Résumé : Sasuke, ayant un passe-temps très particulier, voit sa chère routine malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses camarades de classe. Que faire ? /!\ UA.
Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !
Les pensées du personnages en POV sont en italiques.
Voici la suiiiite ! Bonne lecture ;)
Il n'attendit même pas que les filles aient fini de se changer pour retourner au pas de course aux toilettes du vestiaire 6. Sai s'était accroché à son sac et avait dû l'ouvrir dans leur tentative de rester en équilibre.
Il passa si vite que les filles ne firent même pas attention à lui. Dans le vestiaire 6 qui était maintenant vide, il s'enferma à nouveau dans les toilettes.
Où est ce SAC ?!
Assez repérable grâce à sa couleur singulière, Sasuke attrapa le précieux objet qu'il avait perdu. Il le pressa fort contre son torse e se laissa tomber par terre de soulagement. Il ferma les yeux et pris une profonde inspiration. Même en n'étant pas présente, Ino lui en faisait voir de toutes les couleurs.
Il resta ainsi un certain moment. Plus jamais il essayerait entreprendre quelque chose pendant un cours de sport. Deux fois, deux échecs.
Le jeune homme se releva avec difficultés, ayant vidé l'intégralité de ses forces plutôt. Les vestiaires avaient été déserté par les élèves et étaient à présents vides de présences gênantes. Il fourra le sac en plastique sous son t-shirt. Il ferma le vestiaires 6 et reposa la clé à sa place, ainsi que le maillot qu'il n'avait pas rendu.
Il alla chercher sa sacoche, qu'il avait abandonné derrière lui avant de quitter Udon. Mais devant le vide que constata le jeune homme une fois arrivé à destination, il pu en conclure que ce dernier lui avait sans doute pris, pensant faire une bonne action pour son ami, alors qu'il avait fait tout l'inverse. Sasuke ne pouvait pas le blâmer pour ça.
Il ne pouvait pas sortir du gymnase avec quelque chose, qui de toutes évidences, était caché dans son t-shirt. L'Inspecteur le remarquerait immédiatement. Mais il n'allait pas resté toute la journée et une partie de la nuit dans le gymnase sous prétexte de ne pouvoir partir que lorsque tout le monde serait bien gentille ment chez eux et le chemin pour rentrer, vide de gens. Pourtant il le fallait. Le jeune homme ne voulait pas sécher les cours mais il n'avait pas le choix.
Il ferma les yeux une demi seconde et senti son corps s'alourdir et sa tête basculer en avant. Sasuke se gifla mentalement, ce n'était absolument pas le moment de s'endormir. Il ne pouvait pas prendre le risque de rester, de s'endormir et d'être trouvé avec la preuve sur lui. Sortir du gymnase sur ses gardes, poser le sac d'Ino quelque part, hors du lycée, bien caché et revenir le chercher ce soir avec de quoi le caché.
Excellent plan.
Il ouvrit la porte du gymnase doucement. Devant l'entrée du bâtiment, sur un banc, l'attendait Udon. Ce dernier se retourna quand il entendit les pas de Sasuke, il lui offrit un sourire avant de se lever et de lui apporter sa sacoche puis il ajouta :
« On se voit tout à l'heure » et fila en cours.
Sasuke remercia la naïveté du jeune homme qui n'avait pas vu son état de détresse plutôt. Dès que le jeune homme à la goutte fut assez loin, il rangea le sac mauve dans son sac et suivi de loin Udon, n'ayant pas la force de marcher plus vite pour le rattraper et n'en ayant de toutes façons pas la moindre envie.
Le jeune sociopathe finit par arriver dans la cour du lycée après un temps de marche qui lui sembla infini et ce, avec le panache d'un mollusque en fin de vie. Il s'étala sans regret et de toute sa longueur sur le banc sur lequel son petit groupe avait l'habitude de se poser pendant les temps de pause. Puis il remarqua que très tard que ce dernier était vide, comme tout le reste de la cour. Un rapide coup d'œil à sa montre lui indiqua que les cours avaient déjà repris depuis vingt minutes.
