Résumé : Sasuke, ayant un passe-temps très particulier, voit sa chère routine malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses camarades de classe. Que faire ? /!\ UA.

Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !

Les pensées du personnage en POV sont en italiques.

Le début et la fin des flash back sont marqués en gras.

Bonne lecture ;)


« Oui, j'avais vu. » dit la blonde, pas vraiment perturbée, même complètement à l'aise.

Sasuke souffla, il avait quand même espéré le contraire.

« Quand on s'était vu sur le pont de Nakano avec le gros type super baraqué. D'ailleurs, tu t'en était bien sorti, il était tellement plus grand que toi ! » fit elle avec de grands gestes comme pour mimer la grandeur physique de l'homme.

« J'ai eu si peur ! J'ai cru qu'il allait te faire la peau » continua-t-elle.

« Mais j'en ai parlé à personne ! Je te le promets » lui sourit Ino, tentant de le rassurer.

Sasuke ne savait pas s'il était rassuré mais les paroles de la jeune fille avaient l'air convaincantes.

« Il faudrait que tu te muscles un peu ! Tu veux que je te donne des cours de yoga ? »

La lettre n'étant suffisamment intéressante, l'inspecteur continuait le coller en permanence au lycée et cela faisait maintenant bientôt 4 mois et demi qu'il n'avait pas pu faire ce qu'il aime le plus et était encore en manque de sang.

Sirotant son thé doucement sur l'un des fauteuils du salon de la cave, il observait sans vraiment la voir, Ino, sur le canapé en face de lui, qui tricotait un pull d'après un modèle dans un magasine.

Sasuke ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle s'obstinait à tricoter des vêtements très clairement trop petits pour eux et bien trop grands (quoi qu'elle en dise) pour le lapin qu'il lui avait offert à Noël et qu'elle avait appelé sobrement ''Chidori''.

C'était devenu comme une routine, elle en train de tricoter ou coudre quelque chose et lui en train de comater pas très loin. Il se demanda quand est-ce qu'il avait commencé à passer son temps libre de façon automatique dans la cave.

Deux mois entiers de cours venaient de passer, c'était la fin des vacances d'Hiver et toujours pas de nouvelle de cette maudite lettre. L'inspecteur Hatake... qu'avait-il pu faire de cette lettre ?

Il n'aurait quand même pas-

« POLICE, OUVREZ ! »

Après un regard lancé à Ino qui semblait toute aussi surprise que lui de cette visite plutôt inattendue, il ouvrit l'un des tiroirs du salon et sorti un bâillon, malgré la visible non-envie de sa prisonnière d'avoir à mettre le bâillon, elle le mit toute seule après avoir entendu deux énormes coups mis dans la porte d'entrée.

Il ne fallut pas longtemps à Sasuke pour remonter à la surface, n'oubliant pas au passage de remettre ses lunettes qu'il ne mettait plus dans la cave. En arrivant à la surface, il passa sa tête en dehors du placard quand il vit que la voie était libre, il sorti.

Une fois à l'extérieur de la cave, le jeune homme eut la désagréable surprise de voir que l'inspecteur Hatake s'était permis de rentrer chez lui et qu'il se promenait tranquillement dans son salon, il voulut protester contre cette intrusion parfaitement illégale mais l'inspecteur Umino qui avait semblé être de son coté jusqu'ici, ne dit rien et lui remit simplement une lettre avant d'ajouter :

« Si tu veux bien, nous devons t'emmener au poste de Police. Tout va bien se passer » dit l'inspecteur à la cicatrice. Sasuke sentait que malgré la voix douce qu'employait le fonctionnaire de Police, que rien n'allait bien se passer.

« P-Pour-pourquoi ? » Sa voix étaient tremblante, il n'arrivait pas à articuler correctement. Ses mains devaient moites et il avait du mal à respirer, et son cœur battait de plus en plus fort dans sa poitrine.

