Chapitre 20

Le lendemain, alors qu'elle était revenue chez elle, Lira entendit que l'on frappait à sa porte. Elle se précipita vers la fenêtre et vit que des Aurors avaient déjà commencé à casser l'entrée. Elle sentit que, contrairement aux fois précédente où le retour de Voldemort n'avait pas été officiellement annoncé, ils n'allaient pas faire dans la dentelle. Elle ouvrit une fenêtre qui donnait sur une cours intérieure qui ne servait réellement à personne car aucune porte ne menait là. Elle sauta par-dessus et attendit cachée derrière un petit mur. Elle vit les Aurors par ses fenêtres. Son cœur battait dans sa poitrine, elle avait peur d'être repérée, de devoir retourner à Azkaban. Ce qu'elle y avait vécu hantait ses nuits, elle revoyait toujours les Détraqueurs venir vers elle. Elle revivait son réveil après cela, où elle perdait un peu plus d'humanité à chaque fois. Elle entendait les cris de ceux qui se faisaient détraquer.

Au bout d'une demi-heure, elle entendit une voix l'appeller d'une autre fenêtre. Elle pensait l'avoir déjà rencontré auparavant mais ne se souvint plus exactement où. Elle pressa ses doigts sur sa baguette et s'en approcha.

- Que me voulez-vous ? Murmura Lira

-Entrez, Lestrange, avant que l'un d'eux ne vous remarque.

-Qu'est ce qui me prouve que vous ne me trahirais pas ?

- Je me désolé de ne pas avoir marqué votre mémoire.

L'instinct de Lira lui conseilla de lui faire confiance, alors elle entra par la fenêtre qui fut vite refermée derrière elle. A cet instant, elle reconnut l'homme.

- Je pensez que vous aviez été envoyé à Azkaban de nouveau ! Comment est il possible que...

- Je ne savais pas que vous m'y aviez remarqué lorsque vous y étiez.. Enfin,pour répondre à votre question, j'ai réussi à y échapper mais je n'ai pu contacter le maître que très récemment.

- Je vous remercie, Rookwood. Je pense que je ne vous dérangerez pas plus de quelques heures... Ils ne tarderont pas à s'en aller, comme ils l'ont fait les foi précédentes.

- Si tu n'es pas là aujourd'hui, il serait capable de vous attendre plusieurs jours. Mais vous pourrez, à mon avis partir chercher un abris pour la semaine d'ici quelques heures.

- Comment se fait-il qu'il ne soit pas passés chez vous - Pour les mêmes raisons qui ont fait leur discrétion. la première fois qu'ils sont venues dans votre maison : ils ne disent pas que je n'ai pas été emprisoné.

- Je préfère être ci en les sachant chez moi que de revenir là-bas. Vous connaissez encore mieux que moi ce que les effets qu'ont les Détraqueurs.

- Vous pourrez transplaner directement de l'intérieur si vous touchez simplement la poignée de la porte. De cette façon, ils ne vous remarqueront pas.

- Dans ce cas, je vais m'en aller. Nous savons, quoi qu'il arrive, que nous nous reverrons dès que la Marque nous ferra signe.

- Mais ne pensez pas que j'attendrai un appel du maître pour recommencer à débarrasser ce monde des moldus et autres.

- Ce n'en sont pas plus mes intentions.

Ils se firent un signe de tête puis elle transplana et arriva devant le manoir où vivait sa mère car le ministère pensait que la sorcière n'y vivait plus depuis la mort de Rodolphus. Elle entra sans frapper et vit alors une sorte de lierre s'entourer autours d'elle. Elle en était presque entièrement recouverte quand elle perçu la voix de Bellatrix au creux de son oreille murmurer :

- Je vois que tu es seule, alors je vais être gentille : préfères-tu mourir étouffée par ces plantes où à coups de mon fameux Doloris ?

- C'est Lira, murmura-t-elle avec le peu de souffle qui lui restait.

- Vraiment ? reprit Bellatrix en arrêtant le mouvement du lierre. J'imagine que ton mensonge signifie que tu veux voir à quel point ma magie est puissante. Endoloris.

