouverte « respirez Amélia » lui ordonna-t-il.

Elle le regardait toujours, les yeux écarquillés, sa poitrine refusant de se lever à nouveau.

« Respirez ! » cria-t-il la faisant sursauter à nouveau.

S'eu l'effet escompter et elle inspira un grand coup, son cœur martelant ses côtes. Il s'écarta d'elle, le regard brûlant.

« Je n'en ai pas fini avec vous jeune demoiselle et j'obtiendrais mes réponses » dit-il avant de s'éloigner à grand pas.

Encore sous le choc, Amélia attrapa ses clés et déverrouilla sa porte, les mains tremblantes. Elle referma la porte et s'y adossa, tentant de reprendre une respiration normale. Comme si elle avait couru un marathon, elle était complètement hors d'haleine. Mais que venait-il donc de se passer ? Son corps l'avait complètement abandonnée. Il l'avait totalement subjuguée et elle ne s'y attendait pas du tout ! Il n'y avait jamais eu que lui pour arriver à la mettre dans ce genre d'état de transe. Tout se chamboulait dans sa tête et elle se mit à sangloter légèrement en se laissant choir le long de la porte. Comment allait-elle s'en sortir ? Qu'allait-elle bien pouvoir lui dire la prochaine fois qu'ils se verraient ? Il allait la prendre pour une cinglée, mais elle savait aussi que Théodore Nott obtenait toujours ce qu'il voulait, toujours !

OoO

« Wow » souffla Ted à la fin du récit de Max et Cassandra.

« Et vous nous avez tenu à l'écart de tout ça ! » s'écria soudain Victoire.

« On s'est dit qu'avec tout ce que vous aviez traversé, vous auriez besoin de tranquillité » suggéra Max en haussant une épaule.

« C'est vrai que nous sommes les seuls à avoir traversé des épreuves » ironisa-t-elle.

« Ça suffit vous deux. Maintenant vous êtes au courant. Drago demandait justement si tu pouvais éventuellement faire des recherches sur le mot qu'Hermione disait tout le temps quand on l'a retrouvée ? » expliqua Cassandra.

« Je peux essayer oui, mais je ne sais pas vraiment vers quoi ou qui me tourner. Ce n'est qu'un nom » grimaça-t-elle.

« Et comment va Charlène ? » demanda Ted.

« Elle est fragile. Pour l'instant elle est à l'étage, sous la douche j'imagine. On va la garder avec nous un moment » répondit Cassandra.

« La pauvre. Avec tout ce qu'ils ont traversés ces deux là, c'est moche » répondit Victoire.

« Et le mariage alors ? Vous avez une date ? »

Ted et Victoire se regardèrent de manière complice en souriant.

« Et bien étant donné que demain nous avons des examens à repasser tous, et que dans moins de dix jours, c'est noël, nous nous sommes donnés tout le mois de janvier pour organiser ça et on se mariera le jour de la St Valentin » répondit Victoire pétillante.

« Le quatorze février ? Sérieusement mon pote ? » s'exclama Max.

« Ben quoi ? » répliqua celui-ci.

« Plus cliché tu meurs » dit-il en roulant des yeux.

« Gnia gnia gnia » pesta la rouquine.

« Rien n'est trop beau pour elle » dit-il amoureusement en la regardant.

Elle lui sourit et lui vola un petit baiser. Max allait les charrier à nouveau, lorsque la sonnette retentit pour la deuxième fois de la matinée.

« Sauvé par le gong » se moqua-t-il en se levant.

Il alla ouvrir et se figea sur le pas de la porte.

« Bonjour mon grand »

Max avait les yeux ronds et se reprit bien vite.

« Papa ? Maman ? »

« Ta mère voulait vous voir toi et ta sœur avant de rentrer » justifia Drago qui visiblement, n'était pas plus enchanté que ça.

Il entra après avoir l'avoir embrassé, suivit d'Hermione qui elle, enlaça son fils. Elle semblait ne pas vouloir le lâcher.

« Comment tu te sens ? » demanda-t-il en s'éloignant un peu pour la regarder.

Elle avait le visage triste, les yeux bouffis et le bleus sous son œil n'arrangeait rien, mais elle semblait aller bien dans l'ensemble.

« Ça va » mentit Hermione.

Max la regarda l'air de dire tu mens très mal, et elle sourit.

