Bonjour bonjour ! Voici le chapitre 3. J'avais dit que je posterais qu'un chapitre par semaine, maaaiiiss je craque haha. En vérité je voudrais poster le plus possible avant ma reprise des cours. Donc pour les chapitres, ils vont arriver un peu quand mon envie l'emporte x). J'espère que pour le moment mon histoire vous plaise. D'ailleurs n'hésitez pas à me laisser un petit review , ça me ferait énormément plaisir de savoir votre avis. Et dernière chose ! Je suis sincèrement désolée de la suppression soudaine de l'histoire, je rencontrais un sérieux problème avec le site, mélangeant le chapitre d'une autre histoire '-' . Alors pour les personnes qui avaient mis l'histoire dans leurs favoris, il faut de nouveau cliquer ^^".
Bonne lecture !
Réponse Review :
Guest : I'm really sorry, but I'm going to answer you in English this time because I'm not sure of the answer in Italian ^^". The question you asked me will have its answer in the next part of the story, can't tell you anymore, you have to be patient ;)
Trembler, c'est tout ce qu'elle pouvait faire depuis la révélation du directeur. Aucun mot ne sortait de sa gorge prise ; son cerveau n'arrivait pas à assimiler complètement l'information, au contraire, il repoussait cette hypothèse. Pourquoi cet acharnement envers elle ? Pourquoi vouloir lui faire croire une telle idée ? Sa raison lui criait que ce n'était que folie.
Pourtant…Quelque chose au fond d'elle semblait y croire. Une douce sensation de déjà-vu.
Un souvenir refit surface. Quand elle était en primaire, un garçon de sa classe s'était moqué d'elle. Il criait haut et fort que son père les avait quittés pour refaire sa vie avec une autre femme. Une haine sans borne envahie la petite Elise, déjà broyée par la tristesse de ce soudain abandon. Ce fameux garçon était en train de descendre les escaliers, heureux de ses moqueries. Elise qui était en bas des marches le fixait intensément. Le pied du garçon fut tiré en avant par une force invisible. Il ne put se rattraper à temps et dévala tous les escaliers. Son corps arriva jusqu'au pied d'Elise, il pleurait à chaudes larmes en tenant contre lui son bras qui était dans une position inhumaine. Elle ne pouvait détourner les yeux de lui, elle était comme animée par une force, cela était bien plus puissance qu'elle. Le corps du garçon subit des coupures sur sa chaire.
Alors qu'Elise était dans un autre monde, une main qu'elle connaissait bien se posa sur son épaule. Sa mère avait un sourire contrit sur ses lèvres et lui intima de se calmer. En la voyant, Elise ne put s'empêcher de partir en larme, son père lui manquait terriblement. Elle n'aura jamais su ce qui c'était passé, sa mère ne lui avait jamais expliqué, elle n'avait jamais essayé de le faire.
Elise n'avait jamais forcé sa mère à le lui dire. Il y avait des choses qui se devaient de rester secrètes, c'était bien mieux comme ça. Et cette chose qu'elle avait laissé cacher pendant toutes ces années, venait de lui exploser en plein visage.
Le visage de Dumbledore restait toujours sérieux, mais un doux sourire y refit surface, comme pour la rassurer. Il ne doutait pas du chamboulement psychologique qui se produisait en elle. Certes, les jeunes sorciers qui ont toujours habités chez les moldus, avaient l'habitude de sauter de joie. Mais elle, c'était tout autre. Le vide s'était imprégné dans ses yeux vert foncé.
Doucement, Dumbledore tendit sa main vers elle, qu'elle ne prit pas la peine de regarder. D'une voix presque absente, elle lui demanda :
« Depuis combien de temps ?
_Depuis que vous êtes née, répondit Dumbledore
_Alors, pourquoi ? Pourquoi mes « pouvoirs » ne se sont pas manifestés comme les autres ?
_Ceci…Il n'y a que votre mère qui peut vous l'expliquer.
_Ma mère ? Que s'avez-vous de plus que moi ? Explosa Elise en rejetant la main du directeur
_Chaque chose en son temps miss. Je vous propose qu'on aille dans mon bureau, comme nous en avions convenu, intima le directeur en faisant un geste vers le château.
