Et bonsoir à vous !

Je suis désolé pour ma petite absence, mais depuis quelques temps, ça ne va pas fort et je n'avais pas vraiment envie de poster quelque chose de peur de poster quelque chose d'horrible et j'avais pas mal de choses à faire. Je n'ai pas non plus répondu à vos reviews et j'en suis désolé, mais je ferais mon possible pour le rattraper ! La réécriture de ce chapitre a été complexe car c'est le plus court que j'ai actuellement parmi ceux que j'ai écris. J'ai donc voulu le rallonger un peu, et disons que je n'ai pas complètement rempli le contrat :(

Je vous poste ce chapitre et j'entame immédiatement la correction du chapitre 4 pour que vous ayez quelque chose à vous mettre sous la dent !

J'espère que ce chapitre va vous plaire :)

Cissy

PS: des petites fautes peuvent persister, désolé

PS: la mise en page est toujours pourrave et impossible de mettre des espaces entre les dialogues, donc c'est un peu moche, mais faut en vouloir au site.


Chapitre 3

"Les regrets"

Drago resta en face d'elle, un peu hébété. Elle ne changeait pas, elle restait la même et au fond il en était heureux. Une fois la petite vague de surprise et de colère passée, Hermione retrouva son calme et observa la personne en face d'elle, sur le pas de la porte.

Drago Malfoy portait un long manteau noir, sous le col à demi ouvert, elle vit qu'il portait une chemise blanche, sans cravate, cela lui donnait un air moins sérieux. Son visage était creusé, plus pâle, des cernes soulignaient son regard qui avait perdu de sa lueur. Ses cheveux toujours aussi blonds platines étaient attachés au niveau de la nuque. Il ne ressemblait plus à celui qu'elle avait connu autre fois. Il n'était plus le petit fils à son père, haïssant les moldus et ne jurant que par ses chaussures en écailles de dragon. Il était quelqu'un d'autre. Bien sûr il semblait toujours aussi stupide et enclin à lui pourrir la vie, mais quelque chose avait changé. Elle leva les yeux vers lui incertaine de ce qu'elle ressentait en le voyant ici après tout ce qu'il s'était passé et ricana quand le jeune homme manqua de se faire arracher une jambe par un Pattenrond très en colère. La jeune femme fit partir Pattenrond dans le salon et se retourna vers le serpentard en se disant qu'elle allait devoir à présent faire avec lui dans son entourage. Il lui était encore un peu difficile de ne pas vouloir le tuer. Hermione le fixa encore un moment et tenta de déceler en lui, sur son visage à demi fermé s'il était intimidé ou atteint par une profonde tristesse. Quelque chose en elle commença à chercher une réponse sans vraiment qu'elle ne sache pourquoi. Hermione reprit contenance et commença à s'écarter pour laisser le serpentard entrer.

-Ah Drago! Intervint la voix de Harry.

-Bonsoir, répondit Drago en serrant la main de Harry.

-Tu vas me tuer ? Demanda Harry en regardant Hermione, un chiffon dans les mains.

-Bah non, puisque tu es là... elle se tut soudainement... heu non... rien... ne reste pas dehors, entre.

-Tout va bien ? Demanda Harry.

-Je crois qu'elle digère pas bien la nouvelle. T'en fais pas Granger, je fais un excellent thé. Ricanna le serpentard.

-J'ai voulu dire quelque chose et je m'en souviens plus... ça arrive. Elle regarda a gauche puis à droite et fila en me manquant pas de crier. J'ai pas de besoin d'une nounou !

-Hermione ! Fais pas l'enfant ! S'écria Harry.

-Quelle autorité.

-Ferme là. Siffla le survivant.

Drago suivit Harry dans l'immense maison des Black. Cette maison, il en avait souvent entendu parler par sa mère et par sa tante comme la maison dans laquelle elles avaient passé tant de temps étant jeune. Il se demanda pourquoi il y avait un immense drap sur un tableau dans le couloir, puis Harry le fit entrer dans le salon à présent baigné de lumière qui entrait par les grandes fenêtres aux rideaux bleus. Le mobilier restait d'époque et les tons bleuté de la pièce étaient reposants. Il tenta de se souvenir de la description donnée par sa tante et par sa mère, mais il lui sembla que beaucoup de choses avaient changées. Il remarqua la disparition des têtes réduites dont lui avait parlé sa tante comme la chose la plus drôle de la bâtisse. Les deux adolescents prirent place sur le grand canapé en cuir. En bas, dans la cuisine, on pouvait entendre Hermione s'affairer en râlant sur sa capacité à s'occuper d'elle-même.

