Bonsoir !

J'espère que vous allez bien. Pour ma part (j'aime bien raconter ma vie) ça va un peu mieux, mais je suis comme Hermione et les souvenirs refont surface depuis quelques jours et c'est pas très bon pour le moral, alors j'écris pour garder le cap, y a donc un peu de positif !

Bref, pour en revenir à notre histoire, ce chapitre est plus long ! je l'ai corrigé et rallongé et franchement, j'en suis très contente. L'histoire avance peu à peu et j'espère que ce chapitre vous plaira !

PS: quelques fautes persistent peut être.

Cissy,


Chapitre 4

"Malaise"

Sans sa voix pour le guider, sans son regard noisette pour se noyer, sans ses gestes pour le rassurer, les quinze dernières nuits de Drago Malfoy furent parmi les plus terribles et les plus agitées. Cette impression d'un retour un an en arrière était terrible, comme si rien n'avait bougé, comme si tout n'avait été qu'un rêve.

Une fois de plus il se réveilla brutalement, en poussant un cri et en battant avec sa couverture comme si celle-ci voulait l'étouffer. Lentement, il reprit ses esprits, essuya d'un revers de la main la sueur sur son front et se laissa retomber sur son lit. Depuis son retour ses nuits étaient agitées des cauchemars dans lesquels morts, torture, solitude et abandon étaient mélangés. Chaque réveil était ponctué de hurlements qui l'empêchaient à chaque fois de se rendormir. Quand il ne dormait pas, il repensait à sa fuite face à Harry. Il se demandait encore pourquoi il avait dit oui à Harry, pourquoi il avait accepté ce plan stupide qui avait fait plus de dégâts qu'autre chose. Hermione ne l'aimait plus, elle ne l'aimerait plus comme avant étant donné que Ron était passé devant lui. Il voulait tenter d'y retourner, mais cela ne servirait à rien et le ferait souffrir. Conforté dans sa décision, même si celle-ci n'était pas la meilleure, Drago décida que son lit serait son seul refuge, seul endroit lui apportant confort et réconfort. Il n'avait de toute manière plus la force de se lever, il ne voulait plus parler à personne et ne souhaitait qu'une chose, être là et loin de tout. Sa mère devait s'en faire pour lui, mais elle avait fini par prendre l'habitude et ne disait plus rien, elle savait qu'il ne l'écouterait pas et se mettrait en colère. Il était bien là, seul.

Drago finit tout de même par se lever pour aller jusqu'à son fauteuil, non loin de son lit. Il posa alors les yeux sur un livre de sortilèges qui trainait sur son bureau et se souvint des heures qu'elle avait pu passer dans la bibliothèque à lire, ou simplement à rester assise pour regarder les livres voleter entre les rayons. Lui près d'elle, à travailler aussi, mais surtout à la regarder tourner les pages de ses ouvrages avec une vitesse telle qu'il s'était souvent demandé comment elle pouvait lire en même temps. Il commença à feuilleter le livre au hasard et tomba sur une note coincée entre deux pages sur la théorie de la lévitation.

.

« Tu n'es pas seul. Il y a moi. Je ne suis jamais loin. A toi de voir ce que tu veux. »

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Elle lui avait glissé cette note peu avant qu'il décide de passer au niveau supérieur en lui offrant un premier baiser brusque, mais empreint d'affection. Il se souvint de la dispute qu'ils avaient eu, celle au cours de laquelle il avait hurlé si fort combien il se sentait faible, seul et incapable d'avancer dans le bon sens. Cette conversation au cours de laquelle elle était partie fâchée, mais pas sans avoir déposé un baiser sur son front. La note s'était retrouvée dans son livre le lendemain après qu'il l'ait oublié dans la grande salle et qu'elle le lui ait ramené. Hermione avait été la seule à avoir eu assez de patience pour tenter de le comprendre, elle avait eu assez de gestes délicats pour parvenir à l'approcher et à le toucher, en plein cœur, à l'endroit qu'il avait toujours cru vide ou emmuré dans la haine. Drago relu plusieurs fois la note écrite par la gryffondor puis la posa près de lui.

Il posa ses mains sur les accoudoirs et fixa le plafond en se demandant ce qu'elle pouvait bien faire en cet instant. Elle devait certainement être en train de parler avec Potter, ou alors elle était avec ce crétin de Weasley...Wealsey. Drago songea à lui refaire le portrait, mais si tout était vrai, elle le détesterait. D'un côté il y avait du positif, elle ne voudrait plus le voir, donc il finirait par ne plus y penser et elle resterait sauve, le sortilège de sa tante ne ferait pas effet. Lui en revanche allait souffrir. Il passa une main fatiguée sur son visage tout en se demandant s'il arriverait à dormir encore un peu, quand on frappa à la porte de sa chambre.

