Petit rappel : Les pensées du personnage en POV sont en italiques et le début et la fin des flash back sont marqués en gras.
N'hésitez pas à me laisser un petit mot doux dans les reviews et bonne lecture ;)
2 juin. Il avait attendu cette date depuis trop longtemps.
20h30
« Encore toutes mes félicitations !
- Je vous remercie. » Répondit le jeune homme en s'inclinant le plus respectueusement du monde.
« Rhô ! Pas de ça avec moi ! Haha ! » Ria fort Choza d'un air sympathique en lui tapant gaiement sur l'épaule.
Neji sourit au gros homme qu'il connaissait bien et lui présenta sa main que ce dernier serra vivement, puis il en fit de même avec l'homme aux cheveux argentés et celui avec une cicatrice sur le visage qui se trouvaient tous à ses cotés.
Une soirée exclusivement pour lui. Pour le féliciter lui.
Pour son infiltration réussie. Neji respira de fierté, un sourire de contentement se dessina sur son visage au traits fins.
Tous les membres de la Police de Konoha avaient été invités pour assister à son triomphe (sauf ceux qui étaient de garde, bien sûr) Une grande partie de ses collègues s'étaient présentés et même de parfaits inconnus étaient venus le complimenter sur cette réussite qu'il préparait depuis des mois.
Depuis le balcon où il se trouvait, il lança un bref regard à son père qui discutait vivement avec le maire de la ville. Neji inspecta le visage fermé et sévère de son père, il espérait qu'il soit enfin fier de lui. Après tous ces efforts.
« La colonne d'Izanagi, ils doivent pas très marrants, ces zigotos. Encore les Princesses de Susano, y'a moyen d'se marrer, mais eux... » Souffla Choza, l'air désabusé entre deux gorgées de vin.
Neji fut surpris de voir que Choza connaissait ces groupes et lui posa justement la question. Le scientifique se fit un plaisir de raconter comment, dans sa jeunesse, il avait été lui aussi en infiltration. Mais lui, ça avait été chez les Princesses. Sacré expérience, vestimentairement parlant aussi apparemment. Ils discutèrent travail un moment jusqu'à ce que deux jeunes filles aux yeux blancs comme les siens arrivèrent à leurs cotés.
« Nous nous en allons Grand-Frère, Père a dit qu'il se faisait tard pour nous. » fit la plus jeune des deux en attrapant son bras. Le ''Grand-Frère'' se détacha doucement de la prise de sa sœur.
Elle avait l'air d'avoir douze ou treize ans. Elle avait de longs cheveux brun foncés attachés en chignon mais qui laissait passer, malgré tout, deux mèches sur les cotés de son visage qui souriait à pleines dents. La deuxième avait l'air plus sobre et plus âgée, environ quinze ou seize ans. Ses cheveux étaient presque aussi longs que ceux de la plus petite mais ils étaient bleu nuit et avait été attachés en queue de cheval haute.
« Très bien, merci à vous deux d'être venues. Je vais quand même vous présenter » Disant cela, il se tourna face à Choza, Iruka, Shibi et Kakashi :
« Voici les inspecteurs Hatake, Umino, Abruame et Akimichi. »
« Je vous présente mes sœurs Hanabi et Hinata. » Les deux filles sourient poliment aux personnes qui leur avaient été présentées et leur présentèrent leur respect.
Neji était allé au plus court. Personne n'avait besoin de savoir que son père avait adopté Hinata, qui était en réalité la fille de son frère jumeau, et donc par extension sa cousine. Mais puisque les deux pères étaient justement jumeaux, cela faisait que Hinata, Hanabi et lui étaient biologiquement demi-frère et sœurs. Les parents d'Hinata étaient morts lors d'un incendie, provoqué par des opposants politiques de son père. Ces derniers avaient fini derrière les barreaux notamment grâce à Choza.
« La petite Hina ! Qu'elle a grandit ! Choji m'a dit que vous étiez dans la même classe cette année.» S'esclaffa Choza en serrant la main de Hinata qui lui rendit son sourire.
« Bon Ino, tu es prête ? Il faut y aller ! » Hurla Sasuke au rez-de-chaussée depuis la porte de la cave. Il portait sa tenue spéciale mission suicide, c'est à dire : la même que celle qu'il avait mis quand il avait essayé de kidnapper Ino chez elle. Une perruque rousse, un pantalon noir, un sweat-shirt tout aussi noir et des gants, bien évidemment, noirs.
Son passe-partout pour la liberté était bien caché dans la poche intérieure de son sweat-shirt qu'Ino avait cousue. Elle était bien utile finalement cette fille. C'était la moindre des choses, au vu tous les problèmes qu'elle lui avait amené. Il chassa vite de son esprit cette petite voix qui lui rappela que c'était lui qui l'avait poignardé dans un premier temps.
