Chapitre 36

Lira et Bellatrix arrivèrent en même temps devant le manoir Malefoy, elles se saluèrent et traversèrent le jardin en silence, la tête haute mais la baguette à la main, dans le cas où des Aurors s'approcheraient de la demeure.

Elles entrèrent et s'installèrent et les conversations commencèrent.

- Cela va être ton année, dit Lira à Drago. N'es-tu pas totalement excité à cette idée ?

- Ce n'est pas exactement le terme que j'emploierais, mais il est vrai que cela ne me laisse pas indiffèrent. Tu es un Malefoy, descendant d'une longue lignée de Sang Pur, il n'y a aucune raison que tu échoues… de toutes manières, tu n'as pas le choix.

Drago hocha la tête, le regard vide.

- Mais, changeons de sujet, continua Lira, j'imagine que tu connais Ronald Weasley, n'est-ce pas ?

- En effet, pourquoi ?

- Nous avons réussi à obtenir de lui qu'il nous envoie régulièrement des informations à propos de Potter. Et, vois-tu, quand tu auras tué Dumbledore, le règne du Seigneur des Ténèbres commencera, et je sais qu'il arrêtera de le faire, et, avant qu'il le fasse de lui-même, je veux que tu ailles voir celui Potter et que tu lui dises la vérité, sur ce que Weasley aura fait. Je veux qu'il sache.

- J'accepterai tout à fait ta proposition si j'avais au moins une chance de le revoir quand… quand ce sera fait… parce qu'à cet instant, je devrais m'enfuir.

- Dans ce cas, écris-lui une lettre ou n'importe quoi, je veux que ce soit toi qui lui dises. Je veux qu'il… qu'il sente qu'il a comme… comme une dette envers toi. Je veux qu'il souffre.

- Je pense que ce message sera plus… plus puissant si tu l'écris toi-même. S'il vient de toi. Et… j'ai l'impression que tu es très… très motivée pour le faire.

- Tu as raison, je m'en chargerai. J'arriverai certainement à toucher plus de corde sensible que tu ne pourrais le faire.

- Certainement.

On frappa à la porte. Une fois. Narcissa, Drago, Lira et Bellatrix se turent. Deux fois. La maîtresse de maison dit à sa nièce et à sa sœur de se cacher. Trois fois. Elle ordonna à son fils d'aller ouvrir.

- Bonjour, dit Drago aux arrivants.

- Bonjour, nous venons d'être informés par un anonyme que les Lestrange encore libres seraient chez vous, en ce moment-même. Permettez-nous d'entrer pour vérifier cela.

- Fais-les entrer, Drago, lança Narcissa de l'intérieur, dont le regard signifiait qu'ils n'avaient pas le choix. Nous n'avons rien à cacher.

- Ne vous inquiétez pas, nous tenteront de ne pas vous déranger bien longtemps, affirma l'Auror.

Lira était monté dans la chambre qu'elle avait occupée étant plus jeune. Elle ne savait pas qui était là mais elle pouvait se cacher aisément dans un placard dissimulé dans le mur. Personne ne savait qu'il s'y trouvait, pas même les Malefoy. Il n'y avait qu'elle. Elle les entendit monter et sut alors que les gens qui étaient là ne lui voudraient pas de bien. Elle sortit alors sa baguette, verrouilla la porte, et révéla la porte du placard. Elle posa sa main sur la poignée mais il ne s'ouvrit pas. Elle eut beau lancer des sorts, forcer la poignée, rien ne fonctionna.

La porte de la chambre s'ouvrit alors derrière elle. Son regard croisa celui de l'Auror.

- Avada Kedavra, tenta-t-elle.

Mais le sort fut évité par les quatre présents et elle fut désarmée après quelques secondes seulement. La baguette du mangemort était à présent sous sa gorge et elle ne put s'en libérer. Narcissa lança un regard rempli de regrets à sa nièce, alors que l'Auror l'emmenait.

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- J'exige un procès, déclara Kate.

- Un procès, répéta le responsable. A quoi bon faire un procès ? Vous allez le perdre ! Toutes les preuves sont contre vous.

- Les mangemorts étaient masqués, ce soir-là, qui vous dit qu'elle était parmi eux ?

- Même si elle n'en était pas, il y a de multiples raisons de la condamner : tout d'abord, elle a lancé un sortilège de torture à Aaron Martinez alors qu'ils n'avaient que dix-sept ans pour un motif des plus stupides, elle l'a tué dès qu'elle est sorti d'Azkaban, prison dans laquelle elle aurait dû rester à vie, elle a soumis un juge à l'Imperium et, i peine quelques heures elle a tenté de tuer plusieurs Auror. Pensez-vous que cela est suffisant ou bien dois-je continuer ?

- Non, bien-sûr, mais pourquoi n'aurait-elle pas droit à un procès ?

- Ecoutez, elle y aurait tout à fait eu droit si elle n'avait pas déjà été jugée il y a cinq ans.

- Puis-je au moins la rencontrer… en tant qu'avocate, évidemment ?

- Allez-y.

- Je vous remercie.

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Lira attendait. On l'avait mise dans une cellule où elle devrait rester jusqu'à ce que le batelier revienne. Elle ne pensait pas voir qui que ce soit d'autre entrer et elle fut surprise de voir une silhouette féminine arriver.

- Kate, s'exclama Lira. Ne les laisse pas faire ! Ne les laisse pas me ramener là-bas !

- Calme-toi…

- Que se passe-t-il au ministère ? Pourquoi as-tu pu venir ici ?

- Ils… ils ne veulent pas qu'il y ait de procès. Ils m'ont seulement laissé entrer parce que je suis ton avocate. Narcissa…

- Qu'ont-ils fait de ma baguette ?

- J'ai pu la récupérer, elle est… je l'ai donnée à ta mère.

- Ils n'ont pas eu Bella ?

- Non, elle s'est enfuie pendant qu'ils t'arrêtaient, elle…

- Que pense le maître de cela ?

- Je n'ai pas encore eu l'occasion de…

- Fais-lui mes excuses, Kate. Dis-lui à quel point je sais que je n'ai pas été digne d'être ce que je suis. D'être sa descendante.

- Je le ferai, Lira.

Fin du chapitre. Le dernier chapitre n'a pas été beaucoup lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette fic et, si elle vous plait, à en parler. La suite bientôt.