Réponses Review :
Guest : You will see !
drou : Haha, si tu savais comment j'ai pris plaisir à écrire ce passage ! Merci pour ton commentaire, ça me motive ^^.
Oilosse : Salut ! Tout d'abord je voudrais te dire un grand merci pour le commentaire que tu m'as laissé. Savoir qu'une ancienne lectrice est de nouveau là m'apporte beaucoup de joie ! Je suis vraiment heureuse d'apprendre qu'Elise te plaît et j'espère que ça sera le cas jusqu'à la fin ! :)
Bonne lecture !
Ce fut avec appétit qu'Elise avala son petit-déjeuner. Habituellement elle ne mangeait pas énormément le matin. Cette fois-ci, son estomac en avait plus que besoin. Quand elle était arrivée dans la Grande-Salle, beaucoup de monde était déjà là pour manger. Elise réussit à se trouver une petit place en bout de table.
Ce matin-là, personne ne lui accordait beaucoup d'attention. Cela ne la dérangeait pas du tout d'être invisible pour une fois. Sa joie s'envola rapidement quand une personne s'assit en face d'elle alors qu'elle mordait avec amour dans sa tartine.
« Salut, tu te souviens de moi ? Fit Nicholas en souriant.
_Oui, comment oublier ma maladresse ? Rigola amèrement Elise.
_Cela aurait bien pu me briser le cœur, répondit le blond en posant théâtralement sa main sur son cœur.
_Je n'en doute pas un seul instant.
Ils se regardèrent tous les deux, puis c'est à l'unisson qu'ils rigolèrent ensemble. Le Poufsouffle avait un certain culot pour s'asseoir à la table des lions, mais personne ne lui fit de remarquer, Elise semblait l'apprécier, autant ne pas l'énerver dès le matin.
_Je vois que tu vas beaucoup mieux, c'est rassurant, tu avais beaucoup inquiété Pompom.
_Oui, merci. J'aurais apporté beaucoup de problème à Madame Pomfresh, elle mérite bien ma reconnaissance éternelle, fit Elise avec la même voix que les peluches extraterrestre de Toy and Story.
_Je ne savais pas que Madame Pomfresh était une patate, blagua Nicholas.
_Tu as la référence ?!
_Bien-sûr, il n'y a que les incultes qui ne connaissent pas, assura le blondinet en levant les yeux au ciel.
_On est bien d'accord ! »
Enfin de compte, pouvoir parler avec quelqu'un de son âge n'était pas si désagréable que ça. Nicholas avait beaucoup d'humour, ce qui détendait beaucoup Elise. Ceux qui ne venaient pas de famille moldu se demandaient bien de quoi ils pouvaient parler.
Alors qu'ils finissaient de manger, des hululements firent lever les yeux d'Elise. Plusieurs hiboux se tenaient juste au-dessus d'elle, tenant dans leurs griffes des grosses cordes qui entouraient une boite. Ils déposèrent la boite à côté d'elle et s'en allèrent sans demander leur reste. La livraison fut remarquée par tous.
Elise savait de ce qu'il s'agissait, elle se jeta sur la boite sans rien expliquer à Nicholas. Des magnifiques flammes jaillirent de l'ouverture, d'un seul bond un chat sortit de son emprisonnement. Il leva son merveilleux regard vers Elise, il l'a reconnu instantanément. Il s'approcha d'elle et frotta sa tête contre son genou. Les flammes qui émanaient de l'animal ne la brûlaient pas comme à leur rencontre. Elise ne se priva de lui procurer des caresses, heureuse de déjà le retrouver.
« Tu as fait bon voyage ? Tu vas bien te plaire ici. Nous irons découvrir tous les deux le parc en fin de journée, ça te plairait ? Proposa Elise en observant avec tendresse son nouveau compagnon.
Un main lui agrippa férocement son épaule pour la faire reculer.
_Reculez Miss Charpman ! Hurla Severus en pointant sa baguette sur l'animal.
Le chat se mit instantanément en position de défense, ses flammes s'intensifièrent, montrant férocement les crocs à Severus. Elise, d'un geste brusque se dégagea de sa poigne et protégea le chat.
_N'approchez pas ! Ordonna Elise à l'attention du professeur Rogue.