Il avait enfin l'occasion de s'innocenter et Ino lui faisait perdre son temps. Les mauvaises habitudes ont la vie dure. A contre cœur, il descendit à la cave et trouva la prisonnière assise sur son lit, toujours pas vêtue de sa tenue de mission. Elle se tenait fermement le ventre et son visage était couvert de sueur. Elle avait l'air d'avoir mal.
« Tu viens ? Hatake a dû partir de chez lui.
- Je me sens pas bien. Mon ventre me fait des secousses bizarres. Je sais pas ce que j'ai. » fit Ino en deux halètements.
Gagné ! Il avait enfin réussi à comprendre une expression sur un visage.
Attends- Oh non...
Elle ne pouvait pas être DÉJÀ en train d'accoucher. Lorsqu'il lui posa la question, elle répondit qu'elle était à seulement sept mois de grossesse, donc ce n'était pas possible.
Il ne pouvait pas retarder son plan, c'était sûrement la seule chance qu'il aurait de pénétrer chez Hatake. Jamais il ne pourrait de nouveau savoir autant en avance quand l'Inspecteur serait absent.
« Vas-y sans moi, je peux vraiment pas le faire. » fit Ino hors d'haleine.
Certes Ino n'était pas indispensable à cette mission mais il aurait été mieux qu'elle vienne. Quand il lui arrivait de faire une crise d'angoisse et qu'il perdait tous ces moyens, elle arrivait par il-ne-savait-quel-moyen à garder son calme et elle parvenait toujours à trouver une solution au problème.
Tant pis.
Soudain, un éclair passa dans son esprit, il venait d'avoir une meilleure idée : Il proposa à Ino de s'allonger dans sa chambre à lui, elle fut surprise mais contente d'une telle proposition. Habituellement elle n'avait pas le droit d'entrer dans le sanctuaire de repos du sociopathe et qui était justement un sanctuaire de repos puisqu'elle n'avait pas le droit d'y aller.
Il l'aida à se relever et ils montèrent ensemble les escaliers jusqu'à l'étage. Une fois arrivés dans la chambre, il attacha l'une des mains de la prisonnière avec des menottes longues à son bureau. Au cas où.
Puis il alluma l'ordinateur et lui présenta une manette de jeux vidéos. Elle le regarda intriguée, mais celui-ci ne répondit pas à ses questions silencieuses :
« N'accouche dans mon lit pendant que je ne suis pas là, ou sinon nettoie avant que je revienne ! » Fit simplement le brun qui s'en alla en refermant la porte sur lui.
21h30
« Bon... Prêt pour la grande annonce ? » Ricana Genma, en emmenant Iruka dans un coin un peu plus isolé des convives.
« Arrête, je suis trop stressé, et angoissé et- » Iruka ne put finir sa phrase car il manqua de s'étouffer avec sa propre salive. Genma se moqua de lui et reçu un coup sur le haut du crâne de la part du stressé.
« Si tu veux, je peux te détendre un peu... » lui susurra Genma. Sans avoir eu le temps de laisser Iruka râler, il enfila sa main sous la chemise de son collègue, le ramena tendrement contre son corps et le resserra contre lui.
« Y'a du monde de partout, Genma ! » Fit rouge de gêne l'inspecteur à la cicatrice.
« Mais non, personne nous voit ici. » Taquina le moins gêné des deux, avant de d'embrasser le deuxième à pleine bouche.
Genma descendit sa main sur le creux des reins de son amant, s'y arrêta quelques secondes avant de descendre un peu plus bas.
« Hé Iruka, tu veux quelque chose à boir– » Kakashi ne put finir sa phrase qui parti loin dans les limbes de la stupéfaction face à la scène qui se déroulait devant lui.
« AH ! Kakashi ! » Cria presque Genma maintenant aussi cramoisi que son partenaire.
Kakashi fixa Genma dans les yeux, puis Iruka. Puis Genma. Puis Iruka. Puis de nouveau Genma, le temps que les connexions neuronales se fassent. Puis soudain, elles atteignirent la lumière :
« C'est avec Genma que tu te maries ? » Réalisa l'inspecteur aux cheveux argentés.
« Euh oui. » Fit l'inspecteur écarlate.
Kakashi avait toujours bien vu qu'Iruka et Genma s'entendaient bien, même très bien, c'est pourquoi il avait été surpris que Choza soit choisit comme témoin plutôt que lui. Mais il n'imaginait qu'ils puissent s'entendre aussi bien. Surtout sans que Kakashi s'en soit rendu compte avant.
