Résumé : Sasuke, ayant un passe-temps très particulier, voit sa chère routine malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses camarades de classe. Que faire ? /!\ UA.

Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !

Les pensées du personnage en POV sont en italiques.

Le début et la fin des flash back sont marqués en gras.


Une silhouette approcha timidement dans la véranda. Les yeux de Sasuke s'écarquillèrent au fur et à mesure que le soleil révélait l'invitée mystérieuse. Il se retourna afin de s'assurer auprès de ses amis qu'il n'était pas tout simplement en train de délirer.

Mais non. Et Ayame apparue devant eux, la tête baissée et murmura simplement : « Joyeux anniversaire, Shion. » en tortillant ses doigts comme si cela ferait disparaître sa gêne apparente.

Puis elle se reprit instantanément, le visage intégralement rouge : « Toi aussi, Choji ! », toute gênée qu'elle était d'avoir oublié le jeune lycéen aux cheveux châtains qui était pourtant l'hôte de la soirée. Elle pressait dans sa main droite sa robe sur laquelle elle tirait et cette dernière sortie toute froissée de cette violence qui lui avait été faite, Sasuke ne put décrocher son regard de ce morceau de robe chiffonné. Choji lui sourit en lui proposant de venir s'asseoir à leur coté, n'ayant que peu d'égards de ce que pourrait penser la reine du petit groupe qui restait étrangement silencieuse.

Ayame s'avança à petits pas jusqu'au lycéen enrobé et sorti de son sac en toile un petit paquet coloré qu'elle lui présenta humblement. Il l'ouvrit rapidement et lui sourit, il s'agissait une réduction de plus 50 % -édition limitée- du restaurant à ramen du père d'Ayame dans lequel le jeune homme avait l'habitude de se rendre. Puis elle se tourna vers celle qui la regardait sans rien dire depuis son arrivée et s'assit à ses cotés sur le canapé de jardin, un sourire timide au coin de la lèvre. Elle lui présenta à son tour un petit paquet enveloppé dans du papier cadeau scintillant. La blonde prit le cadeau à deux mains et le déballa avec le plus grand soin, reniflant à quelques moments.

Personne ne parlait, mais Sasuke sentait que l'atmosphère n'était pas la même qu'il y a quelques secondes quand bien même personne ne parlait

Shion finit par dévoilé le cadeau, c'était un cadre photo. On pouvait y voir une photo des deux jeunes filles âgées d'à peine 8-10 ans, se tenant par la main et souriant de toutes leurs dents. Shion releva son visage et laissa, malgré elle, couler une larme sur sa joue qu'Ayame essuya avec la manche de son gilet.

Après une longue respiration, Shion s'approcha lentement et enroula ses bras autour son ancienne meilleure amie, sans lâcher son cadre.

« Tu m'as tellement manqué !» sanglota la blonde.

« Pardon ! » Pleura Ayame avant d'agripper plus fort celle qui avait toujours su comment faire taire ses larmes. Il n'y eu pas de cris exubérants ou de déclarations d'amitiés excessives poussées par l'adrénaline, seulement le silence pour accompagner les deux amies qui pleuraient à chaudes larmes leur amitié retrouvée.

Sasuke les regarda à travers ses lunettes d'un œil absent, son regard se porta sur Shino qui, étrangement, souriait. Udon, comme à son habitude, pleurait comme une madeleine et Choji, qui n'était pas du même collège qu'eux, avait une larme à l'œil en voyant les deux amies se réconcilier. Mais Sasuke, lui, était vide. Pourquoi pleurer si elles sont heureuses ?

Il n'avait jamais pleuré par plaisir. Jamais.

Il regarda la scène de loin le temps qu'elle dura. Puis la mère de Choji apporta du chocolat chaud pour que tout le monde se remette de ses émotions. Et la fête reparti de plus belle.


Il marchait dans la rue d'un pas assuré. Ils avaient rendez-vous au café du centre. Pas n'importe quel café, non, celui où ils avaient eu leur premier rendez-vous, il espérait que cela lui ferait quelque chose. Rin avait mis un peu de temps à lui répondre, mais tout ce qui comptait c'était qu'elle finisse par répondre.