-Monsieur Malfoy ?

-Londy, souffla le jeune homme. J'ai demandé à ne pas être dérangé ! Peu m'importe les raisons de ta présence je n'en veux pas ! Vociféra Drago.

-Je suis désolé Miss, murmura l'elfe. Monsieur Malfoy ne veut pas être dérangé.

-Ce n'est pas grave Londy. Je reviendrais, peut-être ton maître serait-il plus enclin à me reçevoir.

Il manqua de tomber de son fauteuil en se redressant. Son cœur rata un battement et il se retint à l'accoudoir afin de ne pas basculer plus en avant. Cette voix d'une douceur comme on en entendait rarement, voir jamais. Il crut avoir des hallucinations, mais il l'entendait parler au petit elfe. Il n'y avait qu'elle pour parler à un elfe de maison comme ça. C'était tentant et à la fois non. Il se balança sur son fauteuil durant quelques secondes qui lui semblèrent durer toute une vie et respira profondément en se levant pour attraper une chemise et un pantalon.

-Londy !

-Oui monsieur ? Couina l'elfe d'une petite voix.

-Qui est-ce ? Demanda Drago avec froideur.

-Miss Granger monsieur.

Il y eut un silence. Il se posa tellement de questions en quelques secondes qu'elles manquèrent de lui faire exploser le crâne. Elle était là, derrière la porte, elle devait être là pour lui...non, elle était là pour lui, mais pourquoi ? Il voulait la renvoyer de là où elle venait, pourtant l'envie de la voir était si forte quelle dépassait tout. Il avait besoin de la voir. Il sentait son corps trembler à l'idée de devoir encore mentir, à l'idée de ne pas la sauver, car même loin d'elle, le sortilège planait toujours au-dessus d'elle. Une fois qu'il fut habillé il alla ouvrir la porte à la volée, mais seul le petit elfe vêtu de deux torchons noués se trouvait sur le pas de la porte.

-Où est-elle ?

-Elle...elle vient juste de partir monsieur, mais el...

Il n'écouta pas l'elfe et se précipita pieds nus dans les couloirs du manoir. Elle avait vaincu sa peur de l'extérieur pour lui, elle était venue pour le voir et lui refusait et de plus il l'avait envoyé bouler. Il poussa enfin les lourdes portes de l'entrée et couru dans la grande allée, mais il n'y avait plus personne, juste une averse, une pluie discontinue sous laquelle il resta un long moment, fixant le portail fermé, se répétant inlassablement à quel point il était stupide.

Il était égoïste. Il se répéta cette affirmation plusieurs fois, pendant que la pluie ruisselait le long de son visage.

Quand Drago revint à l'intérieur du manoir en se demandant comment il allait faire son retour sans prendre une claque de la part d'Hermione ou un coup de poing de la part de Potter. Il se rendit alors compte que Londy le petit elfe de maison le suivait, sautillant derrière lui à défaut de ne pas pouvoir courir.

-Oui Londy ? Demanda le jeune homme visiblement en colère.

-Elle m'a demandé de vous donner ceci.

L'elfe tendit à son maître le livre que Drago avait fait passer à Harry. Il était déçu qu'elle ne l'ait pas gardé, pourtant elle avait toujours aimé les livres de contes. Peut-être qu'elle ne voulait pas garder un cadeau de sa part dans les mains. Il remercia l'elfe et retourna dans sa chambre.

Une fois assit dans son fauteuil, il fixa le livre, un peu blessé qu'elle le lui ait rendu ; Il ouvrit le livre et un morceau de parchemin en tomba que le jeune homme ramassa, surpris.

.

« Merci, cela fait un moment que je n'ai pas lu de contes. A la maison nous avons plus de livres sur l'histoire de la magie et sur les théories de sortilèges que dans la bibliothèque de Poudlard. Je suis curieuse de savoir comment tu as su, même si je soupçonne Harry de t'avoir donné l'idée.

Nous n'avons plus de nouvelles de toi et le ministère est à deux doigts d'envoyer des agents pour savoir si tu es mort ou non et Harry s'est fait tapé dessus, car tu étais parti, apparemment on ne blaguait pas en disant que tu allais rester me veiller. D'ailleurs en restant chez toi, tu fais très mal ton boulot.

