Et moi qui pensais que j'allais vite poster ce chapitre, au final j'ai eu pas mal de choses à faire, entre les préparatifs pour Noël, mes autres textes, ma flemmardise légendaire, c'était pas gagné, haha. Mais j'y suis tout de même parvenu ! J'ai fais une dizaine de relecture pour ajouter des passages réécrire, afin que ce chapitre soit parfait car c'est mon préféré, il annonce un tournant dans l'histoire ! mais je ne le trouve pas encore bon, du moins pas aussi parfait que je le voudrais, mais il est très bien comme ça. En fait si je m'écoutais ce chapitre serait aussi long que les autres chapitres réunis.
En tout cas, j'espère que ce chapitre va vous plaire ~
PS: des fautes persistent certainement, désolé ~
Cissy,
Chapitre 7
Rencard non désiré.
Chapitre flashback
Elle fixait son reflet dans le miroir depuis déjà vingt minutes et continuait de se demander si elle devait ou non se frapper la tête contre le miroir. Elle préférait mourir dans d'atroces souffrances plutôt que de devoir rejoindre Drago Malfoy pour un rencard qui était certainement une énorme farce destinée à la ridiculiser. Elle avait de plus, du mal à associer les mots « rencard » et « Malfoy » et ne parvenait toujours pas à se dire qu'elle n'avait pas le choix, car elle avait perdu. L'idée de devoir passer son vrai premier rencard avec lui à cause de 0,5 points, la rendait malade et lui donnait envie de se noyer dans son encrier.
Lentement Hermione se dirigea vers son placard et l'ouvrit afin de trouver quoi mettre et commença à hésiter. Elle refusait de se ridiculiser, mais ne voulait pas non plus y aller vêtue normalement, le mot « rencard » signifiait un rendez-vous donc l'attente d'une tenue spécifique et correcte. Elle fit la moue, posa sa tête sur la porte de l'armoire et souffla. L'avantage du mois de novembre était le froid, ainsi elle porterait sa cape et personne ne la verrait ; elle pourrait donc se glisser discrètement dehors sans qu'on ne lui pose aucune question gênante, car elle voulait éviter d'être par qui que ce soit, et le temps lui offrait une sûreté. Pourtant, cette infime solution ne venait pas régler le problème principal, sa non envie d'y aller. Pourtant, quelque chose la poussait à continuer son avancée, elle était en réalité piquée par la curiosité. Malfoy avait un million de manières de l'humilier et il avait choisi celui-ci qui était au final certainement le pire de tous. Elle se demanda si les autres serpentards étaient au courant et s'ils attendaient l'humiliation ultime de Granger je sais tout, mais aucun d'entre eux ne lui avait fait de remarque à ce sujet ou ne l'avait regardé en ricanant, comme ils l'auraient certainement fait pour la mettre mal à l'aise. Peut-être que personne n'était au courant, car un rencard avec elle, même suite à un pari pourrait tuer la crédibilité de Malfoy et la curiosité lui chatouilla encore plus le nez. Elle jeta un coup d'oeil à la pendule. 15h. Plus qu'une heure.
Après avoir hésité un moment elle opta pour une robe bordeaux en mousseline et à manches longues. C'était un cadeau de Noël de la part de ses parents, qu'elle avait toujours rechigné à porter, tant l'idée d'être ridicule en se voulant un peu plus féminine lui faisait peur. Elle l'enfila lentement, pensant plusieurs fois reculer. Elle ajusta le col en attachant le noeud en soie et mit un collier surmonté d'une rose dorée. Elle glissa ses pieds dans une paire de talons de couleur rouge et fit un chignon qu'elle attacha avec un joli ruban doré. Une tenue très Gryffondor et un peu de maquillage. Elle pouvait très bien trouver une raison pour annuler, mais elle savait que les vengeances de Drago Malfoy pouvaient être vicieuses et elle n'avait pas besoin de cela. Elle allait boire un thé avec lui, ce n'était pas la fin du monde. En fait si, c'était clairement la fin des citrouilles. Hermione avait tellement rêvée ce rendez-vous, mais avec Ron. La jeune femme observa attentivement son reflet dans le miroir. Elle se sentait parfaitement ridicule tant elle avait l'impression qu'elle n'était pas elle-même, et ce, même si elle aimait ce que reflétait le miroir, autre chose qu'une miss je sais tout accroché à ses livres plus qu'à sa propre vie.
