Coucou les lecteurs ! Voici le cinquième chapitre de ma fic. J'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture.
Réponse Review:
drou : Merci beaucoup pour ton commentaire ! Je suis heureuse que mon histoire te plaise. :)
Ses jambes allaient la lâcher à cause de le pression. La boutique d'Ollivander n'était plus que des ruines. Les étagères qui contenaient les baguettes furent partiellement détruites. D'innombrable baguettes étaient au sol, accompagnées par leur boite. Ollivander ne savait que dire après ça.
La puissance d'Elise pouvait briser une baguette, mais c'était encore pire avec une baguette qui lui convenait ! Les sorciers qui étaient à côté de la boutique étaient encore sous le choc. Cela n'était jamais arrivé auparavant. Le directeur semblait légèrement perdu, son sourire avait disparu. Avec quelques larges coups de baguette de Dumbledore le magasin fut de nouveau debout.
« Miss Charpman, débuta Ollivander en s'approchant d'elle pour qu'elle seule puisse entendre ce qu'il allait lui dire. Prenez bien soin de cette baguette, elle vous mènera loin, oui, très loin…
_Merci, murmura Elise, serrant fort contre elle la baguette.
_Combien nous vous devons Garrick ? demanda Dumbledore, la main déjà posé sur la bourse.
_Rien, je vous l'offre, conclut Ollivander.
_Vous êtes sûr ? fit Elise
_Oui, mon père vous aurez beaucoup apprécié, je le sens. Il doit être heureux là où il est que sa dernière œuvre ait trouvé son sorcier.
_Je ne sais comment vous remercier Monsieur. Elise n'était pas très à l'aise avec cette idée mais mis la baguette dans l'un des sacs.
_Utilisez-là à bon escient. Il n'y a que comme ça que vous pourrez me remercier ma chère. Ce fut un honneur de rencontrer une telle sorcière que vous.
_C'est de même pour moi, répondit Elise.
_Allons-y Miss Charpman. Au revoir Garrick, portez-vous bien.
_Au revoir Albus, salua Garrick. »
Beaucoup de monde murmurait pendant leur passage. Dumbledore n'avait pas l'air de s'en inquiéter, son esprit étai ailleurs. Ce qui n'était pas le même cas qu'Elise, elle ne savait pas où se mettre pour avoir la tranquillité qu'elle souhaitait.
Soudainement Dumbledore se stoppa et regarda une boutique en particulier.
« Il me semble qu'il nous reste quelque chose à vous acheter, indiqua Dumbledore
_Quoi donc ?
_Votre animal de compagnie. »
Elise sourit sincèrement, elle avait toujours adoré les animaux, sa mère lui avait toujours eu du mal à accepter les animaux à la maison après un certain accident.
Ils rentrèrent dans l'animalerie que Dumbledore avait repérée. Elise ne savait pas quel animal elle allait choisir. Elle avait tout de même une certaine préférence pour les chats. Après pourquoi pas une chouette ou même un crapaud ? Tout pouvait être possible. Dumbledore resta en arrière tandis qu'Elise s'avançait dans le lieu.
La boutique était resplendissante de lumière. On aurait pu croire qu'elle possédait sa propre aura. Cela pouvait paraître étrange, mais c'est de cette façon qu'Elise le percevait. Les chouettes perchaient en hauteur la regardaient avec dédain. Et les crapaud se prélassaient dans leur vivarium, ne faisant pas la moindre attention à elle.
Le regard d'Elise se perdait entre les différents animaux. Mais il fut captivé par une étrange cage, un panneau juste à côté stipulait qu'il fallait faire attention à ne pas trop s'approcher d'elle. Curieuse comme elle était, Elise ne put s'empêcher d'aller à l'encontre du conseil. Elle voulait voir de quel animal il pouvait s'agir.
Alors que son visage n'était plus qu'à quelques centimètres de l'objet de ses désirs. Une main la tira en arrière, la faisant éviter des gigantesques flammes qui venaient de sortir de la cage.