Puisque de toutes façons, il avait commencé à sécher sans s'en rendre compte, autant en profiter. Le lycéen balança ses jambes d'avant en arrière dans l'espoir qu'elles trouvent le moyen de le déplacer d'elles-même mais ce ne fut pas le cas et il fut obligé de se lever à l'aide de ses bras qu'il crut voir se casser sous son poids pourtant pas très élevé.
L'infirmière n'eut pas l'air surprise quand elle vit Sasuke arriver dans son infirmerie. Elle commençait déjà même à ouvrir son tiroir à crèmes anti-hématomes et pansements mais Sasuke l'informa qu'il voulait simplement se reposer. D'ailleurs, il se demandait si un jour elle comptait lui demander de participer aux frais d'achat, parce que mine de rien, il était le plus gros trou du budget de l'infirmerie, vidant ses ressources nonchalamment. Elle ne dit rien et l'invita à aller se coucher une ou deux heures dans l'une des chambres. L'infirmière lui donna une clé et n'hésita pas à lui rappeler que :
« C'est pas un hôtel ici, hein ! »
L'infirmerie était grande et un bâtiment à elle seule. Au dessus de cette dernière se trouvaient des logements de fonctions pour les membres de l'équipe éducatrice. Après avoir passé le sas, on arrivait dans la salle d'attente où se trouvaient deux portes, une qui menait au bureau de l'infirmière et l'autre à celui de l'assistante sociale. Et à coté de ces bureaux, à gauche, se trouvait un long couloir qui donnait accès à une série de chambres avec lit et même une salle de bain personnelle, composée de douche et toilettes.
Après avoir fermé la porte derrière lui, il laissa tomber ses affaires et se dirigea comme un zombie vers la douche. Sasuke passa un temps considérable sous la douche, l'eau le débarrassait de toute cette sueur. Il n'en pouvait plus de se sentir sale. Marinant dans ses vêtements de sport dans lesquels il avait transpiré plus qu'il n'avait bu. Soudain, il se souvint qu'il ne les avait d'ailleurs pas lavés depuis la semaine dernière et fit une moue dégoûtée avant de remettre sa chemise et son pantalon noir.
Se débarrasser de la saleté l'aidait déjà à se sentir mieux mais il n'était toujours pas au meilleur de sa forme. Il se posa sur le lit mis à sa disposition.
Il ne pouvait décemment pas dormir mais au moins se reposer pour récupérer des forces pour affronter l'après-midi qui arrivait. La professeur de maths était un tyran qui aimait humilier ses élèves en direct du tableau. Si le jeune homme n'avait jamais eu aucun soucis à répondre aux questions de la professeur, c'était rarement le cas des autres élèves qui s'enfuyaient régulièrement de sa classe en pleurant.
La semaine dernière, c'était Shion qui avait couru loin de la classe dès que la professeur avait commencé à perdre patience à la première question. La blonde avait été introuvable pendant tout le reste de l'après-midi. Dans la même heure de cours Hinata avait versé quelques larmes elle-aussi. Vendredi dernier, ça avait été Udon qui avait eu la même réaction qu'Hinata. Et Shino...
Madame Mitarashi n'interrogeait jamais le jeune homme silencieux. Non seulement, il avait la fâcheuse habitude de répondre correctement aux questions mais en plus celle de corriger parfois la professeur, ce qui était tout à fait inacceptable.
Ses yeux s'ouvrirent avec difficulté. Sur l'horloge, l'heure indiquée était 11h30. Plus le temps passait, plus elle avait du mal à se lever, elle avait déjà perdu la moitié de sa journée ! Ces derniers temps, elle ne passait aucune nuit de tranquille. Tournant en rond jusqu'à tomber de fatigue. Alors que la journée, elle somnolait debout. Mais ce n'était pas le sort funeste que lui réservait Sasuke qui la mettait dans tous ces états.
Elle se leva. Qu'est ce qu'elle pouvait avoir faim ! Heureusement son cher bourreau avait amené dans la cave une petite merveille.
Un frigo !
Petit, certes, mais au moins, elle n'était plus obligée attendre que le sociopathe rentre pour manger. Sans cela, elle serait probablement morte de faim. Et aussi parce que hurler pour que monsieur se souvienne que parfois un être humain, même enfermé dans une cave, a besoin de se ravitailler n'est vraiment pas pratique.
