Résumé : Sasuke Uchiwa, assassin amateur incapable d'empathie, voit sa routine adorée être malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses connaissances. Entre un inspecteur pot-de-colle trop soucieux de faire son travail, ses amis envahissants et une colocataire encombrante, la quête de l'innocence semble compromise. Que faire ? UA.

Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !

Les pensées du personnages en POV sont en italiques.

Bonne lecture ;)


On dit que la spécificité de l'homme pendant à la chasse c'est l'endurance, même si le lycéen avouait volontiers qu'il s'était déjà fatigué alors que la chasse venait tout juste de débuter. La nuit était tombée depuis déjà plusieurs heures quand Sasuke sorti enfin de sa cachette, il eut un regain d'énergie quand sa cible pensant visiblement être seule, s'était posée sur un banc face à un pont.

Cela faisait un petit moment maintenant que le brun suivait cet homme. Il avait utilisé le même chemin qu'il empruntait habituellement. Pas très malin quand on se pense suivis...

Le parc était vide et les très nombreuses fougères et autres plantes qui vivaient dans le parc municipal permettaient à Sasuke de rester bien caché de sa victime et d'éventuels témoins gênants.

Déguisé comme à chaque fois qu'il sortait pour son hobby, s'il avait su que la chasse durerait si longtemps, il aurait pris un déguisement moins désagréable et notamment en terme de perruque, celle-ci lui donnait beaucoup trop chaud malgré la nuit froide qui rappela au jeune homme que l'hiver arrivait. Les nuits seront de plus en plus longues et de plus en plus sombres, une bonne nouvelle pour lui.

L'homme lui avait échappé il y a quelques jours et il était parvenu à voir le visage de Sasuke. Il devait impérativement l'éliminer au risque de se faire reconnaître dans la rue à n'importe quel instant. Peu importe l'endroit, peu importe l'heure. Il devait juste n'y avoir personne.

Armé d'un couteau dans la main droite, il attendit le bon moment pour se jeter sur sa future victime. Sa victime se retourna et le reconnu aussitôt et elle tenta de fuir. Le jeune lycéen se glissa derrière lui mais l'homme, plus massif, n'eut aucune difficulté à se défaire du jeune homme et parvint même à l'attraper.

Le lycéen n'eut pas la force de résister et avant d'avoir pu faire quoi que ce soit, l'homme lui asséna un coup derrière la tête qui le déboussola et le fit tomber instantanément à quatre pattes par terre. L'homme le désarma alors que le sociopathe n'avait même plus la force de tenir sur ses jambes. L'homme le souleva d'une main, le posa sur son épaule d'un geste, sans s'essouffler et se dirigea lentement vers le pont.

Alors que Sasuke était à moitié inconscient, il tenta de se défaire de l'homme en lui faisant perdre l'équilibre en vain, il ne pesait pas assez lourd pour changer le centre de gravité de l'individu qu'il avait tenté de tuer. Alors il entreprit encore de se défaire de la poigne de l'homme mais elle était beaucoup trop forte. L'homme passa le corps de Sasuke par dessus le pont et lui mit le couteau de ce dernier sous la gorge tout en lui tenant férocement le poignet.

« Qui t'envoie, merdeux ? » hurla l'homme.

Ce hurlement réveilla Sasuke, qui, de sa poche intérieur sorti une seringue chargée de somnifères et la planta directement dans le cou de l'homme, qui hurla de douleur. Il laissa s'échapper Sasuke pour mieux le capturer, il repassa le corps du lycéen du bon coté du pont. Il le poussa ensuite contre la barrière et mit ses immenses doigts autour de son cou et fit pression.

Heureusement pour Sasuke les somnifères finirent par faire effet rapidement et l'homme s'endormit tranquillement sur lui, relâchant sa prise sur son cou frêle.

« Personne, je travaille pour mon propre compte. »

Il respira comme jamais il n'avait respiré. A partir de ce moment, Sasuke se jura de ne plus jamais tester ses limites et ne s'en prendrait qu'à de faibles gabarits. Ou bien il faudrait qu'il prenne des cours d'auto-défense ou de karaté mais au vu du développement de sa musculature, la première solution était la plus envisageable.