« Non mais vous êtes inconsciente ! Vous ne savez pas lire ? « Attention animal dangereux ». Vous auriez pu vous faire brûler dangereusement, s'énerva un jeune garçon qui semblait gérer le magasin.
_Eh bien, je ne suis pas brûlée, il ne faut pas en faire tout une histoire. Merci de m'avoir « sauvée ». Sais-tu ce qu'il y a l'intérieur ?
_Il y a un l'intérieur un chat des flammes éternels. L'une des espèces les plus dangereuses chez le genre félin, son espèce est en voie de disparition, expliqua le garçon.
_Un chat des flammes éternels…Que c'est long comme nom. Pourquoi leur donner un tel nom ?
_Leur particularité est qu'ils naissent près du magma d'un volcan en ébullition. Une ancienne histoire raconte qu'ils sont nés tout d'abord des flammes des enfers. Ces chats peuvent utiliser le feu à leur guise, leur corps en est composé de plus de 50%.
_C'est impressionnant. Puis-je le voir ?
_Ceci n'est pas possible…
La voix de Dumbledore coupa leur discussion.
_Avez-vous trouvé une animal qui vous correspond Miss Charpman ?
_Oui Monsieur Dumbledore, mais ce jeune homme refuse de me montrer. dit-elle en citant le nom du directeur, était sûre que cela l'aiderait.
_Dumbledore…Albus Dumbledore ! Je..Je suis enchanté de faire votre connaissance ! Je suis l'un de vos pus grands fans, s'exclama joyeusement le jeune garçon.
_Bien le bonjour jeune homme, tu dois être le fils de Jenard, ravie de te rencontrer. Voudrais-tu bien nous montrer ce qui contient cette cage ?
_Ce n'est pas que je ne veux pas…Cet animal est très instable. Mon père et moi avons eu beaucoup de mal à le mettre dans cette cage. Alors l'en sortir serait presque impossible sans être blessé. Même si vous êtes un grand sorcier, cette bête est totalement imprévisible.
_Il ne se passera rien tant que je serais là, tu peux ouvrir sans crainte, lui assura Dumbledore.
_Si vous insistez… » Son visage montrait bien son désaccord avec cette idée. Mais refuser une demande de son idole était impossible pour lui.
Le garçon rasa les murs, essayant de faire le moins de bruits possible. Il s'était enfilé une combinaison de protection et s'était passé un masque en acier pour le visage. Avec vitesse et agilité il ouvrit les loqués qui enfermaient l'animal. Dès que la porte de sa prison s'ouvrit, des immenses flammes en sortirent. Dumbledore créa un bouclier fait entièrement d'eau, de la fumée en grosse quantité emplissait l'air de l'animalerie.
Le fameux chat sortit de sa cage, ses yeux méfiants lorgnaient les alentours. Son pelage noir était parsemé de longues flammes d'un orange rougeâtre. Ses flammes sortaient principalement du haut de son crâne et de ses pâtes. Sa très longue queue se terminait elle aussi d'une flamme. Le jaune de ses yeux tirait parfois sur des éclats de verts. Sa beauté était indéniable.
Le chat, était entravé d'une gros collier de fer qui entourait son cou, fabriqué pour un seul but : Enfermer. La grosseur du métal empêchait le chat de bouger sa tête comme il le voulait, il souffrait de son poids. Cette vision fit mal au cœur d'Elise. Sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, elle avait traversé la protection, pour aller à sa rencontre. Dumbledore voulu la retenir, il était déjà trop tard.
L'animal prit peur et cracha des brûlantes flammes sur Elise. D'instinct, elle mit ses mains en face d'elle. L'attaque se divisa au contact des paumes d'Elise, la jeune fille utilisait sa magie par survie. Le chat recula en la voyant se rapprocher malgré ses flammes. Quand elle fut à sa hauteur, elle posa ses mains sur le collier et lui enleva, libérant son cou engourdit. La magie de l'animal explosa, projetant un incroyable feu autour de lui, voulant repousser Elise le plus loin possible. Au lieu de s'extirper de ce brasier, elle resta à la même place, posant son autre main sur le crâne de la bête.
