Hey ! Comment allez vous ?

Nous partons donc pour le second chapitre ! j'ai été très surprise et heureuse de recevoir quelques reviews *je pensais vraiment pas en avoir ahaha*, je me suis donc motiveyyy à reprendre le chapitre. J'y ai ajouté pas mal de petites choses et j'ai pas mal pleuré devant les fautes *oh mon dieu je ne savais pas écrire XD*

Bref, j'espère que ce chapitre va vous plaire ! je m'en vais bosser sur le chapitre trois !

Cissy,

PS: s'il reste des fautes, désolé. / La mise en page refuse de se faire, il n'y a donc pas d'espace entre les dialogues, paragraphes et flashback. je tente de régler le soucis.


Chapitre deux

" L'étincelle "

Trois semaines plus tard.

12 Square Grimmauld

Harry Potter était assis sur le canapé du salon et fixait un point imaginaire situé sur le rideau bleu foncé. Il était fatigué et ne rêvait que d'une seule chose, dormir durant plus de cinq heures. La formation d'auror était dure, exténuante et en tant qu'en tant que figure de la victoire, il devait montrer l'exemple, être le plus doué, de plus, il était souvent sollicité pour tel ou tel évènement. Son emploi du temps était tel qu'il se surnommait parfois ministre de la magie. Harry passa une main sur son front en se demandant s'il pouvait se permettre de faire une petite sieste avant de se remettre au travail. Il s'allongea sur le canapé et ferma les yeux, mais une voix se fit entendre en haut.

-Pattenrond non ! Ne joue pas avec ça ! C'est un mouton de poussière ! Vilain chat !

Hermione se battait encore avec son maudit chat... Après tout, elle n'avait que ça à faire. Depuis qu'elle était revenue de Sainte Mangouste, Hermione était affaiblie et tombait malade si facilement qu'on hésitait presque à la laisser sortir de peur qu'elle attrape un rhume qui pouvait peut-être la tuer. Elle devait donc rester au 12 square Grimmaurd qui était devenu sa maison. Ses parents vivaient à présent une vie paisible en Australie. La jeune femme allait bien néanmoins, elle passait son temps à lire, à ranger la maison, à faire la cuisine, elle était devenue une seconde secrétaire pour Harry en faisant le travail bâclé de la secrétaire travaillant pour Harry au ministère et qui passait son temps à se faire les ongles; en témoignait des traces de vernis sur certains rapports de mission. et passait une grande partie de son temps à hurler sur son chat qui trouvait toujours de nouvelles manières pour la faire tourner en bourrique. Ginny venait la voir presque tous les jours et lui tenait compagnie quand Harry n'était pas là et qu'elle n'avait pas d'entraînement prévu. Harry fixa le plafond et commença à le détailler tout en pensant à Drago Malfoy dont il n'avait plus de nouvelle depuis le réveil de son amie. Il était curieux de savoir ce qu'il était devenu. Drago était certainement toujours chez lui, dans son manoir dont il ne sortait pas, ou peu. Il devait certainement penser à Hermione. Harry ricanna en repensant à une question de Ginny:

- Tu crois qu'il pleure en lisant des romans à l'eau de roses et en se goinfrant ? J'imagine la scène, c'est assez... satisfaisant.

La tête sur un coussin, les yeux rivés sur les moulures du plafond, Harry réfléchissait et ressassait. Hermione avait beau avoir l'air heureuse, quelque chose manquait, quelque chose sonnait faux depuis son réveil. Il lui manquait cette étincelle de bonheur qu'Harry avait si souvent vu quand elle était au bras de Drago et qu'à présent, il se prenait à chercher quand elle souriait.

Harry se souvenait de l'Hermione amoureuse, celle qui respirait le bonheur et faisait tout pour faire changer le serpentard et préserver leur petite bulle. Même s'il avait toujours eu du mal à bien se comporter en présence de Drago, Harry ne pouvait pas dire que ce crétin n'avait pas rendu Hermione heureuse. Contre toute attente, les anciens ennemis formaient un beau couple et ce bonheur qui flottait autour d'eux manquait à Harry qui se souvint du soir où il avait découvert leur secret.