« Ne discute pas. Nous avons de nouveaux éléments et tu dois venir pour nous confirmer tout ça. » ordonna la voix grave de l'inspecteur aux cheveux d'argent. Sasuke put voir, même avec le masque, le sourire victorieux de l'inspecteur. Comme pour Sai, cela ne allait pas du tout.

« Kakashi, s'il te plaît. »

« Très bien, suis nous. » dit l'inspecteur belliqueux avant de se retourner, toujours ce sourire malsain scotché sur son visage.

La main de l'inspecteur Umino se posa sur l'épaule de Sasuke et poussa doucement le plus jeune des trois en dehors de la maison. Devant le porche se trouvait deux voitures de Police ainsi qu'une demi douzaine de policiers.

Le sociopathe reconnu l'inspecteur Obito Tobi et l'inspecteur Gaï Maïto qui étaient souvent avec l'inspecteur Hatake. Tous les policiers regardèrent Sasuke avec dédain, ils ne lui adressèrent qu'un simple hochement de tête en guise de salutations quand le lycéen bredouilla près d'eux un timide ''bonsoir''. L'un d'eux lui ouvrit la porte d'une des voitures et l'invita à entrer d'un air peu commode, le jeune homme entra sans opposer de résistance et fut suivi par l'inspecteur Umino qui ne le quittait pas d'une semelle. Les voitures démarrèrent et il partirent.

Maintenant qu'il y pensait, il n'avait pas verrouiller la porte d'entrée de la cave ! Il avait été tellement presser de sortir qu'il avait oublié, Ino pouvait s'enfuir !

Il jeta un dernier regard en direction de sa maison.

Maintenant il fallait juste espérer que les sentiments qu'elle lui portait la fasse rester tranquillement dans la cave sans bouger jusqu'à son retour.

Le voyage jusqu'au poste de police fut assez court, trop court au goût du garçon sociopathe.

Il s'arrêtèrent devant un bâtiment qui semblait aussi vieux que le lycée où il passait la plupart de son temps. Sasuke sorti de la voiture en traînant les pieds, suivis des policiers. L'inspecteur Umino, toujours sa mais sur son dos, lui adressa un sourire avant de le pousser gentiment vers l'intérieur.

Ils passèrent devant une sorte d'accueil, un homme parlait avec trois personnes de dos qu'il crut reconnaître, sans s'y arrêter et engouffrèrent dans un couloir. Couloir, qui fut suivis de tout un tas d'autres couloirs, il y en avait tellement que Sasuke n'avait pas retenu le chemin qu'ils avaient fait. C'était un vrai labyrinthe à l'intérieur. Beaucoup plus grand que ce que laissait penser l'extérieur. Les couloirs étaient tous d'une propreté impeccable et un nombre impressionnant de personnes y défilaient, tous portant l'uniforme bleu de la Police Nationale, des dossiers dans les mains et des armes à leurs ceintures.

Il était fait comme un rat.

Il senti que son cœur et ses poumons refusaient de ralentir la cadence malgré tous ses efforts, il était à deux doigts de s'évanouir. Il fut traîné contre son gré dans une salle qui ressemblait beaucoup aux salles d'interrogatoires que l'on pouvait voir dans les séries policières. Une pièce carrée, aux murs entièrement blancs et au sol légèrement plus foncé. Une table, deux chaises chacune d'un bout de la table.

Même si Sasuke aimait la propreté et le rangement, il devait avouer que cette blancheur et ce vide faisaient ressortir en lui de mauvais souvenirs. Un en particulier.

L'inspecteur à la cicatrice lui expliqua qu'il le laissait quelques minutes, seul, le temps d'aller chercher quelqu'un. Mais il lui signala que les policiers pouvaient voir ses fait ses gestes à travers la vitre teintée qu'il désigna du bout du doigt.

Le jeune lycéen hocha la tête sans parler. Et l'homme parti.