Alors que le sort faisait son effet, le lierre lâcha sa prise et fit tomber la victime au sol.

- Lira, reconnut Bellatrix en arrêtant les effets.

- Oui, fut tout ce qu'elle put articuler

- Puis-je savoir ce que tu fais ici ?

- Les… les Aurors sont… sont chez… chez moi.

- J'imagine que tu n'as pas un système de défense tel que celui-ci.

- Certes.

- Tu n'as qu'à rester ici le temps qu'il faudra, dit Bellatrix sans une pointe d'affection dans la voix.

- Bien, dit Lira en se relevant. Je vous remercie, mère. Je m'en irait demain, il me faut simplement élaborer un plan afin de... Les faire partir

- Je remarque que, au moins, Azkaban, n'a pas fait faiblir ma magie.

- Je pourrais même affirmer qu'elle s'est amplifiée.

- Et, continua-t-elle, que ce que je t'ai appris te donne des idées qui ne serait née dans ton esprit si tu avais simplement été influencée par Cissy.

- J'espérais entendre ce compliment venant de vous, un jour.

- Installe-toi, reprit Bellatrix, ignorant les mots de sa fille, je dois te quitter, j'ai quelque chose de prévu avec d'autres mangemorts, encore libres, une petite destructions de pont, entre autre. Mais, tu n'as qu'à faire comme chez toi.

Sur ce, elle posa son masque sur son visage et s'en alla.

Lira monta dans sa chambre afin de revoir l'endroit où elle devrait passer la prochaine semaine. Elle croisa un elfe de maison à qui elle ordonna d'aller lui cherchait une pousse du lierre qui l'avait emprisonnée, afin qu'elle en mette chez elle. Elle s'installa sur son lit face à la fenêtre et pensa au fait que dans moins de deux semaines tout au plus, elle devrait enseigner l'art de la magie noire à Drago. Elle ne savait pas ce qu'il en saurait précisément car, ayant passé une partie de son enfance dans le milieu où il avait grandi, elle avait compris que leur éducation avait eu des différences de taille. Une chose qui avait tout de suite frappée Lira était le fait que les Malefoy n'avait jamais lancé de sortilèges Impardonnables sur elle ou sur Drago, quoi qu'ils aient fait. De plus, comme l'avait si bien dit Narcissa, il n'avait jamais été entrainé avant, alors qu'elle l'était depuis son plus jeune âge. Elle se rendit alors compte qu'elle ne le connaissait pas vraiment. Elle avait toujours entendu parler de lui comme d'un sorcier qui soutenait les idées des Sang Purs, qui en était profondément convaincu. Lira savait qu'elle pourrait se servir de cela pour le motiver, si jamais il s'averais que sa puissance ne soit pas à la hauteur. Elle se chargerai quoi qu'il en soit de la faire remonter. Elle avait hâte que cela arrive. Et encore plus en pensant que Mia Brown, celle qui l'avait trahie, serait leur victime. Puis, laissant ces pensées de côté, elle se réfléchit à la manière dont elle allait reprendre possession de sa demeure.

Au même moment, un prisonnière était justement dans une cellule, dans le sous sol des Malefoy. Elle avait passé les premiers jours qui avaient suivis son enlèvement à pleurer assise dans l'angle de des deux murs opposés à la grille servant de porte. Mia n'avait pas la moindre idée du lieu dont elle était prisonnière, ni même de l'identité de ceux qui l'avait enlevée. Elle avait conscience qu'ils étaient des mangemorts, grâce à leur masque mais c'était tout. Depuis son arrivée, elle n'avait rencontré qu'un elfe de maison, visiblement muet, qui lui amenait son repas. Parfois, elle hurlait, espérant que quelqu'un l'entendrait. Son appel avait eu pour seule réponse un Doloris lancé par un mangemort masqué. Les jours de suivaient sans que personne ne vienne soulager son sentiment d'abandon.

J'espère que vous avez apprécié ce chapitre. Suite très bientôt.