FlashBack

L'horloge affichait une heure trop tardive pour continuer à travailler. Harry souffla et posa son devoir de potion sur la table basse de la salle commune pour aller se tasser au fond du canapé. Ron était monté dormir depuis un moment, il n'avait pas fait grand-chose, après tout, il n'aimait pas les potions et les potions lui rendaient bien avec de jolis « Troll » et de constantes critiques à peine voilées de la par de Rogue, son second petit plaisir après la torture mentale de Neville. En réalité, Harry avait terminé son devoir depuis un long moment et s'était contenté de le relire. Il attendait Hermione.

Depuis un moment, son comportement était étrange. Elle disparaissait souvent sans explication durant des heures, notamment le soir. Elle sortait en douce de la salle commune en usant de son statut de préfète en chef. En tant qu'ami Harry voulait absolument savoir ce qui rendait Hermone si cachotière. Il n'avait pas mis Ron au courant de peur que celui-ci ne fasse tout capoter. Son affection pour Hermione pouvait parfois causer de vrais problèmes.

Le soir, la bibliothèque était fermée et Dobby avait juré à Harry qu'Hermione ne venait plus tenter d'offrir des vêtements aux elfes des cuisines. Elle devait donc se rendre ailleurs, mais où ? Et pourquoi ? Elle ne révisait certainement pas.

Il attendit un moment et vers 22h30 la porte du dortoir des filles s'ouvrit. Harry mit sa cape d'invisibilité sur ses épaules et resta immobile. Hermione descendit les marches discrètement. Elle portait une petite robe bleue et tenait ses chaussures dans sa main, elle enfila sa cape et se faufila discrètement par le tableau, ignorant qu'elle était suivi par Harry.

Harry suivi Hermione en haut de la tour d'astronomie et se cacha là où il s'était autrefois caché pour voir Dumbledore mourir. Hermione vint s'accouder à la barrière et attendit. Elle était très belle. Il était rare qu'elle se maquille, même un peu et encore plus rare qu'elle mette des escarpins et une robe en dehors des soirées de Shlugorn. La jeune femme semblait attendre et faisait rouler des mèches de cheveux entre ses doigts, tout en regardant le paysage nocturne, elle écoutait le silence.

-Toujours en avance. Murmura une voix que le survivant ne connaissait que trop bien.

-Toi, toujours en retard. Sourit Hermione en se retournant.

-Non à l'heure, nuance.

Drago Malfoy vêtu d'une chemise bleue marine et d'un pantalon noir s'arrêta à mi-chemin entre l'escalier et Hermione, il passa une main dans ses cheveux platine et s'approcha de la jeune femme à pas de loup. Délicatement, il l'enferma entre ses bras et au contact du corps de la gryffondor, un mince sourire s'étira sur son visage. Hermione sourit et passa sa main sur le visage du Serpentard. Lentement, le serpentard, leva le visage de la jeune femme et s'approcha d'elle pour venir l'embrasser. Harry manqua de s'étouffer sur place.

Ils finirent par se séparer, Hermione retourna s'accouder à la barrière, Malfoy vint la prendre dans ses bras, sa tête sur son épaule, le nez dans sa chevelure. Il laissa ses mains parcourir les hanches de la Gryffondor, sa taille, ses bras. Elle se laissait faire, un sourire délicat illuminait son visage.

Non loin de là Harry se retenait d'aller coller son poing dans la figure de Malfoy ou de le pousser du haut de la tour, mais il en fut incapable en voyant le sourire d'Hermione. Il pouvait le voir de là où il était tellement il était grand et magnifique. Il regarda Malfoy qui semblait calquer son bonheur sur celui d'Hermione qui s'était retournée pour s'adosser à la rambarde, dos au paysage. Elle laissa son ancien ennemi passer une main sur son visage, elle se permit de promener les siennes sur sa chemise. Elle dessina du bout des doigts, les contours du visage de son homologue, elle semblait les connaître par cœur.