_Vous devez vous écartez immédiatement de cette créature, pauvre inconsciente ! Vous pouvez vous faire tuer, rugis Severus hors de lui.
_Ce chat ne me fera aucun mal. Mais si vous continuez à le menacer c'est tout à fait normal qu'il veuille se défendre ! Il est mon animal de compagnie, le directeur m'a donné son approbation. Je vous prierai d'abaisser votre baguette professeur, dit durement Elise.
_Votre animal de compagnie ? Savez-vous au moins la dangerosité de cet animal ? Vous êtes en train de mettre en danger tous les élèves de cette école ! Vous ne savez vraiment pas contenir votre idiotie maladive, cracha-il.
_Personne ne sera blessé si vous arrêtez d'agir de la sorte. J'en ai l'autorisation, il a le droit d'être ici. Donc je vais vous le demander une dernière fois, baisez votre baguette ! Elise était rouge de colère en prononçant ses derniers mots. »
D'un geste lent il l'abaissa, observant d'un mauvais œil le chat. Elise se retourna pour rassurer l'animal et le prit dans ses bras. C'est avec agilité qu'il se positionna sur son épaule, l'air fier, se frottant affectueusement contre sa tête. Le spectacle étonnait toute la salle, cette race de chat avait la réputation de détester les humains.
Severus serra les dents et disparut avec une extraordinaire rapidité. Elise quant à elle, se rassit à table pour terminer ce qu'elle mangeait. Le chat restait perché sur elle, il n'était pas près de descendre.
Le premier année qui se tenait à sa droit essayait tant bien que mal de s'écarter d'elle. Il avait peur des flammes du chat. Elise n'en prenait pas compte, elle savait que son nouvel ami n'allait pas être bien vu auprès des autres élèves. S'ils n'aimaient pas la différence, ils n'avaient qu'à pas les approcher.
Nicholas était d'autant plus intéressé par cette jeune fille hors du commun.
« Tu n'as pas trouvé plus compliqué ? La provoqua-il
_Un hippogriphe ne m'aurait pas dérangé, mais il était bien trop lourd à transporter, répondit Elise du tac au tac.
_Il est magnifiquement terrifiant.
_Tu n'as pas l'air d'avoir peur, remarqua Elise.
_En le voyant se frotter ainsi à toi, il n'a pas l'air d'être si dangereux. Si le directeur t'a laissé l'adopter, c'est que tu dois être capable de le contrôler. J'espère juste pour toi qu'il ne t'amènera pas trop de problèmes.
_Moi aussi… »
Severus venait de quitter la Grande-Salle. Jamais il n'avait ressenti une telle colère de si bon matin. Son sang n'avait fait qu'un tour en voyant la créature sortir du colis. Cette race était une véritable calamité en termes d'apprivoisement. Bien-sûr, qui lui avait donné l'autorisation…Roulement de Tambour…ALBUS DUMBLEDORE ! Notre fameux directeur foldingo drogué aux bonbons au citron. Le professeur marchait à une allure folle dans les couloirs.
Un troisième année de Gryffondor, qui, par mégarde, s'était emmêlé les pieds dans sa robe de sorcier. En tombant à la renverse, il s'était rattrapé à la première chose qui lui passait sous la main. Et abracadabra, un petit Gryffondor dans les bras du professeur des potions. Celui-ci vit rouge et envoya sans ménagement l'enfant voler.
« Jenkins ! Quatre heures de colles ! Et soixante points en moins pour ne pas savoir mettre un pied devant l'autre ! »
Le garçon s'excusa plusieurs fois en reculant pour ensuite s'enfuir dans un autre couloir. C'était bien là, un pur acte de survie.
Arrivé au bureau, Severus défonça presque la porte. Ses yeux s'agrandirent de stupeur en voyant le professeur Trelawnay courir droit sur lui. Elle criait des injures incompréhensibles à tout va. Rogue s'écarta de peu, l'esquivant au dernier moment. Trelawnay continua son chemin dans les escaliers sans se retourner. En regardant à l'intérieur pour avoir des explications, il tomba sur Dumbledore, se tenant piteusement la tête. Le professeur des potions était sur le point de craquer.
