Chapitre 11

Lira se réveilla en sursaut. Elle ne savait plus où elle se trouvait. Quelques minutes plutôt, elle était en au milieu de sa cellule d'Azkaban Elle reprit peu à peu ses esprits et décida de se lever sachant que, même si elle trouvait le sommeil, celui-ci ne serait pas reposant.

Elle posa les yeux sur sa baguette et la prit entre ses mains : Elle l'observa sous tous ses angles. Elle lui était si chère…

Elle la reposa délicatement sur sa table de chevet et ouvrit son armoire, où il restait quelques vêtements lui appartenant. Ils lui étaient tous trop grands, à présent. Alors, elle reprit sa baguette entre ses doigts et lança un sort censé les lui ajusté. Lorsqu'elle enfila la première tenue qui lui tomba sous la main, elle sourit et sortit de sa chambre afin de refaire le tour des lieux, comme pour se les approprier.

Lira voulait retourner chez elle, mais elle savait que cela ne serait possible que lorsque les Aurors auraient vérifié qu'elle ne s'y trouvait pas, ajoutés aux quelques jours où ils surveilleraient de près qu'elle ne s'y rende pas. Alors, elle s'assit dans le salon, au milieu duquel se trouvait un immense sapin, et réfléchit à un plan pour retrouver et tuer Aaron. Une chose était certaine, elle voulait agir seule. Elle tenta de se souvenir tout ce qu'il lui avait raconté à son sujet quand elle tomba sur un point essentiel de sa vie : Le premier dimanche de chaque année, toutes sa familles et lui se retrouvaient chez ses parents. Elle voulait aller le trouver là, car elle ne voulait pas seulement la peau d'Aaron, elle voulait le faire souffrir, et quelle meilleure occasion qu'un jour où toute sa famille serait présente : il y aurait tellement d'occasion de le faire.

- Lira, une voix l'interrompue dans ses réflexions.

Elle se retourna et vit qu'il s'agissait de Lucius.

- Mon oncle, dit la jeune fille.

- Vous avez… changé.

- Qui Azkaban n'aurait pas changé ? Bien que je ne vous le souhaite pas, si vous y faites un tour, vous constaterez assez vite que personne ne peut revenir de la même façon qu'il y est parti.

- Je l'imagine.

- Au fait, le Seigneur des Ténèbres m'a parlé d'une certaine mission que vous supervisiez et à laquelle je devrais prendre part. Puis-je savoir de quoi il s'agit ?

- Suivez-moi.

Lucius partit, sa nièce sur les talons.

Ils se rendirent dans une pièce où Lira n'avait jamais pu pénétrer auparavant, pas plus que Drago, d'ailleurs. Elle ne savait pas exactement comment la qualifier, ce n'était pas vraiment un bureau, car il n'y travaillait pas, du moins, pas pour le ministère. C'était ici qu'il s'attelait à réfléchir à tout ce que Voldemort lui confiait. C'était aussi dans cet endroit qu'il avait assouvit, avec d'autres femmes, des besoins que Narcissa ne pouvait ou ne voulait plus combler durant sa grossesse et même quelques temps après.

- Ici, personne ne nous entendra, reprit Lucius, une fois qu'il eut fermé la porte. Drago a certainement du t'informer de l'état actuel des choses.

Lira hocha la tête.

- Vois-tu, il y a une prophétie concernant le Seigneur des Ténèbres et Potter, nous sommes chargés de la récupérer.

- Combien sommes-nous ?

- Tu es la onzième, j'imagine qu'il voudra que Bella et Rodolphus nous rejoigne, ce qui fera donc…

- Ne comptez pas sur Rodolphus.

- Comment cela ?

- Il est mort, il s'est suicidé quelques minutes avant que nous soyons libérés.

- Pour quelle raison ?

- Il n'a pas résisté aux mots que Bella lui susurrait depuis qu'elle lui a annoncé qu'il n'était pas le père. Mon père.