_J'ai tant trimé pour en sortir et vous pensez que je vais retourner à l'intérieur ?
_Mais c'est bien là-bas où se trouve toutes les réponses à vos questions, je me trompe ?
_Vieux brigand, grogna Elise.
_Vous me flattez ! Sachez que cela serait bien triste de vous laisser partir ainsi alors que votre mère m'a demandé de vous protéger.
L'adolescente ne put cacher sa surprise, d'après lui, sa mère l'avait laissé aux bons soins d'un parfait inconnu. Avait-elle une seule bonne raison de le croire ? Qui pouvait lui prouver que ce n'était pas un mensonge ? Elle se devait de rester sur ses gardes. Rester prudente, c'était bien ce que lui avait inculqué sa mère.
_Je vous suivrais qu'à une seule condition,
_Laquelle ? S'intéressa Dumbledore
_Dès que j'aurais toutes les réponses à mes questions, vous me laisserez rejoindre ma mère. Est-ce clair ?
_Je pense qu'on ne peut pas être plus clair que vous Miss. Si votre souhaite est celui d'être auprès de votre mère, nous ne vous retiendrons pas, termina le directeur.
_Très bien, conclue Elise en le dépassant, se dirigeant de nouveau vers Poudlard. »
Avait-elle fait le bon choix d'y retourner ? Il y avait pourtant quelques minutes elle se débattait pour en sortir. C'était le désir de savoir ce qu'on lui cachait depuis tant d'années qui l'avait fait flancher. Ce fou savait, elle le sentait. Se jeter dans la gueule du loup était son seul moyen de découvrir ce qu'elle cherchait.
Dumbledore marchait à ses côtés et lui tendit son bras. Marcher n'était pas une très bonne option pour Elise. Elle le comprit et s'abstient de pousser un souffle en mettant sa main sur son bras. Il venait de les faire transplanner dans son bureau, celui-ci était surveillé par son oiseau domestique. Ses longues plumes aux couleurs d'un feu resplendissaient. Ledit oiseau vola jusqu'à l'épaule de son maître. Il entonna un doux chant en regardant Elise.
« Il a l'air de bien vous apprécier, il réserve ce chant aux personnes attendues.
_Utiliser votre piaf pour m'appâter ne sert à rien, persifla Elise.
_Vous n'avez pas votre langue dans votre poche, pouffa Dumbledore en mangeant un bonbon. Un bonbon au citron ?
_Non merci.
Ils s'assirent tous les deux. Un long silence précédait la future déferlante de paroles. Ce fut Dumbledore qui brisa la glace.
_Alors, Miss Tiberg, que voulez-vous savoir ?
_Tout. Tout ce que vous savez sur moi et ma mère. Des choses que je ne sais pas bien entendu.
Le directeur lâcha un petit ricanement en se frottant les mains.
_Êtes-vous prête à écouter les histoires d'un vieil homme ?
_Si cela répond à mes questions, je ferais avec, répondit Elise avec l'envie de lever les yeux au ciel.
Dumbledore ne se laissa pas du tout atteindre par les pics d'Elise et commença son récit.
_Bien, alors je vous demanderais de ne pas me couper pendant mon monologue, j'ai peur d'oublier certaines choses et ça serait fort dommage. J'ai connu votre mère ici même, à Poudlard, nous avons fait nos études ensemble. C'est à la répartition des maisons que je l'ai réellement rencontré. Votre mère fut un chapeauflou, ce fut pendant six longues minutes que la salle entière a pu l'observer, une toute petite fille assises sur un tabouret, mais avec un tel regard pour son âge. Elle fut répartie à Gryffondor après la délibération du Choixpeau magique. Je vous avoue que votre mère m'intriguait beaucoup, c'est pour cela que je lui ai demandé entre quelles maisons le Choixpeau avait hésité. Et c'est avec un sourire taquin qu'elle me répondit qu'il avait hésité entre les quatre. Je fus ébloui et quelque peu sceptique par sa réponse. Mais en prenant le temps de la connaître, Amanda avait les qualités de toutes les maisons. Très vite nous devinrent ami et avec Gellert Grindelwald, nous formions un groupe inséparable…Il eut un moment de tristesse qui passa dans les yeux du vieux sorcier pour rapidement disparaître et continuer son histoire. En grandissant, nos chemins se séparèrent. Gellert reparti dans son pays natal pour malheureusement mal tourner et devenir un mage noir…J'étais devenu un professeur renommé de métamorphose au sein de Poudlard. Et Amanda était devenue une brillante chercheuse en divination. Depuis sa plus tendre enfance, votre mère présentait des grandes facultés pour cette matière. Elle possédait la capacité de voir des possibles événements, avec les années, son pouvoir s'agrandit. Vous êtes sûrement en train de vous demander, comment votre mère aurait pu faire ses études ici avec moi alors que j'ai l'air beaucoup plus âgé.