Encore merci pour le livre.

J'espère que tout va bien pour toi. Enfin, « j'espère », on espère, parce que Harry se pose des questions, pas que moi... enfin, t'as compris.

Hermione »

.

Il se mit alors à sourire et rit un peu. Il rangea précieusement ce petit bout de parchemin dans sa commode, avec le livre et commença à faire les cent pas dans la pièce. Il ne savait pas s'il devait y retourner, car il ne savait pas ce qu'il allait se passer, ni comment. Il jeta coup d'oeil vers le tiroir de sa commode encore ouvert et quelque chose attira son regard. A l'intérieur, il y avait une boite et dans cette boite, des lettres, « ses » lettres, celles qu'il gardait jalousement. Hermione lui avait peu écrit, mais il avait gardé toutes ses lettres, tous les mots écrits et envoyés discrètement en cours ou dans les couloirs, au nez à la barbe des autres. Il caressa le papier du bout des doigts, ferma les yeux et remonta le temps, l'espace de quelques secondes.

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Flash Back

-Tu sais ce que je suis et pourtant tu restes. Tu es une fille vraiment...

-Drago. Je me fiche de ce que tu es, pour la bonne est simple raison que cette marque ne te définit pas.

-Et si je suis amené à te faire du mal ? Et si je deviens un meurtrier ? Si je change ?

-Je serai là pour te rammener sur le droit chemin.

-Tu y arriverais ?

-Toujours.

Elle déposa un baiser sur le front du serpentard et prit ses mains dans les siennes en lui souriant timidement.

Fin de flash-back.

.

Ramené à la réalité après ce souvenir plus qu'évocateur de leur relation Drago quitta sa chambre et alla vers le salon où se trouvait sa mère. Assise devant la cheminée, Narcissa Malfoy buvait une énième tasse de thé tout en retraçant ses belles années de mariage gâchées par le lord et l'adoration sans borne de son mari pour lui, la place sociale qu'il pouvait obtenir et l'argent. Elle passait ses journées à se demander ce qu'il allait advenir d'elle et de son fils. Quand elle vit Drago entrer, l'air quelque peu gêné, elle se retourna immédiatement vers lui et oublia ses soucis.

-Drago ? Tout va bien ?

-Je voudrais vous parler...

-Viens, viens t'asseoir. Dit-elle en faisant venir un fauteuil près d'elle.

-Merci.

-De quoi veut tu me parler ?

-D'Hermione. Je me suis comporté comme un lâche. Je voulais l'aider et j'ai fui parce que je ne veux pas souffrir. Je suis égoïste devant les épreuves et je l'ai toujours été. Au final, elle est heureuse comme ça. Le seul à sauver du naufrage c'est moi, parce que je m'enfonce et je me crève pour rien. Je n'oserai jamais la faire souffrir... juste... pour moi, parce que peut-être qu'au fond je ne fais que pour mon petit bonheur personnel. Peut-être qu'elle veut rester comme ça, que ça lui va, que je n'ai pas ma place dans cette vie.

-Non. Tu l'aimes et ce que tu fais est tout à ton honneur Drago. Tu la laisses partir pour qu'elle ne souffre pas et ceci est une preuve d'amour, mais tu as aussi le droit de tout faire pour la retrouver. Certes, se sera dur pour vous deux, mais tu peux la retrouver. Les médecins l'ont dit non ? Elle peut retrouver la mémoire, même si se sera long, vous en avez parlé avec eux. Tu as le choix. Je ne peux pas prendre la décision à ta place, mais quoi que tu décides je serais là et je serais toujours fière de toi.

-Et si elle m'en voulait ?

-L'amour est un mystère mon chéri. Si elle est celle qui doit partager ta vie, elle ne pourra jamais vraiment t'en vouloir. Tu ne sauras pas, si tu ne tentes pas. Autrefois c'est vrai que j'aurais voulu t'en dissuader, mais, tu l'aimes et je le vois. Alors, vas-y. Tu meurs d'envie de la voir, vas-y, quitte à mentir un peu.

Narcissa sourit à son fils et embrassa son front.

-J'ai gardé les vieux cahier et parchemins de ta tante. Je vais voir si je peux trouver de quoi t'aider.

-Merci mère...

.

Le lendemain, au 12 square Grimmaud le réveil fut laborieux. Harry se réveilla en tombant de son lit et eut du mal à se faire un café digne de ce nom, Hermione de son côté avait dormi sur le canapé et avait à présent mal partout.