La jeune fille tira la porte et analysa pendant de longues secondes l'intérieur, accroupi devant la « merveille ». Sasuke lui avait déjà dit de ne pas faire ça, cela abîmait le frigo. Elle sorti de quoi se faire une collation, ses bras étaient remplis de tout un tas de choses, mais principalement de légumes et de fruits. Depuis qu'il avait constaté qu'elle avait un grand appétit, il n'achetait que de la nourriture qui comblait son estomac tout en restant peu caloriques !
Sasuke lui avait expliqué que ce n'était pas parce qu'elle était prisonnière qu'il fallait qu'elle néglige sa santé. Elle trouva cette nouvelle lubie absolument drôle et il lui arrivait d'en rire à chaque fois qu'elle ouvrait le frigo. Il la gardait séquestrée dans une cave et se débarrassera d'elle dès qu'il en aura l'occasion mais il la nourrissait mieux que ses propres parents. Si, ça, ce n'était pas la preuve qu'il n'était pas comme tout le monde...
En fait, c'est une mauvaise idée, je vais encore prendre du poids...
Ce n'était parce qu'il n'y avait que des aliments « healthy » que cela voulait dire qu'ils n'étaient pas caloriques.
Ino pensa un temps qu'elle non plus, n'était pas comme tout le monde, qui peut se réjouir d'être enfermé de la sorte ?
Mais elle aimait cette vie. Ce qu'elle aimait le plus dans cette nouvelle vie, c'est toutes les choses qu'elle découvrait sur lui chaque jour. Elle avait appris plus de choses sur lui en un mois qu'elle vivait ici que pendant toutes ces années à être dans la même classe. C'était probablement normal, pour quelqu'un comme lui, mais il possédait tout un tas de lubies en tout genre qu'Ino adorait découvrir au fils du temps.
Cette étrange façon qu'il avait de la traiter, à demi-chemin entre le respect qu'un « gentleman » peut avoir pour une femme et l'autorité d'un ravisseur sur son otage. La jeune fille avait souvent des sautes d'humeur involontaires, il lui était arrivé plusieurs fois de râler contre celui qui la retenait prisonnière et lui, ne le lui reprochait pas, préférant fuir sa colère lorsque le matin il avait le malheur de la réveiller sans faire exprès.
Cette façon qu'il avait de lui faire gentiment comprendre qu'elle dépassait les limites. Ni trop autoritaire, ni vulgaire. Monsieur avait bien trop de classe pour cela, quitte à s'excuser quand il allait trop loin, Ino mit la main sur sa joue se souvenant de la gifle qu'il lui avait mise la veille.
Cette façon qu'il avait de frotter le sol ou n'importe quelle autre surface, tout en râlant dans sa barbe inexistante contre elle-ne-savait-quoi. Et puis de lui demander soudainement son aide, parce qu'il est parfaitement normal qu'un prisonnier aide son ravisseur à faire le ménage de l'endroit où il est retenu contre son gré.
Cette façon qu'il avait de froncer les sourcils quand il ne comprenait pas des choses pourtant naturelles que tout le monde comprend.
Cette façon qu'il avait de poser ses grandes yeux noirs interrogateurs quand elle essayait de l'enlacer ou quand elle lui disait qu'elle l'aimait.
Pour le coup, c'est normal qu'il ne comprenne pas ...
Elle tombait amoureuse de lui un peu plus chaque jour...
Un sociopathe la traitait avec plus de respect que les personnes « lucides » qu'elle avait connues et considérées, pour certaines, comme ses amis, sa famille.
Il ne se moquait pas d'elle quand elle lui disait son amour, il ne faisait pas semblant de ne pas voir ses défauts « parce que la fille la plus populaire doit rester ceci, cela », elle ne jouait jamais la comédie devant lui. Lui non plus d'ailleurs.
Peu importe que jamais il ne puisse lui rendre son amour, il en avait déjà fait beaucoup.
