Cette fic contiendra des lemons, ils ne seront pas indispensables à la compréhension de l'histoire, donc ne vous arrêtez pas à cela, vous pouvez toujours les passer. ;-) Bonne lecture...
Chapitre 1
Lira et Tamara ne cessait de se fixer, l'ambiance pesait dans le compartiment et personne n'osait dire un seul mot. Mia et Logan étaient face à face leurs regards passaient sans arrêt de la vitre, à côté de laquelle ils étaient, aux yeux de celui devant qui ils étaient.
Aaron, quand à lui, avait le regard poser sur Lira dont il ne cessait de scruter le visage. Il lui trouvait un certain charme. Ses cheveux auburn s'accordaient parfaitement à ses yeux d'encre. Son visage était des plus fins qu'il n'est jamais vu et ses lèvres avaient la couleur rouge du sang. Il la trouvait belle mais il doutait que son âme le soit autant que son apparence. Pourtant, il ne pouvait se détacher de son image. Elle était envoutante. Fascinante.
- Pourquoi ce regard insistant ? demanda Lira, mais pas sur le ton agressif qu'il avait toujours connu jusque-là, elle était plus, disons, suspicieuse.
- Ce que l'on raconte, est-il vrai ? répondit Aaron, attirant le regard de tous les autres.
Il avait absolument improvisé cette question mais ne pouvait admettre ses véritables pensées à cet instant.
- Puis-je savoir ce à quoi tu fais allusion ? repondit Lira en réprimant un sourire de satisfaction (elle savait exactement ce qu'il en était).
- Il se dit que tu es la fille Lestrange. Est-ce la réalité ou bien un simple homonyme ?
- Regarde-moi bien, Martinez. Ai-je vraiment l'air d'une vulgaire copie ?
- Je n'en sais rien, je n'ai jamais été confronté à l'originale, provoqua, volontairement, Aaron.
- Je pensais que tu aurais plus de jugeote, apparemment, j'ai fait erreur. Si tu as besoin de voir, l'originale, comme tu le dis, eh bien, tu l'as en face de toi et si tu faisais allusion à ma chère mère, sache que tu aurais l'occasion de voir sa baguette de près lorsqu'elle sortira d'Azkaban si, d'ici là, tu commets un acte qui le mérite ce dont je ne doute pas. Et, ne t'en fais pas, elle en reviendra dès que le Seigneur des Ténèbres fera son retour, ce qui ne devrait plus beaucoup tarder, crois-moi.
- Si j'en crois ce que l'on dit à son propos tu as aussi hérité de son inconscience, répondit Tamara d'un ton particulièrement calme, et, j'imagine, de sa folie, aussi. Et je n'ai pas l'impression que cette folie ait quoi que ce soit qui ait un rapport avec du génie.
- Je te rappellerai que c'est la seule avoir eu le « génie », comme tu le dis si bien, d'admettre, envers et contre tous, que le maître reviendrait et à répondre de ces actes.
- « Le maître », tu dis « le maître » mais à ce que je sache, tu ne fais officiellement partie de ses partisans.
- Alors c'est que la rumeur est erronée, soupira Lira
- C'est impossible enfin ! Tu... Tu avais huit ans quand il a disparu, ne pouvait pas… enfin, cela me semble totalement...
- En effet, et j'en avais six quand j'ai rejoint ses rangs.
- J'imagine que tu en as preuve, dit Logan
Pour toute réponse Lira, releva sa manche et laissa apparaitre la Marque des Ténèbres sur son bras gauche.
Retour en arrière
Comme elle vient de l'énoncer, Lira avait six ans lorsque sa mère l'avait mise au service de Voldemort. Bellatrix lui avait annoncé un jour particulièrement calme, après une des séances d'entrainement qu'elle donnait à sa fille dans les moments où elle se souvenait qu'elle avait des devoirs envers elle.
- Lira, je pense que tu es enfin prête, lui avait-elle dit.
- Prête, comment cela ? questionna la jeune fille
- Prête à le rejoindre.
- Rejoindre Voldemort ?