Ça expliquait pourquoi Obito était le témoin de l'Inconnu, vu que Genma et lui étaient toujours fourrés ensemble à ne rien faire. Le deuxième témoin devait sûrement être Hayate.
« Bon, je vais vous laisser. Toi et ta superbe future épouse ! » Taquina Kakashi en envoyant un clin d'œil dans la direction des deux amants.
« Excuse-moi, je croyais que tu allais te marier avec une femme, je sais pas pourquoi ! » Reprit Kakashi, tentant de faire partir la gêne qui s'était installée dans l'atmosphère.
« T'es pas trop déçu ? Que ce soit pas avec une –
Je te l'ai déjà dit – » L'inspecteur aux cheveux argentés s'avança vers Iruka, puis le prit dans ses bras.
« Tant que tu es heureux c'est tout ce qui compte, peu importe avec qui tu te maries. On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, on tombe amoureux, c'est tout. Tu es comme un petit frère pour moi et jamais je ne pourrais te détester, encore moins pour ça ! »
Iruka rendit son étreinte à son ami, ses yeux remplit de larmes qui coulèrent le long de ses joues. Sa famille ne l'avait jamais accepté alors il était parti de chez lui et n'était jamais revenu. Il n'avait plus eu aucun contact avec eux et même si cela le rendait triste. Mais il avait maintenant toute l'affection d'une nouvelle famille qui l'aimait et l'acceptait.
Et ils restèrent ainsi quelque minutes sous le regard affectueux de son futur mari.
« Un, deux et Troi-ah »
Et la pince magique d'Ino ouvrit la porte de l'appartement de l'Inspecteur. Certes, il l'avait un peu modifiée pour ouvrir la porte d'entrée d'Hatake mais l'idée venait d'elle tout de même.
Il faut rendre à César ce qui appartient à César.
Il entra en doucement dans l'appartement de l'Inspecteur et ferma aussitôt la porte derrière lui. Il sortit sa lampe et une fois qu'il eut vérifié que les volets étaient bien fermés, il se décida à allumer les lumières.
L'appartement était plutôt grand, une entrée, qui donnait directement sur le séjour. A gauche la cuisine et la salle à manger et à droite un couloir qui menait à la salle de bain, les toilettes, la chambre et surtout le bureau de Hatake. Les parties de l'appartement qui servaient moins étaient rangées à la perfection, Sasuke admira une telle propreté, il s'y sentait bien. Cependant la maniaquerie dans toute sa splendeur commençait doucement à être envahit par la confusion dont était la cible Hatake et les pièces les plus utilisées de l'appartement comme la cuisine ou le salon qui étaient dans un état lamentable.
Il se dirigea vers le bureau. Parfaitement rangé, tout était trié, organisé au millimètre près. Rien ne dépassait. Sasuke aurait dû faire attention à ne rien déplacer, resté minutieux au vu du niveau de maniaquerie auquel il avait à faire: il était certain que l'inspecteur Hatake serait capable de se rendre compte que la poussière avait été bougée de place.
A vrai dire, Sasuke s'en fichait pas mal.
Il inspecta les photos qui trônaient fièrement sur le bureau. Sur l'une d'entre elles, on pouvait voir Hatake, sans son masque, aux cotés d'une femme. Grande, silhouette longiligne, des cheveux châtains, des yeux couleurs noisettes à qui il tenait fermement la main et qui posait sur Hatake un regard que Sasuke ne saurait décrire. La seule chose qu'il savait, c'est qu'il arrivait à Ino de le regarder de la même façon. Il devait sûrement s'agir de la femme de l'Inspecteur.
Il prit le cadre photo entre ses mains et inspecta le visage sans masque de l'Inspecteur. Il n'avait jamais vu le reste de son visage, il n'avait jamais essayer de deviner à quoi ce dernier pouvait bien ressembler sans et pourtant il devait avouer qu'il ne s'attendait pas à un visage pareil. Il avait l'air... normal ?
Il détacha son regard du visage de l'inspecteur et posa la photo en question sur l'étagère en face du bureau, ensuite il débrancha l'écran de l'ordinateur et posa ce dernier par terre près de la fenêtre. Puis il revint au bureau, se saisit d'un tas de feuille qui se trouvait dans une chemise et alla le poser dans le salon, sur la table basse.
« C'est parti pour le déménagement ! »
22h45
« Mes félicitations.
- Merci Monsieur le Directeur. » Répondirent en cœur les deux fiancés. Kakashi était heureux de voir qu'il s'était trompé pour Iruka. Comment avait-il pu penser une chose pareille venant de son ami ? Son propre coéquipier ?
Monsieur Hizashi Hyuga fit signe à son fils de venir, ce dernier arriva avec un petit paquet.