_Votre histoire ne concorde pas. Ma mère va fêter ses trente-huit ans cette année. Ce n'est pas pour vous vexer, mais ça m'étonnerait que ça soit possible.
_Je savais que vous alliez réagir de cette façon. Pour vous prouver que je n'invente rien, je vais vous montrer ce que j'ai reçu ce matin par hibou, juste après votre arrivée.
Il sortit de son bureau une page complètement blanche. Il lui tendit.
_Ce n'est qu'une page blanche.
_Un autre papier l'accompagnait, il stipulait qu'elle était pour vous. Prenez-là, je pense vous allez être étonnée. »
Avec méfiance elle prit la page dans ses mains. Quand sa peau rentra en contact avec le papier, des étincelles sortirent de la page, elles volèrent jusqu'aux yeux d'Elise puis s'envolèrent tout autour de sa tête. Sa vision se troubla rapidement, elle n'arrivait plus à voir le directeur juste en face. Plus rien ne se trouvait autour d'elle, il n'y avait que les ténèbres. S'était-elle fait avoir par ce vieil homme ? Alors qu'elle commençait à se morfondre sur son sort, au loin des petites lumières se mirent à luire de plus en plus. Elles bougeaient fluidement, exactement comme des lucioles. Elise fut attirée, en avançant vers elles, les lumières commençaient à matérialiser une forme. Cette forme devint plus détaillée quand Elise fut à quelques centimètres d'elle. Devant Elise, se trouvait une représentation exacte de sa mère, fait entièrement de lumière. La vue de sa mère la bouleversa. Sa main effleura la joue de lumière.
« Maman…Si tu savais comment tu me manques en cet instant. Je voudrais bien savoir ce qu'il se passe, avoir des réponses. Es-tu en sécurité ? Comment savoir ?...J'ai tellement de choses à te demander. Est-ce que je suis en train de rêver ? Pourquoi est-ce que je parle d'ailleurs ? Tu n'es pas là, avec moi…
Après ses paroles, quelques larmes coulèrent sur ses joues rosies. La représentation de sa mère eut comme un frisson, elle s'agita. Elise enleva immédiatement sa main en sentant cette chose prendre vie. La représentation parla avec la voix de sa mère.
_Je pense que la première chose que je te devrais te dire est que je m'excuse…Je m'excuse pour tout ce que tu as traversé et pour les choses à venir. Tu dois être dans un tel état ma chérie…Je sais que tout ceci doit te paraître complètement dingue. Mais je t'en prie, ne soit par fermée à ce que je vais te dire. Je ne vais pas passer par quatre chemins. Tu es une sorcière Elise mais pas n'importe laquelle. Il est grand temps pour toi d'apprendre la magie comme tes ancêtres. Tu ne vas sûrement pas vouloir m'écouter, mais Voldemort en a après toi. Il faut à tout prix que tu saches te défendre contre lui et ses hommes. Je sais pertinemment que tu as un bon nombre de questions à me poser, je ne veux plus que tu sois dans l'ignorance, seulement il faut que tu attendes encore un peu plus longtemps. La personne en qui tu peux avoir une confiance aveugle est Albus Dumbledore, il t'aidera à apprendre la magie à Poudlard. Il t'a sûrement raconté vaguement notre passé commun, tout ce que je peux te dire c'est que c'est la stricte vérité. Je vais te demander de ne pas partir à ma recherche, nous ne pourrons plus nous revoir avant que tu deviennes une sorcière accomplie. Tu as environ deux ans avant que la guerre commence, je sais que tu y arriveras. Tu dois absolument garder le secret de la saga, personne ne doit savoir ! Je t'expliquerai tout en détail par rapport à ça dans le prochain message que je t'enverrai. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Ce message ne peut être regardé que par toi et seulement par toi. Mais garde prudence et prend l'habitude de les brûler. Si tu savais comment je t'aime ma chérie…Prend bien soin de toi, mange à ta faim…Et surtout, prend plaisir à apprendre la magie. Je sais pertinemment que tu veux explorer notre monde depuis ta plus tendre enfance. Au revoir ma tendre Elise. »
Les lumières s'intensifièrent, pour s'unifier et terminer en une grande lumière blanche. Elise se protégea les yeux. Quand elle les rouvrit, elle était de nouveau dans le bureau du directeur, il était en train de siroter une tasse de thé.
