Résumé : Sasuke Uchiwa, assassin amateur incapable d'empathie, voit sa routine adorée être malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses connaissances. Entre un inspecteur pot-de-colle trop soucieux de faire son travail, ses amis envahissants et une colocataire encombrante, la quête de l'innocence semble compromise. Que faire ? UA.

Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !

Les pensées du personnages en POV sont en italiques.

Bonne lecture ;)


Sasuke s'étira dans son lit comme un chat. C'était une bonne soirée, assurément. Depuis longtemps, sûrement. Il était un peu plus de 5h du matin quand il sorti de son lit. Il enfila une tenue adaptée à sa deuxième passion, puis pris une serviette qu'il noua soigneusement autour de sa tête, ses cheveux ne devaient pas dépasser d'un centimètre. Il pensa vaguement qu'il faudrait bientôt les couper car ils commençaient par devenir dérangeants, même si Shion le suppliait de ne pas le faire.

Un tablier. Un torchon. Un plumeau. Le voilà armé. Après les êtres humains, son ennemi juré était la saleté, avec autres tâches et poussières. Armé de son plumeau, il s'attaqua à la vermine, et délogea les microbes ayant élu domicile chez lui. Il frotta pendant longtemps les sols, les murs, les plafonds. Il restait encore tant à faire, pourtant l'horloge du salon afficha une terrible réalité, il était déjà 7h10.

Trop tard.

Il promit sur sa vie de tuer toutes ces saletés qui le narguaient du haut des étagères une fois revenu du front.


7h45.

Il passa, sans faire attention au surveillant, le portail d'entrée qui changeait de nom selon l'endroit où l'on se retrouvait. Ainsi de l'intérieur ce dernier s'appelait sobrement : Portail de la Liberté alors que depuis l'extérieur il portait le doux nom de Styx*.

Malgré la non-envie absolue de se rendre en cours, Sasuke devait avouer qu'il aimait cette douce odeur de la routine. Ses yeux à l'affût repèrent Sai au loin. Ce dernier l'attendait devant le secrétariat. Le jeune homme à lunettes passera à coté des vélos à quatre pattes mais se fera repérer une fois à son casier, comme d'habitude.

Après être un être associable et maniaque de l'hygiène, Sasuke était aussi un grand fou qui détestait voir son quotidien malmené, quitte à se faire frapper par la même personne, chaque jour, à la même heure, au même endroit.

Marchant tout en se faisant en sorte d'être discret, Ayame finira par le voir, une seconde, deux secondes, trois secondes, quatre secondes. Et elle préviendra Kiba qui préviendra Sai. Car on ne peut s'adresser au Grand Manitou directement, il faut passer par l'acolyte.

Alors qu'il arrivait à son casier, comme prévu Ayame le vit et tout s'enchaîna comme il l'avait prédit.

Sai avait l'air heureux, un sourire disgracieux collé sur le visage, il se dirigea d'un pas rapide vers Sasuke avec un air que ce dernier ne lui connaissait pas. La météo sûrement. Un coup de poing plus tard et Sasuke se retrouva à admirer la météo depuis le sol. Et Sai passa son chemin après cela, il n'avait même pas prit le temps de le racketter. le brun se releva et épousseta ses vêtements, une nouvelle journée qui s'annonçait. Même s'il appréciait de n'avoir vu Sai qu'une demi-seconde, son instinct lui fit signe que quelque chose n'allait pas se passer comme d'habitude, cela l'ennuyait fortement.

Ce soir, il pourra recommencer, donc tout va bien. Sasuke aimait aussi tout prévoir à l'avance. On lui avait déjà dit que c'étaient des tocs et que cela se soignait. Le lycéen ne pensait que l'on puisse le « guérir ». Et de toutes façons, Il n'avait aucune envie de guérir.

« Il n'y a pas de fou plus sage que celui qui connaît sa folie »

Une matinée ennuyante passa et elle fut suivi d'une après midi toute aussi ennuyante. Après-midi, durant laquelle Sasuke passa en exposé. Le professeur l'écoutait religieusement tandis que des élèves lui jetaient toutes sortes de choses au visage, des boulettes de papier, des cartouches vides, des morceaux de gomme. Mais Sasuke ne se laissa pas déconcentrer et continua malgré les assauts de ses agresseurs.

