Résumé : Sasuke, assassin amateur, voit sa chère routine malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses camarades de classe. Que faire ? /!\ UA, police
Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !
Les pensées du personnages en POV sont en italiques.
Le début et la fin des flash back sont marqués en gras.
Bonne lecture ;)
Jeudi.
17h15.
Sasuke rentrera dans quelques minutes à peine. Il était temps. Le temps passe beaucoup trop lentement quand on a rien a faire. Ino pesta contre ce dernier comme s'il s'agissait d'une vraie personne. Elle avait commencé à s'ennuyer dès qu'elle avait entendu Sasuke quitter la cave ce matin. Elle espérait, au plus profond d'elle-même, qu'il lui ramènerait quelque chose à faire. N'importe quoi, histoire de passer le temps... Elle serait même capable de lui faire ses devoirs.
C'est dire !
Cela faisait des jours qu'elle feuilletait les mêmes vieux magasines de modes. Ils étaient tellement vieux que certains dataient d'avant sa naissance !
Ils devaient être à sa mère...
Ino pensa au fait que cela faisait bientôt trois semaines qu'elle vivait chez le jeune homme aux cheveux ébènes et pourtant elle n'avait toujours pas vu l'ombre d'un adulte dans cette maison. Où pouvait bien être ses parents ? Que faisaient-ils comme métiers pour laisser seul leur fils pendant tant de jours ? Certes Sasuke avait seize ans (comme elle en fait) mais cela n'avait pas l'air d'être quelque chose d'inhabituel pour le jeune homme le fait d'être seul à la maison.
Elle prit une profonde inspiration avant de retourner à sa principale activité : s'ennuyer.
On dit que l'ennui peut rendre fou.
La blonde ne doutait pas de la véracité de cette affirmation, elle frôlait la crise de nerf. Elle avait fait tout ce qui était possible de faire dans cette cave. Son ravisseur l'avait laissée libre de ses mouvements dans cette dernière elle pouvait se déplacer où elle voulait à l'intérieur de celle-ci mais la porte de l'entrée de la cave devait être fermée à clé. La jeune fille ne savait pas si c'était le cas et n'avait même pas eu l'idée d'aller vérifier. Elle était très bien ici et comptait bien y rester encore quelques temps.
Jusqu'à ce que-
Non. Elle ne voulait pas y penser, elle préférait encore mourir de la main de Sasuke plutôt que ça.
Tout sauf ça...
Assise sur « son » lit, le regard de la blonde fixait droit devant elle. La porte de la chambre était ouverte et un bâton rouge interpella son regard.
C'était cette chère Conchita qui trônait fièrement à coté d'un sceau d'eau mousseuse. Ino se leva, s'empara de Conchita et commença pour la sixième fois de la journée le grand ménage de la cave, qui n'avait sans doute jamais été autant entretenue durant son existence. C'est Sasuke qui sera content de voir qu'elle n'avait pas lézardé pendant la journée.
Un claquement de porte se fit entendre en haut.
Il rentre ENFIN !
Elle jeta négligemment Conchita à terre pour se positionner devant la porte du couloir, attendant que son cher Adoré passe la porte. Les mains en prière et les yeux brillant d'impatience. Elle entendit derrière la porte, les pas de Sasuke qui descendait l'escalier et ce dernier râler contre elle ne savait quoi.
Tel un fidèle toutou qui attend le retour de son maître !
La comparaison n'était pas vraiment glorieuse pour la blonde aux yeux bleus mais elle s'en fichait. La porte s'ouvrit sur le sociopathe qui avait l'air fatigué si l'on se fiait aux grandes cernes qui s'étaient installées sous ses yeux.
Pas grave !
Ino se jeta littéralement sur lui dans le but de l'enlacer mais le jeune homme réussi à l'éviter de peu et la jeune fille se retrouva à embrasser magistralement le sol dans une position qui était tout sauf glamour. Loin de se braquer pour si peu, Ino, encore à terre, lui offrit un sourire des plus lumineux. Son kidnappeur haussa un sourcil. Il n'avait pas l'air de comprendre.
