Départ pour une meilleure vie
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Disclamer : L'univers merveilleux d'Hikaru no Go, ainsi que ces personnages ne m'appartiennent pas ! Et c'est vraiment dommage ... Je ne fait que les emprunter pour mon histoire.
''Bla et bla.'' = Dialogue
''Bla et bla.'' = pensée
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Chapitre 1 : Rencontre entre les tombes
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Le soleil régnait dans le ciel sans un seul nuage pour faire barrage à ses rayons, tandis que les fleurs aux multitudes de couleurs dansaient avec le vent et sa légère brise printanière. Cela faisait déjà un mois que le printemps été là, cependant un homme ne pouvait pas voir sa beauté tellement que son cœur est endeuillé.
Au milieu d'un vieux cimetière, se trouvant en campagne non loin de Tokyo, Koyo Touya se recueillait devant une tombe, celle de sa tendre femme. Déposant un bouquet de fleurs, ses préférées, il ne put s'empêcher d'être pris par le remord de n'avoir pas passer autant de temps avec elle de son vivant.
Sa compagne avait toujours su supporter ses caprices concernant le Go, lui souriant sans se plaindre quand il devait partir en déplacement ou encore quand il faisait passer en premier une partie avant leur anniversaire de mariage. Elle a su être la femme parfaite pour lui, mais lui n'était pas le mari parfait qu'elle aurait tant mérité.
Il n'était même pas présent durant ses derniers instants à l'hôpital, comment oublier ce jour-là, ce jour où une amie de sa femme dont il ignorait le nom lui appris la mort de cette dernière au téléphone. Il avait du se rendre à la dernière minute à un événement lié au Go dont il devait faire acte de présence, sa femme avait une petite mine quand il est parti, mais elle lui avait assuré que ce n'était que de la fatigue … malheureusement ce n'était pas le cas.
L'habitude qu'elle avait de toujours prendre sur elle, de toujours éviter de l'inquiéter ou de le gêner par amour pour lui, il le réalisa trop tard. Mais ce qui lui faisait le plus mal après la douleur de la perdre, c'était de savoir que c'était l'amour qu'elle lui portait, qui la tua petit à petit.
Même ses derniers mots lui étaient destinés, les entendre de la bouche d'un médecin, au lieu de sa femme lui avait détruit ce qui lui restait de son cœur : ''Je suis désolée Koyo, je crois que je ne vais pas pouvoir continuer à être a tes cotés. Je n'en ai plus la force de lutter, je suis tellement désolée, je vais devoir te laisser. Je t'aime de tout mon cœur Koyo, mais laisse moi me reposer.''
Les larmes de Koyo avaient coulés en silence et dans le plus secret sur son visage, au point que pour son entourage, elles paraissaient inexistantes, le rendant sans cœur pour les mauvaises langues. Il se souvenait que sa femme n'aimait pas le voir pleurer, mis à part elle, peu de gens l'avait vu dans cet état. Aux yeux du Go et de ses fans, il était Koyo Touya, un joueur de Go stoïque que rien ne laissait paraître dans son attitude, froid et distant.
Son propre fils refusait de lui adresser la parole depuis l'enterrement de sa mère, même enterrement où il s'était retenu de pleurer pour se montrer fort devant cette perte et son fils. Malheureusement, Akira avait vu cela comme un acte cruel d'un homme qui ne se souciait pas de la mort de sa femme. Au début, il voulait s'expliquer sur son acte de froideur à son fils, mais il laissa la situation tel quelle, acceptant les insultes et la haine de son fils comme punition de n'avoir pas rendu heureuse sa femme.
Regardant le ciel pour y trouver une once de beauté, Koyo se sentit amère en voyant le ciel être si bleu, si magnifique alors qu'aujourd'hui marquait le 3ième anniversaire de mort de sa femme. 3 longues années sans elle, il se demandait même comment il avait réussi à vivre tout ce temps sans elle … et sans le Go aussi. Le jour de l'enterrement, il fit la promesse de ne plus toucher à une pierre et d'avoir plus de lien avec le Go. Ce maudit jeu, qui lui avait pris le temps qu'il aurait du passer avec sa femme.