-Elle à l'air... Commença Drago avant d'hésiter. Elle semble plus...

-Froide ? Distante ? Continua Harry.

-Oui.

-J'ai remarqué mais, la guerre à eut des conséquences sur tout le monde. On ne réagit pas tous de la même manière. Surtout qu'elle n'a jamais vu la fin, ni l'après, elle arrive là, comme ça. Elle ne sait pas vraiment où est sa place. De plus, elle n'a plus ses parents, c'est d'autant plus dur pour elle. Et tu vas devoir faire la nounou... imagine un peu... pardon...

-Pas grave, mais je comprends. Tu penses qu'elle est toujours la même ?

-Je pense. Enfin, c'est à toi de bosser là-dessus hein ?

-T'es tellement rassurant... H... Harry. Il crut que sa gorge brûlait.

-T'en fais pas dire Drago me fait pareil.

-Tout va bien alors.

-Et voilà le thé. Chantonna la douce voix d'Hermione.

Hermione arriva près d'eux. Elle portait un plateau en argent qu'elle posa sur la table basse et alla s'asseoir sur le fauteuil en cuir en face des garçons. Le service à thé était celui que Harry avait trouvé dans une vieille boite dans le grenier alors qu'il rangeait quelques affaires avec Ron. Il était fier de ce que la maison de son oncle était devenue. Une immense demeure lumineuse, respirant le bonheur, comme Sirius l'aurait certainement voulu. Et puis, il n'était pas seul, Hermione était là, elle flânait en chantonnant et en répétant des passages de l'histoire de Poudlard tout en cuisinant des petits plats vraiment délicieux régulièrement réclamés par l'estomac du survivant.

Voyant que le thé n'allait pas se servir seul Hermione se leva afin de servir Harry et Drago, tout en prenant soin de brûler la main d'Harry avec le thé.

-Hermione ! Siffla le survivant.

-J'ai pas besoin de nounou, surtout pas de Malfoy ! Je sais me débrouiller seule.

-Hermione, c'est le ministère qui a affecté Drago à cela. Il n'a pas le choix et tu ne l'as pas non plus. Je te rappelle que tu es encore...

-Souffrante je sais, merci.

-Il a juré de ne pas mordre. Harry se tut et prit un ton plus doux. Il t'a sauvé. Essais, tu ne perds rien.

-Vous savez, je suis là, hein.

-Ah oui, c'est vrai... bah... Je vais aller chercher les cartons en haut.

Harry se leva et quitta la pièce, laissant Hermione et Drago face à face. Bien sûr Harry allait chercher les cartons et il allait surtout traîner pour aller les chercher.

Drago but sa tasse et se mit à regarder Hermione. Elle était assise sur son fauteuil, les jambes croisées, tripotant une mèche de cheveux et semblait fuir le regard de Drago. La disparition de Harry la rendait mal à l'aise. Il se souvint alors de leur premier rendez-vous. Elle était mal à l'aise. Il se souvenait de son regard fuyant, de sa difficulté de ne pas rougir tant elle avait trouvé la situation ridicule et gênante. Une première rencontre en tête a tête qui avait été décidé par le hasard et un pari stupide. Il se souvint de son malaise quand il s'était mis à lui parler de ce qui lui passer par la tête. Il l'avait faite céder en lui racontant les amourettes désastreuses de Pansy tentant de le rendre jaloux, elle s'était mise à rire, le premier rire d'une longue série.

Il la regarda fuir une fois de plus son regard et décida de prendre les devants. Après tout, il était là pour la reconquérir et arranger la situation pour lui éviter le pire. C'est alors que son nez commença à le chatouiller. Très vite, il crut à cet instant que sa respiration allait cesser. Il vit alors que Pattenrond était venu se frotter contre sa jambe. Cette saleté. Il était allergique aux chats et se jura de tuer celui avec lequel il se disputait les faveurs de la gryffondor depuis si longtemps. Drago se mit à éternuer à plusieurs reprises et de façon incontrôlable. Hermione comprit en voyant le visage du jeune homme virer au rouge, que son chat y était pour quelque chose.

-Pattenrond vilain chat ! Elle colla son pied dans son arrière train et le gros chat orange fila comme une fusée au premier étage. Tout va bien ? Demanda Hermione en venant s'asseoir près de Drago.

-Boui... de crois... renifla Drago qui se demandait dans quel état il était à présent.