Tant pis pour lui.
Loin d'être perturbé par la tentative d'affection d'Ino, le jeune homme se dirigea vers le salon de la cave sans se retourner, en demandant à la blonde de le rejoindre. La prisonnière couru à sa suite. Lorsqu'elle arriva au salon, elle le vit s'asseoir un l'un des canapé puis il l'invita à s'asseoir à son tour sur le canapé en face de lui. Ne sachant pas quoi faire, elle le regarda un instant avant de s'asseoir doucement sur le-dit canapé de peur d'abîmer le meuble, il avait l'air d'avoir coûté tellement cher. Tout dans cette maison avait l'air d'avoir coûté cher, même le papier toilette respirait la bonne qualité.
Une fois assise, elle regarda le garçon en face d'elle. Depuis qu'elle s'était réveillée la première fois, le brun ne portait plus ses lunettes en sa présence, il disait ne plus avoir besoin de son « masque » face à elle. Même si c'était une mauvaise partie de lui que la blonde voyait à présent, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être contente. Elle était heureuse d'être la seule à voir son vrai visage.
Mais elle était surtout ravie de savoir que Shion la peste, qui se vantait toujours d'être la meilleure amie de Sasuke et de tout savoir sur lui, ne sache pas pour son passe-temps bizarre et surtout le fait qu'elle n'ait pas vu le visage du jeune homme depuis un moment alors qu'Ino pouvait le contempler librement tous les jours.
Il lui servit une tasse de thé et lui donna dans des gestes experts.
Pourquoi toujours du thé ?
Avant de se redresser. Il posa son regard sur la jeune fille, ces yeux noirs onyx avaient toujours eu la particularité delui faire monter rapidement le rouge aux joues et ce même encore aujourd'hui. Ses yeux fixèrent ensuite son thé.
« Il faut que tu sois honnête avec moi, j'ai besoin de savoir quelque chose.»
La jeune fille ne voyait pas pour quelle raison elle pourrait lui mentir, elle n'avait aucune raison de mentir.
Sauf peut-être pour...
« Comment ça se passe avec tes parents ? Vous avez de bonnes relations ? »
Ino ne comprit pas vraiment le pourquoi du comment qui avait fait Sasuke s'intéresser à ses parents. Ses parents, c'était bien la dernière chose à laquelle pensait en ce moment, très bien installée dans sa petite bulle.
« Non pas vraiment. Elles sont plutôt mauvaises... Enfin, j'imagine, pourquoi ? » Demanda cette dernière, pas le moins du monde intéressée par ce sujet de conversation.
« Au point que les policiers mettent tes parents du coté des suspects ?
- Quoi ?! » S'interloqua la prisonnière.
Ses parents faisaient partis des suspects ? Certes, elle pouvait s'y attendre mais qui donc aurait pu parler de sa relation chaotique avec ses parents ?
« Sai a dit aux policiers que ça ne se passait pas bien entre vous » lui dit Sasuke, répondant à ses questions silencieuses.
Sai ?! C'est pas vrai...
« Pourquoi donc ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi vous ne vous entendez pas bien avec tes parents ? » Répéta Sasuke qui commençait à froncer les sourcils.
Oh Sasuke ! Tu ne peux pas demander aux gens pourquoi ils ont de mauvaises relations !
Elle baissa les yeux, elle se sentait tellement bien ici, elle n'avait pas envie de parler de ces mauvais souvenirs. Elle senti ses yeux s'humidifier avec la lourdeur du regard du jeune lycéen sur elle. Une chose de sûre, c'est qu'il ne passait pas quatre chemins pour poser des questions.
Elle devait résister, elle n'était plus une petite fille fragile, elle avait survécu à des coups de couteau et à la vie dans une cave. Elle ne pouvait pas se mettre à pleurer pour des choses passées.
« Mes parents... ont toujours eu une préférence pour Temari. C'est juste ça, une préférence évidente et pas cachée.