« Ça va, je t'assure. Il faut juste que je m'y fasse, c'est tout. Où est Jessie ? » demanda-t-elle.

« Viens »

Il l'entraîna à la cuisine où tout le monde se salua, un peu gênés. L'ambiance était un peu bizarre. Quand la petite fille vit Hermione, son visage s'illumina.

« Maman ! » appela-t-elle en tendant les bras.

« Oh ma poupée » dit-elle en fondant sur son bébé qu'elle souleva de sa chaise haute.

Elle la serra contre elle, laissant les larmes de joies inonder son visage. C'était très émouvant. Cette Hermione là venait de passer plusieurs semaines enfermée dans un Poudlard sombre, sans savoir si elle allait s'en sortir. Elle s'était réveillée il y a plusieurs semaines de cela, sans aucun souvenir de sa vie avec Drago. Puis ils avaient remontés le temps et d'après ce qu'on lui avait expliqué, elle avait fui sa famille et sa maison pour tenter de retrouver ses souvenirs… ils l'avaient retrouvé au bout du monde, toujours sans mémoire, complètement folle et surtout, sans ses enfants sensés grandir en elle. Finalement, Thomas et Sébastian avaient réussi à ramener deux parties de son esprit. Elle et la Hermione qui ne se souvenait pas de sa vie après les 7 ans de Max.

Et pour couronner le tout, dés qu'elle s'endormait, l'autre partie de son esprit prenait le dessus et changeait dés qu'elle piquait un somme. Cela faisait beaucoup à assimiler pour elle et en cet instant, avec sa fille dans ses bras, elle avait l'impression qu'elle était une bouée de sauvetage dans cet océan de malheurs qu'était devenu sa vie.

« Max… il faut que je te parle » lui dit alors Drago.

Le jeune homme regarda son père et hocha la tête. Ils s'isolèrent dans le salon.

« Qu'est ce qu'il y a ? » demanda-t-il.

Drago soupira l'air las.

« Il y a du nouveau sur l'état de ta mère… » commença-t-il « il semblerait que son esprit soit fragmenté en trois parties »

« Trois parties ? Comment ça ? »

« C'est à cause de ce qu'elle a fait en combattant le sors noir… il y a la partie d'elle qui ne se souvient de rien après l'attaque du métro, celle qui s'est réveillée »

Max hocha la tête.

« Il y a la partie d'elle qui se souvient parfaitement de sa vie, mais pas de ce qu'il s'est passé après son réveil il y a quelques semaines et qui est revenue hier »

« Mmh » dit Max.

« Et la troisième partie qui elle, sait ce qu'il s'est passé dans cette jungle, mais qui est enfermée par je ne sais quelle magie dans la tête de ta mère » termina-t-il.

« D'accord… » fit Max qui essayait tant bien que mal de suivre.

« Voilà, il semblerait que les garçon ait réussi à ramener deux partie d'elle. L'une prend le dessus sur l'autre dés qu'elle s'endort » lui apprit-il.

Max s'assit, pantois.

« Eleanore va nous aider, mais nous ne savons pas comment débloquer la troisième partie de son esprit, qui permettrait de les réunir toutes afin de retrouver ta mère, telle que nous la connaissions. On a besoin de les réunir si on veut savoir où sont tes frères, tu comprends ? »

« Je comprends… » murmura Max atterré « alors pour le moment, c'est maman qui se souvient de sa famille ? » demanda-t-il pour être sûr d'avoir bien compris.

« C'est ça. Mais hier après s'être endormie quand Blaise l'a sédatée, elle s'est réveillée dans la peau de celle qu'elle était lorsqu'elle a fui la maison » soupira-t-il.

Il s'assit à son tour et soupira. Il sembla à Max que son père venait de prendre dix ans dans la figure tant il semblait à cran.

« On va la ramener papa, je te jure qu'on va y arriver »

« Et par où on va commencer tu peux me le dire ? » demanda-t-il dépité.

« Je peux peut être vous aider »

C'était Charlène.

« Pardon, j'ai entendu votre discussion et il se trouve que je connais peut être quelqu'un qui pourrait utiliser l'hypnose »

Drago écarquilla les yeux.

« Mais oui ! Ça pourrait marcher ! Quand ? » demanda-t-il.