« Messieurs, c'est un privilège que de vous avoir dans notre équipe. La Police régulière de Konoha est l'une des polices municipales ayant le plus haut taux de réussite. Et c'est grâce à vous. » Dit simplement le Directeur présentant à ses employés le paquet que son fils tenait dans ses mains.
Kakashi siffla du nez d'arrogance. C'était surtout grâce à lui, oui.
Les deux fiancés furent désorientés si l'on en croyait leurs expressions, un tel geste provenant de leur supérieur était effectivement quelque chose de très bizarre. Habituellement Hizashi Hyuga était le genre d'homme à privilégier le travail à quoi que ce soit d'autre et se fichait bien de connaître la vie privée de ses employés.
Kakashi jeta un coup d'œil au Maire de Konoha : Monsieur Hiruzen Sarutobi s'était bien assuré que les deux jeunes hommes se mariaient dans leur ville et qu'il espérait avoir l'honneur de pouvoir les marier lui-même pour ''les remercier de leur investissement dans la sécurité de la ville''. Tout cela sembla suspect à Kakashi mais il préféra ne pas y penser. Il avait déjà suffisamment de soucis comme cela.
Iruka déballa délicatement le paquet et en sorti une box spéciale ''Lune de Miel'' qui permettait aux deux amoureux de passer une semaine entière dans un grand château cinq étoiles avec restaurant et Thalasso compris.
Il souffla, plus de lassitude que d'énervement. Le vibreur de son téléphone se fit sentir dans sa poche. Il sortit son smartphone nouvelle génération :
[1 nouveau message]
Encore.
[ lEventail : Ramène-toi ! On a besoin d'un healer ! ]
Il soupira encore une fois. Elle n'allait pas le laisser tranquille de la soirée, quelle galère.
Puis il sourit, elle n'allait pas le laisser tranquille...
Shikamaru ne se savait pas masochiste. Bon, maintenant il était au courant, il tapa rapidement une réponse à son amie virtuelle.
[ Peux pas : soirée avec les collègues de mon père]
La réponse ne se fit pas priée.
[ lEventail : Pourquoi ils t'ont invité ? Ils savent pas que t'es la personne la moins sociable du monde?]
C'était une bonne question mais son père tenait vraiment à ce qu'il y aille, il n'avait pas pu lui dire non. Depuis la mort de sa mère, son père n'avait plus que lui. Il jeta un regard dans la salle : beaucoup de gens qu'il connaissait depuis l'enfance, beaucoup d'autres qu'ils ne connaissait pas. Les gens de la Police, il les trouvait généralement sympa. Mais si on lui avait demandé son avis, il serait resté chez lui à jouer aux jeux vidéos. Mais plus que tout, il se serait bien passer de devoir supporter Mônsieur Parfait, le Snobisme incarné.
« Encore en train de ne rien faire ? » lui demanda Neji pas réellement préoccupé par ce que faisait Shikamaru.
Quand on parle du loup.
« J'aime pas les gens.
- Moi non plus. » lui avait répondu Neji un air mauvais sur le visage, en partant avec le verre de crémant qu'il venait de se servir.
Bah tiens, pour une fois ils étaient sur la même longueur d'onde. Depuis qu'ils se connaissaient (c'est à dire l'enfance vu que leurs pères travaillaient ensemble déjà à l'époque, même si Hyuga n'était pas encore chef de la Police) c'était bien la première fois que cela arrivait. Un jour à marquer d'une croix blanche !
Il n'avait pas l'air content. C'est sûr que si son propre père préférait passer une heure et trente minutes à féliciter ses employés pour leur futur mariage que lui pour sa mission ultra risquée qu'il avait réussi avec brio, il y aurait de fortes chances pour que Shikamaru soit dans le même était que Neji.
[1 nouveau message]
Quelle galère, lEventail...sourit-il malgré lui.
Ils avaient toujours proches, mais s'étaient définitivement rapprochés il y a plusieurs mois : lEventail venait tout juste de perdre sa sœur. Apparemment, elles ne s'entendaient pas très bien, mais comme toujours, c'est lorsque l'on perd quelque chose que l'on se rend compte à quel point c'était important. En plus du deuil qu'elle avait dû faire de sa sœur, elle avait été tourmentée par la culpabilité de ne pas avoir passer plus de temps avec elle pendant qu'elle était là ou encore du fait qu'elle profitait sereinement du favoritisme que ses parents faisaient entre les deux jeunes filles sans se soucier de ce que ressentait sa sœur.
Depuis, elle n'adressait plus un mot à ses parents. Shikamaru l'avait aidé dans cette épreuve et puis lui avait donné son numéro de téléphone. Chose qu'il n'avait jamais fait auparavant.