-C'est juste ça ? » lâcha le jeune homme
Ino senti la déception dans la voix de Sasuke. Elle se dit que finalement elle en faisait peut-être trop et que ses parents n'étaient pas aussi horribles avec elle qu'elle le pensait. Peut-être qu'il est normal de traiter sa deuxième fille de cette façon.
« C'est à dire ? »
C'est avec la délicatesse d'un éléphant qui joue des percutions que le sociopathe poursuivi son interview. Ino ne savait pas vraiment de quoi est capable un psychopathe ou un sociopathe, elle ne se souvenait plus. Elle ne connaissait pas la différence mais, mentir pour une chose aussi futile pourrait bien être la dernière chose qu'elle puisse faire.
« Oh, juste des petites différences plutôt insignifiantes mais qui mises bout à bout finissent par faire beaucoup de mal... » Reprit la lycéenne.
Sasuke ne comprit pas vraiment de quoi elle voulait parler mais il l'enjoignit à continuer sur sa lancée en hochant de la tête. Il constata que les yeux d'Ino, posés sur lui, ne le regardaient pourtant pas. Les pupilles bleues de la jeune fille se dilataient au fur et à mesure que le temps passait. Le jeune homme lança un regard à l'éclairage, c'est bizarre, il n'y avait pourtant pas trop de lumière dans cette pièce.
« Ils ont toujours été... plus sévère avec moi qu'avec elle. Elle est née avec une insuffisance respiratoire et quand on était très jeune, elle passait beaucoup de temps à l'hôpital, je suppose que c'est pour ça. »
Il pensa un temps à présenter son père à Ino, de cette façon, elle se rendrait compte de la véritable signification du mot « sévère ».
« J'ai beau avoir de bien meilleures notes qu'elle. Elle... elle est toujours félicité, mais moi je n'ai même pas le droit à un sourire de ma mère ou de mon père. »
Elle baissa les yeux et poursuivi :
« Je n'ai même pas le droit de sortir, ou d'aller chez mes amis. Ma mère est persuadée que je vais ''faire des bêtises'' car je suis irresponsable, d'après elle. Que si j'y vais, elle va me retrouver saoule, droguée dans une ruelle sordide. Pourtant Temari, elle a le droit de faire ce qu'elle veut, alors qu'on a les MEMES amis ! »
Sasuke ferma les yeux, ce n'était pas vraiment ce à quoi il s'attendait. Il avait imaginé quelque chose ressemblant plus à son enfance.
« Je n'ai même pas le droit d'avoir un petit-ami car comme je suis « irresponsable » je serais capable tomber enceinte. Par contre ma sœur a le droit d'avoir un petit-ami et même de dormir chez lui ! »
Bof
« Une fois, j'ai essayé de piéger ma sœur... J'avais mis une robe, plutôt mignonne mais quand ma mère m'a vu la seule chose qu'elle su me dire c'était que je ressemblais à une ''traînée''! Que de toutes façons, j'étais pas jolie, trop grosse, que la jupe était trop courte, qu'on dirait une pute, une fille qui ne se respecte pas. .. »
Ino renifla bruyamment.
« Elle m'a dit qu'elle avait honte de m'avoir pour fille ! »
La dernière phrase qu'avait prononcé la jeune fille, retenti dans l'esprit de Sasuke comme litanie sans fin. Cette phrase lui parlait. Il ne savait plus aujourd'hui, mais il se souvenait que dans le passé, quand il était encore quelqu'un d'autre, encore humain, il avait peur de cette phrase.
« Alors j'ai donné la robe à Temari, elle l'a adorée, et mise immédiatement et est descendue la montrer à ma mère. J'avais espéré qu'elle se fera sermonnée comme je l'avais été. Ma mère, qui a adoré la robe a proposé à ma sœur d'aller lui acheter des chaussures avec cette ''magnifique robe qui lui va divinement bien''. »
Au fur et a mesure qu'elle lui contait son histoire, des larmes perlaient le long des joues. Loin de provoquer la moindre réaction chez Sasuke, il lui demanda de continuer.