« Euh je ne sais pas trop, il faudrait que j'aille le voir à Ste Mangouste, il faisait partie du corps enseignant quand je me suis inscrite comme stagiaire. Mais dans l'état actuel des choses, il ne me connait pas encore, alors il va falloir prendre un rendez vous »

« Très bien, je te confie cette mission, je compte sur toi Charlène, merci » dit-il alors qu'il s'était levé et qu'il lui plantait un bisou sur la joue.

« Euh… de rien » dit-elle en rougissant.

Max lui sourit.

« Je sais qu'on est plus près de l'heure du déjeuner que du petit déjeuner, mais tu as faim ? »

« Je meurs de faim ! »

« Allé viens, tout le monde est à la cuisine » dit-il en l'entrainant à sa suite.

Charlène respira un bon coup, fermant un à un ses récepteurs sensoriels et s'étonna d'y être parvenue aussi facilement. La boule dans sa poitrine était toujours là, mais elle commençait à croire que cette boule avait plus avoir avec la douleur de se sentir rejetée par l'amour de sa vie, que sa capacité à contrôler son empathie. Ça, elle pourrait le gérer. Elle suivit Max et entra dans la cuisine.

« Charlène va se renseigner auprès d'un thérapeute à St Mangouste, peut être pourra-t-il t'aider ? » dit-il à Hermione.

Celle-ci faisait sauter sa fille sur ses genoux et hocha la tête, avant de reporter son attention sur son enfant.

« Je viens avec toi » décida Cassandra.

« Mais et l'examen demain ? » demanda sa sœur.

« Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que nous sommes prêts ! De plus nous pourrons réviser encore un peu ce soir, je déposerais les filles chez Narcissa demain matin et… »

« Je pourrais les garder » proposa naturellement Hermione.

« Non » trancha Drago catégorique.

Ce qui jeta un froid dans toute la pièce. Hermione ravala sa déception et sa frustration et ne répondit pas.

« Je vais préparer Nel » murmura Cassandra mal à l'aise.

« Si vous le voulez, nous pourrions aller à la bibliothèque de Poudlard ? » proposa Victoire.

« Pourquoi faire ? » demanda Hermione.

« Et bien, nous pourrions chercher qui est ou ce qu'est, cet AZAHARO » répondit-elle.

Ce nom déclencha un flash chez Hermione qui se le prit en pleine tête comme un coup. Une tête sans visage et un rictus qui lui glaça le sang ! Elle chancela sur sa chaise et Drago se précipita pour récupérer Jessie.

« Hermione ? » questionna-t-il.

Elle se tenait la tête, comme si elle souffrait le martyr, mais cela ne dura que quelques secondes… elle releva la tête, la respiration légèrement accélérée.

« Ça va » haleta-t-elle « Victoire à raison, il faut qu'on fasse quelque chose, allons à Poudlard » décida-t-elle.

Elle reprit Jessie des bras de son mari et la serra contre elle. La petite ressentit son agitation et comme si elle avait compris qu'elle repartait, elle s'agrippa de ses petits poings à la veste de sa maman.

« Veux maman » implora-t-elle.

Hermione sentit son cœur se serrer.

« Maman va revenir bientôt mon cœur, je te le promets » dit-elle en lui embrassant le front.

Mais Jessie se mit à pleurer à chaudes larmes quand Hermione la remit à son frère.

« Maaaaaman » pleura la petite « maman ! Maman ! » hurla-t-elle alors que cette dernière sortait de la maison en trombe pour ne pas craquer devant tout le monde. Elle s'était promis de ne plus pleurer pourtant.

Drago la suivit avec Victoire et Ted à l'extérieur.

« Hermione est encore trop instable pour transplaner… il faut y aller en voiture » leur apprit-il.

Tout le monde grimpa dans l'automobile et Drago entendit renifler sa femme alors qu'elle bouclait sa ceinture.

« Ça va ? » demanda-t-il.

« Ça va. Finissons-en » dit-elle alors qu'il mettait le moteur en marche.

Il s'engagea dans la rue et le silence se fit dans l'habitacle, seulement interrompu par les légers reniflements d'Hermione qui pleurait silencieusement. Bientôt, ils n'entendirent plus qu'une respiration lente et régulière. Drago ralentit l'allure et jeta un regard en coin à sa femme.

« Et merde » murmura-t-il.

« Que se passe-t-il ? » demanda Victoire.

« Elle s'est endormie » pesta-t-il avant d'écraser l'accélérateur.