Soudain un flash illumina son esprit. Les personnes à l'accueil, il ne se souvenait plus sur le moment où il les avait rencontrées. Maintenant, il s'en souvenait, c'étaient les parents d'Ino accompagnés de Temari. S'il n'avait retenu de la mère des jumelles que ses longs cheveux châtains le peu de temps qu'il l'avait vu, il se souvenait parfaitement du père qui l'avait coursé pendant plusieurs heures et avait bien failli l'attraper.

Temari se faisait tellement discrète depuis la disparition de sa sœur, que Sasuke en était presque venu à l'oublier, ce qui était étrange elle qui pourtant avait toujours eut l'habitude de faire remarquer sa présence par son caractère fort, presque aussi fort que celui de Karui.

Sa captive lui avait demandé plusieurs fois des nouvelles de sa sœur. Le jeune homme s'était retrouvé dans une impasse, ne sachant pas quoi lui répondre : la blonde aux yeux verts passait le plus clair de son temps cachée derrière les autres toutous de Sai et le peu de fois où Sasuke la voyait elle était tellement discrète qu'il ne la remarquait même pas. Il avait tenté décrire l'expression qu'arborait la plus jeune des deux jumelles tous les jours depuis qu'Ino n'était plus à ses cotés, mais sans succès. Ils avaient dû jouer au mime toute la nuit dans la cave et ils en avaient conclu que cette dernière était tout simplement triste et en deuil face de la disparition de sa jumelle. Cela avait apparemment attristé la prisonnière un moment puis elle était passé à autre chose.

« Toute cicatrice se referme. Un jour, elle ira mieux » Avait simplement répondu la blonde aux yeux bleus avec un timide sourire et des yeux humides.

Sasuke n'était pas d'accord. Jamais les siennes ne se refermeraient. Ça, il en était convaincu.

Ils n'allaient quand même conforté la famille à lui ? Pas les mettre face à face...

Tout se mélangeait dans la tête du sociopathe, il faisait tout pour ne pas penser à sa future vie en prison. Même si pour le moment, ils ne l'accusaient que du crime d'Ino, ils ne mettront pas longtemps avant de se rendre compte qu'il y avait bien plus de victimes que ce qu'ils pensaient.

Soudain des bruits derrière la portes se firent entendre et Sasuke reconnu sans mal la voix de ''Kakashi''.

« Je me porte volontaire pour l'interroger, Iruka est trop doux et a bien trop de sympathie pour ce garçon, il n'en tirera rien. »

Puis la voix forte d'une femme se fit entendre en douceur.

« Kakashi, Il n'est pas là pour ça »

La lourde porte en fer s'ouvrir et plusieurs policiers entrèrent dans la pièce, dont l'inspecteur au masque, tout en parlant bruyamment. Sasuke n'était pas sûr que cela fasse parti du protocole, c'était peut-être un peu cliché mais il avait pensé voir arriver ''Kakashi'' et l'inspecteur Umino pour jouer au gentil et au méchant flic.

Apparu devant lui, à la suite de ce troupeau de bœufs sous testostérones, une femme. Habillée de façon très classe : une chemise blanche et un tailleur noir, parfaitement taillé à sa silhouette et mettant en avant ses formes généreuses. Le jeune lycéen maniaque valida la tenue portée, enfin quelqu'un qui s'habillait avec classe dans cet endroit. Les policiers ne l'étaient pas vraiment avec leur uniforme mal ajusté ou trop serré pour certains, comme l'inspecteur Maïto, que Sasuke trouvait un peu plus ridicule à chaque fois qu'il le rencontrait. Franchement qu'est ce que c'est que cette coupe de cheveux ?

Certes, niveau coiffure ridicule le sociopathe rivalisait avec l'inspecteur en vert, mais contrairement au plus âgé, ce n'était pas intentionnel. Les cheveux du garçon à lunettes, pour une raison inconnue, avaient toujours refusé l'autorité d'un coup de peigne et de gel, alors il faisait avec. Il n'aimait pas combattre pour une cause perdue d'avance.

Le bruit des talons de la femme rappela Sasuke à la réalité.