En cliquant sur le dit message, il fut surpris de voir que c'était un message de jean-midu42. C'était très mauvais, visiblement ses amis virtuels étaient en difficulté contre un ennemi redoutable et avaient désespérément besoin de lui. Il appréhendait de lire ce message, cette fille savait parfaitement comment convaincre les gens. Elle était terrible. C'était elle qui l'avait aidé à faire le deuil de sa mère. Et qui ensuite, l'avait forcé à retourner en cours … en le menaçant de publier sur les réseaux sociaux son historique internet.
Diabolique...
[ jean-midu42 : ça va ? Tout se passe bien ? Tu n'as pas l'impression de trahir tes plus proches amis ? Imagine la détresse de lEventail. Sans toi … Seule …. dans ce donjon... sans healer* ...]
[Bah écoute, ça va pas trop mal. Et toi, t'as pas l'impression d'avoir un bébé à t'occuper plutôt que de jouer aux jeux vidéos ? C'est Kirito69 qui s'occupe de votre fils ?]
[ jean-midu42 : Non. Kirito joue aussi, le bébé est chez sa mamie. Il manque plus que toi. Lâcheur.]
Il avait été surpris de se rendre compte que jean-midu42 et Kirito69 avaient fini par se rencontrer IRL sans leur dire. Même pire que ça : ils s'étaient rencontrés, étaient tombés amoureux et pire que tout : ils étaient en train d'organiser leur mariage. Le bébé étant arrivé un peu en avance dans leurs plans, ils avaient du reporter leur mariage à plus tard. Heureusement, Taka avait fini par se reconnecter, sinon il aurait loupé une chance de tous se rencontrer en vrai.
Il y en avait une en particulier que Shikamaru voulait rencontrer, mais il préférait se jeter sous un train plutôt que de le lui avouer. Et jean-midu42 passait sa vie à lui faire du chantage à ce sujet.
Malheureusement, il s'était bien rendu compte qu'il y avait de fortes chances pour qu'elle soit bien plus jeune que lui, elle parlait du lycée en permanence, alors que lui était déjà étudiant. Il espérait pouvoir retarder un peu l'échéance de la rencontrer en vrai, histoire qu'elle soit majeure d'ici là. Elle ne faisait que parler du lycée, alors que lui était déjà étudiant.
[Demande à Taka de se connecter ! A part de s'occuper de son chat, il a rien à faire.]
Après tout, si une fois dans la semaine il ne se connectait pas, cela n'allait pas les tuer. Taka part contre était bien moins présent qu'avant. C'était tellement dommage qu'il passe moins de temps avec eux, Shikamaru l'aimait bien, il l'appelait son ''petit dépressif''. C'était un peu comme un petit frère qui venait pleurnicher vers lui dès que quelque chose n'allait pas.
[ jean-midu42 : Il est déjà là !]
Arph !
Loupé pour cette fois.
[ jean-midu42: Il pète la forme d'ailleurs. Il m'a dit que les choses s'amélioraient doucement chez lui. Je suis contente. Mais ne change pas de sujet, sale traître à ton sang.]
« T'as l'air à fond » La voix de son paternel le fit sortir de sa trans.
Shikamaru releva la tête et fit face à son père qui lui tendit un verre de crémant. Shikamaru fit la moue en contemplant le verre que son père lui présentait :
« Je préfère la bière.
- Mon fils est un alcoolique ! » déplora faussement Shikaku qui s'empressa de vider le verre qu'il présentait juste avant à son fils.
Il fit une pause pour reprendre sa respiration avant de suffoquer et il devait à tout prix prendre se pose un petit moment au risque de s'évanouir. Ce serait quand même gênant de faire un malaise dans l'appartement de l'inspecteur qui le suspectait de meurtre depuis des mois après s'y être introduit pendant son absence, en parfaite illégalité.
Il avait déjà déplacé pas mal de meubles quand il finit par amener la chaise de bureau de Hatake dans le salon. Il s'assit sur cette dernière, quelques secondes. Il tourna deux ou trois fois le siège sur lui-même, l'abaissa, le remonta. Il devait avouer que cette chaise était plus confortable et plus pratique que la sienne, il faudrait qu'il pense à acheter la même. En tournant de nouveau sur la chaise roulante, quelque chose de brillant attira son attention près de la télévision.
Il s'arrêta pour stabiliser sa vision et depuis sa nouvelle place, il remarqua un cadre photo argenté dans lequel se trouvait une photo d'Ino. Elle était posée juste en face du canapé, comment avait-il pu ne pas la remarquer avant ? Sasuke laissa son trône pour s'approcher de ce qui avait capté son attention et s'en saisit. Il posa ses yeux noirs vides sur le visage de sa prisonnière: à la voir tous les jours, il n'avait pas remarqué à quel point elle avait changé depuis son entrée dans la cave. Bien que ses yeux étaient toujours aussi bleus, son visage et ses cheveux paraissaient plus pâles maintenant.