Ils en avaient encore pour quelques heures de route.

OoO

Lorsque Sébastian ouvrit les yeux, il sut qu'il avait dormi plus que de raison. Il bailla à s'en décrocher la mâchoire et avait les yeux bouffis. Pourtant, il se sentait tout à fait… serein. C'était le mot. Sa première pensée fut pour Charlène. Il se sentait affreusement coupable, parce que s'il se sentait si détendu, c'était parce qu'elle n'était pas à ses côtés.

Il savait qu'elle souffrait énormément de son départ. Mais il devait la protéger, même si elle devait finir par le détester, jusqu'à ce qu'il trouve une solution, elle ne devait pas vivre avec lui !

Il soupira et jeta un œil à son réveil qui indiquait 11h09.

« Et ben… » souffla-t-il.

Il y avait longtemps qu'il n'avait pas aussi bien dormi ! Il alla dans la salle de bain, prendre une douche bien méritée afin de s'éclaircir les idées. Cela lui fit un bien fou au début, mais la blonde occupait toutes ses pensées.

Il se souvint avec quelle violence il avait faillit la prendre la veille. Elle avait cru qu'il ne voulait plus d'elle et il lui avait démontré à quel point elle se trompait. Il lui avait fait sentir qu'elle se trompait. Que s'il ne s'approchait plus d'elle, ce n'était pas parce qu'il ne voulait pas d'elle, mais parce qu'il avait peur de lui faire du mal. Et il avait bien failli lui en faire ! Elle avait su quoi faire et quoi dire pour le faire flancher. Et Quand ses barrières avaient cédés, il l'avait inondée de ses sentiments très violents pour elle, jusqu'à l'enivrer à un tel point qu'elle avait abandonné toutes ses inhibitions pour le laisser pénétrer jusqu'au plus profond de son esprit.

Il l'avait désiré tellement fort, qu'il avait fait en sorte qu'elle lui donne accès à son âme. Il l'avait poussée à la mettre à nu et il l'avait touché son âme… du bout de la sienne et c'était une bonne chose que le téléphone ait sonné à ce moment là. Car si par malheur il l'avait pénétrée, si jamais il s'était uni à elle, avec l'appétit qu'il avait de son corps et de son essence de vie, il l'aurait probablement engloutie. Et elle ne l'aurait pas arrêté, bien au contraire. Ce coté dévastateur de la bête, il ne l'avait jamais ressentit auparavant. Même là, à des kilomètres d'elle, il la désirait ardemment. Il voulait la posséder complètement, corps et âme. Elle était à lui.

Sébastian baissa les yeux sur son anatomie, visiblement en accord avec ses pensées. Il respirait vite et fort. Tout ça lui faisait peur, il avait bien fait de partir. Parce qu'il n'arrivait plus à dissocier ses désirs.

La voulait-il pour son corps, ou pour son âme ? Et une voix sournoise dans sa tête martelait les deux. Elle est à toi. Il grogna et coupa l'eau chaude, ne laissant couler que l'eau froide, en proie à une détresse sans nom. S'eut l'effet escompté. La tension dans tout son corps, y comprit , disparut avec l'eau glacée qui ruisselait sur son corps et il ferma les yeux.

Il fallait qu'il trouve une solution, car il ne pourrait pas rester très longtemps en dehors du chemin de Charlène, il en était intimement persuadé et cette perspective le terrifiait !

No one will win this time / Personne ne gagnera cette fois ci
I just want you back / Je veux juste que tu reviennes
I'm running to your side / Je cours à tes côtés
Flying my white flag, my white flag / Déployant mon drapeau blanc, mon drapeau blanc

My love where are you / Mon amour où es-tu

Whenever you're ready / Dès que tu es prêt

Can we can we surrender? / Pouvons nous nous rendre ?

I surrender / Je me rends

À suivre…


Et voilà. Je sais qu'il y a encore beaucoup de questions auxquelles je ne réponds pas, mais je ne veux pas aller trop vite. J'ai envie de finir cette histoire, mais j'ai envie de la finir bien. J'espère que ce chapitre vous aura plu ! N'hésitez pas à laisser une trace de votre passage, je lis toutes mes reviews sans exception et j'y réponds toujours !

À bientôt ! Je vous embrasse.

Jess

Les paroles concernent évidemment Charlène et Sébastian mais aussi un peu Amélia ^^