« ALBUS ! Hurla-t-il
_Oui mon cher ? Le directeur n'avait pas la force de relever son regard.
_En premier : Pouvez-vous m'expliquer pourquoi Sibylle m'a presque foncé dessus ?
_Elle était en pleine trance. Je l'ai donc gardé avec moi pour qu'elle n'effraye pas les élèves, mais vous avez ouvert la porte ce qui lui a laissé le champ libre pour s'en aller, marmonna piteusement Dumbledore.
_Est-ce que ça lui arrive souvent ? Avez-vous au moins pensé que l'une de ses crises puisse se passer dans un de ses cours ?!
_Sibylle prend un traitement avant chaque cours. Cela lui arrive seulement quand quelque chose d'important va se produire.
_Vous n'allez quand même pas me dire que vous croyez en cette folle ?
_Il ne faut pas oublier que Sybille est celle qui a prédit la première prophétie Severus. Ne la prenez pas à la légère, elle peut être une très bonne divinatrice.
_C'est bien la seule chose qu'on peut lui accorder, dit Severus les lèvres retroussées dû à la colère.
_Vous veniez pour quoi ? Demanda Dumbledore en daignant enfin le regarder.
Jamais Rogue n'avait vu un tel état de fatigue sur le visage du directeur. Sa surprise s'envola rapidement en se souvenant du pourquoi il était venu.
_Vous ! Vous avez donné une autorisation à Charpman pour qu'elle ramène dans l'enceinte de l'école, un chat des flammes éternelles ! Avez-vous complètement perdu la tête Albus ?! La simple panique de cet animal pourrait détruire la moitié du château et je ne parle pas de tous les blessés et même des morts que ça pourrait causer. Déballa furieusement Severus en passant sa main dans ses cheveux graisseux.
_Il est vrai que j'ai donné cette autorisation pour qu'elle le prenne en tant qu'animal de compagnie, confirma calmement Dumbledore.
_Mais ce n'est pas sensé ! Cette chose est bien trop dangereuse ! Il faut…
_Je ne changerais pas d'avis. Ma décision a déjà été prise, coupa brusquement le directeur d'une forte voix.
_Enfin…Albus. Ce n'est pas parce qu'elle est devenue une de vos nouveaux petits protégés, que vous devez lui donner tous les droits, s'emporta Severus, désormais vous allez lui dire oui à tous ses moindres petits caprices ?
_Écoutez-moi. Croyez-vous que d'avoir Fumseck est un caprice de ma part Severus ? J'ai de la chance que son espèce soit acceptée par la communauté sorcière. Pourtant, ses pouvoirs magiques peuvent dépasser de loin nos propres pouvoirs. La race de ce chat n'a jamais été véritablement recherché, les seuls chercheurs, voulurent les éradiquer, par peur de leur puissance. Ils ont déclaré sans des preuves concrètes qu'ils étaient néfastes et bien trop sauvages pour être dressés. Alors pouvez-vous m'expliquer comment a pu faire Miss Charpman ? Moi je vais vous le dire. Sa bonté, c'est sa bonté qui a réussi à dépasser ces préjugés. Ne devrions-nous pas donner une seule chance à ce chat ? Essaya tant bien que mal d'expliquer Dumbledore.
_Je vous aurais prévenu. Si ce chat vient à blesser la moindre personne, il sera abattu, termina froidement Severus.
La chauve-souris des cachots ne resta pas une minute de plus aux côtés de son directeur. Le vieux sorcier mangea lentement un de ses bonbons au citron. Il sentait cette année allait être bien longue.
Il souffla quelque peu et lança un regard à un tableau en particulier.
« Tu aurais eu la même réaction qu'elle, n'est-ce pas ? »
Elise et Nicholas allaient s'en aller de la Grande-Salle, mais Hermione les stoppa.
« Elise, voici ton emploi du temps ! Si tu as la moindre question tu peux venir me dois aussi te faire visiter le château puisque je suis la préfète de notre maison, dit joyeusement Hermione.
_Pas besoin préfète Granger, je m'étais déjà proposé pour lui faire découvrir l'école, intervint subtilement Nicholas, un léger sourire sur les lèvres.
_Je ne crois pas que ce soit ton rôle Fildell, répondit Hermione.