« Vous avez fait vite. Amanda ne devait pas avoir le temps.
Elise restait silencieuse, elle venait juste d'apprendre qu'elle ne pourrait plus voir sa mère pendant deux ans et qu'en plus il fallait qu'elle apprenne la magie pour se défendre d'un mage noir. Elle se leva lentement, prit le message de sa mère et se tourna vers la cheminée. Elle jeta la page dans le feu sans hésiter. Elise contempla le feu brûler les dernières paroles de sa mère.
_Alors Elise Tiberg ? Que décidez-bous ? Demanda Dumbledore, l'observant par-dessus de ses lunettes.
La jeune fille se retourna vers lui, une nouvelle lueur au fond de son regard.
_Apprenez-moi la magie, demanda Elise en le fixant droit dans les yeux.
Le directeur sourit et termina son thé. Il tendit une feuille à Elise, c'était une fiche d'inscription déjà remplie.
_J'ai pris l'initiative de remplir votre fiche. Il vous suffit juste de signer ici et ici. Vu que vous êtes majeure vous en avez tous les droits. Mais pour ne pas éveiller les soupçons et pour ne pas vous m'être en danger, vous devrez changer de nom de famille pour le temps que vous passerez ici.
_Auriez-vous des noms en réserve ?
_Que dites-vous d'Elise Charpman ou encore Elise Gruif ?
_Charpman ça me va, accepta Elise, mais n'y aura-t-il pas de problème par rapport à mon âge pour l'apprentissage ?
_Ne vous inquiétez pas, je vais en parler au corps professoral. Nous inclurons des heures supplémentaire à vos cours de bases. Comme vous avez dû le remarquer, chaque sorcier possède sa propre baguette et non un « bâton ». Il lui présenta la sienne, la baguette de sureau, la plus puissante des baguettes. Elle ne fit aucun commentaire compromettant.
_Quand aurais-je la mienne ?
_Nous irons faire vos fournitures scolaires demain matin. Et le midi je vous présenterai à l'école en tant qu'Elise Charpman, une jeune fille qui a fuis son pays en guerre pour trouver refuge ici. Vous auriez pris peur en nous voyant agir ainsi à cause de ce que vous avez vécu. Avec tout ce qu'il se passe en ce moment, il est impossible que cela émette des soupçons. Après c'est à vous de vous faire paraître convaincante auprès des autres élèves.
_Je saurais me débrouiller, assura la jeune fille.
_Bien. J'espère que vous trouverez votre voix dans notre monde Miss Charpman.
_Je l'espère aussi, souffla Elise.
_Je vais vous faire raccompagner à l'infirmerie pour que vous puissiez encore vous reposer, vous n'avez pas une très bonne mine. Hooky !
Un elfe de maison apparu devant eux. Il était d'une petite taille, habillé d'un vieux tee-shirt bien trop grand pour lui. Il fit un petit sourire à Dumbledore et le perdit immédiatement en remarquant Elise dans la pièce. Il se figea sur place et se mit à trembler. L'adolescente était surprise par cette soudaine réaction.
_Ai-je fait quelque chose de mal ? Demanda-t-elle d'un air sceptique au directeur.