''Rien ne pourra la remplacer, et sûrement pas un jeu.'' pensa Koyo avec amertume.
Après avoir passer une demi-heure devant la tombe, debout et droit, plongé dans ses pensées, il réalisa qu'une personne se trouvait à ses cotés. Enfin plus précisément, elle était assisse à genou devant la tombe voisine, en train de prier les yeux fermés et le visage n'exprimant rien que le calme et la sérénité.
''Comment fait-elle pour se sentir si calme ?'' pensa-t-il en se sentant perplexe.''Cette tombe n'est-elle pas dure à regarder ?''
Sans le vouloir, il entendit les mots qu'elle adressait à la tombe en face d'elle.
''Il va beaucoup mieux, alors tu n'as pas à t'inquiéter pour lui.'' dit-elle avec une voix assez neutre. ''Il a grandi, il n'est peut-être pas devenu ce que tu voulais qu'il soit, mais je pense que cela lui convient parfaitement … C'est très bizarre pour lui de revenir après toutes ces années, alors ne lui en veux pas si il ne vient pas te rendre visite … je pense qu'il n'est pas encore prêt pour affronter ta tombe.''
Koyo la vit ouvrir les yeux, il s'attendait à voir un regard voilé par la douleur ou la tristesse, mais la personne, dont il n'arrivait pas savoir si c'est un homme ou une femme, ne montrait même pas une once de chagrin dans le regard. Non, au lieu de cela, elle semblait regarder la tombe avec colère et les lèvres pincées par l'agacement.
''La preuve, il m'envoie à sa place pour fleurir ta tombe.'' ajouta-t-elle avec un ton énervé. ''Alors qu'il sait parfaitement que je ne peux pas te supporter, même morte … je suis sur que même là où tu es, tu me haïs toujours autant.''
''Comment on peux montrer autant d'hostilité pour un mort ?''
''Mais malgré ce qu'il y a eu entre nous, je reste une femme de parole, j'ai promis sur ta tombe que je prendrais soin de lui … alors, reste en paix.'' fini la femme en se levant. ''Bon, je crois qu'on s'est suffisamment supporter pour ce mois-ci.''
Koyo la regardait se lever d'un mouvement rapide pour se tenir droite et indifférente devant la tombe, comme si elle imposait sa présence. Il détailla du regard et réalisa qu'assisse sur le sol, il n'avait pas remarqué sa silhouette élancée, rajoutée à ça que la femme devait mesurer à peu près 1m90. La seconde chose que remarqua chez elle, c'est la longueur de ses cheveux, malgré qu'ils étaient attachés en queue de cheval au niveau de la nuque, ces derniers lui arrivaient au dessous des fesses. En plus de cela ils étaient lisses et possédaient une très belle couleur, une teinte entre violet et noir.
Du coté de ses vêtements, un pantalon noir serré sculptait parfaitement ses fines jambes, alors que du coté du haut, elle portait une superposition d'un t-shirt kaki à manche longue lui arrivant au milieu des fesses et d'un autre bordeaux à manche court s'arrêtant au milieu du ventre. Les deux possédaient également un large col, dévoilant la clavicule ainsi que le buste plat de la femme.
La tenue se terminait avec une paire de converse grises au pieds, un sac à bandoulière d'étudiant bleu foncé à l'épaule,et autour du cou, un ras de cou noir large ainsi qu'un sautoir en argent avec comme simple pendentif une fine barre en quartz blanc. Dans l'ensemble, la tenue donnait un air rebelle et jeune à la femme.
''Si je l'avais pas entendu dire qu'elle était une femme, je l'aurais pris pour un homme.'' s'en fit la remarque Koyo.