- Endoloris.
Lira s'était alors effondrée sur le sol en hurlant si fort que l'on aurait pu l'entendre dans toute la demeure. Ce n'était pas la première fois que sa mère la faisait souffrir de la sorte, parfois elle la laissait souffrir ainsi jusqu'à ce qu'elle perde connaissance, mais jamais elle ne s'était habituée à en recevoir. Parfois même, Bellatrix en était arrivée à user de sa précieuse dague.
Le sortilège fut interrompu au bout d'une minute, une minute. Un temps qui peut paraitre des plus courts mais qui semblait des heures pour une gamine de six ans dont la douleur ravageait le corps et l'âme.
- Combien de fois t'ai-je dis de ne jamais prononcer son nom ? Combien de fois ?
- Exc… excusez-moi, m… mère. Je ne voulais pas…
- Pourtant, tu l'as fait même si tu sais pertinemment que ta punition ne se résumera pas à ce doloris.
- Oui, j'en… j'en suis consciente. Je… je ne sais p… pas ce qui… qu'il m'a pris.
- Alors évite de faire ou dire des choses dont tu ne connais pas la portée.
- Je ferais tout pour que cela ne se reproduise pas.
- Bien, dans ce cas relève-toi et comporte-toi comme la future mangemort que tu es destinée à devenir, d'ici peu.
Fin du flash-back
Flash back 2
Dans les jours suivants, Lira, accompagnée de sa mère, avait donc, bien sûr, été à la rencontre de Voldemort.
La petite fille s'était préparée à ce moment sans savoir exactement ce qui suivrait. Elle pensait que c'était simplement une étape obligatoire pour toute personne née-sorcière. Ceci afin de prendre de l'importance aux yeux de cet homme dont elle ne pouvait prononcer le nom et à la puissance qu'elle savait bien au-dessus de toutes celles des personnes qu'elle connaissait. Dans son esprit, sa vie continuerait ainsi : elle jetterait toujours des sortilèges sur ces gens, emprisonnés dans sa cave, qui, d'après ce qu'on lui avait dit, était nés d'au moins un parent moldu ou aidait ceux-ci (ce qui représentait un préjudice bien pire à ses yeux). Elle ne savait pas que Voldemort avait des projets bien plus noirs la concernant.
- Lira Lestrange, dit-il dès qu'elle entra, en la dévisageant de ses yeux rouges, comme imbibés de sang, avec cette chère Bellatrix.
- Maître, répondit celle-ci, en se pressant de s'incliner, à ses pieds.
Lira imita sa mère, pensant que c'était ce qu'elle devait faire.
- Lira Lestrange, répéta-t-il. On m'a tant parlé de toi. J'espère que tu ne me décevras pas.
Il avait dit cette dernière phrase en posant ses yeux sur Bellatrix.
- Ne vous en inquiétez pas maître, j'y veillerais, moi-même, répondit celle-ci, avec toute la dévotion qu'elle pouvait avoir dans la voix.
- Je n'en attendais pas moins de toi, Bella (à Lira :) Approche.
Lira s'exécuta, sans oser lever les yeux vers lui. Lorsque cela fut fait, elle aperçut alors un serpent qui rampait au pied de celui qui serait bientôt son maître mais elle ne cilla pas. Un sourire maléfique ajouté à ce qui pouvait paraitre être de la fierté apparu alors sur le visage de Voldemort.
- Ton bras, ordonna-t-il.
Elle le lui tendit.
- Bien, fit Voldemort en saisissant le poigné de Lira de sa main glacée.
Il posa alors sa baguette sur son avant-bras et commença à réciter une incantation dans une langue qui était inconnue à la jeune fille. Au bout de quelques secondes, elle commença à sentir une vague douleur qui s'intensifia au fur et à mesure des secondes, à l'endroit où la marque commençait à prendre forme. Elle retint un cri et tenta de rester impassible, comme l'avait prévenu sa mère mais elle ne put empêcher une larme de couler.
- Bien, répéta Voldemort lorsqu'il lâcha son bras.