_En voilà une bonne blague, on dirait que la Miss je sais tout ne connaît pas une chose élémentaire : Nicholas Fildell fait ce qui lui chante.
_Je ne vois vraiment pas pourquoi le choixpeau t'a placé à Poufsouffle, fit Hermione en levant les yeux aux ciel, tu es tellement insupportable.
_Je préfère que ce soit Nicholas, trancha Elise et lui attrapant le bras, merci pour m'avoir donné mon emploi du temps. »
L'adolescente entraîna le Poufsouffle avant qu'une guerre ne commence entre les deux. Hermione n'essaya pas de les arrêter, elle aurait voulu discuter avec Elise. Elle se résigna en se disant que ça serait pour une prochaine fois.
Elise souffla quand la voie fut libre, son chat ronronna contre son oreille. Elle n'avait aucune idée de comment le nommer, ce n'était pas son fort les noms. Elle se dit qu'elle trouverait bien un jour.
« Quel toupet, essayer de m'enlever le merveilleux privilège de t'escorter ! Fit le garçon en faisait un geste dramatique.
_Hermione n'est pas méchante, tu n'avais pas besoin de la provoquer.
_Alors pourquoi m'as-tu choisi au lieu d'aller avec elle ?
_Parce que je n'ai pas envie de me rapprocher du « trio d'or », répliqua Elise
_Oooh, mais c'est que tu connais déjà leur petit nom, ria Nicholas
_Cela n'arrête pas de courir dans les couloirs, répondit-elle en se maudissant d'avoir lâché leur surnom.
_C'est bien que tu ne sois pas une inculte des gens de ta propre maison.
_Tu dois t'en douter que j'en fiche pas mal. Je n'aime pas trop être entouré par beaucoup de gens.
_Un loup solitaire, j'adore ça, ricana-t-il
_Tu ne comprends pas, depuis que je suis ici, tous les élèves n'arrêtent pas de me fixer …Souffla Elise en caressant le crâne de son animal.
_C'est à cause de ton aura, lui révéla Nicholas.
_Ma quoi ?
_Ton aura magique. Tu ne t'en rends pas compte, mais toute ta magie t'entoure. On pourrait te comparer aisément à une lampe allumée qui est au milieu d'un essaim d'insectes. Tu comprends ce que j'essaie de t'expliquer ?
_Donc en gros je suis comme un conne de glace au milieu d'une horde d'enfant ?
_Tu as tout compris, acquiesça Nicholas.
_Si j'applique le théorème de la boule glacé, cela voudrait dire que tu es aussi un autre des enfants affamé, fit remarquer Elise.
_Je n'aime pas les glaces, je préfère les frites, insinua Nicholas d'un sourire aguicheur.
_Oh, Aaaah. Je vois, rigola Elise.
_Cela ne te dérange pas ?
_Pas du tout. On a tous nos préférences, lui sourit Elise.
_Je l'ai su dès le premier regard que tu n'étais pas comme les autres, dit Nicholas »
Elise se sentait à l'aise avec Nicholas, son côté désinvolte avait le don de la déstressé. Cependant elle se demandait ce qu'il allait advenir de lui pendant la guerre. Il allait terminer ses études avant Harry Potter, il n'était qu'une personne parmi tant d'autres, qui ne sont même pas citées dans l'histoire. Il ne fallait pas qu'elle pense à ça, tout ce qu'il fallait qu'elle fasse, c'est qu'elle étudie pour rattraper son retard. Interagir avec l'histoire n'était peut-être pas une bonne idée, ses informations seraient alors faussées par ses actions.
En jetant un regard à son emploi du temps, Elise remarqua qu'elle avait cours dans quelques minutes avec le professeur McGonagall. Elle remercia à Nicholas de l'avoir accompagné, qui s'en alla à son propre cours. Il lui expliqua comment elle devait se diriger de sa chambre jusqu'à sa salle. Grâce à son intervention Elise manqua d'être en retard. Elle arriva devant la porte, les cheveux un peu plus en bataille, le souffle court, ses affaires de cours dans un sac. Elle allait toquer contre le bois de la porte mais celle-ci s'ouvrit toute seule, laissant découvrir à Elise le professeur McGonagall assit derrière son bureau, ses lunettes posées sur son nez en train de lire un livre.