Ce fut bref mais intense

Aucune blessures sérieuses si l'on mettait de coté les marques sur son cou, son poignet qui le faisait souffrir et les quelques contusions par ci par là que la bataille avait engendré. Tout allait bien.

Quelques instants plus tard, Sasuke jetait le corps de l'homme par dessus la barrière. Une bonne chose de faite. Le jeune brun se rhabilla correctement et épousseta ses vêtements pleins de saleté. Il aurait aimé pouvoir s'amuser avec lui. Voir du sang couler, beaucoup de sang. La couleur écarlate de ce liquide qu'il connaissait bien, pour une obscure raison, l'obsédait depuis déjà plusieurs mois.

Il aurait mérité que Sasuke le fasse saigner mais il ne pouvait s'y résoudre, c'était un quartier résidentiel, pas d'entrepôt vide proche dans lequel il aurait pu le faire saigner pendant des heures. Le lycéen devait avant tout éliminer l'homme qui avait vu son visag-

« ... Sasuke ? »

C'est très désagréable d'être coupé pendant que l'on se parle à soi-même mais encore plus quand on est en train de faire quelque chose de parfaitement illégal, comme par exemple un meurtre suivit de la dissimulation du cadavre.

Sasuke reconnu la voix de Madame Manitou aka Ino Yamanaka. Vêtue d'un jupe plutôt courte de travers -sûrement une nouvelle mode, ses cheveux blonds détachés, voltigeant dans tous les sens. Un bel œil au beurre noir venait orner ses yeux bleus, ses genoux étaient quant à eux, saignants. Sasuke n'avait pas été le seul à se battre ce soir.

Mais qu'est ce qu'elle fait ici ?

Il ne savait pas quoi lui répondre. Est-ce qu'elle avait vu l'intégralité de la scène, du combat ? Du meurtre ? Est-ce qu'elle l'avait vu jeter le cadavre de l'homme par dessus le pont ? Ou bien venait elle tout juste d'arriver et ne savait rien ? Il pourrait la tuer là, maintenant, pour en avoir le cœur net. Ce serait si facile. Il lui restait une seringue de secours. Il pesa le pour et le contre, il vaudrait mieux ne pas prendre de risque.

Mais avoir un mort dans son entourage pourrait être dangereux pour lui. Surtout si le mort en question était la petite-amie du type qui le martyrisait depuis la primaire et qui parfois elle-même le rackettait. S'il devait y avoir une enquête, Sasuke arriverait premier sur la liste des suspects. Et si les policiers se mettaient à fouiller sa maison et enquêter sur lui, ils risqueraient de s'apercevoir qu'Ino serait loin d'être sa seule victime.

D'un coté si elle a tout vu...

Il ne pouvait pas laisser en vie, autant jouer la carte de la sûreté, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.

Il plaça son bras derrière son dos et accéda à la seconde seringue remplie de somnifères, il s'approcha doucement de la jeune fille. Il n'arrivait pas à voir si cette dernière était méfiante ou non, il avait depuis quelque temps du mal à identifier les émotions des autres, lui même n'en ressentant plus. Un problème récurrent chez les sociopathes.

« Tu veux mon argent ? » lui proposa Sasuke qui continuait à s'approcher à pas de loup de la blonde.

Elle le regarda puis détourna son regard vers l'ailleurs.

« Non, ça ira.» Et s'en alla aussi vite qu'elle était venue. Sasuke tenta de la suivre mais la flore du parc n'était plus de son coté. Et il la perdit de vue très vite.

Très très mauvais

Il sorti du parc et arriva dans un quartier vide et surtout calme. Il tenta de faire le vide dans son intérieur pour essayer d'entendre les bruits de pas d'Ino. Avec des talons si hauts, elle devait sûrement faire du bruit surtout si elle savait qu'un psychopathe en avait après elle. Mais tout ne fut que silence. Elle devait probablement connaître le quartier, et était déjà rentrée chez elle.

Très très très mauvais

Tourner des heures en rond dans le quartier dans l'espoir de trouver une boite aux lettres portant le nom d'Ino serait inutile, cela prendrait trop de temps. Surtout si elle n'avait pas le même nom de famille que ses parents.