Elle avait, d'ailleurs, appris bien plus de choses tout court. Quel genre de kidnappeur apprend à sa prisonnière comme faire correctement le ménage, la lessive, à manger, etc. Parce que « quitte à ce que tu le fasses, fais le bien au moins ! »
C'est les bras toujours remplis qu'elle se dirigea vers la salle de bain, avant de faire tomber le tout à même le sol quand elle se vit. Elle se regarda dans le grand miroir de la salle. De face, de profil, de dos. Avec vêtements, sans vêtement. Elle fixa son reflet encore un temps mais le constat restait le même : chaque fois qu'elle se regardait, elle voyait avec tristesse que sa prise de poids ne cessait d'augmenter.
Il fallait pourtant qu'elle reste belle pour son cher et tendre ravisseur. Jusqu'à qu'il ne soit obligé de se débarrasser d'elle, bientôt elle ne pourra plus lui cacher la vérité. Heureusement, il lui restait encore un peu de temps.
Ses yeux s'ouvrirent violemment comme s'il avait reçu un électrochoc. Il releva à 90° sur le lit. Il s'était endormi ! Analysant la pièce, il sauta hors du lit et s'approcha à petits pas de la porte. Sur le gond du bas, il récupéra la mine qu'il avait posé.
Au cas où il s'endormirait, Sasuke avait posé sur ce dernier une mine de critérium. Si quelqu'un était rentré pendant son sommeil, cette dernière aurait été cassée en deux morceaux. Mais Sasuke la récupéra intacte, preuve que personne n'était renté pendant le laps de temps où il avait dormi.
Il fut rassuré, pour le moment. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas aussi bien dormi. Son sommeil était habituellement remplit des choses négatives, des choses du passé auxquelles le jeune homme n'avait pas envie de repenser.
« Ce n'est pas comme ça qu'on devient un homme, un vrai. »
La voix de son père avait résonné dans son esprit comme s'il avait dit cette phrase à coté de lui. C'était comme ça toutes les nuits depuis qu'Ino l'avait surpris et même maintenant qu'elle était docilement dans sa cave avec zéro chance que quelqu'un la trouve un jour, il n'avait pas le sommeil léger.
Puis soudainement lui vint une idée. Depuis la disparition d'Ino beaucoup de gens allaient à l'infirmerie mais très peu allait jusqu'aux chambre du fond. L'infirmière demandant toujours que l'on occupe en priorité les chambres les plus proche de son bureau. Pourquoi ne poser le sac à main là-bas ?
Malgré le grincement de la porte qui s'opposa donc à son but premier, il sorti discrètement de la chambre et alla jusqu'à celle la plus au fond. Puis à l'aide un pince à cheveux d'Ino (qu'il avait désinfecté) il déverrouilla la porte facilement et entra. Il ne restait plus qu'à trouvé un endroit suffisamment discret pour qu'il paraisse évident qu'on ait pas vu le sac avant, mais pas trop caché pour que cette histoire se termine vite.
En face de la porte se trouvait directement le lit à gauche et à droite la salle de bain qui donnait directement vu sur le lit.
Aucune cachette ne lui semblait intéressante ou vraisemblable, jusqu'à ce que son regard se pose sur le conduit d'aération dans la salle de bain. C'était une cachette assez difficile à trouver mais si Sasuke trafiquait le conduit pour qu'il ait besoin de révision d'ici à quelques jours, alors cela était parfait.
Le sociopathe enfila son sweater spécial mission imprévue, ses gants et un filet à cheveux (hors de question de laisser des traces). Se hissant sur la cuvette des toilettes, il se mit à hauteur du conduit l'ouvrir en tirant un peu dessus, finalement, il n'aura même pas besoin de trafiquer quoi que ce soit. Ce conduit est tellement petit que la simple présence du sac bouleversera son fonctionnement d'ici peu de temps. Il sorti la preuve de son plastique et plaça la nuisance dans le conduit puis referma ce dernier.
Il ne restait plus qu'à sorti discrètement de la chambre.
Cela ne devrait pas être trop compliq-
« Putain, KAKASHI ! Ce sale petit merdeux ! J'vais me le faire ! » Hurla l'un des inspecteurs.
-J'ai toujours cru que t'étais fan de son père, Obito ?
-La ferme Gaï, putain !
-Ne parle pas comme ça à ton coéquipier Ob' » lui rétorqua l'inspecteur aux cheveux gris.
-Arph, désolé... » se rependit le premier.