Après le départ du professeur, Sai et sa bande firent encore plus de bruit qu'à l'accoutumée, ce qui était déjà un exploit. Ils finirent par faire tellement de bruit que Sasuke se senti obligé de se retourner pour constater que ses camarades du fond de la classe étaient moins bien éduqués que des animaux sauvages. La classe ressemblait à un champ de bataille, des chaises et des tables renversées, des gens allongés sur les tables, voir par terre...

Le Grand Manitou propulsa d'un coup de pied les affaires de Kiba à terre et monta sur la table de ce dernier avant de prendre la parole :

Monsieur fêtera ses 18 ans très bientôt et compte bien organiser LA soirée de l'année dans sa demeure, où alcool, sexe et drogue régneront en maîtres absolus. Il précisa que toute la classe était invitée. Il regarda attentivement Sasuke, guettant une quelconque réaction.

Il ne pense quand même pas-

« SASUKE, ALLONS-Y ! »

Le jeune homme pu se rendre compte de l'immensité du coffre vocal de Shion en constatant qu'il avait perdu un pourcentage relativement élevé d'ouïe suite à l'idée saugrenue qui vint à la jeune fille. Malgré le visage sans expression de son camarade, son ''amie'' le regardait avec un air « de chien battu » si le brun se souvenait de l'expression correctement.

Cette expression, était-elle sensée produire un effet particulier sur lui ? Parce que si c'était effectivement le cas, il ne savait pas quelle expression simuler. Elle le regardait droit dans les yeux, les mains en prière, la bouche tremblante.

« Mais pourquoi c'est à moi que tu demandes ? Je ne suis pas ta mèr-

- Oui, Shion a raison ! On devrait y aller ! » Udon accompagna Shion dans cette entreprise ridicule.

« Oui, en plus, on est jamais invité d'habitude. » Reprit ce dernier pour tenter de convaincre Sasuke.

« On pourra se sociabiliser un peu comme ça...

- SURTOUT on pourra s'amuser ! » S'exclama Shion.

C'est parce qu'on n'est jamais invité d'habitude qu'il ne faut pas y aller !

Quand invite-on les nuls de la classe aux soirées ? Quand qu'on veut les ridiculiser.

Sai peut se mettre un doigt dans l'œil s'il pense que je vais venir.

Même Karui, pourtant une grande partisane de Sai, lança à son maître des regards remplis de confusion.

Udon et Shion regardèrent Sasuke avec des étoiles dans les yeux pendant au moins deux minutes avant que ce dernier ne se décida à chercher du soutien moral auprès de Shino -qui avait filé à l'anglaise après la grande annonce. Pourquoi devrait-il y aller lui aussi ? Il avait beaucoup de chose à faire cette semaine en plus.

La classe se vida petit à petit. Dans les couloirs, il n'entendait parler que de cette fête qui semblait occuper les esprits de tout le monde. Afin d'être sûr de ne pas croiser Sai en partant, Sasuke avait dû quitter la classe le plus vite possible. Et pour augmenter ses chances de fuir de façon optimale, il prit l'une des sorties les moins utilisées par ses camarades fainéants qui refusent de faire un simple détour. Certes, cela lui faisait faire le tour de l'école mais pour éviter Sai, il le ferait même cinq fois. Il n'avait pas envie aujourd'hui non plus d'être maltraité.

Mais malgré sa ruse, il se fit rattrapé par Shion qui eut la brillante idée de crier son nom pour l'interpeller et avait ainsi faillit détruire tous les efforts du brun à lunettes. Il aurait aimé partir le plus vite possible en l'ignorant mais sa chère nourrice avait mit tant d'énergie dans son éducation afin qu'il soit un homme poli et bien éduqué qu'il décida d'attendre la jeune fille bruyante quand bien même il n'en avait pas envie. Pour l'honneur.