Hermione, le pas traînant, enfila sa cape et fila aussi discrètement que possible de la salle commune et ce ne fut pas bien difficile étant donné que tous les gryffondors étaient plantés dans les gradins du terrain de Quidditch pour les sélections.
Le chemin jusqu'au petit pont qui menait à Pré-au-lard sembla durer des heures et pourtant ne dura qu'une vingtaine de minutes. Une fois arrivée la lionne se retrouva nez à nez avec son ennemi de première année, son premier vrai rival. Il tenait fermement sa cape contre lui, le nez dans son écharpe, il fallait dire qu'il faisait particulièrement froid et un spectacle étrange s'engagea lorsqu'elle entra dans le champ visuel de son homologue.
-Hum... sal...bonjour. Parvint à dire Drago Malfoy transit de froid et surpris que Granger ait été jusqu'à mettre des talons.
-Bonjour... Répondit elle, ne sachant pas comment faire face à lui, étant donné qu'elle ne lui avait jamais parlé autrement qu'en l'insultant.
Ils restèrent sans un bouger un moment. Hermione sentait la neige s'infiltrer dans ses talons et se demandait combien de temps elle allait tenir dans ce froid, car sa cape ne lui tenait pas aussi chaud qu'elle l'aurait cru.
-C'est pas pour presser... mais... j'ai froid. Trembla la jeune femme.
-Allons au salon DeFlamme, il y fera plus chaud et on aura du thé. Répondit Drago en lui désignant une ruelle.
Il lui fit signe et après une seconde d'hésitation, Hermione lui emboîta le pas. Le salon de thé DeFlamme était récemment venu remplacer une petite boulangerie qui avait brûlé suite à une mauvaise cuisson de brioche géante à base de petits pois sauteurs au chocolat. C'était un salon de thé assez grand, dont la salle principale était décorée d'immenses tentures qui brûlaient d'un feu infini qui réchauffait, mais ne pouvait réellement brûler quoi que ce soit. Sur les tables on trouvait une nappe blanche, brodée de motifs floraux rouges et des serviettes en soie rouge. Au centre de chaque table il y avait un bouquet de roses et de lys blancs, au-dessus duquel flottait une petite flamme. Une ambiance très romantique, un peu trop au goût des deux préfets qui se sentirent horriblement mal à l'aise, car à peine eurent ils passé la porte d'entrée qu'une serveuse, au décolleté bien trop plongeant et aux longs cheveux blonds les agressa en se jetant sur eux avec un immense sourire.
-Bonjour ! Manqua de crier la serveuse d'une voix terriblement aiguë. Une table pour deux je suppose ?
-Oui, mais, attendez. Fit Drago.
-Je vous écoute.
-Serait-il possible d'avoir... un peu d'intimité ?
-Oh, mais oui ! Fit elle d'une voix sur-aiguë. Les couples nous le demandent souvent !
-On est juste... Tenta Drago.
-Mais oui, mais oui ! C'est souvent ce qu'ils disent pour qu'on les laisse, la plupart des couples viennent en priant pour que personne ne le sache, faut dire que chez le concurrent, si vous éternuez tout le monde le saura !
-Mais nous ne sommes pas...
-Enfin, en tout cas ici, intimité garantis ! Bouche cousue et tout et tout ! Et voilà les amoureux. Sourit la serveuse en posant la carte avant de filer.
Elle les emmena au premier étage où se trouvaient de petits salons fermés par des rideaux. Drago vint se placer derrière la chaise d'Hermione et la lui tira afin de la laisser s'asseoir, chose dont la jeune femme fut surprise.
-C'est de la galanterie Granger. Fit le jeune homme. Alors ?
-Oh oui, merci.