Le feu brûlait la peau de ses mains. Le garçon lui hurla de le lâcher, Dumbledore allait être sur le point de tuer l'animal, quand subitement, les flammes diminuèrent. Elles rentraient dans le corps du chat qui s'était désormais calmé. L'animal frotta sa tête avec sympathie contre les mains brûlées d'Elise. Malgré la douleur, l'adolescente souriait, cet animal l'avait fait penser à elle, une personne prisonnière, qui pouvait créer de la terreur chez autrui. Alors qu'au fond, tout ce qu'elle cherchait, ce n'était que de l'attention.
La chat lécha les blessures d'Elise, c'est avec étonnement qu'elle découvrit que sa bave pouvait soigner les brûlures. Elle le remercia elle lui faisant d'autant plus de grattouilles derrière les oreilles.
« Vous êtes vraiment folle…Vous auriez pu mourir ! s'indigna le garçon qui venait de vivre la plus belle frayeur de sa vie.
_Je ne dirais pas exactement que je suis folle. Plutôt intéressée par ce que rejette le monde. Je n'ai pas encore accompli la moindre chose, je ne compte pas mourir aujourd'hui, dit Elise à l'attention du garçon, puis tourna son visage vers Dumbledore. Monsieur, je sais que ça pourrait vous paraître incroyable, mais je souhaiterais prendre ce chat comme animal de compagnie. Je saurais l'apprivoiser, il ne fera de mal à personne. Si par malheur ça devait arriver, j'en prendrais l'entière responsabilité, débita-elle sans reprendre son souffle.
Une image d'un jeune garçon au cheveux broussailleux possédant un regard suppliant, une étrange créature dans ses bras, venait de se superposer sur les traits d'Elise aux yeux de Dumbledore.
_Il en est hors de ques…commença le jeune gérant qui fut coupé par le directeur.
_Je suis d'accord. Jeune homme, pourrais-tu avertir ton père de l'achat de cet animal, s'il souhaite m'en parler, je l'invite à prendre une tasse de thé dans mon bureau.
_Mais je…
_Je m'excuse de paraître ainsi, mais Miss Charpman et moi-même sommes pressés. Envoyez-moi une lettre pour le montant à payer, vous nous enverrez le chat par courrier. Allons-y, tout le monde nous attend, intima Dumbledore en commençant à se diriger vers la sortie.
Elise se concentra sur le chat et continua à lui caresser le haut du crâne.
_Je te verrai plus tard, en attendant, ne brûle personne.
Sans vraiment savoir pourquoi, on aurait pu déceler de la compréhension dans les yeux du félin. Après ça, elle lui indiqua du doigt la cage. L'animal eut un temps d'hésitation, puis, rentra de nouveau à l'intérieur de la cage. Le garçon, restait abasourdi par les exploits d'Elise, elle était incroyable. Elise reporta son attention sur le jeune vendeur.
_Je me nomme Elise Charpman, je vous demanderais de bien prendre soin de lui. Si je trouve la moindre blessure, je saurais vers qui j'irais me plaindre. Pour qu'il ne pique pas de colère, veuillez ne plus lui mettre de collier.
_Je m'appelle Saliphe. Je prendrais soin de votre chat, n'ayez aucune crainte. Merci de votre achat dans notre magasin. Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à passer.
_Au revoir Saliphe. »
Saliphe regarda Elise s'en allait, complètement ébloui. Il ne fit pas attention en s'appuyant sur la mauvaise pile de sac qui s'écroula sous son poids, emportant Saliphe au sol.
Elise avait entendu du bruit derrière-elle, mais ne se retourna par pour rejoindre Dumbledore. Elle posa automatiquement sa main sur le bras qu'il lui proposait. Ils ramenèrent avec eux tous les achats pour qu'Elise puisse commencer son année.
Chaque fois qu'Elise touchait sa baguette, elle ressentait une immense joie. La jeune fille avait bien remarqué l'état pensif de Dumbledore depuis l'achat de sa baguette. Le sourire qu'il affichait était beaucoup moins lumineux qu'à l'accoutumé. Lui faisait-elle peur ? Serait-ce à cause de son étrange baguette incomplète ? Elise n'allait pas non plus aller lui demander, ce n'était pas dans sa nature. S'il avait quelque chose à lui dire, il n'avait qu'à venir.