Elle avait besoin de temps, se répétait sans cesse Kakashi.

Il arriva pour une fois en avance, c'était important de le noter. Il choisit la place optimale pour la recevoir, un peu caché des autres clients pour avoir la paix mais pas trop isolé, il ne voulait pas lui faire peur. Il dissimula ensuite son achat derrière sa chaise et se promis de le sortir au moment opportun, c'était un bouquet de jonquilles.

La plupart des couples s'offraient des roses, signe de l'amour, mais Rin préférait les jonquilles, alors il lui en avait acheté aujourd'hui. Comme le jour de leur mariage, ce jour-là il en avait remplit tout le salon de leur petit appartement, et ils avaient finit par les déposer à différents endroits de leur voyage de noces.

Il avait mit le costume à trois pièces, le gris, celui qu'elle préférait. Il avait fait un effort et avait coiffé ses cheveux qui habituellement partaient dans tout les sens. Son masque patientait dans sa poche. Il ne pouvait se résoudre à le laisser chez lui comme elle le lui avait déjà demandé, mais qu'il soit dans sa poche ou chez lui, elle n'en saurait rien.

Il avait rangé à la perfection chez lui, au cas où ils finiraient leur rendez-vous là-bas. C'est ce qu'il espérait de cette rencontre en tout cas. Tout avait été récuré : des toilettes, aux sols en passant par les plinthes et le dessus des meubles hauts de la cuisine. Il ne fallait pas qu'il lui apparaisse négligé, elle avait une forte tendance à être une maniaque de la propreté, notamment à cause de son travail.

Il s'assit à sa table, la vue bien dégagée sur l'entrée du petit café. Comme ça, il la verrait dès qu'elle entrera. Il jeta un coup d'œil à sa montre.

14h30.

Parfait, il ne restait plus qu'une demi-heure à attendre.


La nuit tombait et Sasuke regrettait de ne pas avoir trouvé une excuse bidon pour rentrer chez lui, il allait dormir chez quelqu'un d'autre que chez lui pour la première fois depuis cet été. Au moins cette fois-ci, il avait un lit. Le carrelage de hôpital abandonné sur lequel il avait dormit pendant deux mois n'avait pas été très confortable.

Il sorti de la salle de bain vêtu de son pyjama, appréhendant la nuit qui s'annonçait. Et s'il hurlait ? Criait pendant l'un de ses cauchemars ? Que leur dire ? Et alors que la mère de Choji lui souhaitait bonne nuit en refermant sur elle-même la porte de la chambre, il s'allongea dans les draps bleus foncés, plus anxieux qu'il ne voulait se l'admettre. Il ne fallait pas qu'il pense à cette nuit, ou sinon il pourra de nouveau s'inscrire à un concours de soufflage de ballon tellement sa respiration serait saccadée. Il fixa un point invisible sur le plafond en ce demandant quel genre de bêtises était encore en train de faire l'atrocité qui lui servait de prisonnière.


Une lampe dans la main, une chaussure dans la deuxième. Elle était armée, prête au combat. Rien ne pouvait lui résister.

Elle attendait dans le noir, silencieuse. Prête à bondir dès que le bruit se ferait entendre.

Les tic-toc de l'horloge de la cuisine résonnaient jusque dans sa chambre mais elle restait imperturbable face à l'ennemi. Elle ne se ferait pas avoir. Ce combat durait déjà depuis trop longtemps maintenant...

Ses yeux s'ouvrirent dès l'instant où le bruit d'une mouche qui vole trop près se fit entendre, elle alluma presque instantanément la lumière de sa lampe et fit s'abattre la chaussure sur le mur. Blanc.

Ino resta dans cette position inconfortable quelques instants, puis décolla lentement la chaussure du mur pour admirer sa prise. Mais sous cette sandale, il ne se trouvait rien à part une trace de saleté, dû sûrement à la chaussure.