Elle enleva sa cape et pris place. Drago avança sa chaise et alla enfin s'asseoir. C'est en tendant une carte à son homologue qu'il comprit l'ampleur de ses efforts pour ne pas se ridiculiser. Une robe qui la mettait -enfin- en valeur, elle avait enfin compris que son énorme tignasse pouvait être coiffée correctement, ce qui, il fallait l'avouer lui allait particulièrement bien. Les touches légères de maquillage complétèrent le tableau et ajoutèrent encore plus à la surprise de Drago, qui l'espace d'un instant oublia complètement ce qu'ils faisaient là. C'est à cette pensée, qu'il comprit qu'il allait bientôt devoir s'expliquer sur le pourquoi du comment, de ce rendez-vous, et il allait devoir le faire très vite, car Hermione reposa la carte sur la table pour le fixer de son regard ambré surmonté d'un fard doré.
-Alors, puis-je savoir pourquoi ? Demanda enfin Hermione. C'est très gentil, mais je trouve que venant de toi c'est trop gentil. Je commence à te connaître.
-On ne peut plus inviter quelqu'un à prendre le thé ?
-Si, bien entendu, mais toi et moi nous savons que nous n'avons jamais réussi à nous entendre. Tu considères que je suis une sorte de... disons que je n'ai pas ma place dans le monde magique. Sang de bourbe, c'est ton mot préféré pour t'adresser à moi.
-Tu as raison Granger, mais que penses-tu du terme « meilleurs ennemis » ?
-C'est bien rare chez toi. Autant de gentillesse.
-Disons que chez moi, il y a des règles à respecter.
-Tu respectes les règles toi ? Elle sourit.
-Je l'ai toujours fait, mais j'ai toujours trié les personnes avec qui le faire et c'est pour cela que tu es là.
-Dis-moi en plus alors ? Que je me dise que je n'ai pas passé plusieurs heures à choisir une tenue convenable.
-Ces règles concernent la gent féminine. La première est que, qui qu'elle soit, une femme reste une femme, le respect est donc de mise. La seconde, on ne fait pas pleurer une femme, jamais. C'est un peu vu comme un crime et celui qui s'y risque ne vaut rien, ou pas grand-chose. Si une femme pleure, il faut la réconforter, même quand elle tente de paraître forte, parfois ce n'est pas le cas. Qu'elle soit amie ou ennemie, elle doit être traitée en égal et jamais de la pire des manières. Et enfin, le respect vaut pour toutes sauf pour celle qui fait souffrir plus que de raison. Drago se tut un instant et tripota maladroitement son col de chemise avant de continuer. Je crois que je n'ai jamais compris que cela valait pour toutes, même toi et c'est pas facile à avouer. Au final, tu ne m'as jamais vraiment fait quoi que ce soit, tu es juste l'amie de Potter. Alors, j'ai fini par réfléchir et j'ai peut-être fini par me dire que je suis ...
-Un sale con ?
-Si tu veux, toujours est-il que tu restes la fille la plus intelligente de cette école et une sorte d'égale. Fais pas cette tête, tout le monde change. Nous ne sommes plus des enfants.
-Je dois avouer que je ne te voyais pas si... galant ? Enclin à reconnaître tes tords ? Mature ? Répondit Hermione surprise.
-On est bourgeois et poli ou pas. Sourit le jeune homme. On va dire qu'en ce moment je réfléchis beaucoup.
-Une première.
Il tenta de ne pas montrer combien il était mal à l'aise, mais Hermione l'avait bien vu et cela ne datait pas d'hier. Depuis un moment elle le voyait se taire durant les rondes, se tromper de chemin tellement il était absorbé par ses pensées. Il ne faisait plus de mauvais coups, il ne faisait que la taquiner, rien qu'elle, en même temps ils étaient homologues et passaient le plus clair de leur temps ensemble. Elle sentait quelque chose n'allait plus depuis qu'elle, Harry et Ron l'avaient vu chez Barjo. Elle se demanda si Harry n'avait pas eu raison sur sa « nouvelle condition », mais elle se ravisa, c'était impossible. Elle décida donc d'être gentille, ou du moins d'essayer.