Les deux hommes portèrent l'inspecteur Obito au dessus du lit, puis le lâchèrent.
« Et l'autre infirmière qui voulait pas me donner la chambre la plus au fond ! Elle a peur que je fasse des bêtises si elle peut pas m'surveiller ? » Fit-il avec une voix enfantine.
« -Elle va pas me mélanger avec leurs sales mômes ! Reprit l'inspecteur aux cheveux noirs.
-Vu ta taille, elle a du croire que t'étais l'un de ses élèves » s'amusa Gaï.
« Oh ! C'est tellement drôle, regarde, je suis mort de rire... » répondit amer Obito.
« Tu pourras porter plainte contre le gamin, je pense.
-Je pense pas que ce soit aussi facile Kakashi...
-Mais-
-Il a raison » finit par en conclure Obito
Plus Kakashi passait de temps dans ce lycée plus il avait l'impression qu'il allait enfermé toutes les personnes présentes pour favoritisme et forme gravissime de stupidité, même si cela ne constituait pas un véritable motif d'arrestation.
Ce Sai s'en était pris à Obito après qu'il les ai entendu parler de leur nouvel indice quant au possible meurtrier d'Ino. Il n'était même pas outré du fait quelqu'un qu'il connaissait ait éventuellement tué sa petite-amie, il voulait juste savoir si c'était son amant. Ils n'étaient pas amoureux ces deux là, cela paraissait évident. Il se souciait juste de savoir si cela tâcherait sa réputation. Seule une idiote pourrait s'enticher d'un idiot pareil et la jeune Yamanaka n'était pas une idiote.
D'un CON, pareil.
Kakashi n'aimait pas critiquer les gens dont il connaissait pas l'histoire mais il n'était pas nécessaire d'avoir fait des études de profilage criminel pour comprendre que ce n'était qu'un petit idiot pourri gâté par papa et maman.
Mais aller jusqu'à s'en prendre à un représentant de l'État parce que ce dernier avait refusé de lui divulguer des informations top secrètes, c'était quand même beaucoup. Certes, Obito n'aurait jamais dû parler de cela si près d'un élève, mais tout de même. Kakashi allait jusqu'à dire, qu'ils était en même en présence d'un enfant-roi. Persuadé que tout lui était dû et que tout le monde lui devait respect et obéissance... Ses parents n'allaient tout de même pas empêché les poursuites ?
« Ma jambe... il a frappé fort, le con ! » pleurnicha Obito.
« Obito, reprends-toi et arrête d'être vulgaire.
-Pardon...
-Je pense que tu vas être en arrêt quelques temps, ça me semble cassé tout ça » Répliqua Gaï en appuyant sur la cheville de son coéquipier. Ce qui arracha un hurlement de douleur à son ami.
« Salauuu...
-Oui ? » Demanda Gaï, battant des cils et en mettant sa main près de son oreille comme s'il n'entendait pas bien.
-Ça suffit vous deux !
-Qui aime bien, châtie bien ! » se justifia l'inspecteur en vert.
Kakashi savait qu'il parlait dans le vide, ces deux ne se disputaient jamais réellement, c'est comme ça qu'Obito entretenait chacune de ses amitiés. L'inspecteur au masque n'avait encore jamais entendu un « ami » d'Obito ne pas l'insulter. Kakashi l'envoyait régulièrement se faire voir lui aussi.
« C'est quoi ce bruit ? »
Kakashi était trop dans ses pensées, il n'avait pas entendu.
« Ça venait de la salle de bain. » Affirma l'inspecteur aux gros sourcils qui se leva pour aller voir.
-C'est quelqu'un qui a tapé contre le mur ?
-Il n'y a pas d'autre chambre du coté de la salle de bain... » L'informa Kakashi
« Attends, Gaï ! Je pense que c'est... un …
- Quoi ? Accouche. » L'inspecteur en vert n'aimait qu'on le fasse attendre.
« Un FANTÔME !
- MAIS NON, C'EST PAS POSSIBLE ! Et puis, arrête de dire n'importe quoi ! Tu sais bien que je crains ce genre de truc. » Hurla Gaï tout en se cachant derrière son ami aux cheveux gris.