Sasuke rentra à toute allure chez lui. Il n'avait jamais couru aussi vite de sa vie. Au lieu de pérorer avec lui-même sur l'éventuel fait qu'elle ait vu quoique ce soit, il aurait dû la tuer et la balancer par dessus le pont.

-Le type s'en était pris à elle, ils sont tombés du pont. POINT. Fin de l'histoire. Pas ambiguïtés.-

Lui qui aimait par dessus tout, les choses rangées et le silence, débarqua chez lui avec la grâce d'un éléphant jouant de la batterie. Il se jeta sur son ordinateur. Il rechercha en vain son adresse mais ne trouva rien. Sasuke ne savait pas si son temps était compté mais il lui fallait une solution et vite.

Retourner là-bas et chercher pendant des heures inutilement ?

Soudain, il eut un illumination. Les gens de sa génération passent tout leur temps à afficher leur vie sur les réseaux sociaux, Ino devait le faire aussi. Il ouvrit la page internet et cliqua sur le page de la jeune fille, ils étaient effectivement abonnés l'un à l'autre sur ce réseau social. Il ne se souvenait plus de comment cela avait pu arriver. Il fit défiler les photos de la jeune fille dans l'espoir qu'elles lui révèlent un indice crucial.


Le lendemain, Sasuke arriva en avance au lycée. Il n'avait pas dormi de la nuit et au cas où la police débarquerait chez lui, il s'était réfugié dans la cave. Malgré le besoin de dormir, il n'avait pas réussi à fermer l'œil de la nuit quant bien même il était quasiment impossible pour des inconnus de trouver l'entrée de la cave.

De grandes cernes décoraient ses yeux mais elles étaient camouflées grâce à son cher masque, ses imposantes lunettes. Ses recherches s'étaient avérées complètement inutiles.

Derrière le Styx, il guettait l'arrivée d'Ino, caché entre deux casiers.

L'arrivée de sa cible se fit en grandes pompes, on croyait voir arriver une reine. Tout le monde se pressa autour d'elle, l'acclamant, la saluant. Tout le monde lui souriait, elle souriait à tout le monde, elle fit ensuite la bise à plus d'une quarantaine de personnes.

Quelle transmission de bactéries.

Cela lui donnait froid dans le dos. Il s'attarda sur le visage de la lycéenne sans parvenir à y déceler ce qu'il recherchait. Elle avait l'air … Normale ? Toujours ce même problème.

Qu'est ce que « normal » veut dire ?

En tout cas, elle ne semblait pas perturbée par le meurtre suivi de la dissimulation de cadavre qui s'était déroulé devant ses yeux la vieille au soir. Leurs regards se croisèrent mais mais elle esquiva le regard du brun et jeta instantanément ses yeux bleus de l'autre coté de la cour du lycée, faisant semblant de ne pas avoir vu Sasuke.

Très très très très mauvais

Elle devait être au courant, Sasuke en était sûr, à 99 % sûr. Pourtant la police n'avait pas débarqué chez lui pour l'arrêter. Peut-être avait elle trop peur pour oser en parler à ses parents, peur des représailles. Mais à qui pouvait-elle s'être confiée?

Temari arriva aux cotés d'Ino et prit le rôle d'un garde du corps, éloignant toutes les personnes voulant parler avec sa sœur d'un revers de la main et d'une grimace peu commode. Peut-être l'avait elle dit à sa sœur. Bien que jumelles, les deux filles ne se ressemblaient pas vraiment. Mis à part la couleur de leurs cheveux blonds. L'une aux yeux bleus et à la taille fine avec un caractère sociable, l'autre aux yeux verts avec une certaine musculature et un caractère plus fermé.

Soudain Sasuke se rendit compte qu'Ino l'avait toujours regardé bizarrement. Il lui était arrivé de constater que parfois elle le regardait d'un œil étrange. Peut-être avait-elle des soupçons depuis longtemps et aujourd'hui elle en avait la certitude. Il fallait que Sasuke en ait le cœur net, il ne pouvait se permettre de la tuer pour une simple suspicion, il avait raté sa chance. Il ne pouvait pas commettre d'erreur.