La blonde grogna, refusant la défaite. Elle était peut-être enceinte de 6 mois et demi mais elle n'était faible. Et, comme pour la narguer, son ennemie vint voler derrière son oreille droite, lui promettant une nuit mouvementée.


Une jambe se faufila hors de la porte, puis le reste du corps passa. L'ombre se déplaça à pas de loup tenant dans ses mains une sorte de planche et rentra discrètement dans la chambre suivante silencieusement.

Une petite lumière s'alluma et des gloussements retentirent la maison endormie.


02h29, Sasuke luttait contre cette fatigue qui ne cessait de lui chuchoter de se laisser emporter par le sommeil, mais il ne pouvait pas. Comment expliquer les cris qu'il pourrait poussé ? Des petits cris, ça irait, mais des hurlements de terreur seraient bien plus difficiles à justifier.

Il avait profité du temps qu'il avait eu depuis le début de la nuit afin de concocter un nouveau plan pour récupérer cette maudite lettre. Maintenant qu'il savait pour sûr qu'Hakate ne serait pas chez lui toute la nuit du 2 juin, il avait décidé de s'infiltrer chez lui. Heureusement pour lui, il connaissait déjà l'adresse de l'inspecteur grâce au papier de divorce qu'il avait photographié dans son casier. Il avait son plan pour sa quête vers l'innocence, il ne restait plus qu'à attendre.

Mais cela ne suffisait pas à Sasuke, il avait besoin de plus. Être sûr que cet inspecteur perspicace ne vienne plus jamais mettre son nez dans ses affaires, surtout une fois qu'il faudra se débarrasser d'Ino. Il fallait donc un plan à double but. Et justement il en avait un.

Alors qu'il se félicitait mentalement pour cette trouvaille qui remettrait tout en ordre, ses sens de sociopathe s'alarmèrent.

Il se figea dans son lit et ferma les yeux et prit une grande respiration silencieuse. Il sentait. Des pas, le long du couloir, malgré toute l'attention portée afin de ne pas se faire entendre. Un... deux …. trois. Au moins trois personnes, mais il avait l'impression qu'ils étaient plus.

Qui cela pouvait-il être ? A cet étage, il n'y avait que les invités et chaque chambre possédant sa salle de bain, il n'y avait aucune raison pour que les invités se baladent en pleine nuit dans la maison. Des cambrioleurs ? Dans la maison d'un policier ? Ils n'avaient peur de rien.

Les pas continuèrent encore et s'arrêtèrent devant la porte de Sasuke. Ils voulaient s'en prendre à lui ? Il se leva avec la dextérité d'un chat et se faufila bien plus discrètement que ses opposants dans la salle de bain. Il attrapa la balance et se positionna derrière le meuble à serviette, le cœur battant.

C'est bien dommage qu'il n'eut pas pris de seringue avec lui. Pour être sûr que personne ne s'en prendrait à lui. Mais il avait une balance et le cas échéant une serviette de bain si son ennemi était résistant, il n'aurait la lui passer autour du cou et en quelques instants ce serait terminé.

Il entendit grincer la poignée de la porte de la chambre dans laquelle il résidait puis des pas et des chuchotements. Il se mit en position près à bondir. Comprenant sûrement que leur cible n'était pas dans son lit, les chuchoteurs arrivèrent dans la salle de bain, un premier ouvrit la porte tout en silence et s'approcha.

Au moment où, l'inconnu fut près de lui, Sasuke lui asséna un coup de balance bien mérité dans la figure. Un pleurnichement arriva jusqu'à ses oreilles. Et la lumière s'alluma soudainement :

« Mais Sasuke, qu'est ce que tu fais ? » pleura Udon qui avait le front rouge et une petite plaie ouverte.

Sasuke resta muet, perdu. Derrière Udon, se trouvaient Shino et Choji, l'air hébétés.

Le brun ne savait plus où se mettre, il avait oublié qu'il n'était pas en milieu hostile comme cet été avec des fous à lier qui voulaient plus que tout lui faire du mal, mais dans la maison de l'un des ses amis dont le père était un policier. En sécurité.