« Hum, je me demandais si, euh... ça intéressais qu'on se voit, on peut aller boire un verre, quelque part... comme les cours sont finis pour aujourd'hui. » balbutia la blonde qui lui servait ''d'amie''.

C'était la deuxième idée saugrenue qu'elle lui sortait de la journée. Mais pourquoi donc ?

« Euh, bah, pour... euh ...travailler ? » marmonna-t-elle, visiblement pas très assurée.

Son visage était rouge écarlate et ses yeux ne cessaient de faire des aller-retours de la droite vers la gauche et inversement. Sasuke en conclut qu'elle devait être fiévreuse. Il n'y avait pas de contrôle prévu avant au moins trois semaines. Pourquoi voudrais-t-elle travailler ? Elle qui détestait ça d'habitude.

Sasuke pensa que la fièvre devait probablement lui faire tourner la tête, il refusa poliment, comme sa nourrice le lui avait appris. La blonde sembla surprise mais ne dit rien. Malade comme elle était, Sasuke ne pourrait rien faire pour elle. Et de toutes façons, il avait quelque chose de très important à faire aujourd'hui.

Alors qu'il observait Shion s'éloigner en courant les larmes aux yeux, son regard fut attiré par quelque chose à sa droite.

Parfait, il en cherchait justement un.


Une, deux, trois gouttes sur le coté gauche. Une, deux, trois, quatre gouttes à droite.

Mince, il faut égaliser.

Un goutte de plus à gauche. Cette symétrie, le rassurait et le relaxait. On pourrait comparer cela à de la maniaquerie, mais pour une fois ce n'en était pas, en tout cas pas totalement.

A mesure que tombaient les gouttes sur le sol froid, il sentait ses muscles se détendre, le stresse de la journée s'envoler. Rien n'existait. Pas même le passé, dans le presque silence de la nuit. Juste le bruit d'une respiration et juste le bruit des gouttes qui perlaient le long du corps qui l'apaisaient l'espace d'un instant.

Rouge.

Elles étaient rouges comme sa couleur préférée.

Comme la couleur qu'il voyait lorsqu'il fermait les yeux et laissait son esprit s'égarer vers de vieux souvenir amers.

Des larmes coulaient sur le visage d'un homme, qui juste avec ses yeux, demandait à son bourreau quel pouvait être son crime pour être puni de la sorte. Sasuke ne pouvait lui répondre, il n'en savait rien.

Il en avait juste envie.

La tablier couleur pourpre du jeune fut la dernière chose que vu l'homme et deux jours plus tard, on retrouva le corps sans vie d'un trentenaire près de la manufacture abandonnée, en périphérie, dans la zone industrielle de la ville.


Et Sasuke rentra tranquillement chez lui. Il faisait nuit, c'était encore une bonne soirée.

Sociopathe, psychopathe, maboul, dégénéré, meurtrier. Assassin.

Tant de mots pour décrire ce qu'il est au fond de lui. C'en était presque flatteur que tant de monde se bouscule pour parler des gens comme lui. Mais même s'ils l'étudiaient sous toutes les coutures, ils comprendraient pas ce qui le pousse à faire ça. Lui non plus ne savait pas exactement, il ne connaissait que l'origine de ce besoin.

La nuit sombre et froide s'était abattue sur la ville de Konoha depuis déjà plusieurs heures quand il arriva aux abords de son quartier. Dans le quartier le plus aisé de la ville, le Calme régnait en maître.

Sasuke croisa trois jeunes filles, vêtues assez légèrement pour ce frais début d'hiver. Elles ne semblaient pas craindre les hommes autour d'elles malgré leurs tenues vestimentaires légères. Ce n'était pas ce genre de quartier où elles se feraient ennuyées pour leur façon de s'habiller. La misère n'existe pas dans ce coté de la ville.

Il avouait bien volontiers qu'il ne comprenait pas l'intérêt qu'avaient les hommes pour le corps. Harceler des femmes qui passaient pour demander des choses que Sasuke considérait comme inutiles et sans intérêt comme l'amour, le sexe, ... C'était au délà de sa capacité de compréhension.