-C'est vrai que nous ne sommes plus des enfants et qu'il serait temps de mettre nos différents de côté, surtout en tant qu'homologues.
-On a pas vraiment le choix, sinon le vieux va nous tomber dessus.
-Je me disais bien.
-Alors, mes bouts d'chou, vous avez choisi ? Manqua de hurler la serveuse qui revenait prendre la commande. Alors, que prendra la demoiselle ?
-Et bien... Hermione parcouru une fois de plus la carte et leva la tête vers la serveuse qui avait un sourire trop grand pour être naturel. Un thé à la rose et un panier de viennoiseries.
-Très bien ! La serveuse nota et se retourna vers Drago. Et vous ?
-Pour moi, se sera, un thé noir et le même panier de viennoiseries.
-Je peux vous mettre un panier pour deux ?
-Bien-sûr.
-Je vous apporte ça tout de suite, les amoureux. Chantonna la serveuse.
Une fois la serveuse partie Drago leva les yeux au ciel.
-La dernière fois, il y avait un serveur. Lui au moins il ne parlait pas. Si jamais elle l'ouvre encore, je crois que je la tue. Siffla le préfet.
-C'est une serveuse Malfoy, elle fait son boulot. Répondit Hermione. Et puis souviens toi, respect envers la gent féminine, même si j'avoue qu'elle est un peu lourde.
-Aussi lourde que Pansy... souffla Drago.
-Moi qui pensais que c'était le grand amour. Pouffa Hermione.
-Pour elle et ma famille. Pas pour moi. Il posa son coude sur la table et sa joue dans sa main, avant de souffler. Mariage arrangé.
-Ah oui... une vie avec Pansy... je me serais jeté du haut de la tour d'astronomie.
-C'est un peu comme si je devais vivre avec Wealsey. Asséna alors le jeune homme qui attendait une perche depuis le début.
Il la vit alors rougir, mais pas comme il l'aurait voulu. C'était un air plus colérique qu'autre chose. Il avait donc touché une corde sensible et en était très content. Hermione se mit à fixer la nappe de la table, comme si elle contenait sa colère, comme si elle ne voulait pas trop en dire, mais il comprenait. Ils étaient ennemis, enfin des ennemis partageant un thé, ce qui était peu commun. Il avait eu vent d'une histoire entre Weasley et Brown et cela ne devait pas faire plaisir à son homologue. Il décida donc d'attaquer la corde sensible en question.
-Touché.
-Oh, la ferme. Je ne veux pas en parler.
-Tu n'as pas besoin d'en parler, tout le monde le sait. Tout le monde le voit Granger. Avant vous vous courriez après et du jour au lendemain, on le voit tripoter Brown devant tout le monde et toi tu pars en courant. Faudrait être aveugle pour ne pas comprendre. Dit Drago en la fixant et esquissant un léger sourire.
Hermione cru mourir. Elle savait que quelques personnes étaient au courant, mais jamais elle n'aurait pensé à tout le monde. Elle commença à se dire qu'elle allait s'enfuir pour pleurer. Elle ne voulait pas qu'on sache ce qu'elle pouvait ressentir pour Ron, elle refusait qu'on la plaigne ou que l'on se moque de ses préférences. C'était sa vie sentimentale, pas celle des autres, mais dans cette école, comme partout, le moindre mouvement de travers faisait le tour du château en moins de deux heures.
-Et alors, bafouilla Hermione dont les joues rougissaient de colère. Cela me regarde.
-Oui, toi et toute l'école qui doit se coltiner les baisers ignobles de Weasley et Bro... Granger ?