La femme, sentant un regard sur elle, se demandait si ce n'était pas encore le jeune prêtre du cimetière qui cherchait à récolter des dons auprès d'elle en plus de la harceler pour avoir son numéro, comme à chaque fois qu'elle venait. Se retournant en direction de Koyo, elle parut surprise de le voir à la place du harceleur aux dons.
Ce dernier perdu dans ses pensées, n'avait pas encore réaliser qu'il se faisait lui aussi observé par la femme. Puis, quand il rencontra ses yeux posés sur lui, il se sentit mal à l'aise de l'avoir épier, et se demandait comment la personne en face de lui interpréterait son comportement. Même si il ne le montrait pas physiquement ce qu'il ressentait, la jeune femme compris ses pensées, et décida de détendre l'atmosphère en lui adressant un grand sourire.
''Bonjour.'' dit-elle simplement en perdant l'air froide et énervée qu'elle montrait quelques secondes avant.
''Bonjour.'' lui répondit-il par politesse.
''C'est une belle journée, même si j'aurais préféré la passer ailleurs.'' grimaça la femme en regardant le ciel bleu. ''J'espère que la personne que vous visitez apprécie le temps.''
''Je l'espère tout autant que vous.'' répondit Koyo en regardant lui aussi le ciel.
''Dite vous que où que soit cette personne, elle est toujours dans votre cœur et qu'elle voit donc la même chose que vous en ce moment-même.'' ajouta-t-elle avec une voix douce.
''Je ne dois pas lui offrir une belle vision.'' soupira Koyo.
''Vous n'avez qu'à regarder autrement le monde.'' lui conseilla la femme en souriant d'un air complice. ''Beaucoup de chose deviennent belle sous un autre angle. Par exemple, ce ciel si bleu qu'on pourrait s'y noyer facilement, en levant la tête on à l'impression qu'il nous oppresse … mais si vous le regarder comme le fond d'une image, il révèle sa vrai splendeur, celle de sublimer n'importe quel paysage ... Par exemple, cette montagne.'' fini-t-elle en lui montrant la dite montagne.
Malgré son doute de pouvoir de nouveau ressentir le calme d'observer le monde qu'il entoure, Koyo ne prononça aucun mot, et observa ce qu'elle lui montrait, espérant retrouver un peu de couleur positive dans sa vie.
La vue était superbe, le vert de la montagne ainsi que sa forme formaient un beau contraste avec le bleu du ciel, on aurait dit que le brouillard se trouvant devant ses yeux se dissipait enfin.
''Oui, c'est vrai, je n'avais pas vraiment remarqué qu'il faisait si beau.'' avoua Koyo en exprimant un léger sourire.
''Heureusement que le cadre est beau.'' ajouta la femme d'un ton sérieux.
''Pardon ?'' dit Koyo ne comprenant pas de quoi elle parlait.
''Je disais heureusement que le lieu est beau, c'est quand même la dernière demeure pour nos morts, leur lieu de repos.'' rajouta-t-elle avec le même sérieux.
''Je le pense aussi.'' dit-il tristement.
''Ils ne faut pas déprimer les morts, sinon ils viendront nous hanter.'' continua-t-elle sérieusement.
Il ne répondit rien, remarquant bien que la jeune femme voulait une réaction de sa part, seulement il ne savait pas quoi dire ou faire pour lui montrer la réaction qu'elle attendait. Même si il le voulait il n'était pas certain de pouvoir lui montrer un minimum d'expression sur son visage, sans compter qu'il n'avait pas rien montrer depuis 3 ans … enfin peut-être plus, il ne savait plus vraiment quand remontait son dernier rire ou grand sourire.
Finalement, il se trouvait normal de ne plus savoir comment faire, se demandant même si il serait encore capable de le faire un jour. Le femme attendit un moment, puis détourna le regard, rouge de honte, d'avoir sorti une blague de si mauvais goût dans un telle lieu.