« Mais si ! Hein Kash', c'est un trèèèès vieux lycée, il doit en avoir des élèves qui ont du se suicider ici. Entre le désespoir des études et le désespoir du cœuuuur ! »
Après ça Gaï poussa le hurlement le moins viril de l'histoire de l'Homme, les deux autres feront comme s'ils n'avaient rien entendu. Jusqu'à ce que l'homme aux gros sourcils reprenne la grosse tête comme il en avait l'habitude après chaque affaire résolue. Ils lui feraient une petite piqûre de rappel et ce, devant le plus de monde possible, ce sera beaucoup plus drôle.
Crac
« AAAAAAAAAAHHH ! ça l'a encore fait ! » Hurlèrent en cœur Obito et Gaï
« Kakashi, tu devrais aller voir, c'est toi le plus compétent d'entre nous ! » proposa l'inspecteur à la cheville cassée.
Kakashi ne nia surtout pas cette vérité et alla voir d'où venait le bruit. Qu'il était bon d'entendre ces doux mots, même s'ils étaient dit avec pour unique but de fuir une responsabilité. Ils résonnaient dans les oreilles de l'Inspecteur comme une douce mélodie de remerciement. Bien sûr, qu'il était le plus compétent, c'était lui qui gérait tous les policiers qui travaillaient sur l'affaire YAMANAKA.
Il entra dans la salle de bain. Pour une « salle de bain » d'une chambre d'une infirmerie d'un lycée, elle était bien luxueuse... Son propre appartement n'en avait pas une aussi bien équipée et en plus, elle était parfaitement intacte et d'une propreté incomparable : une baignoire ET une douche, un wc, un lavabo. Son ancienne salle de bain ressemblait beaucoup à celle-ci et était très luxueuse. Mais depuis qu'elle l'avait quitté, il vivait dans un appartement minable à peine plus grand que son ancien salon, pas très loin de l'Hôtel de Police. Comme il en avait toujours rêver...
Non, il n'avait pas encore envie de penser à ça aujourd'hui, il s'était déjà morfondu toute la matinée à attendre un appel qui ne viendrait jamais. L'homme aux cheveux argentés mit l'une de ses mains sur son front et posa son dos contre le mur. Mais si, elle appellera. Bien sûr qu'elle le fera, c'était évident. Simplement une question de temps.
Il attendit quelques secondes puis ouvrit les yeux et comprit.
« C'est le conduit d'aération qui doit faire du bruit, il a l'air rempli... »
Gaï prit alors la parole à l'aide d'un sourire sadique :
« Rempli de saletés en tout genre, comme... des rats !
-Arrête de dire n'importe quoiiii !» Fit la voix tremblante de l'inspecteur Obito, avant de reprendre :
«IL N'Y A PAS DE RATS ICI ! Même les souterrains de ce lycée sont mieux entretenus que ton appart', Gros-sourcils !
- Sale co- »
Pour retrouver la jeune Yamanaka, ils avaient été obligé de fouiller chaque recoin du lycée et la descente dans les souterrains avait été une très mauvaise expérience pour Gaï, qui craignait de voir apparaître un fantôme à chaque nouvelle porte qu'ils ouvraient.
« Attendez. J'vais voir ce qu'il y a dedans.
-Noooon ! Kakashi reviens, tu vas attraper la peste ! » Hurla Obito comme s'il s'agissait des derniers mots d'adieu qu'il pouvait dire à son ami.
Kakashi sourit derrière son masque à la remarque de son ami. Obito et lui se connaissait depuis des années et ce dernier avait toujours eu une phobie des rongeurs. Souris, rats et même les écureuils. Il se souvint de la façon dont il avait appris la phobie de son ami : sur le campus de S.U.N.A Sud, il y avait un parc où ils avaient l'habitude de déjeuner avec leurs amis de la fac. Mais quand le printemps fut là de nouveau, les petits écureuils le furent aussi et après voir vu l'un d'eux, Obito s'était mis à hurler et avait sauté dans les bras de Kakashi en le suppliant de le sauver de la créature.
L'Inspecteur étouffa un rire en repensant à tout cela. Arrivé au niveau du conduit, il l'ouvrit et y trouva un sac à main.