-Ton café est horrible Harry... bredouilla la jeune femme en se massant le genou droit.

-Dis ça à la machine, elle est de mauvaise humeur. Tout à l'heure elle a refusé de s'ouvrir parce que je n'avais pas dit bonjour.

-Un coup de baguette et on en parle plus.

-T'as pas l'air dans ton assiette depuis hier, tout va bien ? Demanda Harry en se servant finalement du thé.

-Je ne sais pas. Je me sens bizarre, enfin je ne connais pas beaucoup Drago, mais hier, quand il a parlé au travers de la porte, il avait l'air si triste et ça me touche. J'ai parfois l'impression qu'on se connait depuis un long moment alors que non. Je ne comprends pas pourquoi ça me touche comme ça.

-Il a eu quelques soucis ces derniers temps. Tu sais la guerre nous à tous affectés et lui c'est sa famille qui a souffert.

-J'espère que ça ira. Elle avala son thé et commença à lire la gazette, quand la sonnette retentit.

-J'y vais.

Harry se leva et alla ouvrir la porte.

-Tu mérites la mort.

-J'ai toujours aimé ta manière d'accueillir autrui Potter. C'est très gentil, on se sent aimé.

-Si tu reviens t'as plus intérêt à te casser comme un voleur.

-J'ai réfléchi...

-Tes capacités vont donc si loin ? Tu me surprends !

-La ferme ou tu vas comprendre que mes capacités physiques peuvent aussi te refaire le portrait et d'ailleurs se serait pas du luxe.

-Va lui dire bonjour, elle est dans la cuisine.

-Merci.

Anxieux comme jamais Drago entra, donna sa valise à Harry qui monta la mettre dans ce qui serait sa chambre pour les prochaines semaines et avança jusque dans la cuisine. En effet, Hermione était là, assise à la table, elle lisait attentivement le journal tout en buvant du thé et lisant à voix basse les articles qu'elle trouvait intéressant. Une chose qu'il aimait particulièrement, quand elle lisait quelque chose qui demandait toute sa concentration, elle avait prit l'habitude d'attacher ses cheveux de façon désordonnée avec une plume. Cette façon de remonter ses cheveux, de dégager son visage lui toujours plu. Il l'observa un instant et fit un pas un peu bruyant pour qu'elle lève la tête. Quand elle le vit, Hermione sursauta, arrangea son t-shirt pour ne pas ressembler à rien et pour garder un peu de dignité face à lui. Il semblait gêné et elle ne comprit pas pourquoi et se leva.

-En fait, après hier, j'ai cru que tu ne reviendrais pas tout court.

Elle avança et tendit les bras comme pour le prendre contre elle, puis elle recula brusquement se demandant ce qu'elle faisait.

-Co...co.. comment vas tu ? Pardon pour le... je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça...

-Oh...bien, je vais bien. Je voudrais m'excuser pour hier, c'était pas...

-C'est rien. Je comprends, tu ne devais pas être bien et tu ne voulais voir personne, ce sont des choses qui arrivent... heu...du thé ? Au fait, depuis quand le mot « désolé » est entré dans ton vocbulaire ?

-Je l'ai appris juste avant de venir histoire de pas me faire couper en morceaux.

-Tu as donc une réelle capacité à... avoir de l'empathie ?

-Malheureusement.

-Merlin...

-T'en fais, jte supporte toujours pas.

-C'est rassurant.

Elle lui fit signe de venir s'asseoir en face d'elle et s'affaira à lui trouver une tasse qui ne tentait pas de s'enfuir sur les étagères les plus hautes, car elles détestaient se faire laver. Quand Hermione réussi enfin à attraper une tasse, elle l'ensorcela pour qu'elle ne bouge plus. Une fois le thé bien chaud elle en versa dans la tasse, y mit deux sucres et un nuage de lait avant de s'arrêter l'air déboussolé, car elle ne faisait jamais ça.

-Je suis désolé, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça comme ça...

Elle semblait avoir fait tout cela machinalement et Drago tenta de ne pas lui montrer sa surprise par rapport au fait qu'elle se souvienne, même inconsciemment comment il aimait boire son thé. Alors qu'Hermione allait lui retirer la tasse, il la prit, posant au passage une main sur la sienne pour tenter de la rassurer.

-T'en fais pas, ça me va.

-Tu en es sûr ?

-Oui, oui ça me va, ne t'en fais pas. Tu as dû me voir le boire comme ça à Poudlard.