« Ça va, Udon ? » S'enquit Choji, aidant le pauvre garçon à se relever malgré la douleur, alors que Shino arriva vers Sasuke en lui attrapant les épaules et lui demanda en murmurant : « Ça va, toi ? »

Cela pouvait paraître bidon de demandé à l'agresseur comment il se sentait, mais Sasuke avait l'impression que Shino savait quelque chose. Quoi ? Il ne savait pas. Le plus gros des garçons sorti de quoi panser la blessure de son ami, pendant que celui-ci ramassait ses lunettes cassées par le coup qu'il avait reçu. L'une des branches était à la dérive alors que les verres étaient quant eux fissurés. Les yeux noirs de Sasuke restaient fixés sur la blessure qu'il avait infligé à Udon, ne le quittant pas des yeux.

« Il est en état de choc » fit simplement le garçon aux lunettes de soleil, qui d'ailleurs ne les portait actuellement pas, en se tournant vers Udon et Choji. Sasuke avait toujours son regard posé sur l'agressé.

« On a dû lui faire peur. » Shino lui frotta avec vigueur le dos, l'entraînant vers lui doucement pour lui enroulé un bras autour des épaules. La vision d'Udon blessé ne le lâcha pas, il ne pouvait cesser de regardé le filet de sang qui coulait le long de la tempe de son ami.

« Je ne... voulais pas, excuse moi Udon » bredouilla Sasuke complètement absent.

Une fois soigné, Udon s'approcha de son ami et lui offrit son plus beau sourire.

« Tu devrais aller chez le médecin... » reprit Sasuke, Udon hocha la tête en souriant signe de son approbation.

« J'irai demain matin. Et ne t'inquiète pas, ce n'est rien. » Et le garçon aux lunettes cassées colla son front contre celui qui l'avait frappé :

«C'est moi qui m'excuse » finit par dire l'asthmatique. Et ils restèrent ainsi quelques secondes qui sembla durer une éternité pour Sasuke, mais pas dans le mauvais sens.

« On s'excuse tous » reprit Choji, assuré par un hochement de tête de Shino. Sasuke senti monter quelque chose jusqu'à ses yeux. Cette sensation qui part du cœur et qui arrive droit dans les yeux, c'était comme lorsqu'il s'était introduit au poste de police, il voulait pas. Pas pour si peu. Il déglutit et prit une forte inspiration :

« Je te rembourserai, Udon » lâcha Sasuke, résistant, désignant du bout des doigt les lunettes du garçon au nez coulant. Udon, éloignant son front de celui de son ami, rit bêtement comme il en avait l'habitude et cela rassura le brun sociopathe.

Il se détacha du futur biologiste et la conversation démarra comme s'il n'y avait pas eu ce petit incident.

« Les filles veulent qu'on se retrouve dans le petit salon de l'étage pour jouer, tu viens ? » Lui lança joyeusement Udon.

Si tard ?

Il n'y pas vraiment le temps de répondre, Shino avait choisit pour lui et le tirait doucement en direction du petit salon.

« Ha bah enfin vous voilà, on se demandait ce qui vous prenait tant de temps ! » Commença à râler Shion mais elle se tût immédiatement après avoir vu le pansement sur le front de Udon. Elle se précipita vers lui et lui attrapa la tête avec ses deux mains :

« Qu'est ce qui t'es arrivé ?! » demanda la blonde en pyjama paniquée à l'idée qu'il soit arrivé quelque chose à son ami.

« Ne t'inquiète pas, je suis rentré dans un mur parce qu'il faisait noir ! » s'esclaffa l'asthmatique grattant son menton d'un air tout sauf naturel.

Shion fut rassurée et elle se tourna vers les autres présents dans la pièce pour les inviter à s'asseoir autour de la petite table basse. Sasuke n'avait pas aimé qu'Udon mente pour lui mais il aurait été bien embêté de devoir explique ce qui s'était passé dans cette salle de bain.