Mauve.
Est ce qu'une fille avait réellement oublié son sac ici ? Depuis combien de temps était-il ici ? Quelqu'un avait dû lui faire une farce, il ira lui rendre. Encore un mystère et une disparition de résolue pour l'inspecteur Kakashi !
Il ouvrit le sac et et fouilla. Une trousse à maquillage, une lettre, de la crème pour les main, un agenda. Voilà, c'est exactement ce qu'il cherchait.
Cet agenda appartient à-
« Putain de merde. » Il ne put se retenir de jurer.
« Kakashi ? » fit la voix tremblante d'Obito de l'autre coté du mur.
Une inscription figurait sur la première page, inscrite d'une façon élégante à l'encre bleue, typique des stylos à encre des écoliers, avec des traits lisses, des boucles et des bosses rondes. Sur cet agenda était écrit :
''YAMANAKA Ino 2nde 2.''
« Bon Kakashi, nous on y va, hein ! Débrouille toi avec tes rats ! »
Puis il entendit un claquement de porte.
L'homme aux cheveux argentés était tellement estomaqué de trouvé le sac de la victime dans un endroit pareil qu'il n'avait pas réussi à avertir ses amis avant qu'ils ne partent.
Pourquoi ? Comment ?
La seule et unique raison pour laquelle les policiers investissaient encore l'école, c'était parce que Kakashi voulait surveiller tranquillement le gosse Uchiwa, jamais il n'avait pensé qu'il trouverait réellement quoi que ce soit en rapport avec sa disparition au lycée.
Pourquoi le tueur aurait ramené le sac à cet endroit ?
La lettre !
Kakashi se jeta sur la lettre et l'ouvrit.
Sasuke entendit les bottes de l'inspecteur se diriger en courant vers le couloir et demander brutalement à l'infirmière si Ino Yamanaka était allée à l'infirmerie le jour de sa disparition. La jeune femme lui répondit avec un air mauvais qu'elle ne savait pas car elle ne tenait un registre des entrées.
Heureusement, sinon il serait toujours complet et uniquement rempli de la main du sociopathe. Elle lui dit en revanche que la jeune lycéenne passait beaucoup de temps à l'infirmerie avant de disparaître car elle était souvent malade. Puis, il sembla à Sasuke que l'Inspecteur sorti de l'infirmerie.
Au bout de plusieurs secondes de silence, le jeune lycéen lâcha prise. Il avait dû se caché en vitesse quand les inspecteurs étaient rentrés dans la chambre, il avait tiré le rideau de la douche et s'était accroché au mur de cette dernière pour qu'on ne puisse pas voir ses pieds par le bas.
Il n'avait jamais été bon en gainage et il avait lâché deux fois sa prise, heureusement que les policiers avaient cru que le bruit venait d'autre part.
Debout, le jeune homme sentait encore ses jambes trembler. Il était passé à deux doigts de la fin. Il récupéra ses affaires et sorti soulagé de l'infirmerie. Même si l'Inspecteur apprenait que Sasuke était à l'infirmerie au même moment qu'eux, maintenant qu'il avait la preuve d'un suicide, cela ne serait plus qu'une simple coïncidence.
Voilà qui était fait.
12h54.
Si ça continuait, il allait rater tous les cours de la journée. A peine six minutes pour manger et monter en cours. Dans la cour, il se retrouva face à Shiho qui visiblement attendait qu'il sorte puisqu'elle l'intercepta en débarquement tout d'un coup dans son champs de vision.
« J'aurais quelque chose à te demander, ça concerne ce matin.»
Réponses aux reviews :
Lawkyrie : VOICI LA SUITE ! x) (et merciiiii)
Sakka-Sensei : Merciiiiiiii ! Ne t'inquiète pas pour Hinata ! ;)
j'men baleck : Merci encore pour toutes tes reviews ! Les hypothèses, c'est la vie. Mais je ne te dirai pas si tu as bon ou non ! ;P Un peu de suspensssseuh. Mais tu tiens quelque chose, disons :D
J'espère que vous apprécierez d'autant plus la suite !
Merci de me suivre et à dans trois semaines environ ! :)
J'espère que ce chapitre vous a plu !
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La bise ! :3