« Je sais... Que ça peut paraître ridicule de pleurer et de se plaindre pour si peu. Il y a des gens qui ont tellement moins que moi »
C'est bien vrai.
Il repensa à son enfance. Solitaire, dure et malheureuse. Il n'avait eu à ses cotés que sa vieille nourrice étant enfant et elle n'était pas autorisée à être douce avec lui. Puis il était rentré au collège et elle était parti. La vieille Chiyo avait pris sa place. Aucun de ses parents ne l'avaient regarder un jour dans les yeux. Il se demanda si ses parents savaient à quoi il ressemblait, s'il les croisait dans la rue, seraient-ils capable de le reconnaître ?
« C'est tellement dur d'être traité ainsi par des gens qui sont censé nous aimer. » lâcha Ino, dans un sanglot qui fut suivi d'un torrent de larmes.
« Ce genre de choses arrivent tous les jours, alors je passe un minimum de temps avec ma famille. Je m'enferme dans ma chambre. Ma mère me rabaisse, m'humilie à chaque occasion qu'elle trouve... Et mon père la regarde faire sans rien dire. Ils n'ont jamais été violent physiquement avec moi, mais je ne peux plus supporter ça.»
Maltraitance psychologique.
« Je préfère rester ici avec toi, même si parfois, tu es dur toi aussi avec moi. Plutôt que de rentrer et faire face à mes parents ou à ma sœur. J'aime Temari, je sais qu'elle n'a pas vraiment conscience de que font nos parents. Les seules fois où j'ai osé me plaindre de leur façon de me traiter, ils m'ont répondu que je n'étais qu'une gamine qui se plaint tout le temps.
-Et Sai ? » demanda Sasuke sans ménagement.
La blonde ne s'attendait pas à cette question, elle ne savait pas quel genre de réponse Sasuke attendait. Son regard impassible ne l'aidait pas beaucoup. Alors elle lui dit simplement qu'elle ne l'aimait pas et lui non plus ne l'aimait pas d'ailleurs. Elle était sortie avec Sai car tout le monde s'était moqué d'elle l'été dernier.
C'était le milieu du mois de juin, l'école venait de finir et il faisait beau. Les journées étaient de plus en plus longues pour leur plus grand bonheur. Ils s'étaient retrouvés pour un anniversaire mais aussi pour fêter la fin du collège et de leurs vies de « bébés » pour commencer enfin celles d'adultes.
Dans l'un des très nombreux salons de la maison de Sai se trouvaient tous les amis d'Ino et même des gens qu'elle appréciait un peu moins : Sai, Kiba, Karui, Hinata, et d'autres garçons et d'autres filles dont elle n'avait jamais vraiment retenu les prénoms. La jeune fille avait reçu l'autorisation de ses parents de pouvoir y participer parce que Temari les avait supplié de laisser Ino y aller avec elle, face à blonde aux yeux verts, ils n'avaient pas pu refuser.
Il y avait un buffet à volonté, préparé par le cuisinier de la famille de Sai sur ordre des parents de ce dernier. Puis les adultes avaient quitté la maison laissant les adolescents seuls. Les garçons avaient ramené de l'alcool, c'était la première expérience des deux jumelles avec l'alcool, la jeune fille contrairement à sa sœur, n'avait pas trop bu et était simplement joyeuse.
Temari, elle, reversait les tables en hurlant des choses incompréhensibles sur la condition de la femme dans la société moderne et du fléau que représentait une société patriarcale sous l'œil amusé de Sai qui n'en avait rien a faire de voir le mobilier de ses parents détruit par ses amis saouls.
Elle passait une bonne soirée jusqu'à ce que quelqu'un décide qu'il fallait qu'ils jouent au très célèbre jeu d'action ou vérité, car c'était plus drôle d'y jouer saouls car on est forcement plus sincère.
Tous révélèrent des secrets très amusants chacun leurs tours, Kiba avoua qu'il dormait toujours avec une peluche. Sai, quant à lui, avait avoué avoir déjà volé de l'argent dans le porte-feuille de ses parents. Temari, qu'elle n'avait jamais embrassé de garçon, ce à quoi Sai remédia immédiatement sous les hurlements de rire de ses amis.