La blonde aux yeux roses s'assit à coté d'Ayame, toutes deux portaient sur leurs visages le bonheur d'avoir enfin été réunies. Elles étaient toutes deux en chemise de nuit, une sorte de soie précieuse d'après Sasuke qui laissait apparaître les courbes de leur corps et notamment le fait qu'elles ne portaient pas de brassières.

Après avoir joué un certain temps à différents jeux et après avoir bu un peu de punch au jus de fruits fait par la mère de Choji, les deux filles sortirent de dessous la table, un Ouija.*

Ils voulaient essayer d'invoquer les esprit ?

Ridicule...

Pourquoi ? Et surtout qui pouvait-elles avoir envie d'invoquer ?

Sasuke ne savait pas si les fantômes des morts s'amusaient à espionner les vivants mais si c'était le cas, il n'avait pas la moindre envie de devoir parler à l'une des personnes qu'il avait fait disparaître de ce monde.

« Qui invoque-t-on ? » S'enthousiasma Shion.

Sasuke entreprit de faire un sondage muet et contempla le visage des ses amis : Udon était bleu de peur et n'avait pas bougé d'un pouce depuis que la fameuse planche était sortie, Shino avait l'air d'en avoir rien à faire et Choji et Ayame semblaient excités à l'idée de jouer à ce jeu.

Shion posa la planche sur la table et insista pour que chacun pose sa main sur la ''goutte'' qui devra se déplacer pour la communication avec l'esprit. Une fois qu'elle eut finit de convaincre Shino qui ne voulait rien entendre, elle baissa légèrement la lumière et demanda :

« Esprit es-tu là ? » Elle parlait en murmurant si bas que Sasuke avait faillit ne pas l'entendre. Il entendit Udon déglutir avant de sentir sa main se déplacer malgré lui sur le ''oui''.

Il entendit un bruit sourd venant de la gauche : c'était Udon qui serrait les dents si forts, que tout le monde parvenait à l'entendre. Cette expression sur son visage, Sasuke l'avait reconnu : c'était la peur !

Bon, il devait admettre que le fait qu'Ino lui ai acheté ce livre des émotions était finalement pratique, au moins maintenant il comprenait un peu mieux le langage corporel et la méta-communication. Il s'en félicitait, même si elle lui avait fait remarqué que c'était le genre de choses que l'on achetait aux enfants.

« Qui es-tu esprit ? » demanda la voix tremblante d'Ayame. Il sentit un souffle blasé sur sa droite et constata que Shino à ses cotés semblait lassé de ce ''jeu''. C'est vrai que pour un scientifique et cartésien comme Shino la présence d'esprits était quelque chose de complètement imaginaire et chimérique.

Udon pleurnichait qu'il ne fallait faire exprès de bouger la goutte, cela devait se faire tout seul et que donc le responsable devait arrêter immédiatement parce que sinon cela allait mal se passé, et vraiment ce n'était pas drôle, ni sympa et que cela lui faisait peur et que-

Leurs mains se déplacèrent sur les différentes lettres présentes sur la planche. Et comme une sorte de rituel: ils prononcèrent ensemble les lettres ;

« I – N – O »

« Oh, c'est Ino ! » s'exclama Shion. Ayame ouvrit grand la bouche est sembla similaire à un poisson et Udon poussa un hurlement de peur.

Ino ? Mais elle est pas morte...Malheureusement.

Ah oui, mais ça ils ne le savaient pas... Alors dans ce cas, cela signifiait que c'était effectivement quelqu'un de leur groupe qui bougeait volontairement la goutte.

« Que veux-tu ? » Interrogea Choji dont les yeux étaient remplis d'excitation.

« Stop ! » implora le pauvre Udon.

« Attendez ça re-bouge » s'émerveilla Shion

« Q – U- E - T-U - S-O-I-S - H-E-U-R-E-UX- »

« "Que tu sois heureux" ? » Répéta hébété Udon qui souleva sa main de devant ses yeux.

« C'est qui ''tu'' ? » Questionna Choji.