''Veuillez me pardonner pour ce moment-là plutôt gênant.'' dit-elle d'une petite voix gênée. ''On me dit souvent que je ne sais pas faire de bonne blague.''
''Non, ce n'est pas vous, c'est moi, je ne sais plus comment on rit.'' dit-il pour la rassurer.
''Ne dite pas de telle chose ! Personne ne peut oublier cela ! C'est juste une question de temps pour que ça revienne, c'est normal d'avoir le cafard et d'être déprimé à un moment de sa vie.'' déclara-t-elle avec ardeur. ''Même moi, je suis passée par là ! Et pourtant tout mes amis croient cela impossible.''
Un silence venu peu après, il trouva normal que ses amis pensaient avoir raison, le sourire qu'elle montrait, dégageait tellement de douceur et chaleur, qu'on pensait cela semblait être une chose naturel de la voir sourire.
Voulant aider l'homme en face d'elle, elle s'approcha de lui, et avec ses mains, elle lui dessina un sourire sur le visage. Un petit sourire, car un grand serait trop ridicule sur le visage de l'homme fatigué par le temps.
''Voilà ! Vous souriez !'' dit-elle gaiement. ''C'est un bon début !''
Koyo semblait douter de ces paroles, car il pouvait bien sentir son visage rester neutre malgré son envie de sourire.
''Après être restée autant au soleil, j'ai bien envie de boire un truc frais.'' déclara la femme en agitant sa main pour se faire du vent. ''Il y a un bar devant le cimetière, ça vous dit de m'accompagner ?''
''Je ne voudrais pas vous déranger.'' rétorqua Koyo sans arrières pensées.
''Ce n'est pas le cas.'' articula-t-elle en mettant les mains sur les hanches. ''En route !''
Tout en l'entendant rire, Koyo sentit la femme le prendre par le bras, et le tirer doucement pour le faire avancer vers leur destination. Malgré la familiarité de cet acte, Koyo ne pouvait s'empêcher de la pardonner, elle faisait son mieux pour l'aider.
Il ne fallu pas longtemps pour qu'ils arrivent devant le bar dont elle parlait, bizarrement il n'avait jamais remarqué la façade de ce dernier durant ses visites au cimetière, pourtant il passait devant pour s'y rendre.
Koyo s'installa en terrasse, assis en face de l'inconnue qui essayait de le faire sourire. Un homme les approcha pour prendre leurs commandes, elle demanda une limonade tandis qu'il prit un thé vert. Pendant que leurs commandes arrivent, aucun des deux ne prononça un mot, rendant le moment gênant par ce soudain silence.
''Je me demande si il pense que je le drague ou un truc du genre.'' pensa la femme. ''Il doit se demander pourquoi il a suivi une drôle de fille comme moi.''
''Ça doit la gêner de bavarder avec un vieux comme moi.'' pensa Koyo.
''Voici vos commandes.'' dit une voix intérompant leurs pensées.
''Merci, je vous dois combien ?'' dit subitement l'inconnue en sortant son portefeuille.
Koyo voulu lui dire que c'était pas la peine qu'elle paye son thé, mais elle fut plus rapide que lui et paya le tout, en prétextant qu'elle l'avait invité que ce serait impolie de sa part de le faire payer.
''Je présume que rien que je puis vous dire vous feras changer d'avis.'' s'avoua vaincu Koyo.
''Parfaitement, après tout, c'est mon idée de vous inviter.'' rétorqua-t-elle avec conviction.
''Alors je vous remercie … euh … il me semble que nous nous sommes pas présentés.'' réalisa Koyo.
''Pardon, je ne sais pas ce qui m'a pris, d'habitude, je suis plus polie et présentable que cela ! J'ai vraiment honte en ce moment !'' dit-elle en cachant son visage rouge derrière ses mains.