Mais lorsque Hinata avait tourné la bouteille, celle-ci avait désigné Ino. Et à la réponse « Qui aimes-tu secrètement ? » elle avait le malheur d'être honnête et avait répondu :
« Sasuke »
Après un silence gênant, ils explosèrent tous de rire, réclamant une nouvelle blague. La jeune fille s'était senti gênée et blessée dans ses sentiments, même Karui sa meilleure amie, se moquait d'elle.
« T'as vraiment des goûts bizarre meuf ! Ce type est tellement naaaaze ! Il pleure comme une fillette dès qu'on lui met une pichenette ».
Ino sentit son cœur se serrer et le visage Sasuke, à l'époque souriant, était apparu dans son esprit.
Il est pourtant si gentil...
Elle aurait voulu le défendre mais la pression sociale eut raison d'elle et elle se mit à rire en demandant si elle avait été bonne comédienne. Tous furent soulagé et rirent à nouveau. Ils se mirent à raconter leurs expériences avec Sasuke.
La fois où Kiba l'avait fait tomber dans la piscine avec un croche-patte et qu'il avait pleurer, avant de se cacher dans les jupons d'Ayame venant défendre son petit amoureux pleurnichard.
La fois où Sai lui avait volé son devoir et que face à la colère de la prof d'Anglais, il s'était mis à pleurer parce qu'il ne le retrouvait pas et la professeur avait dû le consoler tout le reste de l'heure.
La fois où...
Et jusqu'à la fin de la soirée, ils parlèrent des coups qu'ils faisaient subir à Sasuke chaque jour. Et soudain Sai eut l'idée de l'année, à partir de ce moment, le brun pleurnichard serait sa victime et ce jusqu'à la fin du lycée, voir plus longtemps s'ils se retrouvent dans la même université. Ino avait amèrement regretter d'avoir prononcé le nom du Uchiha.
Un peu plus tard dans la soirée, la plupart des gens s'étaient endormis et dormaient, soit sur les canapés et autres fauteuils, soit à même le sol. La soirée s'était refroidie et Karui profita du calme pour s'approcher de son amie en lui rappelant cette formidable blague à propos de Sasuke en lui demandant :
« C'était bien une blague, hein ?
-Oui, oui, bien sûr ! Qu'est ce que tu as cru ?! » dit la jeune fille blonde, en riant nerveusement.
Et Karui avait été rassurée, elle prit un feutre traînant sur l'une des tables et parti dessiner quelque chose sur le visage assoupi de Kiba, un peu plus loin. Puis ce fut le tour de Temari de venir demander confirmation, la future lycéenne ne voulait plus avouer et elle parti chercher Sai.
Elle monta les étages, cherchant dans l'immense maison pendant ce qui lui sembla être des heures, le fils des propriétaires. Elle le trouva finalement, accoudé au balcon de sa chambre, torse nu et une cigarette dans la bouche. Ino fit semblant de ne pas voir le soutien-gorge, ressemblant à celui d'Hinata, qui se trouvait sur le lit de Sai.
Elle lui demanda à de sortir avec elle, sans aucune forme de procès, sans aucune déclaration d'amour. La déclaration, elle la fera peut-être à Sasuke, un jour... Sai fut surpris, il fit mine d'avoir besoin de réfléchir et la jeune fille entendit Kiba, derrière la porte, crier :
« Elle est BONNE ! Sors avec elle ».
La jeune fille n'avait pas aimé être comparé à un morceau de viande mais Sai avait accepté et Ino fut lavée de tout soupçon de son amour honteux.
Il s'est passé beaucoup de choses cet été là...
Ino éclata en sanglots devant le visage figé de Sasuke. Machinalement, il lui tendit un mouchoir en papier. Elle le regarda, surprise. Il se leva mais avant qu'il ne puisse quitter la pièce, il senti deux mains s'accrocher à son pantalon. En se retournant, il fit face à sa prisonnière, à genoux et en pleurs, qui l'implorait.