Un bruit tout sauf délicat ramena durement Sasuke à la réalité, c'était la voix de Shion.

« Sasuke ! » s'écria la tornade blonde, avant d'ajouter :

« Qu'est ce que tu regardes comme ça ?

- Qu'est ce que tu étais concentré, dis donc ! Ça devait être très intéressant. » dit Udon en souriant.

C'est vrai qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il n'avait pas cessé de regarder Ino pendant qu'il se demandait s'il fallait la tuer ou non.

« Rien, rien du tout, qu'est ce qu'on a comme cours ? » Marmonna Sasuke.

- C'est Ino que tu regardais ? » continua Shion sur sa lancée.

« SPORT ! » s'exclama Udon, arrivant ainsi à sa rescousse.

« Ça fait combien de temps que tu la fixes comme ça ?!

- Oh non » ajouta seulement le garçon au nez coulant.

« Tu étais tellement concentré sur elle que tu ne sais même plus quel cours on a ! Sasuke Uchiwa, qui ne sait pas quelque chose ?! Et puis, franchement, elle a beau être populaire, elle est pas si jolie ! T'as vu combien elle a pris de kilos ces derniers temps ? ! Et puis de toutes façons, elle est trop bien pour toi, c'est même pas la peine que tu penses à l'arracher de Sai ! Mais pourquoi tu la préfères à moi ?! »

Puis la jeune fille s'enfuit en courant les larmes aux yeux. Udon lança un regard réprobateur à Sasuke et suivit Shion. Il ne comprit pas la réaction de ses amis mais avança tout de même vers le gymnase en compagnie de Shino qui n'en avait rien à faire des histoires de cœur de ses amis.

Le sport, ce n'était pas une matière dans laquelle Sasuke excellait, partout ses notes étaient admirables sauf dans cette matière, il peinait à atteindre la moyenne, c'était pas faute d'avoir essayer. Souvent les professeurs de sport lui mettaient gentiment la moyenne pour ne pas gâcher ses autres résultats. Et le fait que ses parents soient des gens extrêmement influents dans la ville, et même en dehors, devait sans doute avoir un rapport avec cette gentillesse parfaitement bienveillante.

« Qu'est ce qu'on fait aujourd'hui ? » lança quelqu'un

« Handball, non ?

- Arf, j'aime pas ça ! »

Conversation intéressante grâce laquelle Sasuke appris ainsi qu'il allait recevoir un ballon de handball dans la figure pendant deux heures. La plupart des gens qualifiaient le gabarit de Sasuke comme étant un corps de « lâche », Sasuke devait admettre qu'ils n'avaient pas tord.

Au moment où Sasuke entra dans le gymnase, il se fit bousculer par Sai qui lui adressa un grand sourire, accompagné de tous ses petits moutons.

« Alors Suzette, tu viens toujours demain ? Tu vas pas nous lâcher au dernier moment ! » lui lança joyeusement Sai, en lui tapant légèrement sur la main.

Cette petite tape ridicule arracha pourtant à Sasuke une grimace de douleur. Son poignet était toujours très douloureux, l'homme de la vieille n'y était pas allé de main morte. Il regarda attentivement son poignet, il était gonflé.

« Rhô, mais quelle mauviette. J'ai même pas tapé fort. » Grogna Sai.

Sasuke répondit positivement à Sai. Quelle va être l'activité principale de la soirée ? Le jeté de Sasuke dans la piscine ? Ou bien qui fera un meilleur tapis ? Le tapis lui-même ou Sasuke ?

Non, vraiment.

Sai devait être le pire des abrutis pour penser réellement que Sasuke allait venir. Il se comportera comme le couard qu'il était, et ne pas venir. il était fou mais pas stupide...

Après que le cours ait commencé, Sasuke s'éclipsa avec l'accord du professeur aux toilettes pour soulager son poignet, quand il entendit des rires de l'autre coté du couloir, provenant le vestiaires des filles.

Les filles...

Cela faisait déjà quinze minutes que le cours avait commencé qu'elles étaient encore en train de de se changer et de discuter-

Discuter ?