Hermione avait violemment pâli et tentait de garder contenance sans y parvenir complètement. Elle se leva et dans un faible murmure de « j'ai besoin d'air » elle fila comme l'éclair sur la petite terrasse derrière eux. Comprenant la bourde qu'il venait de faire, mais qui l'avait tout de même fait sourire, il s'enfonça sur sa chaise et tendit le cou pour la voir, l'observer. Elle était près de la rambarde en bois de l'établissement. Ses mains sur la barrière, la tête penchée en avant. Weasley était donc un sujet vraiment sensible. Il finit -comme le jeune homme qu'il était- par lorgner d'un oeil intéressé, les jambes nues et infinies d'Hermione Granger, s'attardant sur l'ourlet de sa robe qui s'arrêtait au-dessus de ses genoux et descendit sur ses pieds qui s'étaient glissés dans une magnifique paire de talons. Les courbes de son corps se révélaient être bien plus douces qu'il n'aurait jamais pu le croire et se prit à apprécier la personne qu'il avait invité à prendre le thé. Puis il se ravisa en secouant la tête. Il était un Malfoy pas... bref, il était bien élevé. Drago se rassit correctement et vit la serveuse revenir, accompagné de son sourire qui aurait fait fuir n'importe qui, même cet abruti de Rusard.
-Voilà ! ... où est votre amie ?
-Elle avait besoin d'air. Répondit Drago en désignant d'un geste de la main, le balcon.
-En même temps quand on vous voit. Lui susurra la serveuse en lui faisant un clin d'oeil qui exaspéra Drago.
-Vous êtes payé pour faire fuir les clients ou pour les servir ? Demanda Drago au bord de la crise de nerfs. Cette demoiselle est une amie. Alors, prenez vos hormones et allez les agiter ailleurs, ou la patronne en entendra parler.
Sans plus de cérémonies et gênée par les propos du Serpentard, la serveuse posa la commande sur la table et fila sans demander son reste. C'est à cet instant qu'Hermione revint. Elle avait reprit des couleurs, Drago décida de se rattraper. Il ne l'avait pas invité pour la mettre sur le bûcher.
-Sujet sensible donc... j'en parlerai pas. Je t'ai pas invité pour te mettre en rogne. Je peux le faire quand je veux.
-Merci. Répondit la brunette qui reprit sa place.
Et le silence s'installa. C'était la première fois depuis leur première année, qu'ils se retrouvaient l'un en face de l'autre à parler, simplement, sans s'envoyer des vannes et des insultes en pleine figure. C'était étrange, elle ne savait pas quoi dire, comment bouger sur sa chaise sur laquelle elle avait l'impression de s'engluer un peu plus à chaque minute. Elle se demandait de quoi ils pourraient bien parler, mais elle voulait avant tout savoir pourquoi. Elle le croyait concernant ces fameuses règles sur les femmes, elle l'avait déjà entendue en parler, mais elle savait qu'il y avait autre chose derrière cette invitation.
-Dis-moi... tu m'as réellement invité pour les raisons cités ?
-Coriace.
-Je suis une Gryffondor, Malfoy. Je te crois concernant cette histoire de règles sur les femmes, mais je sais qu'il y a autre chose.
-Et bien... Il ravala sa salive, comprenant qu'il n'avait plus le choix. On va dire que beaucoup de choses se sont passées et disons que j'ai fait évoluer ma manière de voir les gens. Puis il se jeta à l'eau. Je pense que derrière le fait que tu sois une Gryffondor, une sang de bourbe et l'amie de Potter, tu es une fille intéressante qui mérite un peu plus d'attention. De plus, tu es mon homologue et tout le monde sait que les homologues finissent toujours par se lier, d'une manière ou d'une autre... et soyons honnêtes, notre statut d'homologues à changer certaines choses.
-Merci.
A cet instant elle lui adressa un sourire angélique, sincère, qui manqua de faire cesser de battre le coeur de son homologue peu habitué à cela. Ce n'était pas un grand sourire, non. C'était un sourire léger, mais d'une douceur qui vous atteignait au plus profond de votre coeur. Elle tourna légèrement la tête, quelque peu gênée et vit qu'on les avait servis. Lentement, Hermione prit la petite théière près d'elle et versa du thé dans sa tasse, en même temps que Drago. Le silence reprit place.