Il échangea alors un regard avec Bellatrix, et elles s'en allèrent.
Fin du flash-back
Un silence de mort se fit dans le compartiment, tous la fixaient d'un air presque effrayé. Tous sauf Mia, qui lui souriait avec un regard complice, et Aaron, qui continuait de la dévisageait comme si elle était un mystère. Ses pensées lui étaient impénétrables.
...,
- Je croyais que tu étais censé te montrer discrète, fit remarquer Mia
- En effet mais je ne pouvais tout simplement pas les laisser parler et, en plus, leur donner raison, répondit Lira. Tu as entendu ce qu'il disait et cela m'aurait été insupportable de ne rien faire.
- Peut-être, mais, de mon point de vue, tu en as fait un peu trop.
- Puis-je savoir à quel moment ?
- A peu près tout le temps mais, spécialement quand tu as fait allusion à son retour.
- Ne me dis pas que tu penses comme eux que cela n'arrivera jamais !
- Je ne critique pas, je ne fais que constater qu'en presque dix ans, il ne s'est pas beaucoup manifesté.
- S'il était réellement mort, s'exclama Lira, la marque aurait totalement disparue, et tu as pu voir toi-même que ce n'est pas le cas.
- Bien sûr, seulement, le fait qu'il soit en vie ne veut pas dire qu'il aura un jour la force de revenir.
- Et que tentes-tu de me dire exactement ?
- Lira, je crois que… que tu te berces d'illusion pour justifier le fait que… tu sais bien… tu ne puisses pas… enfin que... tes parents soient en prison.
- Il est vrai que les tient n'ont pas été capable d'un tel sacrifice, s'exclama la jeune mangemort avant de s'en aller.
Elle parcourut les couloirs, éclairée par le soleil couchant qui filtrait par les fenêtres. Il n'y avait pas grand monde, la plupart des élèves avaient préféré rester là où le monde se trouvait, en ce jour de rentrée, afin de pouvoir retrouver tous ceux qui pouvaient l'être. Cela ne l'empêchait pas de tomber sur quelques personnes ici et là, qui cherchaient le peu d'intimité qu'ils pouvaient pour se raconter de multiples secrets ou s'embrasser tendrement loin de la vue des autres.
Lira, elle, ne pouvait se résoudre à arrêter sa marche. Son esprit était si actif qu'il lui était impossible que son corps soit plus lent. Elle avait toujours été sure que Voldemort reviendrait, que ses idéaux seraient enfin dominant, qu'elle pourrait enfin se battre pour lui… et que ses parents seraient libre. Un jour. La preuve était que, même après ce que lui avait dit Mia, elle restait sure que cela arriverait, seulement, elle commençait à trouver le temps long. Bien long. Mais elle ne perdait pas espoir. Elle attendrait le temps qu'il faudrait avant que…
- Lestrange ?
Celle-ci se retourna avec un sursaut. Elle n'en croyait pas ses yeux. Celui qui avait osé l'interrompre dans ses pensées n'était autre que…
- Martinez ? s'exclama Lira. Que fais-tu ici ?
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, j'étudie ici.
- Oui, merci ! Mais, puis-je connaitre la raison qui t'autorise à me parler, toi, un traître à ton sang, qui n'éprouve même pas une once de honte à l'avouer ? D'ailleurs, que fais-tu ici ?
- Je pourrais te retourner la question.
- Je… Je regarde le coucher de soleil. Et, que fais-tu de ma première question.
- Je pourrais te la retourner aussi, sous une autre forme. Par exemple, « comment une personne de ton rang peut-elle parler à un traitre comme moi ? », répondit Aaron, en essayant d'imiter le ton de Lira.
Celle-ci n'avais jamais adressé la parole au jeune sorcier depuis le début de leur scolarité mais c'était surtout par principe. En réalité, sa beauté l'avait marquée dès le premier jour. Et ce soir là, alors que les mots de Mia l'avait perdue, elle fit ce qu'elle regretta aussitôt et pour le reste de sa vie. Elle l'embrassa... avant de s'enfuir dans son dortoir.