Ils parlèrent un long moment de choses et d'autres, par moment il se penchait sur elle, murmurait à son oreille, la prenait contre lui, elle riait et quand les rires étaient trop forts, ils se murmuraient de se taire en pouffant comme des enfants, puis ils s'embrassaient. Leurs baisers semblaient doux, passionnés, empreints d'une affection feinte. Voir Hermione visiblement amoureuse et regarder Drago Malfoy être si gentil et délicat envers elle était étrange. Depuis combien de temps, cela durait-il ? La manipulait-il ? C'était certainement une blague, Harry n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Il les observa un long moment, en silence. Puis 00h00 sonna.

-C'est l'heure. Murmura Malfoy.

-Tu me raccompagnes ? Demanda-t-elle en s'accrochant à la cravate du jeune homme.

-Si on se fait attraper se sera de ta faute et pire, si Weasley nous voit, le château va brûler.

-Ron n'en saura rien. Je fais attention. Enfin, il finira par le savoir, mais pas maintenant. Je veux profiter encore du calme.

-Le plus tard possible serait le mieux.

-Je sais et c'est pour ça que je ne dis rien. Ton père nous tuerait.

-Il ne tient même plus debout, il ne serait pas capable d'aligner deux mots, mais il trouverait le moyen de me tuer en l'apprenant.

-Et Pansy. Ricana Hermione.

-Pitié. Siffla le Serpentard en poussant Hermione vers l'escalier. Allez, allons-y avant de nous faire griller.

Ils descendirent les marches mains dans la main et une fois dans les couloirs, ils restèrent à distance raisonnable. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent face au tableau de la grosse dame qui se tue en voyant le Serpentard plonger son visage dans le cou de la gryffondor qui protesta en riant et en tenant de s'écarte de lui, mais sans réelle volonté.

-Arrête ! Si quelqu'un nous voit...

-Qui a voulu que je vienne jusqu'ici ?

-Personne ! Vas t'en !

-Oui madame. Il embrassa le front d'Hermione et s'enfuit aussi vite et silencieusement qu'il était arrivé dans la tour.

Hermione se tourna vers la grosse dame et sourit timidement.

-Merci de ne rien dire.

-De rien, mon enfant. Maintenant allez dormir.

La gryffondor entra secondé par Harry qui une fois dans la salle ôta sa cape et ne laissa pas le temps à Hermione d'enlever ses chaussures.

-Je savais que tu nous cachais quelque chose, mais là, tu me surprends Hermione.

-Merlin...

-Ouais, tu peux lui dire merci à ce bon vieux Merlin. Il vint devant elle qui rougissait. Hermione, pourquoi ?

-Je me voyais mal venir vous dire que je le voyais et puis il y a sa famille et... on ne sait pas si cela va aller quelque part alors, nous en avons conclu ainsi lui et moi...c'est...notre secret... Elle sourit timidement. Harry s'il te plaît. Je le dirais aux autres en temps et en heure.

-Pourquoi lui ? Couina Harry pour préciser sa pensée tout en faisant les cent pas devant la cheminée.

-Je... J'en sais trop rien. Un jour, on a fait un pari et on... on a dîné tous les deux. On s'est revu après un autre pari, c'était devenu une sorte de jeu. Puis on a dû travailler tous les deux en tant qu'homologue et... un jour, je l'ai trouvé dans les toilettes de Mimi qui tentait de le convaincre de mettre fin à ses jours pour ne pas la laisser moisir seule dans ses toilettes. Il n'allait pas bien et il a fini par se confier à moi à propos de certaines choses. Harry, je sais que tu auras du mal à comprendre, mais il est gentil, il se sent seul et si différent de celui qu'on pensait conaître. Il m'aide aussi, il me sort de mes bouquins. Et puis on parle durant des heures de choses et d'autres !

-Même moi et Ron, nous n'avons jamais réussi un tel exploit...

-Harry... Elle vint devant lui, le regard miroitant d'espoir. Je ne te demande pas de l'accepter, mais de respecter mes choix, surtout celui-ci. C'est vraiment important.

-Ai-je le choix ?

-Pas vraiment.

-S'il te fait du mal, je lui tords le cou Hermione, je le jure sur Merlin.