Après plusieurs secondes à discuter sur la signification de ces mots, Ayame en tira une conclusion ;

« Ça veut probablement dire que Ino était sûrement amoureuse de quelqu'un et que ce quelqu'un l'aimait sûrement aussi mais qu'il faut que ce QUELQU'UN fasse son deuil et essaye maintenant d'être heureux. »

Elle plongea son regard noir dans celui de Sasuke de façon si prononcé qu'il était obligé de le remarquer. Qu'est ce que cela voulait dire ? C'était à lui qu'était destiné ce faux message ?

Tous applaudirent l'interprétation d'Ayame, ils remercièrent ensuite l'esprit et lui souhaitèrent une bonne vie dans l'autre monde.

« Une bonne chose de faite » murmura Ayame à l'attention de Shino, celui-ci acquiesça sans être visiblement vraiment convaincu.

« Bon, il est l'heure d'aller au lit ! C'est déjà quatre heure et demi du matin ! » S'étonna Shion.

« On pourrait peut-être rester tous ensemble cette nuit, non ? » fit la voix apeurée de Udon qui s'était accroché au bras de Shino tout en tremblant de peur.

Devant l'air terrorisé qu'abhorrait le pauvre Udon tout le monde s'accorda sur le fait qu'il valait mieux passé le reste de la nuit ensemble. Sasuke s'en serait bien passé, lui.

Dans l'une des chambres se trouvaient deux lits doubles, c'était la chambre qui possédait le plus de couchage. Ils s'étaient donc réfugiés à l'intérieur. Les deux filles prirent le lit le plus loin de la porte avec Udon, qui même dans le lit tremblait comme une feuille si on en croit les remarques visiblement amusées que faisaient les filles sur le fait qu'elles ne savaient pas le lit avait une fonction vibrante.

Sasuke ne voulait pour rien au monde partager son lit, mais il n'eut pas le choix quand Choji lui proposa la place contre le mur, il accepta à contre cœur et se glissa entre les draps violets. Shino vint s'allonger à coté de lui et Choji en fit de même à la gauche de Shino.

Ils discutèrent jusqu'à très tard et lorsque tout le monde s'endormit, le lycéen à grosses lunettes ne put s'empêcher de rejoindre ses amis dans le monde des rêves malgré ses tentatives de rester éveillé. Les respirations lentes et calmes du sommeil de ses amis l'endormirent facilement et il ne fit aucun cauchemar pour la première fois depuis longtemps.


Le petit-déjeuner s'était bien passé, ils s'étaient levé trop tôt à leur goût (11h). Le père de Choji avait trouvé amusant de les réveiller à coup de rideaux ouverts en un coup, histoire de bien leur brûler la rétine de bon matin. Ils étaient tous rentrés chez eux le sourire aux lèvres, sauf le sociopathe bien sûr, car il ne sourit jamais. La mère de Udon avait insisté pour ramener Sasuke jusque chez lui avant d'emmener son fils chez le médecin.

Lorsque Sasuke arriva dans son salon fatigué, harassé, éreinté et courbaturé (car ce n'est pas facile de dormir dans un lit fait pour deux personnes à trois.), il vit une scène malheureusement trop banale : Ino avachit en train de manger un gâteau.

« C'est pas vrai. » Soupira-t-il plus pour lui même que pour sa seule interlocutrice tout en laissant tomber son sac de lassitude.

« Tu es encore en train de manger. C'est très mauvais pour la santé de manger autant de cochonneries toute la journée. » Reprit le kidnappeur amateur, en lui arrachant la-dite cochonnerie des mains.

Ino, sortie de la lecture de son magazine d'une façon aussi brutale, protesta comme elle en avait l'agaçante habitude :

« Mais je suis enceinte ! Il faut que je me nourrisse au moins deux fois plus qu'avant. » bouda la blonde, visiblement déçue.

Sasuke pensa vaguement qu'elle était pas bien au dessus de deux fois. Au moins quatre ou cinq...

En tournant la tête, il vit que les volets des fenêtres n'était pas fermés.