Ses achats furent déposés directement dans sa nouvelle chambre. Elle était juste provisoire, avant qu'elle ne soit répartie dans une des quatre maisons. Une certaine pression monta en elle. Dans quelle maison allait-elle être répartie ? Elle n'en préférait aucune, elle voyait surtout leurs défauts. Poufsouffle n'avait jamais attisé sa curiosité, elle avait le don de raboter des personnes niaises. Serdaigle pouvait être une bonne maison, mais ses élèves avaient tendance à être trop sûr d'eux. Gryffondor, une maison pour les « courageux », qui avait tendance à avoir une trop grande gueule. Leur loyauté n'était pas de mise, il y avait bien trop de passages dans la saga où les amis d'Harry Potter doutaient de lui. Pour la dernière, Serpentard, elle n'avait jamais pu supporter cet effet de groupe qui y résidait. Ses élèves utilisaient bien trop leur nombre pour pouvoir martyriser des élèves. Seuls, ils n'étaient plus que des vers rampants au sol. Et puis, qu'est-ce que ça pouvait changer ? Tant qu'elle apprenait la magie, c'est tout ce qui comptait.
La nuit était tombée rapidement, appelant les fantômes et autres espèces des ténèbres à se réveiller. Ce fut le professeur McGonagall qui vint la prévenir que l'heure du dîner était venue. Elise s'était habillée de son tout nouvel uniforme.
Le trajet de sa chambre jusqu'à la Grande-Salle fut mentalement beaucoup plus long. Était-ce à cause de cet uniforme qu'elle n'avait pas l'habitude de porter ? Ou était-ce par rapport à tous ces yeux qui allaient bientôt l'observer à la dérobée ? Elle prit son temps pour reprendre son calme en respirant plus lentement. Ce n'était qu'une répartition, pas la fin du monde. Même en pensant ainsi, elle avait toujours cette petite boule qui lui tiraillait le ventre.
Les grandes portent s'ouvrirent devant-elles. Les quatre longues tables étaient remplies par les élèves. Comme elle s'y attendait, ils la fixèrent sans gêne. Elle put déceler dans certains regards de l'envie, dans d'autres de la jalousie et même de la curiosité. Elle était devenue sans le vouloir, l'un des nouveaux mystères de la nouvelle année qui commençait.
Avec tout le courage qu'elle possédait, elle s'avança dans l'immense salle d'un pas assuré. Elle remarqua que tous les professeurs la regardaient. Elle s'attarda sur un regard bien plus sombre que les autres, celui qui avait don de l'attirer, pour mieux la tourmenter. Tout le monde était obnubilé par son aura, ce n'était pas visible à l'œil nu, mais sa magie l'entourait tel un manteau. Sa magie avait le même effet qu'un aimant, ce qui n'allait pas arranger Elise.
Le fameux tabouret où reposait le Choixpeau magique était là. McGonagall prit le Choixpeau dans ses mains et intima à Elise de s'asseoir, enfin assise, elle lui déposa sur le haut de sa tête. Une voix émergea dans son esprit.
« Eh bien, eh bien. Qu'avons-nous là ! Une retardataire et pas n'importe quelle retardataire à ce que je peux voir, s'esclaffa une forte voix.
_Ne prenez pas trop votre temps, ce tabouret n'est pas du tout confortable, grogna Elise.
_Me presser ne sert à rien, à part si tu souhaites que je te mette dans une maison qui ne te convienne pas.
_Je n'aime aucunes d'elles de toute façon, souffla-t-elle
_En es-tu sûre ? Pourtant, il y en a bien une qui t'a toujours plus attirée que les autres, n'est-ce pas ?...Tu es dotée d'une grande intelligence et d'une envie folle de savoir, mais pas assez pour t'envoyer à Serdaigle. Tu peux montrer une grande gentillesse envers les personnes que tu apprécies, mais c'est trop peu pour Poufsouffle. Pour atteindre tes objectifs tu peux être une véritable vipère, sournoise jusqu'au bout des ongles. Ta ruse est l'une de tes plus grandes armes, Serpentard serait un très bonne maison…Mais ton courage surpasse cette ruse. Toi qui portes sur tes épaules un lourd destin, cette maison pourra peut-être t'aider à accomplir ta tâche.