La sorcière releva son regard de son ouvrage, un air absent sur son visage en voyant la jeune fille. Il n'y avait pas à dire, elle ressemblait énormément à sa mère. Beaucoup trop même.
« Entrez Miss Charpman, l'intima McGonagall.
_Merci professeur.
Elise rentra dans le bureau et s'assit sur la chaise en face du bureau de la directrice des lions. McGonagall se leva de son fauteuil et fit un tour de sans bureau.
_Je voulais tout d'abord vous féliciter pour votre entrée dans ma maison, amorça la plus vieille.
_Mer…Débuta Elise qui fut coupée par sa supérieure.
_Seulement, j'ai pu remarquer que vous ne vous sentiez pas à votre aise au sein de ma maison. Dès votre arrivée vous avez montré à toute l'école que vous possédiez votre propre caractère en utilisant Ron Weasley. Qu'avez-vous à leur reprocher alors que vous venez d'arriver ?
Là, on peut dire qu'Elise ne s'était pas attendue à ça.
_Sans vouloir me paraître impertinente, je suis bien au cours de Métamorphose ou dans un interrogatoire ? questionna sarcastiquement Elise.
_Que nous soyons clair entre nous, jeune fille. Je ne suis pas votre ennemie, au contraire. Cependant je n'accepterais pas que vous vous liguiez contre ma maison sans aucune raison. Votre comportement ne vous apportera que des complications avec les autres élèves. Si vous rejetez les élèves qui seront avec vous plus de la moitié de votre temps, comment allez-vous faire pour vous défendre si un groupe vous attaque ? Vous serez seule Miss Charpman, affirma McGonagall penchée vers Elise.
_Je n'ai pas besoin d'être entourée pour savoir me défendre, Madame. Les yeux d'Elise lançaient des éclairs.
_Je crains fort que si. Vous n'êtes plus chez les moldus, ici, vous ne connaissez rien. C'est comme si vous étiez un nouveau née en train d'apprendre à marcher. Si personne ne vous accompagne, vous n'arriverez jamais à vous élever, termina le professeur en se relevant.
Elise était complètement dépassée par cette soudaine remise en question. Elle ne connaissait pas cette part de McGonagall, elle se sentait comme une enfant démunie. Cela faisait longtemps qu'on ne lui avait pas fait une telle morale. Elle ravala sa fierté, se remémorant les mots du directeur. Ils étaient ses alliés, il ne faudrait pas qu'ils deviennent l'inverse à cause de son caractère de cochon.
La jeune sorcière ne répliqua pas et commença à sortir ses affaires pour commencer le cours. McGonagall se permit un petit sourire face à son écrasante victoire. Elle non plus n'en rajouta pas et se tourna vers un tableau noir. Elle attrapa avec ses doigts une craie blanche et écrit sur le tableau le mot : Métamorphose.
D'un simple geste elle se remit en face d'Elise, sa baguette en main.
_Bienvenue Miss Charpman à votre premier cours de Métamorphose.
Des hommes surgissaient de nulle part, à quelques mètres les uns des autres. Ils levèrent chacun leur baguette, attendant de pouvoir se reconnaître. Quand ils furent sûrs de l'identité de tout le monde, ils se tournèrent vers une immense grille noire. D'un même mouvement, ils levèrent leur bras gauche, présentant leur marque des ténèbres.
La grille s'ouvrit tel qu'un rideau de fumée. Une haie entourait la demeure, délimitant la propriété. Les rayons de la lune se reflétaient contre le marbre de la fontaine adjacente au portail, sa haute statue jugeait presque les arrivants. Ils dépassèrent le tout pour se trouver devant un gardien de pierre, enchanté de magie noire. Son rôle était de surveiller l'entrée. L'un des hommes brandit sa baguette et prononça le mot de passe. La protection se décala, laissant l'ouverture libre.
Dans une salle obscure, un être encapuchonné était assis sur un trône. Queudver se tenait aux côtés de cet être, l'air fière d'être là. Les hommes s'agenouillèrent sans dire le moindre mot, attendant les ordres de leur maî regard rougeâtre observa tour à tour les hommes agenouillés en face de lui. Des sifflements sortirent d'entre ses lèvres. Un énorme serpent apparu de derrière son trône pour venir s'enrouler autour de lui. Un voix froide s'éleva dans la pièce.