Décidément...

Il avait toujours eu tendance à partir dans son monde onirique pour ne pas avoir à affronter la réalité. Mais pour une histoire de coiffure, c'était bien la première fois. Probablement le signe d'une envie particulièrement forte d'être loin d'ici...

La cheffe suprême n'avait pas l'air très vieille mais sous ces yeux couleur ambre se trouvaient de légères rides qui trahissaient son véritable âge. Il lui donnait environ 50 ans. Elle avait le regard sévère et de longs cheveux blonds attachés en deux queues de cheval basses qui naviguaient tranquillement dans son dos au fils de sa marche. Dès que sa présence fut constatée, les voix des policiers se calmèrent. Visiblement ce n'était pas ''Kakashi'' le big bosse.

« Bonjour, je suis Tsunade Hime, l'enquêtrice principale de l'Affaire YAMANAKA. »

Sasuke n'avait pas besoin qu'elle le précise, il l'avait bien compris. Son dos droit, la tête relevée, le regard confiant, elle était fermement appuyée sur ses jambes. Cette femme transpirait la classe et en imposait tellement, pas étonnant qu'elle soit le chef ici. Sa prestance était impressionnante, son aura défiait quiconque de se mettre en travers de son chemin. Le jeune homme compta le nombre de policiers hommes qui firent la grimace à l'arrivée de la femme dans la petite pièce. Ils n'arrivaient probablement pas à se faire à l'idée d'être dirigés par une femme.

Il n'avait jamais compris pourquoi certains membres de la gente masculine ne supportaient pas d'avoir une femme pour supérieure. La seule chose qui comptait c'était les compétences, non ? Si elle avait les compétences nécessaires pour son emploi, alors pourquoi se soucier de ce qui se trouvait dans son pantalon ? Ou plutôt dans sa jupe pour le coup.

Elle se déplaça élégamment d'un coté de la salle jusqu'au lycéen, elle en fit le tour, passa derrière lui et en un regard, elle ordonna à ses hommes de quitter la pièce. Puis comme si cela n'était pas assez clair, elle ajouta à l'intention du lycéen :

« C'est moi qui vais t'interroger. »

Sasuke ne savait pas s'il devait se sentir soulagé de ne pas être en face de Hatake ou bien s'il devait s'inquiéter d'être interrogé par l'enquêtrice principale. Elle s'essaya en face de lui et ouvrit un épais dossier sur lequel il avait pu lire « Affaire YAMANAKA ».

« Je vais avoir besoin d'un avocat ?» demanda t-il plus inquiet qu'il ne voulait le laisser paraître.

Elle releva la tête, vraisemblablement très surprise.

« Bien sur que non.» lui répondit la femme, à l'aide d'un sourire qui lui rappela sa vieille nourrice quand il lui demandait si elle était fâchée contre lui après avoir fait une bêtise.

«Personne ne t'as dit ce que tu faisait ici ? » Il hocha de la tête pour lui dire non.

Elle lança un regard, qui semblait à Sasuke plutôt négatif, en direction de la vitre teintée. Puis elle revint à lui et ajouta :

« Nous avons ajuste besoin de confirmer quelque chose, que tu as sûrement oublié de préciser aux enquêteurs qui étaient venus te voir, la première fois. » sa voix était calme, fluide. Chaque mot était dit avec la bonne intonation et elle articulait chacun d'entre eux.

« L'une de tes camarades ... »

Sûrement Hinata.

« ... a cru se souvenir te voir encore dans la maison du jeune Sai pendant sa soirée d'anniversaire, pendant laquelle la jeune Yamanaka a disparu. »

Était-elle obligée de rappeler chaque événement ?

« Elle t'as vu dans les alentours de minuit trente alors que tu disais être parti environ une demi-heure plutôt. »

Sasuke trembla, ses yeux se perdirent malgré lui dans le décors derrière la femme blonde. Il était cuit, qu'est ce qu'il pourrait bien dire ?