Fin du flashback

Harry sourit. Oui, cette joie lui manquait. Certes, c'était Malfoy qui provoquait les rires innocents de son amie, mais il aimait vraiment Hermione et même si cela le tuait, il devait avouer qu'il s'était pris à apprécier le nouveau Malfoy. Le type sympa, marrant malgré ses piques fréquentes et une tension toujours palpable. Celui qui avait accepté de renier son camp pour elle, celui qui avait joué l'agent double, qui avait pris tous les risques possibles et inimaginables, pour elle.

En y réfléchissant Harry eut une idée. Il se leva attrapa son manteau et se dirigea vers la porte.

-Hermione, je reviens dans deux ou trois heures, j'ai un truc à faire, ça ira ?

-Pas de soucis ! S'écria la voix d'Hermione dans l'escalier où elle se battait encore avec son chat.

Une fois sur le pas de la porte, Harry écouta encore Hermione crier sur Patterond qui apparemment tentait de griffer les rideaux, puis il transplana devant les immenses grilles du manoir Malfoy. L'immense bâtisse semblait abandonnée au vu du jardin qui dépérissait à vue d'oeil.

-Allons-y. Souffla le survivant.

Le manoir Malfoy n'était plus qu'un puis de souvenirs noirs et de souffrance. Harry avança dans la grande allée en graviers et se planta devant la porte qui lui fut ouverte par un elfe de maison vêtu d'un cache théière vert foncé.

-Que voulez-vous monsieur ? Couina l'elfe.

-Je voudrais parler à Drago

-Oh... Il vous faudra demander à ma maîtresse, suivez Londy.

Harry hésita un instant et suivi l'elfe dans le dédale de couloirs et d'escaliers du manoir. Les couloirs étaient sombres, la lumière ne filtrait pas à travers les épais rideaux noirs toujours en place, les tableaux ne bougeaient plus, les vases étaient vides. Ce manoir était mort pourtant la vie s'y trouvait encore.

Londy s'arrêta devant une porte et frappa.

-Madame, il y a un visiteur.

-Qu'il entre Londy. Murmura une voix douce et à la fois tremblante.

Harry entra dans un petit salon illuminé par quelques bougies. Narcissa Malfoy était assise dans un fauteuil en velours, face à une cheminée dans laquelle dansaient des flammes, elle était enroulée dans un lourd manteau bleu et portait à ses lèvres une tasse de thé. Elle se tourna vers Harry. Les traits de son visage étaient tirés par la tristesse, la fatigue des nuits sans sommeil et la solitude. Elle se leva avec un peu de mal et laissa tomber son manteau pour dévoiler un corps frêle, vêtu d'une longue robe de soie beige à manches longues, elle n'oubliait pas qui elle était. Narcissa désigna du menton le fauteuil près d'elle à Harry et de sa baguette elle fit apparaître une seconde tasse avant de retourner s'asseoir, en silence.

-Que me vaut votre visite, Monsieur Potter ? On me rend bien peu visite ces temps-ci, sauf pour m'insulter ou pour graver des horreurs sur les murs de mon domaine.

-Je suis désolé pour tout ce que vous devez subir Madame. En fait, je viens voir Drago.

-Drago est souffrant. Répondit-elle froidement. Il ne veut voir personne.

-Il ne veut voir qu'une seule personne et vous le savez madame. Harry but une gorgée de thé.

-Je le sais, mais il s'y refusera... Il se laissa mourir pour elle... pour une... Elle se mordilla les lèvres.

-Madame Malfoy, jamais je ne vous manquerais de respect, mais vous vous laissez mourir pour un mari qui vous à délaissé et qui est maintenant enfermé à Azkaban. Il ne reviendra peut-être jamais et votre fils meurt. Ne voudriez-vous pas le voir vivre même si cela doit ruiner votre principe de sang pur ?

Narcissa referma ses doigts sur sa tasse et se mordilla les lèvres.

-Je ne dis pas le contraire, mais Drago ne pourra plus approcher cette jeune femme, vous devez le comprendre monsieur Potter.

-Comment ça ?