Mais de quoi ? Si Ino n'avait rien dit à ses parents, elle pourrait éventuellement dire quelque chose à ses amies.

En sortant des toilettes, Sasuke passa par le bureau des professeurs où il récupéra le double des clés des vestiaires sans être dérangé, personne ne surveille quoi que ce soit ici. Il sorti discrètement puis s'engouffra dans le couloir où se trouvait le vestiaire des filles, il dépassa ce dernier et se faufila à l'aide de clé volée dans le vestiaire d'à coté. Les vestiaires communiquent entre eux par le bas et le haut, voilà comment il les espionnera.

C'était pour cette raison que le vestiaire des garçons se trouvait plus loin, pour éviter qu'ils soient tenter de regarder par dessous. Cela donnerait une très mauvaise image de ce lycée d'élite.

Le vestiaire était à cette heure-là vide, la classe à qui il appartenait n'avait pas sport aujourd'hui. Une fois dans le vestiaire, il se mit à quatre pattes sur les bancs collés aux murs afin de ne pas se faire repérer par les filles. Il s'accrocha bien correctement et se baissa afin de regarder par le bas du muret qui le séparait du vestiaire des filles.

Après un rapide coup d'œil, il s'aperçut que la plupart des filles étaient encore en sous-vêtements alors que le cours avait déjà commencé depuis bien longtemps... Beaucoup de garçons seraient bien heureux de pouvoir profiter ce qu'il pouvait voir, mais ce n'était le cas de Sasuke. Il vit Shion en train d'essuyer des larmes de ses yeux encore rouges et gonflés, ses yeux tournés vers Ino qui retirait son t-shirt un peu plus loin le regard fixé au mur, comme concentrée.

Sans un bruit, il se rapprocha du mur le plus proche de sa cible et colla son oreille discrètement contre le fin muret de plastique qui séparaient les deux vestiaires et écouta attentivement toutes les conversations.

« Jolis sous-vêtements Karui ! C'est pour Kiba ? » Dit une voix moqueuse.

« Haha très très drôle... » répondit, amère, cette dernière.

«Ça va, je rigoooole !

- Je suis morte de rire, ça se voit pas ?

- Ooooooooh mais dis-moi Ino, t'aurais pas pris un peu de ventre ?!

- La plus belle fille du lycée ne peut pas se permettre une telle chose, je t'emmène au sport avec moi dès demain !

- Est ce que quelqu'un a un élastique ?

- Un problème de cœur, Shion ? »

Leurs conversations n'étaient qu'une perte de temps pour Sasuke, ce n'était pas vraiment le genre d'informations qu'il aurait voulu récupérer. Sasuke reconnu les voix de Temari et d'Ayame, elles parlaient si fort que Sasuke ne parvenait pas à entendre ce que pouvaient dire les autres filles.

« Le hand-ball c'est tellement nul » se plaignit Ayame.

« Tu dis ça pour tous les sports ! » Lui fit remarquer Temari avec le sourire.

« Arrête de râler, Ayame !

-Maiiiiiis euh ! Je suis sûre qu'Ino est d'accord avec moi ! N'est ce pas ?

-Hein ? Euh oui, oui. » Marmonna Ino.

La réponse d'Ino semblait confuse pour Sasuke, c'était évident qu'elle avait la tête ailleurs. Elle devait probablement penser à hier soir.

La voix d'Hinata retenti dans la pièce :

« Est ce que tu veux aller à l'infirmerie ? Ça n'a pas l'air d'aller …

- Ça va, ce n'est rien. Je suis juste rentrée tard hier soir.

- C'est bon les filles, on peut y aller, ça fait 30 minutes qu'on devrait y être. » S'exclama Temari.

Les filles se plaignirent mais sortirent assez rapidement, Sasuke commença à se relever. Il ne saura rien aujourd'hui de toute évidence. C'était pourtant le moment parfait pour une confession. Il n'aura probablement plus de chances comme celle-ci. Pas avant la semaine prochaine.

Alors qu'il dirigeait vers la porte, il entendit le son faible de la voix d'Ino :

« Karui, tu peux rester un peu, j'ai un truc important à te dire... »

En un instant Sasuke se retrouvait à nouveau collé au mur de plastique, un rapide coup d'œil en bas, lui assura qu'elles n'étaient plus que toutes les deux.