_Attendez, vous…
_GRYFFONDOR ! » hurla le Choixpeau.
Le long silence de l'attente se brisa avec les applaudissements et cris de la table des rouge et or. Quand Elise se leva, les couleurs de sa nouvelle maison étaient déjà sur son uniforme, un lion rugissant s'était dessiné sur le côté gauche de sa poitrine, vers son cœur. Elise remarqua qu'on venait de lui faire de la place à la table de sa maison, elle s'y assit rapidement. Dumbledore se leva pour prendre la parole.
« Comme vous venez de le voir, nous venons d'accueillir une nouvelle élève un peu retard. Je vous demanderais d'être bienveillant envers Miss Charpman et de l'aider si elle rencontre le moindre problème. Je vous souhaite à tous un très bon appétit ! »
D'un claquement de doigt la nourriture en abondance apparut sur les tables. C'était bien la première fois qu'Elise voyait autant de nourriture. Il y avait vraiment de tout et pour tous les goûts. Elle se servit un peu de chaque, elle en avait presque l'eau à la bouche. Elle leva sa fourchette jusqu'à sa bouche pour goûter à un bout de sa viande mais elle sentit des regards braqués sur elle. Les élèves qui l'entouraient ne pouvaient pas s'empêcher de l'observer comme une bête curieuse. Cela était vraiment désagréable, donnant l'envie à Elise de se lever et de retourner jusqu'à sa chambre.
Quand elle était sur le point de le faire, une douce voix l'interrompit.
« Bonsoir ! Je me nomme Hermione Granger, je suis heureuse de te rencontrer, bienvenue à Gryffondor !
Elle lui tendit sa main, ses lèvres formaient un sourire bienveillant. La description du livre respectait l'originale. Si Hermione ne lui avait pas adressé la parole, elle l'aurait sûrement reconnu immédiatement. Le personnage d'Hermione Granger était l'un des personnages qu'Elise affectionnait, malgré le fait qu'elle n'était pas sa plus grande fane pour le premier tome.
Elise accepta sa main avec plaisir et lui rendit son sourire.
_Elise Charpman, de même, répondit-elle.
_C'est la première fois que je vois de mes propres yeux un chapeauflou qui dure si longtemps ! Tu as dû être un sacré défi pour le Choixpeau.
_Peut-être bien que oui…
_Ceci n'est pas une honte ! Tous les grands sorciers venant de Poudlard étaient des chapeauflou. Tu es sûrement destinée à devenir une sorcière extraordinaire. Que suis-je bête, j'ai oublié de te présenter mes amis. À ta gauche se trouve Ginevra Wesley, mais elle préfère qu'on l'appelle Ginny. À ma droite le garçon aux cheveux noirs et aux lunettes s'est Harry Potter. Et pour terminer le garçon en face de toi, celui qui mange comme un ogre des cavernes…RON WEASLEY ! Arrête de manger de cette façon c'est répugnant !
_Roooooh, j'raaii faim mroii. J'rai pas raisrooon Harryp ? vociféra Ron, n'arrivant pas à parler distinctement avec toute la nourriture qui emplissait sa bouche.
_Ce n'est pas pour te contrarier mais Hermione a bien raison, voir la nourriture tomber de ta bouche quand tu manges n'est pas très appétissant…confia Harry en se grattant la tête.
_Ilf n'y arf que moif-mêrme quri me comprenneff. Hermione lui donna une bonne claque sur le crâne du rouquin.
_Je suis vraiment désolée de son manque d'éducation, il ne ferait jamais ça devant sa mère ! expliqua Hermione à Elise qui ne faisait que regarder l'échange.
_Mais qu'estff-ce qu'il te prendff ?! Çarf fait malf !