-Ma sœur... Elle soupira. Elle avait le don de briser les cœurs. Pas seulement de ses amants, mais aussi de ceux qu'elle ne pouvait pas supporter. Ce sortilège dont votre amie a été la victime, je le connais et pour sa survie, elle ne doit plus voir mon fils.

-Expliquez-vous, s'il vous plaît. Demanda Harry. Je ne sortirai pas d'içi avant de savoir et sachez que je suis quelqu'un de patient madame.

Narcissa serra sa tasse comme si celle-ci était un mur entre elle et la réalité.

-Ce n'est pas un simple sortilège d'amnésie, loin de là. Bellatrix a poussé le vice très loin. Elle a modifié le sortilège d'amnésie pour qu'il cause encore plus de dégâts et pas uniquement à la personne qui le reçoit. Votre amie a certes oublié ses sentiments pour mon fils, mais il n'y a pas que cela. Plus Drago s'en approchera plus elle se souviendra et plus... Sa santé va se dégrader. C'est une punition de ma soeur pour l'amour qu'elle n'a jamais réussi à avoir. Si elle ne pouvait être heureuse personne ne le serait.

-Pourtant, votre soeur à épousée quelqu'un ?

Elle posa sa tasse et se retourna vers Harry, un léger sourire sur le visage

-Mariage arrangé mon petit. Le seul mariage d'amour qui fut accepté fut le mien. J'ai longuement débattu avec mes parents qui me destinaient à quelqu'un d'autre puis la fortune de Lucius leurs à tapé dans l'oeil et ils n'ont pas dit non. Elle reprit sa tasse et se remit à fixer le feu.

-Il doit y avoir un moyen de...

-Il y a un moyen monsieur Potter, mais il est dangereux, autant pour elle, que pour Drago.

-Comment ça ?

-Pour ma soeur la souffrance est bien plus forte que l'amour. Se sera à mon fils de faire l'effort. S'il aime vraiment cette jeune fille dont il m'a si souvent parlé, il devra rester avec elle, faire en sorte sans éveiller les soupçons de lui faire retrouver la mémoire, elle devra retomber amoureuse de lui, mais, elle souffrira.

-Je vois...

-Je ne suis pas dans la tête de mon fils et je ne peux pas lui interdire de le faire s'il le souhaite, mais je vous conseille fortement de veiller sur lui, sinon je vous tords le cou monsieur Potter. Je n'ai plus rien à perdre. Dit-elle en ne décollant pas les yeux du feu. Si vous voulez voir Drago il est dans sa chambre, il en sort rarement. Londy !

-Oui Madame ? Couina le petit elfe qui venait d'apparaître dans l'encadrement de la porte.

-Emmène ce jeune homme voir Drago.

-Bien Madame.

-Merci. Salua Harry en reposant la tasse sur le petit guéridon.

-Merci à vous Monsieur Potter.

-Pourquoi ?

-Pour penser à mon fils et à son bonheur. Vous êtes bien le seul en ces temps encore bien sombres à voir une lueur d'espoir pour nous.

-Je vais parler de votre situation au ministre afin que vous puissiez vivre ailleur et que votre adresse ne soit communiquée à personne. Je sais quec'est votre maison, mais c'est un morceau trop noir du passé, vous devriez partir. Vous n'avez pas à vous punir. Vous n'avez rien fait de répréhenssible, vous vouliez protéger votre famille.

Narcissa salua d'un hochement de tête la proposition de Harry. Une fois le jeune Potter sortit, elle s'enfonça dans son fauteuil et ferma les yeux pour repenser à la façon dont son fils lui avait avoué sa relation avec une jeune fille au sang impur, elle eut un léger sourire en y repensant. Certes elle n'aimait pas les personnes de sang impur, mais cette jeune femme avait rendu le désir de vivre à son fils qui avait perdu toute confiance en lui.

Flashback

Le trio avait pris la fuite et il ne restait dans l'immense salon des Malfoy qu'un triste spectacle. Lucius était encore à terre, il tentait vainement de reprendre ses marques et de se souvenir de son nom, Narcissa regardait son époux avec un certain désespoir et se demandait comment ils allaient s'en sortir. Drago restait là, il s'était assit sur une chaise à sa portée et regardait sa tante qui faisait les cent pas et pousser du bout de ses chaussures les morceaux du lustre sur le sol.