''De même de mon coté …'' lui rassura Koyo. ''Je me nomme Touya Koyo. Et vous ?''
''Fujiwara no Sayaka, enchanté de vous rencontrer.'' déclara Sayaka toujours rouge d'honte.
Pour aider à se détendre, Sayaka prit une gorgée de sa limonade, puis failli recracher sa gorgée sur Koyo aussitôt. Voyant sa réaction, ce dernier s'inquiéta pendant qu'elle se forcer à avaler le liquide se trouvant dans sa bouche.
''Que se passe-t-il ?''
''Ah !'' dit-elle avec une expression dégoûtée. ''En plus d'être infect, cette limonade est chaude ! Un conseil, ne buvez pas votre thé, parce que si c'est cette chose qu'il appelle une limonade fraîche, je n'ose même pas imaginer ce qu'il appelle un thé.''
Koyo regarda d'un œil nouveau sa tasse de thé et réalisa que son thé avait une drôle de couleur, en plus de semblait plutôt épais. Il repoussa la tasse au milieu de la table avec un air contrarié, ce qui fit rire Sayaka.
''Désolé, mais là, on voyait clairement sur votre visage le dégoût.'' s'expliqua Sayaka pour ne pas contrarier l'homme en face d'elle. ''Au moins vous savez encore montrer certaines émotions.''
Avant que Koyo ne puisse lui répondre, il entendit une sonnerie de téléphone retentir non loin de lui, en fait le bruit venait d'en face de lui, plus précisément du sac de Sayaka. Cette dernière pâlit en l'entendant, et laissa échappé un petit merde de sa bouche.
Il regarda cette dernière regarder son portable sonné, et raccrocher sans même répondre à son appel, puis le reposer dans son sac.
''On était en train de parler de …'' se coupa Sayaka en entendant de nouveau son portable sonné.
Elle refit la même chose que précédemment, et essaya de reprendre sa conversation avec Koyo … sans succès vu que son téléphone se mit de nouveau à sonner. Sayaka poussa un grand soupir et regarda Koyo avec un air désolé.
''Ça à l'air d'être vraiment important, c'est rare qu'il sonne trois fois d'affiler … oh merde ! Il est déjà si tard ! Pas étonnant qu'il sonne autant !'' s'écria Sayaka en se levant brusquement. ''J'ai une idée, on pourrait continuer notre conversation un autre jour et aussi boire un bon thé par la même occasion … hum … demain devant la gare nord de Tokyo, vers 14h. Ça vous va ?''
''Pas de problème.'' répondit Koyo sans réfléchir.
''Au revoir à demain !'' déclara Sayaka en courant.
Il n'eut pas le temps de lui répondre, qu'elle était déjà parti comme une fusée loin du bar.
''À quoi je pensais quand j'ai dit oui …'' soupira mentalement Koyo. ''Je me demande que me conseillerai ma femme en se moment ?''
''Pourquoi je me pose la question.'' sourit Koyo. ''La connaissant, elle me dirait d'y aller et qu'a mon âge il n'a rien a perdre … et peut-être que cela me ferait du bien de me faire de nouvelles connaissances.
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Une fois assisse au volant de sa voiture, Sayaka connecta son portable à sa voiture et répondit enfin à son appel. Elle n'eut pas le temps de dire un simple allo, qu'une voix se mit à lui hurler dessus.
''Putain Sai ! Il te faut 10 min pour répondre à un putain d'appel !'' cira une voix féminine enragée. '' T'es passée encore où ! Je te rappelle que t'aurais dû être là depuis 30 minute déjà !''
''Bonjour à toi aussi Hinami. Comment ça va ? Moi je vais bien, je suis en route, alors ne t'inquiète pas.'' répondit calmement Sai en conduisant.
''En route … t'es à peine en route ! Tu devrais déjà être là !'' s'énerva Hinami. ''Rassure moi s'il te plait, tu es là dans moins de 5 min n'est-ce pas ?''