-Tu as raison, mais...

-Granger, te rend pas malade, c'est du thé.

Hermione reprit place sur sa chaise et continua de se demander comment elle avait pu faire cela alors qu'elle ne se souvenait pas en avoir parlé avec lui ni l'avoir jamais vu boire du thé. A cet instant Harry rentra dans la cuisine, des dossiers en mains.

-Hermione, je dois aller au ministère, on me demande pour un procès. J'en aurais pour deux ou trois heures. Toi, dit il en fixant Drago, fais gaffe.

-Gentil PotyPoty-PotPot, gentil. Sourit Drago. T'as pris tes calmants ?

-Je vais te...

-T'en fais pas Harry. Tu as toutes tes affaires ? Demanda Hermione.

-Oui, pour qui tu me prends Hermione ? Siffla le survivant.

-Je te prend pour Harry Potter qui oubliait de venir en cours la moitié du temps avec une plume ou des parchemins. Tes dossiers ?

-Oui,

-Ta cape ?

-bah oui !

-De quoi écrire ?

-Ah oui ! Merci ! Bon je file !

Il se retourna attrapa au hasard sur une commode une plume et un encrier laissés là et couru sur le perron avant de transplaner.

-Un jour il oubliera sa tête. Souffla Hermione.

-C'est pas déjà le cas ?

-Vous avez l'air de bien vous entendre, j'aurai jamais cru ça possible. Un jour j'aurai besoin de détails même si, selon ce que tu m'as dit, c'est compliqué.

-Oh... Drago chercha si vite quoi dire qu'il sentit sa tête tourner. Pendant mon procès Ha... Har... Harry. Merlin qu'il trouva cela horrible à prononcer. Il a témoigné en ma faveur. Rester des heures dans une même salle d'audience doit créer des liens, ou alors les miracles existent. Enfin s'ils existaient je suppose que je n'aurai jamais du me retrouver dans une salle d'audience. Bref.

-Je vois.

Il y eut un moment de flottement, durant lequel le silence s'installa entre les deux jeunes gens. Se retrouver dans la même pièce sans se hurler dessus après tant d'années passées à se détester avec force, était étrange pour la brune qui sentait ses mains trembler tandis qu'elle commençait à rassembler la vaisselle à laver. Hermione commença à laver les tasses de thé sous l'oeil attentif de Drago qui sentait l'atmosphère se tendre, lui aussi. Il regarda la jeune femme fixer la tasse qu'elle lui avait donné. Elle devait encore se demander comment elle avait fait pour faire ce qu'il aimait. Ses gestes se firent un peu plus brusques et son corps sembla se tendre tant elle réfléchissait. Soudain, Hermione cessa tout mouvement. Sa vision commença à se brouiller et l'espace d'un instant elle eut l'impression d'entendre la voix de Drago dans sa tête, un peu comme un écho lointain, comme un souvenir.

« Si tu veux vraiment me faire plaisir, je prends deux sucres et du lait, rien de plus »

Le ton de sa voix était si doux et délicat, elle ne le lui connaissait pas, du moins elle ne s'en souvenait pas. Il ne lui avait pourtant jamais parlé de la sorte depuis qu'ils se connaissaient. Lentement, elle se sentit basculer sans parvenir à réagir, elle chercha à se retenir, mais l'espace avait changé, elle ne parvenait plus à se situer dans la pièce et ses mains se trouvèrent pas d'accroches. Il y eut un bruit sourd, deux mains l'attrapèrent par les épaules et une chevelure blonde frôla son visage. Elle était à présent assise par terre et Drago Malfoy la tenait contre lui pour éviter qu'elle ne tombe plus bas si c'était possible. Elle pouvait sentir son cœur battre à une vitesse presque impossible à suivre. La peur.

-Tout va bien ? Demanda Drago qui savait ce qu'il se passait et tentait de se contrôler.

-Oui, enfin je crois. Je... j'ai un peu mal à la tête, mais ça va.

-Tu devrais aller te reposer. J'ai rien à faire pour le moment, je vais terminer.

-Merci. Je vais aller dans le salon.

-Très bien.

