Chapitre 14
Lira regarda le corps qui se trouvait devant, haletante. Elle le fixa durant cinq bonnes minutes avant de reprendre ses esprits. Alors, elle prit le cadavre d'Aaron et transplana (étant de la famille, un sort spécial avait été jeté sur la maison pour qu'elle puisse y transplaner à sa guise).
Elle déposa le corps devant la maison des Martinez, fit apparaitre la Marque des Ténèbres dans le ciel et s'en alla. Une fois chez elle, elle se posa sur son lit et admira le ciel. Elle s'était rendu compte que la vitre n'en était pas une. C'était un toit que seuls ceux qui étaient à l'intérieur percevaient comme transparent. Elle avait commis un meurtre. Elle venait d'en prendre conscience. Elle ne comprenait pas une chose : lorsqu'elle pensait au petit Jake, elle ne ressentait rien de particulièrement dérangeant (elle avait été élevée dans un monde où tuer était chose normale, contrairement aux gens véritablement normaux), pourtant, quand le souvenir d'Aaron revenait à son esprit, quelque chose la troublait, mais elle n'aurait pas su dire quoi. C'était un sentiment similaire à celui qu'elle avait ressenti lorsqu'elle avait appris qu'Aaron et Tamara avait un fils.
On frappa à la porte. Les battements de son cœur s'accélérèrent. Des Aurors étaient peut-être à sa porte. Lira jeta discrètement un œil par la fenêtre. Elle fut rassurée lorsqu'elle y vit Kate Johnson.
- Kate ? dit-elle la faisant précipitamment entrer
- Lira, je savais que tu serais là. Je suis tellement heureuse de voir que tu vas… Enfin, que tu es vivante.
- Tu voudrais certainement un thé, c'est un des rares choses qu'il me reste et qui est encore consommable.
- Oui, merci, répondit Kate, en s'asseyant.
- Je vais devoir le faire moi-même, je trouverais risquer de garder un elfe de maison, ici.
Elle jeta un sort sur la théière et elle commença son travail.
- J'ai appris que des Aurors avaient visité ta maison.
- Oui, il parait, pourtant, tout était toujours en ordre quand je suis revenue ici.
- Heureusement que tu habites ici, sinon, je suis sure que beaucoup les aurait déjà appelé.
- Je prends mes précautions avant de sortir mais il est vrai qu'un avis de recherche est affiché sur le mur de ma maison. Ce qui rend la chose plus complexe.
Les tasses de thé se déposèrent sur la table.
- J'imagine que tu as retrouvé Bellatrix et Rodolphus lorsque tu étais là-bas, murmura Kate.
- C'est exact.
- J'ai lu dans le journal que ton père était mort.
- Ceci est moins exact.
Kate la toisa d'un air interrogateur.
- Mon père est le Seigneur des Ténèbres. Je l'ai appris presque dès mon arrivée à Azkaban.
- Pourtant, tu portes le nom Lestrange.
- C'est une longue histoire.
- Enfin, cela ne fait pas une grande différence. Aucun des deux n'est… en état de vivre, disons.
- Le Maître est revenu, Kate.
- Alors, c'est vrai, le ministère nous mentait bien. Quelques-uns le pensaient, mais je ne pensais pas que…
- Cette situation nous est profitable, ils ne sont pas autant à l'affut que durant la guerre précédente. Ils ne se doutent de rien. Au fait, travailles-tu toujours avec eux ?
- Je suis dans leurs bâtiments, mais je refuse que l'on dise que je travaille avec ou pour eux.
- Souhaiterais-tu nous rejoindre ?
- Lira, bien que j'approuve tout à fait ce que vous faites, je ne tiens à rejoindre personne. Je travaille seule et le plus discrètement possible, mais je serais tout à fait à votre disposition si vous en aviez besoin.
Les mois passèrent, le plan visant à retrouver la prophétie prenait forme. Un jour, Lucius donna rendez-vous à tous ceux qui faisaient partie de ce plan. Ou plutôt, Voldemort avait donné rendez-vous à tout le monde puisqu'il lui avait plus ou moins confié une partie importante de cette mission. En les attendant dans son bureau. Il se remémora ce qu'il s'était passé le soir précédent.
Flash-back
La veille, alors que Narcissa était dans son lit au côté de Lucius, elle osa dire ce qui la travaillait depuis quelques mois, déjà :
- Est-ce vrai ?
- De quoi parles-tu ?
- Tu n'es pas sans savoir que je suis au courant que tu… que tu voyais d'autres femmes durant et avant ma grossesse.
- Cissy…
- Jusque-là, je n'ai jamais rien dit, seulement, j'ai appris que l'une d'elle était… Bella. Est-ce vrai ?
- Elle te l'a dit.
- Oui, dois-je en conclure que c'est la réalité ?
- En effet, lâcha Lucius
- Pourquoi ? Que te manque-t-il ?
- Cissy, tu es si douce, il est vrai qu'il m'arrive parfois de vouloir de cette douceur mais, j'ai besoin d'autre chose, de…
- Je comprends, pas besoin de me détailler… tout ce que… vous faisiez.
- Il y a une différence de taille entre elle et toi. Je t'aime.
- J'aurais pu t'offrir ce qu'il te fallait si…
- Il n'est pas trop tard.
- Qu'est-ce que tu insinues ?
Lucius pressa ses lèvres contre celles de Narcissa et la déshabilla avant de se dévêtir à son tour. Il appuya le buste de sa femme contre le mur puis saisit ses poignets d'une main et les pressa au-dessus de la tête de Cissy, qui tenta de se débattre avant d'être rappelée par Lucius « Tu voulais savoir ce que nous faisions n'est-ce pas ? », elle ne répondit rien mais se laissa faire. Il écarta alors violemment les jambes de Narcissa, qui laissa échapper un cri. Sans lâcher ses mains, il commença à mordre un de ses mamelons ce qui fit de nouveau hurler la jeune femme, mais cette fois, elle sentit son bas ventre s'exciter et sa respiration se saccader. Cissy laissa un peu se sève s'échapper d'elle ce qui eut pour effet que les dents de Lucius se refermèrent plus fort sur le téton de Narcissa, qui cria. La main de Lucius resserrera la prise qu'il avait sur les mains de Narcissa. Comme du sang commençait à perler sur menton, Lucius détacha sa bouche du sein de sa femme. Alors, violemment, il lança les poignets de Narcissa de façon à ce qu'elle se retrouve sur le ventre mais que son avant-jambe reste en hauteur. Puis, d'un coup sec, l'homme fit entrer sa verge en Cissy, ce qui la fit hurler de douleur et de plaisir. Cette souffrance enivrante qu'elle ne connaissait pas aussi bien. Lucius donna de brusques coups de bassin, d'une force que Narcissa n'acceptait pas, d'habitude, dès la première secousse. Les deux êtres gémissaient de plaisir et, sentant venir l'éjaculation, Lucius se retira de Narcissa, et laissa son essence couler sur le dos de sa femme, ce qui la fit frissonner de plaisir.
Fin du flash-back
L'esprit de Lucius revint au présent lorsque l'elfe de maison qui était censé conduire les mangemorts jusqu'ici. Ils étaient tous là. Ils s'installèrent, attendant l'arrivée de Voldemort.
Suite au prochain chapitre, qui contera certainement cette réunion ;-)