« Et, disons, que tu n'étais pas tout seul. D'après elle, tu étais dans une chambre à l'étage avec Ino Yamanaka »

Comme un coup de jus, Sasuke se souvint de la soirée, il avait effectivement cru entendre un bruit lorsqu'il avait demandé à la blonde de le suivre à l'extérieur de la maison du grand manitou. Il n'aurait jamais imaginé que cela lui aurait été fatal.

« Apparemment la jeune fille, pensait faire une petite blague à Ino en lui sous-entendant qu'il s'était passé quelque chose entre vous le lendemain, mais elle n'est pas resté longtemps.

-J-j-j'avoue que j'ai p-peut-être dit l'heure au hasard. » avoua finalement Sasuke, il senti la tension monter en lui.

« J-je je ne me souviens plus, en fait j-j-j'avais trop bu. La seule chose dont je me rappel c'est …. que je me suis enfuis d-d-de chez Sai parce qu'il me courait après pour me frap-p-per et que je suis arrivé chez moi et... que j'ai croisé ma voisine en posant les poubelles... »

Sasuke marmonna tellement bas et tellement vite qu'il se demanda si les policiers avaient bien entendu ce qu'il avait dit. Il ne savait pas si son énorme mensonge allait passer, mais il tentait le tout pour le tout. Le visage de la femme n'avait pas bougé et ne montrait aucune expression, elle arrivait à faire ce que Hatake était obligé de faire à l'aide un masque.

« Pourquoi ne pas avoir dit cela tout de suite ? » Finit elle par demander calmement après un temps de pause calculé.

« M-m-mes parents sont des gens très im-p-portant et j-j-je voulais pas qu'ils sa-sachent que j'avais été saoul au point d'en vomir, ils sont très sévères et très durs à contenter...c'était la première fois que je buvais de l'alcool... Mon pè-père est député et m-ma mère est dans les affaires...

- De quoi avez vous parlé ?

- Je-je ne sais plus...

Après un silence pendant lequel Sasuke se demandait si sa vie était finie, la voix de l'enquêtrice en chef s'éleva à nouveau dans la salle :

« Très bien » fit elle, avant de se lever, d'ouvrir la porte et d'appeler ses collègues.

« Tu peux rentrer chez toi, Sasuke, Veux-tu qu'on te raccompagne ? ». Il accepta de bon aloi cette proposition, trop heureux de ne pas être jeté directement en prison, et en plus, il n'y avait plus de bus à cette heure-ci.


Si ça se trouve, la Police avait trouvé de quoi le relier à sa disparition et son Cher et Tendre était en train de pourrir en prison ! Et –

NON, ils n'avaient rien contre lui, il n'y avait personne quand il s'en était pris à elle sur le sentier.

Elle faisait les cent pas depuis presque deux heures dans le salon de la cave et n'arrivait pas à se calmer.

Ils n'avaient RIEN contre lui.

Tout allait bien, il n'y avait aucune de raison de s'inquiéter.

Mais au cas où, elle commença à chercher une explication valable à donner pour sauver Sasuke de la prison, pour l'innocenter.

Elle pourrait leur raconter qu'elle avait trouvé refuge dans sa cave pour échapper à la violence de ses parents. Et pour les cicatrices, dû aux instants de folie de son hôte, elle pourrait toujours accuser ses parents de violence physique même si la lettre n'en parlait pas...

Tant pis pour eux.

La porte de la cave s'ouvrit. Automatiquement, elle se réfugia dans sa cachette la plus proche : les placards de la cuisine, s'emparant au passage d'un coteau à viande rouge. Depuis la dernière fois qu'elle s'y était caché, elle avait encore pris du poids et avait eut plus de mal à y rentrer.

Et avec ça. Elle mettait encore plus le jeune homme en danger. Ou était-ce un élément supplémentaire pouvant corroborer son histoire ?

Sasuke arriva dans la cave.

