La petite sirène.
disclaimer: je ne possède pas l'univers de penny dreadful.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe après la fin de la série.
Chapitre 7: Tueurs de monstres.
Plusieurs semaines passèrent et il fut enfin temps de déplâtrer la jument Pearl. À la grande satisfaction de sa maîtresse elle ne boitait plus du tout. Elle donna à son palefrenier un programme de rééducation avec difficulté croissante pour remuscler doucement la jambe immobilisée. À cette occasion, le palefrenier constata à quel point elle s'y connaissait en la matière même si le personnel de maison prétendait qu'avant elle n'avait aucune affinité avec les chevaux (ni avec les animaux en général).
Les relations avec son garde du corps s'intensifièrent à mesure que les tentatives pour l'assassiner se multipliaient. Ils avaient essayer de l'écraser avec une voiture lancée à pleine vitesse (qu'elle esquiva facilement car toujours sur le qui vive), empoisonnement de la nourriture (Mijote ne se sentit pas bien rien qu'en goûtant le plat, ce qui mit la puce à l'oreille de sa maîtresse) et même... essayer de l'écraser en faisant lâcher le câble d'un grue rénovant un de ses bâtiments. Les auteurs s'enfuyaient à chaque fois et, à chaque fois, la police constatait mais rien ne bougea d'un seul pouce. Elle ne connaissait toujours pas l'identité de son ennemi ni son mobile. S'en sortant chaque fois sans une égratignure, elle faisait totalement confiance à son ami pour la protéger. Ce dernier avait enfin l'impression d'avoir trouvé sa place auprès de cette femme qui connaissait ses origines mais restait quand même près de lui.
Marie vit tous les jours les effets de ses œuvres sociales et entreprit d'accélérer la cadence : ça ferait du bien aux gens qui en bénéficieraient tout en rapportant une rente confortable. Un jour ou elle s'était rendue à la boutique et discutait avec ses vendeuse, l'un d'elle lui apprit que la petite maison qu'elle occupait avant et qui tombait en ruines était à vendre ainsi que toutes celles de la rue (dans le même état). Toute une rue à vendre, cela éveillait la curiosité de la femme pâle. Elle s'y rendit et constata la véracité des dires de son employée : c'était vraiment des ruines... et dire qu'il y a peu des gens y habitaient encore. Elle discuta avec son notaire et fit une offre inférieure au prix demandé mais prenait toutes les maisons d'un coup. À sa grande stupéfaction, le vendeur accepta de suite, trop heureux de se débarrasser de ces propriétés encombrantes. Une fois l'acte passé, son entreprise habituelle fut appelée sur les lieux : Marie désirait raser tous les bâtiments existants et reconstruire des maisons exactement agencées de la même façon mais neuves et avec le confort moderne. L'entrepreneur ne faisait pas les maisons d'habitude mais, pour cette cliente exceptionnelle qui faisait vivre son entreprise et son équipe presque tout le temps, il accepta de faire une exception.
Un jour qu'elle visitait la première maison entièrement rénovée de sa nouvelle propriété, à l'étage, elle entendit du bruit sur le toit : bizarre vu que le chantier était terminé, ce n'était pas un ouvrier et le bruit était trop fort pour être un animal. Elle se rapprocha de John qui s'inquiétait de la même chose. Soudain, brisant la toute nouvelle fenêtre au passage, une créature velue et bipède fondit sur la jeune femme envoyant son protecteur contre le mur avec une force inouïe. La jeune femme eu toutes les peines du monde à tenir à distance les puissantes mâchoires qui visaient sa gorge. N'importe quel humain ne se serait pas relevé d'un tel coup mais John se releva d'un bon et tira la créature en arrière en passant un bras autour du torse et l'autre autour du cou de la créature. La jeune femme comprit que c'était un lycanthrope et su dès lors comment l'abattre : il fallait lui toucher le cœur avec de l'argent. Bien sûr, inconsciente qu'elle devrait affronter le surnaturel, le petit pistolet qu'elle portait sur elle ne contenait que des balles classiques. Elle se rappela la grosse croix baroque en argent qui ornait son cou ; elle la lança à son ami en lui indiquant qu'il fallait le poignarder dans le cœur avec. L'immortel lâcha sa prise avant d'enfoncer violemment sa main tenant le bijou dans la cage thoracique de loup-garou. Celui ci retomba inerte sur le sol et se transforma en cadavre humain. Les ouvriers du chantier, ayant entendu le vacarme arrivèrent juste à temps pour ne voir qu'un assaillant humain tué par le garde du corps alors qu'il agressait une riche rentière... quelques minutes plus tôt et il y aurait eu beaucoup trop de choses à expliquer.