Il détourna son regard d'Ino et emmena cette dernière avec lui. Il traversa le salon puis prit le couloir qui menait à la chambre de l'Inspecteur et posa son irritante colocataire sur la table de chevet, tournée vers le lit deux places. Il admira la nouvelle décoration un instant et reparti en direction du bureau. Une fois dans le refuge de l'Inspecteur, il sortit de sa double poche de la pâte à fixe et son ticket pour la liberté.
« Bon... Où est-que je peux poser ça ? » se demanda-t-il à lui même en fixant les murs.
00h50
« Non, mais ce BOULE !
- Gaï, surveille ton langage. Tu parles de l'une de tes collègues... »
Cela ne faisait quelques heures qu'ils étaient à cette soirée et Kakashi sentait qu'il devait rentrer. Pas que la soirée soit mauvaise, enuyante ou quoi que ce soit. C'était juste son instinct qui lui disait de rentrer en courant chez lui. Quelque chose n'allait pas mais il ne voulait pas blesser Iruka, c'est pourquoi il supportait les blagues graveleuses de Gaï.
C'était un homme d'esprit mais quand il était saoul, il devenait l'homme le plus lourd du monde.
« Laisse-la Gaï, elle est trop bien pour toi. » répliqua Obito espiègle.
Gaï se leva, semblant bien décidé à ne pas laisser faire les mauvaises langues, et ce malgré le fait que son équilibre ait dépérit sous le nombre de verre qu'il avait bu depuis le début de la soirée. Il s'approcha de Shizune qui le fixait d'un regard méfiant depuis déjà dix bonnes minutes :
« Hey Shizune, ton surnom ce serait pas ''Google'' ? Parce que je trouve en toi tout ce que je recherche !» Lâcha Gaï sous les hurlements de rire d'Obito et Genma qui tapaient du poing sur la table, complètements hilares, le regard gêné d'Hayate qui suppliait une puissance inconnue de le faire disparaître loin de l'Hôtel de Police et le regard bienveillant de Choza et Shibi.
Gaï, sûr de son charme, continua sur sa lancé :
« Si t'étais un sandwich à McDo, tu serais le Mc-nifique ! »**
Pitié stop.
Le regard de Kakashi dévia sur Obito et Genma qui étaient bras dessus bras dessous. Depuis quand étaient-ils devenus si proches ? Obito avait été son meilleur ami et maintenant il riait aux éclats avec Genma, l'air de rien. Ils s'étaient rapprochés au point que Genma fasse de lui son témoin de mariage et tout cela sous le regard de Kakashi sans qu'il ne le remarque avant. Comment cela a-t-il pu être possible ?
Le bruit typique d'une gifle mise à un mec lourd retentit et Shizune s'éloigna avec grâce loin de Gaï, qui revint aux cotés de Kakashi misérablement :
« Ça va ? J'espère que ça t'auras servit de leçon.
-Kakashi.
-Quoi ? » Répondit indifféremment l'homme aux cheveux argentés.
« Je crois que je suis amoureux ! Je vais l'épouser ! » Hurla Gaï encore bien euphorique.
« Elle vient de te gifler, je crois que c'est mort... » Ricana Obito en essayant de calmer son coéquipier.
« Kakashi. » Fit Tsunade au milieu de ce torrent de testostérones.
Il se leva et alla près de sa cheffe, son regard lui fit savoir que c'était visiblement quelque chose d'important.
La soirée était enfin terminée, il avait fait tout ce qu'il avait à faire et rentrait le plus tranquillement du monde. Il s'était introduit dans l'appartement d'un officier de police qui l'avait en grippe depuis leur toute première rencontre il y a de ça 7 mois et repartait comme si de rien n'était. Cela paraissait bizarre d'avoir réussit son plan : rien ne fonctionnait jamais habituellement.
Lorsqu'il rentra, il se dirigea immédiatement à l'étage en espérant qu'Ino n'ait pas accouché dans la soirée, cela fera vraiment trop de travail de tout nettoyer et il avait juste envie d'aller de se coucher dans SON lit, le stress l'épuisait plus qu'une simple discussion avec Ino.
« NON ! Laissez-moi !» hurla la blonde à l'étage.
Sans réfléchir, il se précipita dans sa chambre, heureusement qu'il avait prit avec lui une seringue, il ne savait pas qui s'était permis d'entrer en contact avec Ino mais une chose de sûr, il ne s'en sortirai pas vivant. Ou bien Ino avait accouché d'un bébé mutant qui essayait de la tuer. Bien que la deuxième hypothèse soit très probablement fausse, elle en restait pas moins vraisemblable au vu des gênes de monstre que l'enfant allait hériter de son père.