La voix tremblante d'Ino s'éleva à nouveau dans la pièce maintenant vide.

« Tu sais, tu es ma meilleure amie, depuis l'enfance...

-Ola ! Si tu commences comme ça, j'ai peur pour la suite ! » Rit Karui

« Qu'est ce que se passe ?

-Hé bien... » Hésita la blonde aux yeux bleus

« Qu'est ce qui t'arrives, c'est pourtant pas dans tes habitudes de faire durer les choses !

- Karui, c'est très important... »

Sasuke colla son oreille un peu plus contre le mur, bientôt il finira par fusionner avec celui-ci tellement il se collait fort à lui. Bizarrement, son cœur l'empêchait d'entendre correctement, il comprenait pas pourquoi cela lui faisait ça. Il regarda à nouveau en bas pour voir une Ino recoquiller sur elle-même, se tenant le ventre et Karui se posant à ses cotés, tout en caressant ses cheveux.

Devant le visage triste d'Ino, Karui reprit son sérieux et entoura Ino de ses bras protecteurs. Puis elle demanda doucement à son amie de développer, inquiète de la suite de l'histoire.

Va t-il devoir tuer Karui aussi ? Même s'il aimait tuer, Sasuke ne pensait pas que c'était la bonne solution à son problème. Il ne pouvait décemment pas tuer toute sa classe, quand bien même l'envie ne lui manquait sûrement pas.

Le visage d'Ino abordait une expression que Sasuke ne parvenait pas à identifier. Ses yeux brillants, le jeune homme était incapable de voir quelles émotions s'y lisaient.

« C'est... je... suis totalement perdue, je ne sais pas quoi faire...» Commença Ino.

« Dis moi tout. » Lui chuchota doucement Karui.

« Il y a plein choses, rien ne va. Je ne sais pas ce que je vais dire à mes parents … ni à Sai... » Elle s'arrêta, avant de reprendre:

« c'est ... »

La voix d'Ino se fit plus basse comme si elle prononçait le prénom d'une personne maudite et que personne ne devait l'entendre.

« Sas-

-Wesh Suzette, qu'ce tu fous là ? C'est pas les vestiaires de n'tre classe ! »

KIBA ?!

Kiba débarqua dans le vestiaire avec le bruit d'un marteau-piqueur dans une église. Il avait surpris Sasuke entrain d'écouter une conversation qui ne lui était absolument pas destinée.

Soudain, les voix des filles, de l'autre coté du mur se firent entendre.

« Sasuke ?! Mais qu'est ce qu'il est train de foutre ? »

Karui semblait légèrement énervée, Sasuke le savait, il était dans une situation très délicate. Elle arriva aux cotés de Kiba, les poings sur les hanches. Kiba, qui eut tout à coup, une illumination.

« Ne me dis pas que …. T'ETAIS EN TRAIN DE MATER LES FILLES ?! »

''Mater les filles''... quelle drôle d'idée, ce genre de choses ne l'intéressait vraiment pas, lui préférait tuer des gens.

« T'es vraiment qu'un sale porc !

- Quand Sai saura que t'es allé mater sa meuf dans les vestiaires, ça va chier ! » Réjouit Kiba.

Au moins quelqu'un allait s'amuser. Et puis ce n'était comme si Sai avait réellement besoin d'une raison pour le frapper. Ino restait silencieuse de l'autre coté du mur alors que Karui commençait les hostilités sans attendre Sai. Le poing de Karui s'écrasa sur la joue de Sasuke qui ne l'avait pas vu venir. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, Karui avait plus de force dans le poignet que Sai.

Karui le frappait tout en l'insultant. Ce genre de pratique était intéressante, habituellement Sai restait silencieux quand il le frappait. La grand manitou ne devait pas savoir faire plusieurs choses à la fois. Kiba, quant à lui, avait prévenu toute la classe qui arriva presque instantanément dans le vestiaire et le festival pu commencé.


J'espère que ce chapitre vous a plu !

Réactions, hypothèses, théories ? - N'hésitez pas à laisser une review !

La bise !