Il tourna à gauche, et se retrouva face à une immense bâtisse, entourée d'un grand portail en fer. Il ouvra le portail puis la porte de sa maison. L'intérieur était encore plus calme que l'extérieur, juste le bruit des appareils électriques qui résonnaient dans la maison vide.

Doucement, il se dirigea vers la cave. Sur le meuble prévu à cet effet, il déposa sa trousse médicale : LSD, cannabis, morphine, calmants, seringues, bandages, etc. Sasuke n'était pas un drogué, il n'en consommait pas pour lui, c'était juste des « aides » pour ces petits meurtres, au cas où son partenaire de jeu serait récalcitrant.

Faible de carrure, si Sasuke devait se battre pour pouvoir tuer, ce serait lui qui serait tué. Aucun doute.

Il retira la perruque blonde qu'il avait sur la tête et la déposa consciencieusement dans un sac plastique, cette dernière fut rapidement suivie de la jupe qu'il portait ce soir.

Alors qu'il retirait ses chaussures à talon, il se demanda pourquoi les filles portaient de tels objets de torture, ses pieds le faisaient souffrir. Il ne portait pas volontairement ce genre de tenue. En effet qui se ferait volontairement du mal ? Sur ces pensées, les chaussures rejoignirent le reste de la tenue du soir dans un sac plastique prévu à cet effet.

Un fois le déguisement rangé, il en sélectionna un autre pour la prochaine fois.

Il se déguisait pour échapper à la vigilance de ses voisins, qui n'hésitaient à faire des rondes la nuit tombée pour permettre au calme de prospérer dans le quartier. S'ils le voyaient rentrer aussi tard à chaque fois qu'il rentrait de ses loisirs, ils n'hésiteraient pas à en faire part à la police le jour où Sasuke se ferait arrêter.

Il ouvrit un placard puis y déposa soigneusement le sac, méthodiquement, tout était calculé au millimètre près, rien ne dépassait. Il referma la porte du placard puis derrière lui la lourde porte de la cave et la camoufla ensuite en fermant le placard du couloir.

Il se dirigea vers la cuisine dans le but de se nourrir. Après son ravitaillement, il regarda l'heure affichée sur l'horloge.

23h56.

Parfait, il pourra faire un peu de ménage avant d'aller dormir.


« Allez, dis oui ! » Miaula-t-elle encore une fois.

Il répliqua d'une voix forte et sûre : « J'ai dit : Non. »

Elle fronça ses sourcils un instant, gonfla l'intérieur de l'une de ses deux joues avant de renchérir de nouveau avec un argumentaire bien travaillé : « S'il te plaît !»

« Il ne me plaît pas.

- S'il te plaît, dis oui !

- Non, je ne veux pas aller faire de shopping, Shion. » râla encore Sasuke, lassé des assauts répétitifs de la blonde. Cela faisait depuis le début de la matinée que Shion le suppliait d'aller faire du shopping pour-

« La méga soirée de Sai, voyons ! » exclama son amie hystérique.

Oui, bien évidemment.

Le brun la regarda un instant, ne sachant pas vraiment quoi penser de cette situation. Il se demanda également s'il ressemblait à quelqu'un aimant faire les boutiques ou bien si c'était la jeune fille qui avait du mal à différencier un sociopathe d'une fashionista.

« Tu ne te rends pas compte !» couina-t-elle. Elle ne semblait pas vouloir lâcher l'affaire, à son grand désarroi.

« Il faut que je trouve la plus belle robe pour la soirée ! Avec toutes les filles populaires de l'école qui seront là, il faut que je me fasse remarquer. Que je me démarque. OH mais j'y pense. Il a dit qu'il avait une piscine. Il faut que je m'achète un nouveau maillot de bain. -Pas vrai Sasuke ? Hein-hein-pas vrai ?»