Hermione se leva et disparu l'espace de quelques secondes pour revenir avec un mouchoir qu'elle tendit au jeune homme, avant de revenir s'asseoir près de lui.

-Tiens.

-Berci... Il se moucha et garda le mouchoir sur son nez.

-Je ne t'aurai jamais pensé allergique... aux chats.

-Tu ne pouvais pas savoir. Mais merci... J'ai l'air parfaitement stupide avec ce mouchoir sur le nez. Pesta le Sepentard, la tête en arrière.

-Harry l'a été bien plus que toi. Elle sourit et écouta le silence un moment. Au fait... merci. J'ai pas vraiment eut le temps de te le dire.

-De rien... c'est... c'était naturel... enfin je pense, au vu de la situation.

-J'ai entendu dire que tu m'avais protégé ?.. . Enfin je l'entend tout le temps depuis mon réveil.

-J'ai fais en sorte que tu ne meurs pas, mais je pense qu'on peut dire que je t'ai sauvé, en effet.

-Alors qu'on s'est toujours fait des crasses ?

-Nous ne sommes plus des enfants. Le contexte était différent. Les choses ont évoluées. J'ai fait ce que je pensais être le mieux à ce moment-là. Je ne voulais pas être comme « eux ». Je pensais vouloir l'être au début et j'ai vu ce que mon père est devenu à cause de tout ça. Enfin bref.

-C'était courageux... merci. Mais ce n'est pas pour autant que je vais passer sur tout ce que tu nous as fais subir durant ces six dernières années. J'ai pas oublié, j'ai rien oublié. J'ai une très bonne mémoire. Elle le vit sourire et réprimer un rire tout en se mouchant encore. Je parle trop et si vite que tu ne comprends rien, c'est ça ?

-Oui... Il hocha la tête et se racla la gorge pour éviter de hurler de rire, mais éternua. Chat à la con.

Elle parlait trop et elle le savait. Mais elle avait eu si peu l'occasion de parler à d'autres personnes que Harry, Ron, Ginny ou Remus qu'elle était prête à parler à une plante verte s'il le fallait et même à Malfoy dont étrangement la présence ne la dérangeait pas, ce qui la troubla quelque peu.

Depuis sa sortie de Sainte Mangouste, Hermione restait cloîtrée dans l'immense demeure, car sa santé était très fragile. Mentalement elle se savait légèrement instable, la guerre l'avait finalement atteinte, elle était incapable de sortir dans la rue sans avoir peur, sans devoir se retourner, sans trembler. C'est alors qu'un miracle se produisit, Harry emmena quelqu'un pour l'aider, quelqu'un qui allait rester et qui l'écouterait sans rien dire. Malfoy ne l'insultait pas et restait là. Malfoy et sa chevelure blonde platine ne semblaient pas avoir changé et pourtant en le regardant elle sentait que quelque chose s'était passé et elle se sentait étrangement apaisée en sa présence. Pourtant, la jeune femme se vexa quand Drago qui avait fait disparaître son mouchoir avec sa baguette, se mit à rire, car elle parlait trop. C'était une situation étrange.

-Fais pas cette tête Granger. Je ne me moque pas, je t'écoute simplement, mais ta manière de t'exprimer est très...

-C'est pas ma faute !...c'est que je ne sors jamais, je vois les mêmes personnes, j'entends les mêmes discours... ça libère de parler d'autre chose et de cracher un peu de venin. Ca devait vous faire du bien de faire tout le temps vous les serpentards ?

-Beaucoup de bien. Puis il tiqua. Tu ne sors pas ? Potter avait oublié un détail et Drago allait le lui rappeller.

-Les médecins me disent encore fragile. Avec mon coma et ces blessures qui mettent un temps fou pour guérir, on préfère ne pas prendre de risque inutile. J'ai... Elle ramena ses jambes contre elle, comme une enfant. Depuis mon réveil, j'ai l'impression d'être suivie en permanence. J'ai trop peur de sortir pour le moment, puis ma santé est fragile, alors j'évite de m'exposer à n'importe quelle maladie. On ne sait pas de quelle manière le sortilège de Bellatrix m'a atteinte, alors je reste là et j'attends en espérant qu'il ne m'arrive rien de plus.