« S'il te plaît, je veux rester ici. Avec toi. ».
Elle lâcha finalement le pantalon de son ravisseur et le laissa remonter à la surface. Il se dirigea vers la cuisine où il entreprit de leur faire de quoi manger à tous les deux. Le jeune sociopathe était songeur, certes la violence dont avait été victime Ino n'était rien en comparaison de se qu'il avait pu subir, que ce soit cet été ou bien avec ses propres parents par le passé.
Il avait beau ne pas comprendre les sentiments et les souffrances de la jeune fille, il avait réussi à en tirer la conclusion que le comportement des parents de la jeune fille n'était pas quelque chose que les policiers trouveraient normal. Si seulement Ino avait été plus faible psychologiquement...
Soleil commençait tout juste à montrer le bout de son nez lorsque Kakashi passa le portail du lycée. Les jours était de plus en plus courts et de plus en plus frais, ce qui ne plaisait guère aux lycéens qui préféreraient être en été toute l'année, lui avait toujours eu une préférence l'hiver. C'était une nouvelle semaine qui débutait et cela faisait maintenant un mois qu'Ino Yamanaka était portée disparue.
Il s'assit sur un bureau de la salle des professeurs qui lui était réservé. Il regarda attentivement la pile de dossier sur ce petit bureau et pensa à Tsunade qui était surchargée par une montagne de travail. Le nord de la ville était ravagé par des guerres de clans mafieux et elle devait gérer plusieurs affaires en même temps. Et lui, était toujours en train de s'occuper de cette affaire.
Kakashi n'était pas envieux de son amie, chaque affaire à son importance et si les hauts placés considéraient que ses compétences seraient mieux au service de cette enquête, alors il bouclerait cette enquête. L'inspecteur aux cheveux argentés n'avait jamais été le genre de personne à défier l'autorité, il s'y conformait toujours, mais n'hésitait à s'exprimer s'il considérait quelque chose d'injuste. Cette enquête, il la bouclera le vite possible.
Malheureusement pour lui, aujourd'hui, il n'arrivait pas à se concentrer sur son travail. Beaucoup trop préoccuper par autre chose. Tsunade lui avait proposer de faire une pause dans son travail, mais il avait refusé. Il préférait encore se plonger dans son travail. Il lança un regard concerné à son téléphone.
Toujours pas de message. Il posa son téléphone un peu plus loin, pour mieux se concentrer. Cela faisait maintenant deux mois qu'il n'avait plus de nouvelles. Gaï lui avait assuré qu'il l'avait croisée au marché deux jours auparavant et qu'elle semblait aller bien.
« Aller bien » ? Comment pourrait-elle aller bien ?
L'inspecteur pesta contre son ami bien que ce ne fut pas de sa faute. Soudain, son téléphone vibra, il se jeta dessus et constata qu'il ne s'agissait que d'un message de sa chef. Tsunade lui demandait des nouvelles sur l'enquête. Déçu, il lui répondit la même que la veille :
« Rien »
Et il reposa son téléphone.
Les élèves bruyants commencèrent à arriver et Kakashi leva la tête juste à temps pour voir Sasuke Uchiha passer le portail. Ce garçon arrivait et passait le portail tous les jours à la même heure, exactement à la même minute. Il sembla à l'inspecteur que le jeune homme tentait de dissimiler quelque chose dans son sac. Cette façon de s'accrocher à sa sacoche. L'Inspecteur au masque l'avait observé tous les jours et aujourd'hui semblait être un jour différent.
Il voulu aller le fouiller mais il n'en avait le droit, comme lui rappela son ami Iruka. Kakashi se sentait mal pour son coéquipier, se faire rouler dans la farine comme ça...
Il sentait qu'Iruka avait simplement de la compassion, voir même de la pitié pour ce jeune garçon aux cheveux ébènes. Tout simplement parce que lui aussi avait passé sa jeunesse seul, ses parents étant décédés.