_Tais-toi donc ! Alors Elise, es-tu contente d'être à Gryffondor, ou tu avais en tête une autre maison ?
_Oh. Je n'avais pas vraiment de préférence particulière. Je les trouve toutes identiques. Elise vit une cuisse de poulet se lever à quelques centimètre de son visage.
_Pardoooooonf ?! Troute identiquef ? Gryffondorff est lar meilleurech des maisonrs ! s'exclama difficilement Ron en essayant d'avaler sa nourriture.
Elise écarta d'une pichenette la cuisse de poulet. Déjà que la vue n'était pas belle, il osait mettre une cuisse de poulet dégoulinante de gras et de bave près d'elle. Elle était bien à deux doigts de l'étouffer sur le champs.
_Premièrement, ne remet jamais plus ta bouffe immonde près de mon visage. Deuxièmement, je dis tout ce que je pense, alors tu devrais t'y habituer rapidement car je ne vais pas me retenir avec toi. Et pour finir, met toi bien dans ta grosse tête qu'il faut éviter de me mettre en colère. » Tout en disant cela, Elise s'était levée pour lui poser un doigt sur son front.
Elle ne prit pas la peine de finir son assiette et s'en alla de la table en faisant un signe au groupe. Toute la salle avait pu observer l'échange et son départ. Personne ne la retint.
Après avoir rejoint sa chambre pour la nuit, elle se laissa tomber sur le lit. Elle aurait pu prendre sur elle pour rester à leurs côtés. Mais voir son visage d'imbécile lui était insupportable. Pourtant, Elise avait toujours un petit creux, sa gourmandise légendaire venait de reprendre le dessus.
Elle se releva sur son lit, une idée en tête.
« Hooky ? Appela-t-elle timidement.
L'elfe de maison apparu dans un pouf sonore, en face du lit d'Elise.
_Vous m'a..m'avez appelé..Miss..Miss Charpman ?
_Je suis désolée de t'appeler si tard. Est-ce que je pourrais te demander un petit service ? Dit Elise en faisant le geste de la taille avec ses doigts.
_Tout ce que..que vous…vous désirez Miss.
_Pourrais-tu m'apporter une petite part de gâteau aux fruits rouges que vous avez servi pendant le repas ?
_J'y vais de..de ce..ce pas, lui assura Hooky en disparaissant.
Il réapparut très rapidement avec une très bonne part. La vue du gâteau fit s'empourprer Elise, elle adorait les choses sucrés. Elle prit l'assiette que lui donnait l'elfe en le remerciant chaudement. Avant qu'il ne parte, Elise le stoppa pour lui dire une dernière chose.
_Hooky, tu peux m'appeler Elise, lui proposa l'adolescente.
_Je..Je n'oserais jam..Jamais !
_Je ne suis pas encore totalement habituée à ce nouveau nom de famille…Je préférerais sincèrement que tu utilises mon prénom, ça me ferait très plaisir. Lui dit-elle en appuyant bien sur le mot « plaisir ».
_Alors..Alors ça se..se…sera Miss..Miss Elise, conclut l'elfe.
_C'est déjà beaucoup mieux ! Merci pour ton aide, va te reposer tu l'as grandement mérité.
_Merci Miss Char…Miss Elise. »
Hooky s'en alla, laissant seule Elise avec son doux dessert. Elise avait notait que le bégaiement de l'elfe était moins présent qu'à leur rencontre. Elle allait commencer à dévorer le gâteau, quand elle fut prise d'une forte quinte de toux. L'infirmière l'avait prévenue d'avance que si sa magie venait à être utilisée sans sa baguette, son corps allait souffrir à un moment donné. Elle avait du mal à respirer, ses membres étaient lourds. D'un dernier effort elle attrapa une fiole qu'elle avait rangé dans le meule à côté du lit. Elle provenait de l'infirmerie, c'était pour soulager sa douleur. En une gorgée elle avait tout avalé puis poussa un souffle de soulagement en se sentant moins engourdie.