-Le maître ne va pas nous pardonner cela ! Vociféra Bellatrix. Lucius relève-toi espèce de débris et suis-moi ! Cissy chérie fait en sorte que le lustre retrouve sa place.

-Oui.

Une fois Lucius et Bellatrix hors de la pièce, Narcissa regarda une fois de plus l'état dans lequel se trouvait son salon qui avait autrefois été si beau et lumineux. Lentement, sans dire un mot, elle avança près des restes du lustre, agita sa baguette et dans un léger murmure fit renaître celui-ci. Elle balaya la pièce du regard et ne trouva rien de plus qui semblait s'être abîmé, puis son regard se posa sur son fils. Assit, les poings serrés, le regard vide et rivé sur ses pieds. Son fils était brisé. C'était la seule chose dont elle savait qu'elle ne pourrait pas le réparer avec un sortilège, pas même avec des mots doux. Tout cela n'était pas fait pour lui, pas pour son petit garçon si gentil malgré quelques défauts offerts par son père. Doucement, un peu comme quand il était enfant et qu'il pleurait, Narcissa vint s'asseoir près de lui et caressa sa chevelure blonde, en silence. Ce n'était pas la première fois qu'il assistait à un interrogatoire violent, mais jamais il n'avait fléchi comme ça.

-Drago ?

Il ne répondit pas, il ne pouvait pas. Il baissa un peu plus la tête et une larme glissa le long de son nez pour atterrir sur son genou. Narcissa pressa l'épaule de son fils et le força à lever la tête pour le regarder dans les yeux et ce, malgré ces larmes qu'il voulait cacher.

-Si quelque chose ne va pas, tu sais qu...

-Vous m'en voudriez ? Demanda subitement le jeune homme d'une voix tremblante.

-T'en vouloir de quoi ?

-D'avoir des sentiments pour quelqu'un...

-Comment pourrais-je t'en vouloir pour cela Drago ?

-Si vous saviez qui elle est, vous ne diriez pas cela.

-Comment cela ?

Il se figea, serra les poings de sorte qu'il planta ses ongles dans la paume de ses mains. Il semblait se retenir de crier, comme si l'identité de la personne en question était trop difficile à avouer. Il murmura.

-Elle était ici.

Les jointures de ses doigts devinrent blanches. Il regrettait de ne rien avoir fait. Il aurait dû faire quelque chose, c'était son devoir. Etait-il lâche à ce point ?

-J'aurais voulu arrêter tante Bella. Elle me suppliait du regard, elle savait que je ne pouvais rien faire... Elle ne m'en voulait pas. Elle souffrait et j'ai été lâche.

Narcissa comprit violemment les révélations voilées de son fils. C'était donc elle, la jeune née moldue. Drago lui avait souvent parlé d'elle avec tant de haine, qu'elle se demanda comment cela était possible.

-C'est la jeune amie de Potter ?

Il n'eut pas besoin de répondre pour qu'elle comprenne qu'il s'agissait d'un oui.

Si les circonstances n'avaient pas été celles de la guerre Narcissa se serait fermement opposée à cela, mais elle avait appris à voir les valeurs du sang avec un tout autre regard et au final, ce n'était peut-être pas si important. Ce qui lui importait à présent, c'était le bonheur de son fils, même aux côtés d'une née-moldu. Elle n'était pas en droit d'agir de la sorte dans la vie de son fils, même si elle l'avait souvent fait.

-Tu as vraiment des sentiments pour elle ? Demanda Narcissa en prenant son fils contre elle.

-Oui... Elle m'a écouté. Elle n'en voulait pas à ma fortune. Si vous saviez combien, elle est différente des autres. Il se tourna vers sa mère, les yeux plein d'espoir. Je vous en prie mère, il ne faut rien dire à personne, sinon ils voudront la tuer et je n'y survivrai pas.

-Je te le jure.

Elle embrassa le front de son fils et la porte du salon se rouvrit brusquement pour laisser entrer Bellatrix qui ordonna à Drago de quitter la pièce. Il se tourna une dernière fois vers sa mère et la remercia du bout des lèvres.