Dès qu'il fut dans la cuisine, en un instant, Ino sorti de sa cachette pour se jeter sur lui. Avant qu'elle n'atteigne son but, elle s'arrêta d'elle-même mais lui agrippa tout de même les bras, en lui demandant ce qui avait bien pu se passer.


Il souffla.

L'enquêtrice en chef ne semblait pas le croire coupable. Le regard du jeune homme se perdit dans le vide.

« Sasuke ? »

Et vu l'expression de Hatake, il ne semblait pas d'accord avec sa cheffe. Lui qui veut absolument lui faire porter le chapeau...Cela voudrait dire, qu'il fait officiellement parti des innocents ?

« Sasuke ! »

Elle semblait si indifférente, si calme, était-elle vraiment de son coté ?

« Sasuke, s'il te plaît, réponds-moi ! » fit une voix qu'il n'arrivait pas à entendre.

Son regard était tellement froid, le jugeant sans honte. Comme si elle pouvait le voir intégralement nu que ce soit physiquement ou mentalement. Elle n'avait probablement pas cru à son mensonge et l'avait laissé rentrer chez lui pour mieux l'attraper plus tard.

« Qu'est ce qui se passe ?! » Il senti qu'on le secouait mais ne parvenait pas à savoir qui pouvait bien faire ça.

Alors qu'il avait quitté le poste de Police dans la sérénité la plus totale, il était à présent assaillit de doutes. L'enquêtrice avait probablement une idée derrière la tête et lui, stupide et orgueilleux qu'il était, n'avait pas su lire entre les lignes, comme à chaque fois.

Il fallait à tout prix qu'il retrouve Ino avant la Police, elle pourrait être n'importe où... Sasuke ne se sentait pas près à courir dans toute la ville à une heure aussi tardive. Il voulait simplement aller se coucher... et dormir.

Il reçu un électrochoc au visage, qui se trouvait être plus présentement, une gifle. Et le sociopathe se réveilla, il était dans la cuisine de la cave. Qu'est ce qu'il faisait là ? Il était sûrement descendu sans s'en rendre compte, cela lui arrivait souvent quand il était trop plongé dans ses pensées. Ino se trouvait face à lui.

« Est-ce que tout va bien ? » Lui demanda t elle. Un air inquiet sur le visage.

Qu'est ce qu'elle faisait là, elle ?

Elle n'était pas partie ?

Elle n'avait pas quitter les lieux alors que la porte était ouverte ?

Pourquoi ?

« Je t'ai fait du thé » fut la seule réponse qu'il obtint aux questions qu'il n'avait pas posées à voix haute, elle lui tendit une tasse, puis le prit doucement par la main pour l'emmener jusqu'au salon s'asseoir.

Sa vision se brouilla et le visage d'Ino devint de plus en plus flou, puis un cris retenti dans la cave


C'était parfaitement impossible.

Tsuande se mit à son bureau et commença à ranger tous les papiers qui traînaient dessus, ne faisant pas attention à l'homme en face d'elle.

« C'est bien ce que je pensais, Kakashi, ce garçon n'a rien à voir avec ça.

-Mais Tsunade, il joue la comédie, c'est évident ! Il n'est pas comme tout le monde. »

« Tu voulais avoir l'avis de l'enquêtrice principale de l'affaire, tu l'as eu. Il n'a rien a voir avec la disparition. Tu as vu comment il était stressé ?

-Parce qu'il avait quelque chose à cacher ! » hurla presque Kakashi, tellement il était outré que Tsunade ne soit pas de son coté. Elle se laissa berné par ce … ce … ce sale gosse.

« Ce n'est pas l'impression que j'ai eu. Je ne dis pas qu'il est tout blanc, bien sûr, mais il n'a pas fait de mal à la petite Yamanaka.

- Tsunade-

-Moi » commença t-elle. Avant de reprendre calmement :

« Je vois juste un petit gamin complètement perdu, abandonné par ses parents. Bien sûr qu'il n'est pas comme tout le monde. L'adresse officielle de ses parents est dans la capitale et ce, depuis bientôt près huit ans. Il a grandit sans eux et avait l'air d'en avoir peur... »

« Tu ne peux pas te faire avoir comme ça, pas toi ! »

C'était cette femme qui l'avait aidé à trouver ses repères dans cette nouvelle unité.