_Oh non, Hooky est un elfe très craintif, il panique facilement en face d'une personne qui lui est inconnue. Ne vous inquiétez pas, il va rapidement s'adapter à vous. Hooky, je te présente Miss Elise Charpman, elle est une nouvelle élève. Je souhaiterais que tu l'emmènes à l'infirmerie s'il-te-plais.
_Si..si c'est c'est…c'est le désir..de…de Monsieur. Veu..Veuillez me..me..me prendre…le..le…le bras..Made…Mademoiselle, bafouilla Hooky tout tremblotant.
Cette attitude si timide attendri Elise. Les elfes de maisons étaient l'une des nombreuses créatures qu'Elise avait toujours souhaité protéger en lisant la saga. Elle trouvait injuste leur place dans la société magique. Au lieu d'afficher un air de dégoût comme s'attendait Hooky, Elise lui fit un immense sourire.
_Je suis ravie de vous rencontrer Hooky, je m'excuse de vous déranger en plein dans votre travail. »
Les joues de l'elfe virèrent au rouge, cela le rendait d'autant plus mignon aux yeux d'Elise. Sans attendre une minute de plus, elle lui attrapa son bras chétif. Elle ne fit aucun au revoir au directeur qui était qu'amusé de son comportement. C'est dans un pouf qu'Hooky la ramena dans l'infirmerie.
Leur arrivée à l'infirmerie ne fut la plus discrète du monde. Elise n'avait pas fait attention à ses jambes et tomba en perdant l'équilibre et chuta sur un des lits. Dans sa chute, elle s'attendait à toucher le matelas. Cependant, elle tomba la tête la première sur la personne qui occupait le fameux lit.
Elise avait son visage complètement collé contre un torse. Elle releva vivement sa tête et tomba nez à nez avec un regard ambré, qui était visiblement autant surprise qu'elle. Les joues d'Elise rougirent sans qu'elle ne puisse le contrôler et s'excusa comme elle pouvait en bafouillant des mots incompréhensibles.
Le jeune garçon affichait un petit sourire, amusé par la gêne apparente d'Elise. Il dégagea une de ses mèches blondes de son visage pour mieux la regarder. Il présenta sa main.
« Je m'appelle Nicholas Fildell et toi ?
Elise s'empressa de prendre sa main pour faire bonne figure.
_Je m'appelle Elise Ti…Charpman. Je suis vraiment désolée, je n'ai pas trop l'habitude de transplanner.
_Il n'y pas de mal. Euh..Je crois que cet elfe essaye de te dire quelque chose, fit remarquer Nicholas en pointant Hooky du doigt.
Hooky était resté en arrière, se triturant son tee-shirt, totalement déboussolé. Elise se baissa pour être à sa taille.
_Qu'est-ce qui ne va pas Hooky ?
_Je..Je suis…TERRIBLEMENT DÉSOLÉ DE VOUS AVOIR FAIT TOMBER, l'elfe ne semblait plus pouvoir garder sa peur et voulu se punir en se cognant la tête contre les barres du lit de Nicholas.
Elise fut consternée de le voir faire et l'arrêta le plus vite possible en l'attrapant.
_Mais non ce n'est pas ta faute Hooky ! Arrête ça tout de suite ! Lui ordonna Elise.
_Mais…Mais Miss…
_Stop ! Je t'interdis de refaire un truc pareil ! Tu ne dois pas te faire mal. Maintenant, retourne en cuisine, je te remercie de m'avoir aidé.
_D'ac…D'accord. Au..Au revoir Miss.
Hooky disparut d'un claquement de doigt. Elise souffla, elle sentait qu'elle allait devoir inculquer beaucoup de choses à cet elfe. Nicholas n'avait pas perdu une seule miette de la scène. Les sorciers qui traitaient ainsi les elfes ainsi ne courraient pas les rues. La curiosité du jeune homme venait d'être piqué à vif par cette charmante inconnue. Elise remarqua rapidement Nicholas en train de la regarder. Elle fit un petit sourire gêné, elle voulut dire quelque chose pour briser la glace mais elle fut interrompue par l'infirmière.