Fin flash-Back

C'était une née-moldu, mais elle était celle qui avait réussi à rendre Drago heureux. Narcissa Black, car elle avait repris son nom de jeune fille, savait que son fils ne se serait jamais mis en danger comme il l'avait fait. Jamais il n'aurait cherché à cacher quelque chose comme cela aux autres. Il l'aimait réellement, d'une façon si unique qu'elle en était presque admirative.

Puis le monde s'est écroulé sous ses pieds et Drago s'est refermé suite au réveil amnésique de la jeune femme. Il en voulait à la terre entière, il en voulait même à Londy qui pourtant n'avait rien fait, il voulait simplement la retrouver, mais c'était impossible sans la faire souffrir. Narcissa, la main tremblante porta sa tasse de thé à ses lèvres et revint à la contemplation du feu de cheminée.

-Monsieur Malfoy, il y a un visiteur pour vous. Couina Londy en entrouvrant la porte de la chambre de son maître.

-Je ne veux voir personne. Qu'il parte. Grogna la voix colérique de Drago Malfoy.

-Londy, allez-y. Murmura Harry. Je peux me débrouiller.

Il laissa le petit elfe partir et frappa à la porte de façon plus brutale.

-C'est Harry et que tu le veuilles ou non, je vais entrer. Dit-il.

-Je n'ai pas envie de te coller mon poing dans la gueule.

-Pas grave, Hermione s'occupera de moi.

Il y eut un bruit sourd et un grognement. Ses paroles avaient eu l'effet escompté.

-Elle.. elle va bien ?

-Tu n'as qu'à venir.

-Je ne peux pas...

-Je sais, j'ai parlé à ta mère et tu sais qu'il y a moyen que tout s'arrange. Harry s'était assis dos à la porte, il sentit Malfoy faire de même.

-Je sais, mais elle va souffrir. Je préfère rester ici. Et puis, elle ne sait pas ''qui'' je suis, ça ne changera rien pour elle. Sa voix tremblait.

-Arrête de faire ta victime Malfoy, ça ne te va pas aussi bien qu'avant. Tu sais, j'ai autre chose à faire, mais j'ai tout décalé pour venir ici, te voir. Je ne le fais pas pour toi, je le fais pour elle. Je n'arrive plus à voir cette Hermione heureuse qu'elle était avec toi. Je recherche l'étincelle qu'il y avait dans ses yeux et dans sa voix quand elle te parlait, quand elle te regardait. J'ai appris à passer au-dessus de notre animosité Malfoy. On a plus douze ans, on peut s'entendre et je sais que tu penses la même chose. Je sais que tu veux la voir, je sais que tu en veux à la terre entière parce que pour toi, c'est de ta faute, mais ce n'est pas vrai, c'est la faute de Bellatrix, de ce sortilège. Tu restes ici en pensant à elle, tu te demandes ce qu'elle fait, si elle va bien. Tu pourrais y répondre en faisant l'effort de venir la voir. Tu seras là pour elle. Si tu l'aimes, tu seras là pour elle. Si tu l'aimes, il te faudra la reconquérir à l'ancienne. J'en parlais avec Kingsley il y a peu. Je sais que tu dois pointer chaque jour au ministère et le transplanage sur une si longue distance, c'est épuisant. Tu dois faire te spreuves aux yeux des autres, tu sais qu'à nos yeux c'est déjà fait. Tu peux venir t'installer chez nous, chez moi et Hermione au 12 square Grimmauld, tu resteras avec elle quand je serais absent et parfois, tu bosseras sur mes dossiers avec moi, en équipe et tu resteras avec Hermione. Ginny reprend ses entrainements, elle ne pourra plus autant venir. De plus, tu seras à Londres, ce sera plus simple pour toi. Harry se leva prêt à partir face à l'absence de répondre de Drago. Tu es humain aussi, tu as le droit de souffrir et de continuer à vivre et à te battre pour ce que tu aimes.

Harry se mit à marcher en direction de la sortie quand la porte derrière lui s'ouvrit.

-T'as gagné. Mais me dit pas que Weasley lui court après.