C'était cette femme qui lui avait appris le métier sur le terrain.

C'était cette femme qui lui avait appris à ne jamais se fier aux apparences et de toujours faire confiance à son instinct.

C'était cette femme qui lui avait présenté sa femme, ses amis...

Et cette femme n'était pas de son avis,

Plus de son avis

« Le seul qui doute encore du petit, c'est toi Kakashi. » Fit elle finalement.

Le petit ?

Le PE-TIT ?

Ce n'est pas un ''petit'' c'est un criminel !

« Il faut le réinterroger ! Laisse moi, il avouera avec moi.

-Hors de question ! » La voix de la femme avait retenti avec fureur dans le bureau ouvert. Les policiers qui n'étaient que de passage dans le couloir, ne purent s'empêcher de s'arrêter de regarder d'où venait une telle tension.

Tsunade n'était pas le genre de personne qui élevait la voix facilement, cette altercation provoqua forcément la curiosité des collègues de Kakashi.

« Il n'était pas là pour être interrogé en tant que suspect, mais en tant que témoin. Déjà que l'avoir amené ici sans avocat pour quelques informations, est à la limite du légal. Si ses parents l'apprennent, la police ne s'en remettra pas !

- Se remettre de quoi ?!

- Des foudres de l'Uchiwa. » L'enquêtrice principale marqua un temps de pause avant de reprendre :

« Je ne sais pas s'il aime son fils, bien que j'en doute. Mais je ne pense pas qu'il accepterait qu'une police municipale traîne son nom dans la boue pour une DISPARITION. Même le Directeur a accepté de passer l'affaire en meurtre, on a toujours aucune preuve d'un meurtre. Et le père Uchiwa connaît très bien le maire de la ville.

-Mais –

-Kakashi, arrête tout de suite.

-Tsuande !

-Un blâme. » dit simplement la femme plus âgée en portant à ses lèvre un tasse de café qui avait l'air trop chaude.

« Pardon ? » Fit l'homme au cheveux argentés, totalement interloqué.

-Tu te prends un blâme, deux de plus et tu peux te considérer en arrêt maladie forcé. » Fit encore une fois la supérieure de l'inspecteur, tout en retournant à ses papiers, signe que la conversation était terminée.

Kakashi n'en revenait pas.

Lui, un blâme ?! Alors qu'il était le meilleur de tous !

C'était comme... une trahison.

Comment pouvait-elle ? Pas elle ! Elle était comme une sœur aînée, qui possédait la sagesse et l'expérience de tout ce qui existait dans ce monde.

Comment Tsunade pouvait-elle être autant aveugle ?

Il était coupable, Kakashi en était sûr.

Il l'était forcément.


Sasuke la gifla si fort que des larmes coulèrent instantanément le long de ses joues. Elle tomba comme une masse à terre, au milieu du salon. Malgré les cris de pitié, il ne s'arrêta pas, la ruant de coups avec tout ce qui lui passa sous la main.

Ino savait que lorsqu'il était dans cet état, il ne servait à rien d'essayer de le raisonner, elle se contenta de se rouler en boule et ferma les yeux en attendant que passe la fureur du sociopathe.

Sans le vouloir réellement, elle plaça ses bras autour de son ventre, comme pour le protéger.

Pourtant elle n'en n'avait pas envie.

Pourtant elle le faisait quand même.

Pourtant elle ne pouvait lutter contre ce besoin.

Elle savait que ça allait arriver. Elle aurait pu partir et retrouver sa liberté. Elle avait vu la porte ouverte. Mais elle ne voulait pas retourner à sa vie d'avant.