Elle se laissa choir contre le matelas et attendit quelques minutes pour ne pas brusquer son corps. Est-ce qu'elle était si faible que ça pour sa magie ? Quand elle se sentit de nouveau bien, elle se releva et pu déguster cette douceur sucrée tout en parcourant l'un des manuels de magie qu'avait acheté le directeur.
Elise se perdit rapidement dans sa lecture. La magie était très intéressante, tout était différent, sans aucune répétition. Elle lui semblait infinie. La jeune fille voulu faire un des sorts les plus basiques pour voir ce que ça pouvait donner. Elle essaya un lumos en suivant les instructions du livre. Au lieu d'une petite lumière, ce fut un véritable projecteur qui sortit de sa baguette. Elise sursauta et lâcha sa baguette. Après quelques instants elle la rangea du bout des doigts dans ses affaires et nota dans son esprit : Ne pas toucher sans un professeur autour.
Des heures passèrent. Ses yeux se fermaient tous seuls. Elle s'endormit sur son lit, entourée d'une dizaine de livres ouverts. Elle dormait d'un profond sommeil sans rêve. La première nuit en tant qu'élève se passa tranquillement.
Hooky était chargé d'aller réveiller Elise pour qu'elle ne manque pas le petit-déjeuner. L'elfe arriva dans la chambre et découvrit comment la jeune fille avait dormit. Il rangea tout d'abord les livres dans le sac qui leur était attribué, puis, avec une grande délicatesse, secoua la jeune sorcière.
« Miss Elise, il..il est l'heure..de vous..vous levez.
Elise baragouina des mots en serrant contre elle son coussin. Un léger filet de bave coulait du bord de sa bouche. Hooky insista, de peur que la jeune fille ne puisse pas manger convenablement. Enfin, Elise s'éveilla, la tête dans le coltar.
_Bonjour Hooky..Que puis-je faire pour toi ?
_Bien le bon..bonjour Miss. Le petit..petit-déjeuner vint d'êter…ser…servi.
_Merci de m'avoir réveillé. J'arrive bientôt, souffla Elise en se levant pour se rendre à la salle de bain. »
L'elfe reparti à son travail, tandis qu'Elise se coiffait ses cheveux, elle ne se sentait pas de les attacher. Elle les laissa lâché, ils pouvaient cascader librement sur ses épaules et dans son dos. Elle réajusta l'uniforme qu'elle n'avait pas enlevé la veille. Elle avait encore l'esprit remplit des informations qu'elle avait lu la nuit dernière. Au moins, elle avait pris de l'avance pour ses futurs cours.
Alors qu'Elise se dirigeait vers la Grande-Salle, un tableau l'interpella.
« Lys…Est-ce bien toi ?
Elise tourna son visage vers le tableau. Il y était peint un jeune homme d'une haute lignée devina Elise en voyant ses vêtements. Le garçon avait des cheveux angélique et des yeux de la couleur des océans. Des ailes d'ange lui irait à merveille ne put s'empêcher de penser Elise. Il la confondait sûrement avec quelqu'un d'autre.
_Je suis désolée, débuta Elise, mais vous devez vous tromper de personne.
_Non, tu es bien Lys. Je te reconnaîtrais entre mille ! continua la peinture, sûr de lui.
_Je vous assure que je ne suis cette Lys, je m'appelle Elise Charpman.
_Pourquoi mens-tu ? Ne m'avais-tu pas promis de m'emmener avec toi ? Où étais-tu depuis ce temps ? s'entêta la peinture.
Le garçon se mit à pleurer, libérant sa peine. L'adolescente était mal devant lui, elle ne savait pas comment réagir. Elle baissa les yeux en sentant quelque chose mouiller ses chaussures. En dessous du tableau, la peinture qui la composait était en train de s'écoulait le long du mur. Les pleurs étaient en train de le faire disparaître.
_Arrêtez de pleurer ! Vous vous tuez !
_Tu nous as tant manqué…Pourquoi n'es-tu pas revenue plus tôt ?
_Pitié je vous en prie, vous êtes en train de vous effacer !
_Lys…Oh Lys…se lamenta le jeune homme.