« Alors ? Que me rapportez-vous ? Demanda l'être encapuchonné
Il n'eut que le silence comme réponse.
_Dois-je comprendre que vous n'avez aucune bonne nouvelle à m'annoncer ? Sa voix s'était faite glaciale.
Il siffla de nouveau et le serpent se sépara de lui pour aller glisser à ses pieds. Aucun des hommes ne bougea d'un pouce en voyant le serpent s'approcher dangereusement d'eux. Queudver s'empêchait tant bien que mal de jubiler devant cette situation.
_Aucun de vous ne sait où se trouve Amanda Tiberg ? Fit l'être, se levant de son trône avec prestance.
_Nous avons perdu sa trace dès qu'elle quitta sa maison, lâcha soudainement l'un des hommes tout tremblant en sentant la langue du serpent toucher sa joue.
_Et comment se fait-il qu'elle arrive toujours à vous échapper ?
_On..On ne sait pas maître.
_ENDOLORIS !
Un jet vert sorti de sa baguette pour toucher l'homme qui avait parlé. L'homme se tordit de douleur sur le sol, des cris franchissant sa bouche. Le sort dura le temps que l'être calme sa colère. Il leva le maléfice et regarda les autres.
_Savez-vous au moins le nombre d'année que je recherche cette femme ? Nous venions enfin de découvrir sa position et vous, vous la laissez s'enfuir. Vous comprenez alors le pourquoi de ma colère n'est-ce pas ?
_Oui maître, répondirent en chœur les mangemorts.
_Je dois absolument l'avoir. Je vous laisse encore une dernière chance…Si vous revenez encore à moi les mains vides, je vous tuerai, dit-il le plus naturellement du monde.
_Oui maître.
_Et n'oubliez surtout pas, je la veux vivante, ordonna Voldemort le bras levé au-dessus de ses serviteurs. Aller, disparaissez de ma vue. »
Les mangemorts partirent immédiatement, en prenant bien soin de ne pas écraser la queue du serpent. Voldemort se tourna vers Queudver qui avait son habituel regard fuyant.
« Que disent les rapports ?
_Eh bien…Il semblerait qu'elle utilise ses pouvoirs pour prévoir chacune de nos attaques, répondit le rat.
_Mais encore ? N'aurais-tu pas une information que je n'ai pas ? S'énerva Voldemort
_Eum…Je..Si j'ai trouvé !
_Je t'écoute…S'impatientait le seigneur des ténèbres en se remettant sur son trône.
_L'un de nos soldat aurait repéré une jeune fille qui sortait de la maison. Il l'aurait poursuivi jusqu'au territoire de Poudlard. D'après ses dires, elle serait la fille d'Amanda…Sa voix mourut en voyant la lumière dans les yeux de son maître.
_Amanda aurait une fille dis-tu ? Souffla-t-il en regardant droit devant lui, sa main soutenant son visage.
_Oui maître elle…
_DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ? Explosa le seigneur des ténèbres le foudroyant du regard.
_Je..Je ne sais pas maître…murmura faiblement Pettigrow en se mettant à genoux
_Trouve-moi des informations sur cette fille et je veux que tu m'envoie celui qui l'a vu.
_Cela sera fait, je vous l'assure mon maître ! Répétait en boucle Pettigrow, son visage collé contre le sol froid.
_Sors d'ici, siffla venimeusement Voldemort.
Pettigrow disparut de la salle, heureux de ne pas avoir été puni pour l'incapacité de ses confrères. Voldemort caressait le corps de Nagini tout en pensant à cette nouvelle information. Amanda Tiberg avait une fille caché…Un terrible sourire se dessina sur ses lèvres inexistantes, révélant des dents légèrement jaunies.
_Combien de temps comptiez-vous nous la cacher, Amanda ? Ria Voldemort tout seul sur son trône. »
Il n'y avait plus qu'à trouver cet atout pour retourner la situation à son avantage. Son ricanement se répercutait contre les murs du vieux manoir. La chasse était ouverte.
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