Elle ne devait jamais savoir ce qu'était le sortilège de Bellatrix. Si elle était mise au courant, Drago ne savait pas comment elle pourrait réagir. Lui et Harry avaient fait pression sur le corps médical de Sainte Mangouste pour que celui-ci se taise et les laisse gérer la situation. Il fallait continuer à se taire à ce sujet, le temps de trouver une solution. Comment réagirait-elle en apprenant si vite qu'elle avait oublié ses sentiments ? Qu'elle en avait eu pour lui ? Se souviendrait-elle ? Serait-elle en colère ? Le sortilège ferait-il effet ? Souffrirait-elle ? Drago ne savait pas et tenta de garder son calme face à Hermione, car il ne savait pas cacher son inquiétude quand elle était là.

-Ca ne te tourne pas un peu le sifflet de rester enfermé ? Je trouve pour ma part. T'es devenue trop gentille Granger, j'ai encore toutes les parties de mon corps, c'est étonnant.

-Oh non... J'ai mes livres. Je les ai déjà tous lus et relus mais bon... c'est une distraction comme une autre. Et pour les parties de ton corps, fais attention, si tu me cherches tu vas vite les perdre. Elle le foudroya du regard. Franchement... Tu n'as rien d'autre à faire que venir passer la journée à me veiller ?

-Tu aimes donc autant les livres pour relire le même plusieurs fois de suite ? Il se souvint des après-midi passés avec elle, enfermés dans la bibliothèque à travailler, à se chamailler, à s'embrasser en douce. Son cœur lui fit mal. Et non je n'ai rien d'autre à faire que venir te veiller. Le ministre me l'a demandé. Je ne peux pas et ne veux pas aller à Azkaban, je n'ai jamais vraiment rien fais en tant que mangemort, mais j'en suis un. J'ai donc un procés en cours, une superbe marque qui trace le moindre de mes mouvements et de ce fait je dois pointer tous les jours au ministère. Je reste un criminel, mais visiblement on me pense capable d'évoluer dans le bon sens, le ministre a donc conclu que veiller celle que j'ai sauvée serait bien pour moi. Enfin je suppose qu'il pense comme ça... et en acceptant, le ministère va tout faire pour préserver ma mère des horreurs dites à notre sujet, tout ça la rend malade et je veux la protéger.

-Et je suppose que j'ai pas mon mot à dire et que je vais devoir m'y faire. Elle piqua un fard.

-Tu crois que j'ai eu mon mot à dire ? Et puis me retrouver dans la maison du bonheur avec Saint Potter... merci bien.

-Pourtant, tu as l'air de bien t'entendre avec Harry...

-C'est récent et un peu compliqué, mais revenons-en, à ta passion pour la relecture d'oeuvre monstrueusement ennuyeuses.

-J'ai toujours aimé les livres tu le sais bien. Mes parents m'ont donné leur goût pour la lecture. Puis Harry m'achète des livres, Ron aussi quand il vient. C'est ma seule occupation avecle ménage et la cuisine.

-Ah...Weasley.

-Ron, il a un prénom. Elle se mit à rougir violemment et tourna la tête pour ne pas être vu dans un léger moment de faiblesse.

En temps normal il se serait mis dans une colère noire et elle n'aurait pas pu l'arrêter, mais ce n'était pas de sa faute. Elle ne le reconnaissait pas donc elle pouvait avoir des sentiments pour le crasseux, mais pas trop non plus. Elle était à lui, Weasley n'avait pas à la toucher. Il tenta de ne pas réagir et laissa en lui son cœur s'effriter, le faire souffrir. La douleur était silencieuse, mais il souriait, il mentait.

-Un roux, un crasseux quoi.

-T'es un type désespérant...

-J'aime pas les roux. Je fais l'effort d'être courtois avec toi et Potter c'est déjà beaucoup, alors ne me demande pas de faire copain comme gobelins avec Weasley.

-Et voilà !

Ayant entendu parler de Ron et sentant le ton de plus en plus froid de Drago, Harry entra en scène.

-Pardon je suis monté au grenier chercher d'autres cartons pour les dossiers. Il posa les cartons qu'il tenait entre ses bras, sur la table. Hermione tu pourrais nous laisser ? Demanda gentiment Harry.

-Vous allez travailler ? Bien-sûr ! Elle se leva et fila à l'étage.

Quand la porte de la chambre de la jeune femme claqua, Drago se leva, le regard menaçant.

-Pourquoi tu m'as rien dit ! Vociféra Drago.

-J'en savais rien, elle me parle rarement de Ron, enfin de ce qu'elle peut ressentir et je ne vois pas de différence entre elle et moi quand nous parlons que lorsqu'elle lui parle...