Il entra dans sa propre chambre en claquant la porte si fort qu'il en fit trembler les murs. Ino hurla de plus belles :
« Mais ça va pas ?! Pourquoi tu entres comme ça ?! J'ai faillit avoir une crise cardiaque ! » fit la jeune fille qui souleva le casque audio de son kidnappeur de ses oreilles.
Personne. Il n'y avait personne dans cette chambre à part Ino qui jouait sur son ordinateur.
« J'ai cru que- Laisse tomber. » Fit le sociopathe en s'asseyant paresseusement sur son lit, lançant de vagues regards à l'écran.
« FRANCHEMENT, j'aime trop ce jeu ! Si j'avais su, j'y aurais jouer avant. Temari et Ayame y jouaient ensemble parfois.» fit Ino.
Mollement, il se leva et s'approcha de l'ordinateur et attrapa la main d'Ino qu'il libéra des menottes avec lesquelles il l'avait attaché au bureau et rangea les menottes dans son placard mural.
« Remarque, il aurait fallu que mes parents veuillent bien m'acheter un ordinateur. J'étais déjà obligée de négocier des semaines pour qu'ils m'achètent des vêtements ou des livres, alors un ordinateur... » Pendant que Ino pérorait avec elle-même, Sasuke s'approcha de l'écran.
Visiblement, elle avait joué toute la soirée avec sa bande habituelle, Kaaal, Cerfsama, Kirito69, lEventail, Ramen-Chan, etc. Elle avait même réussi à augmenter le niveau de personnage alors que c'était la première fois qu'elle jouait. Il devait avouer que cela l'avait surpris, mais il était hors de question de l'avouer devant elle. Il espérait que ces camarades de jeux ne se soient pas rendu compte qu'ils avaient jouer toute la soirée avec un imposteur.
« J'aime trop Kirito69, il me fait trop rire. » Déclara la prisonnière.
Quel désastre...
« Comment ça s'est passé ? » Lui demanda-t-elle soudainement.
« Comme sur des roulettes.
-Étrange... » Lui répondit Ino, Sasuke acquiesça en silence.
La blonde fit une moue hésitante en croisant les bras sur son ventre arrondit, il était d'accord avec elle. Il était parti en mission sans elle et avait réussi. C'était plus qu'étrange. Habituellement rien ne se passait comme prévu.
« J'ai fait le tour de la maison au moins dix fois et j'ai pas réussi à trouver ce que j'avais mal fait, alors je suis rentré. » déclara Sasuke.
Certes, il n'avait pas trouvé la lettre de suicide d'Ino et ce, même en fouillant dans tous les recoins de la maison. Cherchant s'il n'existait pas de passages dérobés comme pour sa cave ou bien de coffres-forts cachés derrière des tableaux comme dans les séries mais il n'avait rien trouvé. Il en avait conclus que l'Inspecteur le plus respectable du Monde avait fait une bavure et l'avait simplement détruite. Et Sasuke s'en réjouissait.
« Oh... » coupa la blonde jouant avec l'une de ses mèches blonde, avant de reprendre :
«Au fait, ... euh... Il te reste des photos ? Tu sais... celles ...que j'ai prises avec le polaroid ?» S'enquit la captive, le visage empourpré.
« Non, je m'en suis débarrassé. » lui répondit-il.
Pourquoi aurait-il gardé ces photos avec lui ? Il avait demandé à Ino de les prendre pour son plan, pas pour décorer sa maison. Cela aurait fait une bien mauvaise décoration.
« Oh non ! » Se lamenta Ino sans que Sasuke ne comprenne pourquoi.
« Bon, va te coucher. Je suis fatigué et je commence les cours demain à 8h, contrairement à toi ». Fit l'adolescent qui partit immédiatement dans sa salle de bain se laver.
Il se déshabilla rapidement et se glissa sous l'eau. L'eau chaude qui coulait sur son corps fatigué le relaxa, ses muscles avaient été trop sollicités ce soir alors qu'ils n'avaient pas l'habitude, il espérait ne pas avoir de courbatures pour le lendemain. La réaction d'Hatake à son remue-ménage n'allait évidemment pas se faire attendre, il fallait qu'il soit en forme demain. Il frotta avec son gant sa peau mouillée sans faire attention aux marques d'affection que Sakon lui avait laissées en guise de souvenirs de leur séjour dans l'hôpital abandonné.