La police vint une nouvelle fois et constata les faits un peu modifiés pour ne pas parler du côté surnaturel de l'affaire. L'enquête fut diligentée mais ils ne purent même pas découvrir l'identité de ''l'homme'' tué ce jour là malgré un très beau portrait dessiné par la jeune femme. Cette affaire devenait vraiment préoccupante si le surnaturel venait s'en mêler : ces gens là c'était bien de les avoir dans son camps mais pas en face. La menace était bien réelle à présent. Les jours passèrent sans qu'aucune autre tentative ne soit faite pour la tuer. Peut être avaient t-ils renoncé ?
Une nuit vers 2 heures, alors qu'elle attendait que le sommeil vienne la chercher (elle avait des tendances insomniaque), elle entendit un bruit dans le couloir alors que tous les autres dormaient profondément. Cela éveilla ses soupçons. Elle attrapa son pistolet rangé dans sa table de nuit et fit semblant de dormir. La porte de sa chambre s'ouvrit sans un bruit sur un couloir plongé dans l'obscurité : aucun de ses employés ne pourraient se déplacer de la sorte sans lumière. Une personne entra dans la pièce, non en marchant sur le sol mais en rampant à quatre pattes sur le plafond. Elle comprit de suite qu'il s'agissait d'un non-humain et se félicita d'avoir chargé son arme de munitions en argent béni. La créature descendit lestement sur le sol juste à côté du lit, exposant une inquiétante rangée de dents pointues dirigée vers la gorge nue de la jeune femme. Elle comprit qu'elle avait affaire à un vampire aussi visa elle la tête pendant que la créature se penchait dangereusement vers son cou. La détonation retentit ou moment ou la créature, certaine de son coup, baissait sa garde alléchée par son repas si appétissant. Le cadavre s'effondra sur le lit tandis qu'une gerbe de sang et de cervelle pulvérisée giclait sur le mur du fond et sur le plafond. Réveillés par la détonation, John et Edward (le majordome) descendirent voir ce qu'il se passait. La vue du corps mutilé et des taches de sang révulsa l'estomac du majordome qui se précipita aux toilettes pour vomir. John, s'approchant de plus près vit la mâchoire de la créature en comprit instantanément les implications. Il mutila le visage difforme afin que sa particularité ne soit plus reconnaissable.
La jeune femme alla tranquillement s'installer dans une autre chambre en espérant arriver à s'endormir. John insista pour rester avec elle et s'installa dans un fauteuil. Peine perdue, Marie n'arriva pas à fermer l'œil de la nuit. Au petit matin, la police se présenta pour la énième fois sans grand espoir de résultats. Elle demanda à prendre elle même soins du corps. Les officiers acceptèrent de bon cœur, trop heureux de se décharger de la sale besogne. Se souvenant que le docteur Frankenstein était versé dans les sciences du surnaturel, elle pensa pouvoir profiter de son expérience de médecin pour tirer des informations du corps mutilé. La jeune femme fit atteler Diamant et se rendit au cabinet du médecin avec le cadavre emballé dans un drap à l'arrière de l'élégante voiture. Ils entrèrent dans la salle d'attente du cabinet dont une pancarte annonçait être ouverte mais qui était déserte. La jeune femme frappa doucement à la porte pour signaler sa présence. « J'arrive » retentit une voix pâteuse. La porte s'ouvrit laissant apparaître le jeune docteur plus aminci que jamais et de grosses cernes sous les yeux... de plus il était évident qu'il était sous l'influence d'une substance quelconque. C'est à se moment qu'il remarqua la présence de John et il pâlit encore plus. L'immortel, comprenant bien son malaise, lui dit doucement « je ne suis pas là pour vous chercher des noises... nous avons besoin de vous pour un cas ''spécial '' ». L'information sembla bien être enregistrée car le docteur ouvrit sa porte en grand pour laisser passer l'étrange paire.