_Miss ! Que vous avais-je dit ! Du REPOS ! Et que faîtes-vous ? Vous disparaissez ! Regardez l'état de vos jambes ! Vous ne tenez presque pas debout ! Allez-vous coucher immédiatement, indiqua furieusement Pompom en pointant le lit libre à côté de celui du garçon. Et que je ne vous reprenne plus debout jusqu'au moment où je vous en donnerai l'autorisation !
_Je suis désolée Madame, j'étais dans le bureau du directeur, je vais me coucher tout de suite. Elise fit exactement ce qu'elle attendait d'elle, espérant ne pas recevoir plus de colère venant de sa part.
_Et vous Monsieur Fildell, on avait convenu quoi en début d'année ? Que je ne vous reprenne pas plus d'une fois par semaine dans mon infirmerie. La prochaine fois que vous dépassez ce chiffre, je demanderais au directeur de vous interdire de quidditch jusqu'à la fin de vos études pour vous éviter la mort !
_Je ne vais pas une nouvelle fois vous supplier Madame Pomfresh. Je vais essayer de ne plus tomber de mon balais au prochain entrainement ! Comme ça je pourrais venir ici en paix après l'un de mes matchs, rigola Nicholas.
_Faîtes le malin ! Vous ne rirez plus le jour où vous vous briserez le cou ! Quel sale garnement vous êtes, fulmina Pompom en regagnant son bureau.
Elise s'était couchée et tournait le dos à Nicholas, totalement bouffée par la honte. En quelques minutes elle sombra dans un sommeil profond alors qu'ils étaient qu'en fin d'après-midi. Personne ne se formalisa du fait qu'elle s'endorme. Cela pouvait s'expliquer avec la journée qu'elle venait de passer.
Cette hypothèse perdit de sa véracité quand l'état d'Elise empira en pleine nuit. La jeune fille souffrait d'une très forte fièvre. L'infirmière pouvait faire tout ce qu'elle voulait, rien ne marchait sur son cas. La respiration d'Elise ne cessait de s'accélérer, tandis que de la sueur coulait le long de son front brûlant. La pauvre Pomfresh passa sa nuit aux côtés d'Elise, au matin venu, Nicholas quitta l'infirmerie, après avoir suivi l'impuissance de Pompom face à la situation. Elle avait pensé à la transporter jusqu'à Saint Mangouste mais son corps n'aurait pas supporter le voyage.
Quand vint l'heure de midi, Pompom envoya son patronus chercher d'urgence le professeur Rogue. Celui-ci arriva rapidement.
« Bonjour Severus, je suis désolée de vous faire venir ainsi. Mais je dois vraiment me reposer, sinon je n'arriverais pas à suivre la suite. Son état ne veut pas s'améliorer, il reste toujours au point mort. Il faut que quelqu'un me remplace le temps de quelques heures, j'ai pensé directement à vous grâce à vos compétences en potion.
_Je comprends, allez-vous reposer, sinon tous les autres patients ne pourront pas être guéri sans leur infirmière. Je veille sur elle, prononça Severus, avec un peu plus de mal pour la dernière phrase.
_Merci beaucoup ! »
Pompom s'en alla rapidement dans sa chambre, hâte de retrouver son lit pour un peu de répit. Severus n'aurait jamais pu croire qu'il allait se trouver à la surveiller, elle qui lui avait faussé compagnie la veille. Il ne pouvait nier qu'elle n'était pas en très bon état. Le fait que le corps reste autant de temps à une telle température n'était pas du tout un bon présage pour la suite.
Il essaya de lui administrer des potions qu'il avait lui-même concocté. Au bout de quatre essais Severus abandonna l'affaire. Son corps semblait rejeter tous les effets, plus précisément, c'était sa magie qui faisait des siennes. Ils ne pouvaient rien faire pour l'aider, son corps devait s'adapter au poids de sa magie.
Il décida de s'asseoir sur une chaise à côté de son lit, un livre dans les mains pour passer plus rapidement le temps. Il n'y avait plus que tous les deux à l'infirmerie. Severus pouvait entendre Elise marmonner des choses incompréhensibles, elle bougeait beaucoup, cela en devenait presque à des gémissements. Il approcha son oreille pour mieux comprendre ce qu'elle disait.