-Je ne le dirais pas.

Harry se retourna. Drago Malfoy avait besoin de sortir. Son teint était maladif, ses cheveux étaient plus longs qu'avant, il les tirait en arrière en laissant quelques mèches libres. Il avait minci et c'était la chose la plus frappante, à croire qu'il n'avait pas mangé durant ces trois dernières semaines. Ses joues étaient creuses, de lourds cernes avaient élu domicile sous ses yeux. La tristesse se lisait sur son visage.

-Elle m'aurait tué si elle m'avait vu dans cet état.

-Oh, pas la peine, elle te tuera quand même en te voyant, quoi que, vu que tu lui as sauvé la vie, elle se montrera peut-être plus clémente.

-J'espère.

-Tu devrais venir ce soir, elle aime avoir du monde à dîner, elle cuisine bien en plus.

-Je n'en doute pas. Murmura le jeune homme en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Merci Potter...

-Je m'appelle Harry. Répondit le survivant en tendant sa main vers celui qui devenait à présent son ami.

-Drago. Mais Potter c'est plus facile à dire.

Ils se serrèrent la main. Harry transplana afin de prévenir Hermione qu'un visiteur passerait la soirée avec eux, laissant Drago seul dans le couloir, le coeur battant. L'espace d'un instant, il se demanda pourquoi il avait dit oui, mais l'instant d'après, il comprit qu'il n'avait pas le choix. Il voulait la voir, même si elle ne le reconnaissait pas. Il avait besoin de sa présence pour se sentir vivant, humain. La peur que le sortilège de Bellatrix refit néanmoins surface. Elle allait souffrir. Pourtant, Harry avait raison, s'il l'aimait, il l'aiderait, il était prêt à être malade ou à simuler la maladie pour être avec elle. Elle pouvait retrouver la mémoire, mais il y avait un prix à payer, un prix douloureux.

Il l'aimait et allait la reconquérir, peu importe le temps que cela prendrait, il penserait ses blessures, il serait là pour elle. Après une énième longue réflexion et beaucoup d'hésitation, Drago fila sous la douche, coiffa ses cheveux en les attachant simplement avec un ruban noir, enfila une chemise et un pantalon et reposa sa cravate après l'avoir mise, c'était trop. Il sortit de sa chambre cape en main et se retrouva face à sa mère qui semblait inquiète, mais souriait. L'un d'eu avait droit au bonheur et c'était bien lui.

-Tu y vas ? Demanda Narcissa tout en caressant la joue de son fils chéri.

-Oui.

Drago serra sa mère contre lui et sortit du manoir pour transplaner devant la porte de l'ancienne maison des Black et frappa. Il y eut un cri, quelqu'un sembla dévaler l'escalier et la porte s'ouvrit.

-C'est donc pour ça que Harry a refusé de me dire qui venait... Bonsoir.. Malfoy. Grogna Hermione qui pensait lui claquer la porte au nez.

-Oui... Le ministère m'a chargé de ta « garde », je vais devoir faire la nounou et aider Potter. Bonsoir Granger. Sourit le serpentard.

La mauvaise humeur faisait voleter des mèches brunes sur les épaules de la jeune femme qui tapait du pied. Elle le faisait quand elle se retenait de crier et de faire la tête. La voir comme ça ranima en lui une flamme si brûlante qu'il lutta intérieurement contre l'idée de la prendre dans ses bras pour l'embrasser et attendit qu'elle s'écarte pour le laisser entrer. Le jeu pouvait commencer.


Et voilà !

Alors qu'en pensez vous ?

J'ai eu pas mal de soucis avec l'enchaînement de deux souvenirs, j'ai peur que ce soit un peu trop, mais j'ai pu placer Narcissa alors bon (oui j'aime Narcissa 3 )

Que pensez vous du sortilège de Bellatrix et de ses conséquences ? (je travaille encore le sortilège pour qu'il soit réellement complet). Qu'attendez vous de cette soirée qui s'annonce ? :D

En tout cas, j'espère que ce chapitre vous a plus ! si c'est le cas, pensez à le dire, je vous répond au plus vite !

Cissy,