« Et qu'est ce que tu fais en dehors de la cave ? Je t'ai déjà dit de rester en bas. » la sermonna le brun qui alla baisser les stores intérieurs. C'était un miracle que la Police ne soit pas déjà là en train de l'embraquer.

« Mais je voulais voir la lumière du jour et en plus, il fait encore trop froid en bas ! » protesta encore la blonde aux yeux bleus d'une voix enfantine.

Il avait autorisé Ino à sortir de la cave de temps à autre à cause notamment du froid qu'il avait fait dans la cave cet hiver, mais seulement à condition que les volets des fenêtres soient fermés. Mais l'hiver étant finit et les températures revenant au dessus de 10°C, il lui avait ordonné de retourner vivre en bas.

Elle ne lâcha pas du regard le gâteau que lui avait pris son kidnappeur et au bout de plusieurs secondes de demandes silencieuse, elle entreprit de s'approcher du sociopathe et essaya de lui reprendre son gâteau, mais c'était chose vaine car depuis qu'elle avait vu son ventre augmenter de taille, ce n'était plus elle la plus agile et sportive des deux. Sasuke s'enfuit en direction de la cave. Et chose impensable : elle avait beau lui courir après, ce dernier la distançait.

Quand on pense au fait qu'habituellement, c'était toujours elle qui le distançait pendant le cours de sport... Généralement, elle avait le temps de faire deux ou trois tours que lui n'avait toujours pas finit son premier tour.

Ils descendirent les escaliers à la vitesse de la lumière, Sasuke ouvrit la porte de la cave dans un tel fracas que le bruit avait résonné dans toute la maison, Ino le suivait de près mais respirait bruyamment. Le lycéen se précipita dans le salon de la cave et sautant par dessus la table basse, il gagna quelques secondes sur elle. Cette dernière, se contenta d'en faire le tour, toute essoufflée. Ils continuèrent leur course jusque dans la cuisine de la cave dans laquelle Sasuke mit le gâteau en hauteur, à l'aide d'une chaise pliante. Au grand damne d'Ino, qui une fois arrivée dans la cave, ne pouvait que fixer d'un air désespéré le Graal tout en haut de la grande étagère.

Sasuke savait qu'elle n'oserait pas monter sur une chaise pliante, avec son ventre proéminent et son équilibre quasiment disparu. Elle se contenta donc de seulement regarder d'un air mélancolique le bout de gâteau qui n'attendait qu'à être mangé.

« Ino, je... » commença très sérieusement Sasuke face à une Ino, qui fondit en larmes presque instantanément.

« Mon gâteau ! » Pleurnicha -t-elle.

Sasuke soupira pour la quinzième fois de la journée au moins et lui rendit son gâteau. Elle se dépêcha de l'avaler, de peur que son tortionnaire ne le lui reprenne.

« Ino, je vais avoir besoin de toi. »

Les yeux d'Ino s'illuminèrent et elle sautait déjà de joie, mentalement bien sûr ( Sasuke lui ayant interdit d'être heureuse de façon bruyante), à l'idée de pouvoir aider son sociopathe adoré. Elle s'approcha de lui, les yeux plein d'étoiles et lui demanda ce qu'elle devait faire, la bouche encore pleine de chocolat.

Le brun réprima un haut le cœur face à ce spectacle répugnant et lui dit :

« C'est simple, déshabille-toi. »


Note: * Un Ouija est une planche sur laquelle apparaissent les lettres de l'alphabet latin, les dix chiffres arabes, ainsi que les termes « oui », « non » et « au revoir », censée permettre la communication avec les esprits au moyen d'un accessoire placé sur la planche, généralement un verre retourné ou une « goutte », un objet disposant d'un côté pointu.


Réponses aux reviews:

Sakka-sensei : Merci toi aussi. Courage avec tes problèmes d'ordinateur ! Bisous :)

Guest : Merci de ta review :)


"J'ai remarqué que les gens qui sont en retard sont de bien meilleure humeur que ceux qui ont du les attendre." André Roussin

Hihi. Merci encore de me lire, à bientôt!

Bises à vous.