Son ami l'invita à penser que la raison du stresse du jeune lycéen venait du fait que le jour d'avant. Alors que l'affaire était sur le point d'être close, faute de preuves, le proviseur Monsieur Homura Mitokado, avait réuni les élèves pour expliquer que la présence des policiers au lycée durerait plus longtemps que prévu. En effet l'affaire de la disparition de la jeune fille était officiellement transformée en enquête pour meurtre. Et il invitait ses élèves à répondre encore aux différentes questions des enquêteurs.
Iruka rappela à son ami que même s'il n'était pas d'accord, Sasuke Uchiha faisant parti des suspects potentiels et qu'il n'y a rien de plus stressant que d'être considéré comme coupable par des policiers quand on a rien fait de mal.
Kakashi fit la moue face aux remontrances de son collègue mais ce dernier ne le vit pas. L'homme au masque avait dû insister pendant des semaines pour faire passer la jeune Yamanaka de l'état de « disparue » à « décédée ». Et il avait vu sa requête être acceptée après tant d'attente.
L'inspecteur se leva de sa chaise, il prit le gobelet que lui tendait Iruka. Gaï et son coéquipier entèrent à leur tour dans la salle des professeurs, après un café qu'il burent bien noir, ils sortirent à la recherche d'élèves à interroger.
Sasuke entra dans le lycée plus stressé qu'il ne le voulait. Ino était considérée comme étant décédée et l'enquête pour meurtre commençait. Le jeune homme se souvint surtout du regard que lui avait lancé l'inspecteur Hatake depuis l'estrade. Un regard fier. Mais Sasuke ne lui donnera pas ce qu'il veut.
La annonce de la veille l'avait empêché de dormir une grande partie de la nuit et il s'était retrouvé à faire du ménage dans la cave à 3h du matin et non pas dans la maison car il ne voulait pas monter au policier qui le suivait qu'il se sentait concerné par cette annonce. Ino avait débarqué de nulle part dans la salle de bain de la cave, les cheveux en bataille avec une vieille chemise ayant appartenu à Sasuke. Cette dernière avait râlé sur le fait qu'il était fortement impoli de déranger le sommeil des autres de la sorte et qu'elle souhaitait être une prisonnière en paix avait son quota de sommeil.
Il la gifla d'un coup sec. Le coup était parti tout seul. Sa main droite s'était levée d'elle même sans qu'il ne puisse y faire quelque chose, elle s'était écrasée avec violence sur le visage frêle de la blonde puis devant le regard outré d'Ino et ses yeux humides, il s'était excusé. S'il y avait bien une chose qu'il avait retenue de l'éducation de son père, c'était qu'un gentleman ne devait jamais frapper une femme au visage même si cette dernière était particulièrement pénible.
Un tel acte ne manqua pas à Ino, qui lui demanda ce qui pouvait bien le mettre dans un état pareil. Il ne sut pas résisté aux yeux interrogateurs de la blonde, tout cela ajouté au manque de sang le rendrait plus faible et lui raconta ce qu'il s'était passé, l'annonce, le regard, etc...
Il aurait pu s'attendre à n'importe quelle réaction venant d'elle mais sûrement pas à un :
« Ils n'ont aucune preuves contre toi, ne t'inquiètes pas. »
Suivi d'un sourire lui rappelant le sourire de la vieille Chiyo quand il venait pleurer près d'elle après s'être fait mal. Il ne comprenait pas le comportement de la jeune fille mais devait bien avoué que cela l'avait calmé, temporairement du moins, et il était monté se coucher dans sa chambre.
Face à son casier, son regard dévia sans le vouloir sur l'inspecteur Hatake discutant avec Hinata Hyuga. Le regarde de l'inspecteur croisa celui de Sasuke, même avec son masque qui lui couvrait une partie du visage, il lui sembla voir se dessiner sous le masque de l'inspecteur, un sourire satisfait.
Il ne savait pas ce qu'Hinata avait bien pu raconter à l'inspecteur et Sasuke s'en fichait royalement. Ce soir, il sera innocenté, lavé de tout soupçons et part Ino elle-même.
J'espère que ce chapitre vous a plu !
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La bise !