Une fois à l'intérieur, le jeune homme s'enquit de la raison de leur présence. « vous connaissez déjà sans doute le fond de l'histoire par les journaux... » commença t-elle. « ah oui je vous reconnais, vous êtes la rentière... la... la petite sirène ! », a contrecœur la jeune femme acquiesça. « vous savez donc qu'on essaie régulièrement de me tuer. Ces derniers temps les attaques ont pris une tournure particulière... je vais être franche : ce sont maintenant des créatures surnaturelles qui s'en prennent à moi ». Victor se tassa un peu plus dans sa chaise avant de déclarer « et qu'ais je à voir dans cette histoire ? ». La femme et son employé se regardèrent puis elle continua « je sais ce que vous avez fait. Vous semblez ne pas avoir peur d'explorer hors des sentiers battus et j'ai besoin d'une expertise légale du corps de mon dernier assaillant : un vampire selon moi ». « j'ai certes marché loin des sentiers habituels mais croyez moi je n'en ai retiré que du malheur » il regarda timidement John « et pas que moi d'ailleurs » reconnut il. « Je ne trempe plus dans ce genre d'histoire ». La jeune femme réfléchit un court moment en déambulant dans le cabinet crasseux et mal rangé. « Vous ne semblez pas avoir beaucoup de clients... je suppose que peu de gens aiment être soignés par un docteur défoncé. Le client que je vous amène lui s'en fout et moi aussi. Faites le travail correctement, vous serez bien payé et vous pourrez retourner à vos petites activités récréatives » dit elle en sortant son chéquier et le libellant d'un montant de 30 livres. Le jeune docteur accepta le chèque avec incrédulité et marqua son accord « amenez le moi, on va passer à l'arrière pour être plus à l'aise ».
John alla chercher le corps et l'amena dans le laboratoire de son ''père''. Revenir dans cette pièce lui était très pénible. La salle entière était couverte de poussière, on ne l'avait visiblement pas utilisée depuis longtemps. Il déposa le corps sur une vieille table médicale en fer rouillé pendant que le jeune homme réunissait rapidement ses instruments. Lorsqu'on déballa le sujet la jeune femme fit remarquer « nous avons du le rendre méconnaissable car il y avait d'autres personnes qui arrivaient sur les lieux et je ne voulais pas qu'elles se posent des questions ». « Qu'est ce qui vous fait penser qu'il s'agissait d'un vampire ? » « alors, il marchait au plafond, avait des dents très pointues et a été tué par une balle en argent bénite en pleine tête ». Victor se contenta de hocher la tête tandis qu'il découpait la poitrine de la créature. Sous la peau, le sternum avait commencé à s'étendre afin de former une sorte d'endosquelette. « Oui s'était bien un vampire, un subalterne récemment contaminé » annonça t-il. « Comment savez vous cela ? » demanda John. « Disons que j'ai plus d'expérience du surnaturel que vous ne le pensez » répondit-il mystérieusement. « Voilà c'est tout ce que je peux vous apprendre sur ce sujet, avons nous fini ? » dit il, pressé d'en finir.
« si c'est réellement tout, alors oui nous avons fini » dit elle en ré-empaquetant le cadavre. Hésitant, le jeune médecin ajouta tout de même « je connais quelqu'un qui pourrait vous aider... ». Ses deux hôtes se regardèrent avant de l'interroger du regard. « Sir Malcom Murray, allez le voir il s'y connaît en créatures surnaturelles ». La jeune femme le remercia avant de se diriger vers son véhicule suivie de son garde du corps chargé de son fardeau macabre.
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