- Rodolphus n'est pas ton père ?

- Non.

- Qui est-ce, alors ?

- Le maître.
- Bella a…

- Oui, mais reprenons. Qu'as-tu prévu pour prendre possession de cette prophétie ?

Tandis que Lucius expliquais à Lira où en était son ébauche de plan, Bellatrix se remémorait encore et encore ses retrouvailles avec Voldemort.

Flash-back

Après le dernier Doloris qu'il avait lancé sur Bella, Voldemort n'avait pu retenir plus longtemps ses pulsions. Il lui était arrivé de refuser des avances venant de la sorcière autant de fois que lui-même en avait faite, toujours reçue avec la plus grande joie de Bella. Et ce fut ce dernier cas qui se produisit lorsqu'il arrêta l'effet du sort. Il profita du fait qu'elle était au sol pour se pencher vers elle, l'attraper par les cheveux et l'embrasser. Il passa une main dans sa chevelure et de l'autre caressa ses courbes. Les mamelons de Bella se durcirent et elle sentit son bas ventre s'enflammer. Voldemort l'arracha à ses vêtements puis, elle fit de même. Il entreprit de lui mordre un sein, ce qui fit gémir Bella. Sa langue descendit alors jusqu'au sexe de la femme qui soupira à nouveau en laissant s'échapper un peu de son fluide. Voldemort ajouta alors ses dents, ce qui fit crier la brune de douleur et de plaisir, ses sécrétions envahir alors la bouche de son amant qu'il avala. Puis, il releva son buste, dominant Bella de sa hauteur. Elle leva et écarta alors ses jambes autours de la taille de son maître, qui les saisit vigoureusement entre ses mains pour qu'elles prennent appuis sur ses épaules. Seule les épaules et la tête de Bella touchait encore le sol quand Voldemort enfonça son membre en elle. Bella hurla de plaisir et de douleur, au contact de sa peau froide en elle, toujours aussi brusquement, ce qui l'excitait encore plus. Les coups de bassin s'accélérèrent rapidement, les gémissements augmentèrent à chacun d'eux, bien que ceux de Bella furent toujours les plus forts. Elle fut la première à atteindre l'orgasme, quelques secondes avant son maître. Elle sentit alors les coups de bassin diminuer en elle, pendant qu'ils reprenaient leurs souffles. Seulement, aucun des deux ne voulaient en finir. Voldemort retira alors brusquement sa verge de Bella, ce qui fit retomber ses jambes au sol. La sorcière se recroquevilla donc, par reflexe, pour continuer à se faire du bien, tandis que Voldemort attrapa ses cheveux et la plaqua contre le mur. Elle gémit au contact du mur de pierre glacé en écartant de nouveau ses jambes autours du Seigneur des Ténèbres, qui la retenait encore par la chevelure. Il la pénétra sans attendre, ce qui la fit de nouveau crier. Tandis que les mouvements s'accéléraient, Bella s'approcha de son maître afin de sentir le contact de ses seins de braises à son corps de glace, ce qui eut pour effet de le faire gémir, et de déclencher leurs orgasmes joints. Voldemort se retira alors de Bellatrix et l'empêcha de tomber en la retenant par les cheveux. Il la déposa sur le sol. Les deux corps tremblaient. Le Seigneur des Ténèbres embrassa alors de nouveau sa Belle et prit un de ses seins entre ses doigts. Leurs organes se rapprochèrent d'eux-mêmes et les coups de bassin reprirent. Les ongles de Voldemort s'enfoncèrent jusqu'au sang de Bella qui eut alors un troisième orgasme suivit de celui du maître, qui marqua l'arrêt de leur nuit d'amour.

Bellatrix ressentit du plaisir rien qu'au souvenir de cela et n'eut alors aucun mal à s'endormir, ce qui, hélas, ne lui assura pas un calme sommeil.