« Papa…pars…pas »
Severus fronça les sourcils puis se sentit mal d'avoir entendu ces paroles. Il retourna à son livre, mais son attention revint sur le corps d'Elise quand il remarqua qu'il luisait, tous ses membres brillaient légèrement. Puis tout d'un coup, des jets de lumières sortirent de son corps pour ensuite l'entourer. Il était complètement interdit face à ce qui était en train de se passer. C'était la première fois qu'il pouvait voir la magie sous cette forme inconnue de tous.
Il sortit rapidement sa baguette et pointa ce flux lumineux qui se dirigeait droit sur lui. Mais aucun sort n'en sorti, ses pouvoirs avaient complètement disparus. L'horreur l'envahi, il n'avait pas de possibilités de fuite, il allait se faire engloutir. Dans un dernier geste de survie primaire, il mit ses mains devant lui. Il pensait ressentir de la douleur face à cette surcharge de magie pure. Et pourtant, ce ne fut qu'une paix intérieur qui le prit. Jamais il n'avait ressenti une telle chose. Il en ferma même les yeux pour profiter un maximum de cette sensation que cette magie lui offrait.
Au loin il entendait le rire d'une enfant. Ce rire joyeux fut accompagné par un autre, mais qui appartenait à une adulte. Il pouvait voir, malgré ses yeux fermés, une petite fille aux cheveux bruns et les yeux vert foncé habillée d'une petite robe bleu ciel. Elle courrait dans un champs de coquelicot, riant aux éclats. Sous un paysage d'été, une femme d'environ une vingtaine d'année, la poursuivait avec un grand sourire sur le visage. La femme réussi à attraper l'enfant sous les aisselles et la souleva du sol pour la faire tourner dans les airs.
Les rires de la fillette s'intensifièrent alors qu'elle pouvait voir encore mieux le ciel à cette hauteur. Elle cria de sa petite voix :
« Plus haut ! Plus haut Maman !
_Je n'ai pas autant de force que papa ma puce ! Chéri ! Viens faire voler notre fille, elle veut voler comme les sorcières, fit la jeune femme à une personne que Severus ne pouvait voir.
Au loin, la forme d'un homme se dessina petit à petit. Le visage de celui-ci était complètement flou et plus il se rapprochait, plus le paysage devenait lugubre. Le soleil scintillant fut caché par des épais nuages. Les coquelicots fanèrent soudainement autour d'eux. La petit fille commençait à sérieusement avoir peur, elle tournait la tête autour d'elle pour trouver sa mère, mais la femme avait disparue du cadre. La petit s'était mise à pleurer et à réclamer sa mère. L'homme était désormais juste devant elle. Il se pencha vers elle, sa tête n'était faite que de noir, mais un sourire se dessina, un sourire narquois.
Severus ne put entendre ce que cet homme murmura à la môme. La peur de la petite se remplaça par de la surprise. Ses cheveux courts se soulevèrent vers le ciel, elle ne versait plus aucunes larmes. Ses yeux dégageaient une telle animosité, il n'y avait que la trahison pour donner un tel résultat.
Tout à coup, le sol trembla, se fissurant. Elle ne bougeait pas d'un pouce, fixant toujours cet étrange homme. Une sorte de forme noir était en train de sortir de la petite, Severus ne pouvait savoir si c'était réellement de la magie. Cette masse explosa et détruit tout ce qui se trouvait autour d'elle, éliminant tout sur son passage. L'homme avait disparu lui aussi, il ne restait plus que la petite, éradiquant le monde entier.
Severus ouvrit ses yeux. Il était encore à l'infirmerie, sur la même chaise, son livre au sol. Son regard épia toute la salle, il n'y avait eu aucun dommage. Elise souffrait encore de fièvre, mais son esprit semblait plus apaisé.
Il pouvait sentir une vive brûlure sur son poignet. Il retroussa sa manche, curieux. Il vit une marque doré en forme d'étoile sur sa peau. Cette marque prouvait qu'il n'avait pas rêvé. Ses yeux divaguèrent vers Elise, cette jeune fille était à elle toute seule un grand mystère à résoudre.