Hermione s'aida malgré elle du bras de son homologue pour se relever et se laissa accompagner jusqu'au canapé du salon dans lequel elle se laissa tomber. Une fois de retour dans la cuisine, Drago attendit quelques secondes, remonta les manches de sa chemise et prit la place d'Hermione qui avait laissé quelques tasses encore pleines de savon se battre dans l'évier. Il posa ses mains sur le rebord de l'évier, baissa la tête et tenta de tenir. Alors, se serait comme ça ? Il allait devoir la regarder se poser des questions sans cesse ? Avoir l'air presque choqué, paniqué ? Il devrait la regarder tomber malade tout en sachant qu'il en était la cause ? Devrait-il passer son temps à se taire quand elle tomberait devant lui comme elle venait de le faire ? Un instant, il pensa tout lui dire, mais elle en mourrait, enfin c'était ce qu'on lui avait dit, mais il ne savait pas si c'était vrai et il craignait de faire le test. Il respira longuement pour se calmer et ne pas céder à la panique. Il repensa aux mots de sa mère, à l'aide de Potter et termina la vaisselle en silence, tout en veillant à ne pas perdre un doigt en séchant les tasses.

La vaisselle terminée, le serpentard se dirigea vers le salon. Au premier abord le canapé sembla vide, mais quand il s'approcha, Drago put apercevoir Hermione. Elle s'était enroulée dans une couverture en laine, elle était profondément endormie. Elle avait certainement passé la nuit à lire et faisait sa sieste habituelle du matin pour rattraper son sommeil. Il s'approcha et se permit de l'observer un moment, elle ne dirait rien, elle ne saurait pas.

Elle dormait paisiblement, sa main droite sous le coussin et sa gauche sur un bouquin ouvert sur sa poitrine. Elle respirait doucement et chaque respiration soulevait une petite mèche de cheveux sous son nez. Il l'avait toujours trouvé belle quand elle dormit. Il n'avait plus vraiment besoin de la regarder dormir, car il connaissait chaque mouvement de son corps, chaque détail, de la courbe de ses yeux jusqu'au grain de beauté sur sa cheville gauche et il savait qu'elle pouvait ouvrir les yeux à tout moment, aussi il décida de monter défaire ses affaires pour les ranger.

Et comme rien ne pouvait se passer normalement, quand il fut en haut, il se prit le pied dans une marche un peu trop haute et la multitude de jurons qu'il débita en quelques secondes réveillèrent Hermione qui se força à enfouir son visage dans le coussin pour éclater de rire. Elle ne connaissait que très peu Drago Malfoy, mais il semblait au final être quelqu'un de bien, quelqu'un de bien cachant quelque chose. Elle se sentait un peu mieux, sa tête n'était plus douloureuse et elle imputa son malaise au manque de sommeil. En haut Drago continuait de se plaindre de la marche, elle entendit la porte de sa chambre s'ouvrir, mais pas se refermer et son horrible curiosité prit le dessus. Hermione était une curieuse dans l'âme et pas qu'en ce qui concernait la littérature ou toute forme de savoir. Elle retira ses chaussons qui faisaient grincer le parquet et monta doucement les escaliers, tentant de faire le moins de bruit possible. Une fois au deuxième étage, elle trouva la porte de la chambre de Malfoy entrouverte. Bien entendu ce n'était pas correct et c'était surtout très immature d'agir comme ça, mais elle mourrait d'envie d'en apprendre plus sur son nouveau colocataire. Sans bruit, elle se colla au mur et tenta de passer sa tête dans l'entrebâillement de la porte, mais, comme un malheur n'arrive jamais seul et comme il en fallait pour tout le monde, la porte s'ouvrit violemment sur une vision très proche et détaillée du torse nu de Drago Malfoy qui devait visiblement s'apprêter à prendre une douche.

-Oui ? Demanda le jeune homme au bord du fou rire, devant le visage pivoine d'Hermione.

-Heu... je...

-Ma tête est plus haute Granger.

-Merlin...


Et voilà. J'ai tellement ri en écrivant le dernier dialogue (haha). Bref, j'espère que ce chapitre était à la hauteur de vos attentes et j'espère que vous avez hâte de lire la suite qui est déjà en préparation ! J'ai eu du mal avec certains passages qui étaient au final assez peu développés et en les développant j'ai du ajouter des dialogues etc... et au final ça ne rend pas plus mal.*je suis trop motivée c'est fou xD *

Si ce chapitre vous a plus n'hésitez pas à laisser une review et je vous répondrais au plus vite (dans quelques jours donc, parce que je suis assez lente x)) Je trouve que laisser une trace c'est important, on a pas l'impression d'écrire dans le vide ~ (Si tu laisses ton avis tu auras un cookie. Oui, un cookie. Virtuel, mais un cookie. What else ? )

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Des bisous :)

Cissy,