Drago buvait tranquillement son thé et de derrière sa tasse, observé son homologue qui, lorsqu'elle ne buvait pas son thé, qu'elle semblait apprécier, venait rajuster le col de sa robe. Il remarqua alors ses yeux. Elle avait un joli regard, il s'était toujours dit que le seul avantage de Granger était ses yeux et à présent il ne pouvait plus en démordre. De grand yeux ambrés dans lesquels dansés quelques lueurs dorées. C'était un regard immense qu'elle avait encore un peu agrandit avec une légère couche de mascara, mit un peu maladroitement, ce qui le fit sourire, mais l'attention y était. Il était rare qu'on lui accorde suffisamment d'attention pour faire tant d'efforts.
De son côté Hermione essayait de rester concentrer sur son thé, qu'elle trouvait délicieux. L'attitude de son homologue était étrange, mais ce qui l'était plus encore c'était le fait qu'elle ne se sentait pas en danger, bien au contraire. L'atmosphère était agréable, elle se sentait bien, elle avait l'impression d'être avec une connaissance, plus qu'avec un ennemi. Elle risqua un regard vers lui. Sa chevelure platine était coiffée de manière soignée, même si quelques mèches rebelles voletaient sur son front. Sa peau était pale, elle l'avait toujours été et c'était certainement ce qui intriguait le plus Hermione. Ses yeux gris ressortaient d'autant plus avec la couleur de sa peau et le noir de son costard. Il était neuf visiblement, ou elle ne l'avait jamais vu le porter. Aurait-il aussi fait un effort ? Elle détailla les traits de son visage, de la courbe de ses yeux orageux, jusqu'à ses lèvres, en passant par les fossettes délicates de ses joues. Brusquement Hermione, sentit qu'elle allait bien trop loin et retourna à l'analyse du panier de viennoiseries. Il fallait qu'elle arrête de le regarder comme ça, comme elle avait regardé Ron plus d'une fois. Elle respira profondément et se dit qu'une petite pâtisserie irait à merveille avec son thé, avec de la chance elle pourrait s'étouffer avec. Elle tendit sa main vers le panier afin d'attraper un petit « pain nuage » entièrement recouvert de sucre, mais sa main cogna quelque chose en court de route vers le panier. Il s'avéra que Drago avait en vue la même pâtisserie.
-Tu devrais pas. Sourit Drago. Tu pourrais grossir.
-Tu crois que tu me fais peur ? Sourit à son tour son homologue. Je suis persuadée que toi aussi tu te préoccupes de ton poids.
-T'en sais rien.
-Alors, laisse-le moi.
-Jamais de la vie Granger. T'as déjà des joues, faudrait pas que tu ressembles à un hamster... quoi-que je suis persuadé que cela t'irait bien étant donné que tu as déjà les dents qu'il faut. Fière de son méfait, il tendit la main, mais... plus de petit pain.
-Si tu ne parlais pas. Tu l'aurais eu.
-Tu viendras pas pleurer quand tu ne passeras plus les portes. Ronchonna Drago.
-Ouh... t'aurai-je vexé ?
-Non.
-Et il fait l'enfant. Soupira Hermione en levant les yeux au ciel. Faut apprendre la frustration.
Il leva les yeux du sol qu'il fixait toujours quand il était vexé et vit qu'elle lui tendait le petit pain. Il n'aurait pas cru qu'elle cède et il le prit.
-Tu cèdes vite.
-Je cède toujours aux enfants capricieux. Sourit la Gryffondor en mangeant un petit croissant.
-Je ne suis pas un enfant.
-Non, tu es une fouine.
-Oh pitié.. pas ça...
Se remémorant ce douloureux souvenir pour son homologue, Hermione réprima un fou-rire et se força à manger un peu, mais le jeune homme était mort d'embarras.
-Ca va, je ne te rappelle pas le sort de ton nez en troisième année.
-Bah moi il me le rappel souvent. Siffla Drago. Tu m'as éclaté l'arête du nez.
-Bien fait.
-D'ailleurs Granger tes dents vont bien ?
-Ferme-là.
-Cinquante, cinquante.
-Très mature.