La panique montait chez Elise, la toile commençait à devenir blanche à certains endroits. Elise perdant ses moyens, posa sa main sur la peinture, à l'endroit du visage remplit de larmes. Pensant toucher que de la toile, elle fut surprise de sentir de la chaleur sous sa peau. Elle pouvait voir sa main à l'intérieur de la peinture. Elle garda son calme malgré cet imprévu et caressa avec sa main la joue inondée du garçon. La douceur de son geste fit cesser les pleures de celui-ci.
_Je ne sais pas qui est cette Lys mais je vous assure que je ne suis pas elle. Vous devez vraiment tenir à elle pour pleurer autant…Je ne vais pas vous mentir pour vous faire plaisir. La réalité peut être douloureuse, mais je préfère vous dire la vérité que de vous causer plus de mal. Tout ce que je peux vous dire, c'est de ne pas abandonner. Je suis sûre qu'elle reviendra vous voir, comme elle vous l'a promis.
_Si tu n'es vraiment pas Lys…Comment peux-tu me le certifier ? Tu ne l'as pas connu.
_Pas besoin de la connaître. Par votre chagrin je peux deviner qu'elle doit être une bonne personne et qui vous ait très chère. Même si elle vous manque, vous ne devez pas vous mettre dans un état qui peut vous coûter la vie. Quand elle reviendra, comment ferra-telle si elle trouve votre tableau complètement vide ?
_Mais…Elle me manque tant…avoua le garçon.
_Je sais, j'ai moi aussi une personne qui me manque énormément…Je n'ai sûrement pas attendue autant que vous, mais je pense comprendre légèrement votre peine. Je vous demanderais de ne plus vous laisser aller par vos émotions. Il faut garder espoir, surtout dans les moments les plus douloureux.
De sa main, elle essuya ses dernières larmes et lui caressa les cheveux tendrement.
_Vous savez que vous avez des cheveux très doux ?! Le complimenta Elise en lui faisant le plus beau sourire qu'elle s'avait faire.
Le garçon revécu un souvenir du passé pendant un instant. Il revit cette jeune fille, venant des années beaucoup plus lointaines. Elle lui avait aussi touché ses cheveux de cette façon-là. Et lui avait dit :
« _Vous avez des cheveux doux ! »
Elle avait été sa meilleure-amie dans ce château. Depuis son départ, il attendait qu'elle revienne accomplir sa promesse. Jamais il ne l'oublierait.
Il posa sa propre main sur celle d'Elise et lui sourit.
_Je te remercier de m'avoir fait ouvrir les yeux. Je te suis reconnaissant pour ton honnêteté. Ton prénom est bien Elise ?
_C'est bien ça, approuva Elise.
_Je m'appelle William Glosther, répondit le garçon en lui faisant un baisemain.
Elise en était presque au point de rougir. Même si elle savait bien qu'il n'était pas un réel garçon, elle pouvait très bien le sentir comme s'il existait. Elle récupéra sa main en la sortant de la toile quand il la lâcha.
_Je suis désolée, mais je dois m'en aller, dit précipitamment Elise.
_Reviendras-tu me voir ? Interrompit Elise avant qu'elle ne puisse s'en aller
_Bien-sûr. Et la prochaine fois que vous voyez une fille, ne pleurait pas William !
Il lui sourit une dernière fois avant qu'Elise ne dépasse son tableau pour s'engager dans les prochains escaliers.
Elise ne savait vraiment pas qui pouvait être cette Lys. Apparemment, elle devait énormément lui ressembler pour qu'il réagisse ainsi. Si elle y pensait, elle demanderait à l'un des professeurs.
Quand elle fut devant les portes de la Grande-Salle, elles s'ouvrirent pour elle. Un petit sourire se forma sur son visage. Elle n'aurait plus jamais à les pousser comme elle avait pu le faire. Son premier jour en tant que sorcière débuta.
Je suis totalement désolée pour les personnes qui apprécient le personnage de Ron, personnellement je le déteste X).
Pensez-vous qu'Elise aura la paix ? Dîtes-moi ce que vous en pensez en commentaire ;)