Sasuke lança un regard vide à Shion, elle avait parler trop vite et il n'avait pas réussi à comprendre la moitié de ce qui était sorti de sa bouche. Mais cette dernière ne comprit pas et continua son monologue. S'il y avait bien une chose que le jeune homme n'aimait pas, c'était faire les magasins. Quand on fait les magasins, après on est obligé de parler avec des gens, de voir des gens...

Quelle horreur.

Sasuke laissa son regard se perdre dans la salle de classe, priant pour que le professeur arrive bientôt afin que son calvaire puisse enfin prendre fin. La conversation tournait autour de robes et de chaussures à talon.

« Le bleu, Shion, c'est ce qui te va le mieux » Et Udon qui en rajoutait une couche. Si parler froufrou pour un homme, de façon générale, était quelque chose d'ennuyeux, qu'est ce que ça doit être pour un sociopathe.

Un cauchemar.

Son regard fini malgré lui par tombé sur Sai. Qui le regardait aussi. Ce type avait un sérieux soucis, c'était peut-être aussi un psychopathe. Ça ferait peut-être de Sai une personne apte à le comprendre.

Très peu de chance que cela soit vrai, sinon le Psychodar de Sasuke se serait manifesté depuis longtemps. De toutes façons, il ne se voyait pas faire son petit business main dans la main avec Sai. Ni avec personne d'autre d'ailleurs...

Le Grand Manitou chuchota quelque chose à l'oreille de Madame Manitou aka Ino Yamanaka, qui lui adressa un regard confus. Puis elle parla avec sa sœur, semblant vouloir la convaincre de faire quelque chose tout en lançant des regards dans la direction de Sasuke. Il ne savait pas si cela avait pour but d'être discret mais une chose était sûre: c'est que ça ne l'était pas.

Un sociopathe n'aime pas voir des gens parler avec gens. Même juste voir des gens le dérangeait. Il est important de savoir qu'un sociopathe est incapable de ressentir la moindre émotion, la plus positive comme la plus négative. Ainsi que les gens se moquent de lui ou l'aiment, cela ne provoquait chez Sasuke que l'indifférence la plus totale. Et c'était très bien comme ça. Sasuke n'avait pas toujours été comme ça, évidemment. C'était le résultat de cet été-là.

Les jumelles se levèrent simultanément de leurs chaises et arrivèrent jusqu'à Sasuke qui daigna lever les yeux vers elles. Ino parla la première.

« Eum, est-ce que tu vas venir, vendredi soir ? Sai... a besoin de savoir … euh, le nombre de gens qui vont venir. Pour la nourriture et les boissons... » Hésita la blonde à la queue de cheval.

Alors que Sasuke comptait blesser l'orgueil de Sai en lui montrant qu'il n'était pas aussi idiot qu'il le pensait, une voix plus rapide que la sienne répondit à Ino et Temari.

« BIEN SÛR QU'ON VIENT. Et tous les quatre ! » S'enthousiasma trop rapidement Shion.

Udon approuva mais Shino sembla aussi étonné que Sasuke de cette nouvelle. Il poussa un soupir, il lui avait pourtant dit qu'il ne voulait pas venir. Les deux blondes partirent faire leur rapport à Sai, avant que le lycéen n'ait eu le temps de leur dire que c'était un malentendu suite à un dysfonctionnement interne à son groupe.

Le Grand Manitou prit un air satisfait, ravi et triomphant. Le sociopathe ne pu se retenir de penser que cela ne lui allait pas du tout.

Il se senti fatigué rien qu'à l'idée de devoir combattre Shion. C'était d'ailleurs comme cela que la relation entre eux deux fonctionnait. Sasuke disait non puis la jeune fille insistait jusqu'à obtenir ce qu'elle voulait. Le brun ne voulait pas perdre son énergie et son temps à convaincre quelqu'un qui ne pouvait l'être.

Il lui dirait au dernier moment, qu'il ne vient pas, elle ne pourra pas le forcer à venir, puisqu'elle ne savait pas où il habitait et surtout elle ne voudra pas rater une seule miette de la soirée. Malade, sera une très bonne excuse. Elle ne voudra pas lui parler pendant un temps indéterminé puis du jour au lendemain, elle reviendra comme si de rien n'était.