''Euh …'' pâlit Sai en reconnaissant le ton limite suppliant de son amie. ''20 min si ça circule bien.''
''SAI !'' hurla-t-elle.
La dite Sai raccrocha aussitôt et mis son téléphone en silencieux pour les appels, en sachant très bien qu'Hinami allait lui passer un savon pour son retard au travail, en plus de lui avoir raccrocher au nez. Elle pouvait déjà entendre les hurlements de là, détruisant son envie et sa détermination à aller au travail.
''Je pourrais sauter le boulot en prétextant un incident sur la voiture.'' réfléchit Sai en essayant de trouver une solution.
Mais un ding annonçant un nouveau message sur son portable, la coupa dans ses réflexions et par réflexe, il l'ouvrit par commande vocal. Seulement au lieu d'entendre une voix robotique lui lire le message, elle entendit cette dernière démarrer le fichier vocal se trouvant dans le message. Elle pu entendre la belle voix d'Hinami crier.
''Ne pense même pas à te trouver une excuse pour louper le travail ! Tu m'entends Sai ! Pas de putain d'excuse !''
''Tsk … elle me connaît vraiment bien.''
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Une fois rentré chez lui, Koyo remarqua à coté des chaussures de son fils celle d'une autre personne, qui devait sûrement appartenir à Ogata. Ce dernier qui était déjà considéré comme une connaissance impliqué dans la vie d'Akira, était devenu une personne importante dans la vie de son fils, un semblant de frère que son fils n'avait jamais eu. Les événements des dernières années avaient beaucoup joué dans le renforcement de leur lien.
Personnellement Koyo faisait confiance à Ogata pour soutenir Akira à la fois dans sa vie professionnelle que privée, car il était dure de se l'avouer, mais son fils n'avait aucune vie sociale en dehors de l'association de Go.
Continuant son chemin en direction de sa chambre, Koyo préféra ignorer la présence de sa progéniture dans la maison, préférant se montrer malpolie de ne pas le saluer que de devoir se disputer a nouveau avec lui pour lui avoir simplement adressé la parole. C'était peut-être lâche de la part d'un ancien Meijin comme lui, mais il préférait clairement se faire haïr par derrière, que t'entendre directement a son visage ce que son fils lui reprochait depuis toutes ces années.
Eh oui, Akira avait commencé à détester son père bien avant la mort de sa mère, en fait cela à commencé peu après avoir rencontrer Hikaru. Il ne blâmais pas le garçon aux cheveux bicolores pour cela, il n'était en rien responsable du caractère d'Akira. En fait, il était certain que son fils enviait en secret la simple vie d'Hikaru, qui avant le go, était un garçon tout à fait normal. Seulement Akira ne lui avait pas fait part des ressentiments qu'ils éprouvait, juste pur politesse et respect qu'il devait envers son père.
Ogata, qui avait entendu son ancien mentor et professeur rentré, voulu se lever pour aller le saluer, seulement Akira posa sa main sur son bras, en lui disant que cela n'était pas nécessaire, qu'il ne valait pas la politesse de se déplacer pour lui.
Ogata voulait lui dire a haute voix que cette guerre entre lui et son père était puérile, mais Akira avait besoin de soutien depuis la disparition mystérieuse de Shindou Hikaru, il y-a 4 ans.
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Donc voici le premier chapitre de cette réécriture ! Pour ceux qui connaissait déjà l'histoire d'origine, vous avez du remarquer le changement nette de Sai que se soit au niveau du caractère que style vestimentaire plus masculin. J'ai réalisé que de donner une paire de gros seins à Sai ne lui convenait pas vraiment, car dans ma tête Sai est Sai, celui qu'on connaît de l'anime (et comme il est assez androgyne je trouve), et comme je voulais absolument faire de Sai une femme …
… Donc désolé Sai, mais dans cette réécriture tu seras plate !
À la prochaine
Kairy Dream