Après s'être débarrasser de la sueur et de la saleté, il se rendit dans la pénombre rassurante de sa chambre et s'allongea dans son lit, apaisé. Etrangement, il avait l'impression qu'il allait passer une bonne nuit. Il se demanda pourquoi, il n'y avait pas de raison. Et alors qu'il s'apprêtait à s'abandonné dans les bras de Morphée, il se rendit compte d'une présence indésirable dans son lit :
« INO ! SORS DE MON LIT ! » Hurla Sasuke en mettant la prisonnière hors de son lit à coups de pieds dans le derrière.
« Aïeuh ! » protesta cette dernière en tombant lourdement au sol, sur les fesses.
02h50
La soirée était enfin terminée. Il avait tenu sa promesse, alors Choza l'avait laisser filé et ne l'avait retenu pour l'after. Quand bien même tout le monde s'y était rendu, sauf les chefs bien sûr, histoire d'être plus tranquille.
« Sinon c'est pas une vraie soirée ! » Ria la grosse voix de Choza dans son esprit.
Les choses s'arrangeaient d'elles-même visiblement. Iruka ne lui avait piqué Rin, Genma avait l'air sincèrement amoureux de son coéquipier, Obito l'ignorait toujours mais au moins, ils avaient parlé sans faire référence à ce qu'il s'était passé au bar et Tsuande lui avait proposé une augmentation secrète.
Elle se trouvait dans une impasse, Dan, son amant, était parti un temps en mission humanitaire mais il était revenu blessé et elle se devait d'aller à ses cotés au plus vite pour le soutenir. C'est pourquoi elle voulait donner plus de responsabilité à Kakashi, le temps que les choses se règlent pour elle, sans que cela soit officiel. Il était sûr que garder un poste aussi haut pour une femme dans un milieu aussi sexiste que la Police ne relevait pas du miracle. Tsunade avait dû faire pas mal de sacrifices et ne jamais fonder sa propre famille en faisait partie.
Cela ne dérangeait pas Kakashi, loin de là, il savait qu'elle saurait le remercier comme il se devait une fois cette histoire finie et Kakashi se voyait bien passer sergent d'ici très peu de temps. Elle était forcément venue vers lui. Vers qui d'autre aurait-elle pu aller ? C'était lui le meilleur après tout.
Kakashi avait donc, le temps que sa cheffe revienne, la charge de s'occuper de l'Affaire du Bourreau des Enfers (la plus grosse affaire de ces dernières années) et autorité sur ses collègues, notamment ceux qui étaient persuadés qu'il déraillait. Il eut un sourire victorieux qui s'imposa sur son visage, quand bien même personne ne pouvait le voir.
Il composa le code de l'entrée du bâtiment et se dirigea vers l'ascenseur qu'il appela. A l'intérieur de la petite pièce qui montait doucement jusqu'au cinquième étage, il ferma les yeux l'espace d'un instant, se souvenant de sa première rencontre avec le gamin Uchiwa. Dès qu'il l'avait vu, il avait senti que quelque chose ne tournait pas rond chez lui. Quelque chose en ce gamin lui donnait la nausée dès qu'il posait ses yeux sur lui, sur son visage inébranlable et ses yeux impassibles, vides de tout sentiment.
Ce dégoût. Il l'avait déjà senti durant les affaires qui concernaient des meurtriers que l'on ne pouvait plus qualifier d'humains tant leur esprit et leur morale étaient partis pour ne plus jamais revenir. Dénudés de tout sentiment, capable de raison mais incapable de ressentir. Il n'avait jamais su ce qui avait poussé tous ces criminels à devenir, non pas seulement des meurtriers, mais des monstres avides de sang et sans pitié. Fallait-il une raison à ceci ? Etaient-ils nés ainsi ? Avaient-ils vécus toutes ces années sans que personne ne découvre jamais leur véritable nature ?
Le gamin... Sasuke... Il le sentait, il était comme eux. Froid, stoïque, comme mort de l'intérieur. Pouvant traverser d'un regard silencieux et perçant le corps et l'âme. Etait-il ainsi depuis toujours ? Depuis sa naissance ? D'après les témoignages de certains de ses camarades, il y avait eu un changement de caractère après leur entrée au lycée, il n'était plus le même... S'était-il passé quelque chose ?
Ce gamin. Son humanité était partie, c'était sûr, elle l'avait quittée. Ou peut-être n'avait-elle jamais été là dès le commencement ? Peut-être s'était-il simplement "réveiller" ? Peut-être qu'à ce moment là, il était enfin devenu la personne qu'il se refusait d'être ?
Le ''ding'' de l'ascenseur le sorti de ses pensées et il s'avança dans les couloirs silencieux, ses voisins dormant déjà depuis plusieurs heures. Devant la porte de chez lui, il fouilla quelques secondes dans ses poches ses clés mais à peine eu-t-il ouvrit la porte de son appartement que son instinct se réveilla, il alluma la lumière.
« Qu'est ce que- ? »