Shion était le genre de fille très exubérante. Une fille sympathique, mais qui a tendance à dire tout haut ce que pensent les gens tout bas. Ce qui lui avait valu d'être rejetée par la société du lycée. Et qui décidément parlait trop fort, riait trop fort, pensait trop fort. Si Sasuke avait su qu'elle se relèverait si bruyante, il ne l'aurait pas approché au début. Un personnage haut en couleur.

Udon, à coté de Shion, se réjouissait également d'être déjà à la fin de la semaine. Il était quelqu'un qui avait la particularité de s'adapter aux personnalité des autres. Ainsi lorsqu'il était seul avec le sociopathe, il était silencieux et calme mais dès que leur amie blonde se trouvait dans les parages, la personnalité d'Udon prenait un virage à 180° pour devenir le double masculin de Shion pour le plus grand malheur de Sasuke.

Quant à Shino, il sorti ses affaire pour le prochain cours, attendant que le professeur arrive. Quelqu'un de sérieux, sobre, studieux et silencieux.

Il observa un instant son groupe d' « amis ». Contrairement à ce que pensaient la plupart des ''gens cools". Ce n'était un groupe d'élèves rejetés s'étant mis à traîner ensemble car personne d'autre ne voulait être amis avec eux. Sasuke les avait choisis pour son quota de sociabilité, mais pas que.

Tous avec des notes respectables et aucun scandale, même si Shion avait dû mal a atteindre la moyenne. Pas trop envahissant, à vouloir toujours sortir, aller au cinéma ou autre. Un cercle restreint pour que le brun n'ait pas à devoir parler à trop de personne. Faire semblant est quelque chose de fatiguant.

Mais surtout, ils étaient prévisibles.

Le brun les connaissait par cœur et était capable de savoir quelle serait la réaction de chacun des membres de son groupe face à n'importe quelle situation et surtout, il savait comment les gérer.

Plusieurs fois, ses « amis » lui avait finalement servi à autre chose que de la sociabilité, notamment Shino, qui est bien meilleur que Sasuke en biologie (lui qui est pourtant le premier de la classe) et qui avait pu lui apporter des connaissances que même le professeur n'avait pas sur le corps humain et les insectes, ce qui est bien pratique quand on a un passe temps comme le sien.

Udon quand à lui, adorait tout ce qui se rapporte au monde policer, allant même jusqu'à visiter l'Hôtel de police de la ville. Sasuke savait très bien que les policiers des séries ou des livres n'étaient pas comme dans la vie réelle. Mais, comme ce genre de livre est généralement inspiré de faits réels et puisqu'il ne connaissait aucun policier, c'était des informations à ne pas négliger sur leurs façons de procéder.

Et Shion, n'était pas là pour jouer la pimbêche du groupe, loin de là. Même si les notes ne suivaient pas, la blonde était pourtant une fille très intelligente avec beaucoup de sens logique. L'une des rares personnes sur qui l'attitude d'autruche de Sasuke et le peu de mensonges qu'il savait faire ne fonctionnaient pas. Autant mettre quelqu'un comme ça de son coté, c'est plus prudent.

Il les connaissait tous depuis plusieurs années, ils étaient « amis » depuis l'école primaire, les autres membres de leur groupe s'étaient éloignés en rentrant au lycée, préférant devenir quelqu'un d'autre grâce à cette nouvelle opportunité que leur offrait la vie. Le jeune homme n'allait pas s'en plaindre, cela fait moins de gens à qui parler. Et il ne garda auprès de lui que ces trois-là, ceux dont il avait besoin. Il lui arrivait souvent de regretter son choix.

Et Shion qui continuait de parler, éternellement. Sasuke se demanda s'il n'y avait pas de bouton « pause » sur la jeune fille.

Ce serait bien pratique.

« Aller Sasuke, ne boude pas. On va bien s'amuser, tu verras ! »

Il ne savait pas pourquoi mais tout cela ne lui disait rien qui vaille.


J'espère que ce deuxième chapitre vous a plu !

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La bise !