Sa vie avait chaviré du jour au lendemain après que la réalité l'ait frappée comme la foudre : elle était tombée amoureuse du nullos de l'école. De lui et de ses grands yeux noirs en permanence tristes, habillés souvent de larmes. De sa solitude. De sa timidité. Et de son sourire le peu de fois où elle l'avait vu.

Elle avait eu à subir la réalité d'une histoire amour qui n'existerait jamais et finalement elle avait dû endurer la culpabilité de devoir cacher cet amour par des gestes violents, de la méchanceté gratuite et des larmes, que se soit de son coté à lui devant tout le monde ou de son coté à elle, en secret et cachée de la vue de tous.

Cette culpabilité l'avait rongée au point de ne même plus se soucier de savoir si ce que faisait celui qu'elle aime était juste ou non. Peut-être que c'était à cause d'elle et des mauvais traitements qu'elle lui avait fait subir qu'il était devenu comme ça.

Les souvenirs du garçon dont elle était tombée amoureuse, lui rappelèrent que l'ancien Lui n'aurait jamais pu faire de mal à quelqu'un ou à quoi que ce soit. Cela venait forcement de quelque part.

Et elle avait voulut ... elle voulait juste...

Quelque chose avait changé à la rentrée et elle était persuadée que c'était de sa faute.

Elle ne voulait pas abandonner Sasuke à son triste sort, il avait besoin de quelqu'un et pourtant il n'avait personne et ne voulait personne. Ino n'était pas stupide, elle n'avait jamais pensé pouvoir l'aider à aller mieux d'une quelconque façon que ce soit et elle savait très bien qu'il se serait débarrasser d'elle dès qu'il en aurait eu l'occasion.

Mais ça lui avait fait du bien de savoir que pendant un temps, rien qu'un petit peu, au lieu de le blesser comme elle en avait l'habitude, elle avait pu faire quelque chose pour lui et l'apaiser.

Les souvenirs du Nouvel An lui revirent en mémoire. Sasuke avait passé la soirée allongé sur le canapé et elle s'était occupée de lui comme elle le pouvait. La médecine, ce n'était pas son fort, il avait été obligé de lui expliquer comment faire et quels médicaments utiliser. Elle était devenue une véritable aide soignante, chouchoutant son malade et le choyant comme il le fallait mais pas comme il le voulait. Il avait semblé à la blonde que cela avait apaisé le sociopathe et il avait été très vite de nouveau en forme.

Mais ce soir, il semblait que tout soit fini. C'était ici que tout s'arrêterait.

Brutalement les coups arrêtèrent de s'abattre sur elle.

Et après un moment de silence, elle senti se promener en une presque douceur, comme une caresse sur son abdomen, une main. Elle n'osa regarder par dessus son épaule qu'après plusieurs va et vient. Les yeux bleus timides et humides rencontrèrent des yeux noirs écarquillés.

« Qu'est ce que c'est que ça ?! » hurla le jeune homme en face d'elle désignant son ventre maintenant mis à nu part des gestes violents et incontrôlés.

Il semblerait que non finalement, elle était autorisée à vivre un peu plus longtemps.


Notes 1: La rentrée n'est pas encore là mais je suis déjà submergée de travail, je me permet un petite pause, le temps de pouvoir reprendre un peu d'avance sur ce que je dois publier. Il n'y aura donc pas de chapitre au mois de septembre, le chapitre sortira le premier dimanche d'Octobre (le 1er donc) Encore désolée :)

Notes 2 :Le temps passe très vite dans l'histoire en ce moment. Le premier chapitre commence le 1er novembre. Entre le chapitre 14 et le chapitre 15, il y a un mois et demi qui passe, nous sommes actuellement début mars/ mi-mars. Vous pouvez vous repérer dans le temps grâce à la date de l'enlèvement d'Ino ( 7 Novembre) ça fait donc environ 4 mois/ 4 mois et demi que l'histoire a commencée. Je vais faire en sorte de mettre plus de repères temporels parce que parfois, moi même je me perds x)

Je vous laisse méditer sur ce chapitre, à la prochaine !