Ils se regardèrent, cherchant une faille à exploiter chez l'autre, mais n'en trouvèrent pas. Le silence régna et tout deux repensèrent aux dires de l'autre et Drago s'aperçut que son homologue tenté de se retenir de rire, il fallait dire qu'ils avaient tout deux une attitude plus que puérile à cet instant. Ils continuèrent de se fixer l'un, l'autre, leurs sourires s'agrandissant à chaque seconde. Soudain avec un naturel quasi effrayant ils éclatèrent alors d'un rire sonore. C'était une situation étrange, hors du temps, en dehors de toute logique. Jamais ils n'auraient cru cela possible. Leur six années de rivalité les avaient rapprochés en un rien de temps et ils ne semblaient pas troublé, du moins pas pour le moment.
Lorsqu'ils finirent par se calmer, la gêne prit place. Chacun chercha où regarder sans rougir tellement la situation était gênante et étrange... inhabituelle. Puis, d'un seul coup, sans prévenir, tout redevint comme avant.
-Il...va se faire tard... on devrait retourner au château. Murmura Hermione en fixant sa montre.
-On a encore le temps tu sais. Potter doit certainement être en train d'aider Weasley à vomir sur la pelouse du stade.
-Tu voudrais vraiment qu'on reste là ? Hermione était surprise, elle n'arrêtait plus de l'être.
-On en bien là, non ? Demanda le serpentard le coeur battant. Promis, je ne parle plus de Wesley et de Potter.
La situation était si irréelle qu'Hermione se pinça discrètement pour être sûre qu'il venait de lui demander de rester. Elle lâcha sa cape et reposa ses mains sur la table. Après un léger silence, et quelques regards fuyant de gêne et de timidité elle répondit.
-On est pas si mal ici, c'est vrai.
Elle lui sourit et avec un naturel rare pour les deux homologue qui agissaient comme de parfaits inconnus apprenant lentement à se connaître, la conversation démarra.
-Puis-je me risquer à te poser une question ?
-Et bien... oui.
-Tu trouves réellement que l'étude des runes soit un cours intéressant ? Tu dois être l'une des seule à l'avoir pris. Je ne te comprends pas.
-Je préfère ça à la divination. Regarder le fond d'une tasse, très peu pour moi, vraiment.
-Tu marques un point, mais on a tous pris ça pour dormir tu sais.
Hermione se mit à rire et la conversation se déroula comme s'il n'y avait jamais eu de réelle haine entre eux. Elle se prit à lui parler normalement, à partager avec lui, et même à rire par moment. L'instant était particulier, étrange, agréable.
Lorsque 18h sonna, le monde réel reprit ses droits et l'atmosphère si paisible et agréable qui s'était installé disparu. Les sourires se firent plus discrets et Hermione posa une main sur sa cape.
-Il ne faudrait pas que Potter pense qu'il t'es arrivé malheur. Sourit Drago en se levant pour prendre sa cape.
-Ils doivent se dire que je suis à la bibliothèque.
-Comme d'habitude. Répondit le jeune homme en laissant de quoi payer, sur la table.
Une fois leurs capes sur le dos, ils filèrent prenant soin d'éviter la serveuse hystérique et se retrouvèrent dehors. Ils marchèrent un moment, sans oser parler et une fois sur le pont, ils s'arrêtèrent. Timidement, Hermione se retourna vers son homologue.
-C'était... très...
-Ouai.
-Bon bah... je vais aller à
-La bibliothèque.
-Voila... voilà... Elle lui sourit et fila. Au revoir Malfoy.
-A la prochaine Granger.
-Tu crois qu'il y aura une prochaine fois ? Demanda Hermione en se retournant.
-Je ne sais pas, à toi de voir.
-Donc, à la prochaine.
Fin FlashBack
Et nous voici à la fin de ce chapitre. Je suis triste, j'aurai tellement voulu faire durer, mais on aurait fini par épuiser les sujets de conversation.
Qu'avez vous pensé de cette première approche ? aimez vous cette parte un peu plus humaine de Drago ? *moi ouiiii*
N'hésitez pas à donner votre avis, celui-ci sur ce chapitre est important ! je vous répondrais au plus vite !
Oh et très important ! Qu'avez vous demandé au papa Noël ? :D
Cissy,