-Il faut croire qu'il a pas attendu trop longtemps. Drago était dans une colère noire et bien sûr Harry comprenait. Vu la manière dont elle en parle, même avec tous les efforts du monde elle est déjà trop loin. Je n'aurai pas dû revenir. Il se leva. C'était une idée à la con.

-Non attends.

-Attendre quoi ? Je vais revenir tous les jours, je vais lui parler en brodant sur des mensonges dont je n'ai rien préparé ? Je vais lui mentir ? Je vais l'écouter me parler de Weasley avec cette voix qu'elle prenait dés qu'elle me parlait, quand elle me disait qu'elle... Il se tut. Et un jour elle me dira qu'elle aime Weasley, qu'elle va se marier avec et qu'ils auront de beaux petits crasseux ? J'ai pas envie de subir ça. Je me fiche d'être un lâche, je préfère me comporter comme le pire des connards plutôt que d'avoir à souffrir.

-C'est sûr qu'en étant aussi ''positif''

-Tu ne comprends rien...

-Je comprend que tu pensais qu'en te voyant tout lui reviendrait en mémoire et qu'elle retomberait dans tes bras. Hors ce n'est pas le cas. Tu vois Ron comme un ennemi que tu ne peux pas battre. Oui il est mon meilleur ami, mais c'est avec toi qu'elle rayonnait de bonheur.

Drago la mort dans l'âme se dirigea vers la porte, Harry sur ses talons.

-C'est peut-être trop tôt... je ne peux pas. Pas pour le moment. Il prit son manteau.

-Quand tu daigneras revenir il sera peut-être trop tard.

-Je ne veux pas mentir à la seule personne qui m'ait aimé pour ce que j'étais avant la guerre. Et à quoi bon... elle est avec un autre, moi je ne suis plus là pour elle, dans tous les sens du terme. J'en avais envie, mais quand je vois la place que l'autre à prit, je sais que j'aurai du mal à me faire une place, même infime.

-Tu n'en sais rien ! Tu n'as pas...

-Tu pense me connaître, mais tu ne me connais pas Potter. Il sortit de la poche intérieure de son manteau un livre. Donne-le-lui et bon appétit... j'aurais voulu rester plus, mais je peux pas. Puis il transplana.

Harry comprenait la douleur de Drago, mais il en voulait à sa lâcheté qu'il pouvait à présent nommer le manque de confiance en soi. Il savait qu'Hermione n'aimait pas Ron même si quand on l'entendait parler on pouvait penser à cela. Drago aimait Hermione d'un amour pur et sincère. Elle avait été son point d'équilibre alors qu'il ne savait plus où aller, alors que sa marque le ramenait lentement du mauvais côté de la barrière. A présent son point d'équilibre avait disparu et il se sentait replonger, surtout en la voyant sourire pour un autre.

Elle ne se souvenait plus de celui qui l'avait consolé, qui l'avait faite rire dans les moments les plus sombres, celui qui l'avait embrassé pr surprise pour la première fois, sous une pluie battante. Drago voulait la revoir, mais elle n'était plus là et sa plus grande peur était qu'elle soit une autre et ne parvienne pas à le sortir du puits.

Lorsque le jeune homme passa les portes du manoir, sa mère l'attendait, l'air triste. Il n'osa pas la regarder, ni même la prendre dans ses bras et préféra disparaître dans sa chambre.

Au 12 Square Grimmaurd, Hermione descendit après avoir entendu le bruit du transplanage de Drago.

-Où est-il ? Demanda la jeune femme.

-Une affaire de famille urgente, un hiboux est venu. Il reviendra. Harry qui tentait de garder toute sa contenance tendit le livre à Hermione. Il voulait te donner ça, mais il en a pas eu le temps.

Hermione regarda le livre avec une surprise non dissimulée et leva les yeux vers son ami.

-Harry, je ne comprends pas.

- Il n'est pas méchant Hermione. Je sais que tu arrives après la guerre et que tu n'as pas vu certaines alliances se former et se briser, mais crois-moi, il n'est pas méchant. Du moins, il ne l'est plus.


Et là, vous vous dites ... "c'est tout ?" oui, il était très court ! mais le 4 arrive très vite, donc pas de malaise.

Et sinon, on en pense quoi ? On en dis quoi ? Il ne se passe pas forcément grand chose, je vois ce chapitre comme un chapitre de transition ! on commence enfin à entrer dans le vif du sujet !

Si cela vous a plus, laissez votre avis et je tenterai de vous répondre au plus vite ! et pour les reviews anonymes, j'y répondrais en début du prochain chapitre !

Cissy,