Chapitre 42

(Ne prend pas en compte la bataille des Sept Potter et ce qui entoure cette attaque)

Harry était chez les Weasley, en ce mois d'août. Lui, Ron, Hermione, Ginny, Fred et Georges étaient dans un coin du salon, où une grande partie de la famille était réunie. Un hibou déposa, sur le rebord de la fenêtre, une lettre destinée à Harry. Tous se turent alors, et virent le visage de leur ami traduire différents états au fur et à mesure de la lecture de la lettre, que voici :

Bonjour cher petit Potter,

Tu vas certainement penser, en lisant ces mots que j'ai suivi ma chouette jusqu'à toi afin de te retrouver, mais je tiens à te prouver que ce qui est écrit ici est vrai en faisant preuve d'honnêteté envers toi jusqu'au bout (vois comme je peux me montrer gentille…), contrairement ton soi-disant ami, Ronald Weasley. Oui, je parle de celui même qui a été en ta compagnie depuis ton entrée à Poudlard jusqu'à aujourd'hui. Tu penses que je vais commencer à inventer une histoire des plus absurdes pour te convaincre qu'il n'est pas celui que tu crois, mais, encore une fois, je vais te dire la vérité : il t'a mentit. Il t'a mentit durant toute votre sixième année d'étude. Tu le croyais ton ami, pourtant, chaque semaine, il a envoyé au Seigneur des Ténèbres un compte rendu de chacun de tes agissements. Je n'ai pas de preuves de cela car Kate Johnson, dont tu as du entendre parler, les recevait et avait pour ordre de les lui transmettre directement, sans les lire et sans en garder la moindre trace, et il n'avait pas l'air déçu par leur contenu. Cette situation nous a était profitable pendant un temps, alors tu dois te demander pourquoi je t'en informe, n'est-ce pas ? Sache que, pour sa défense, sa dernière lettre date de la semaine dernière et qu'il nous y annonçait que sa correspondance prenait fin. Il faut croire que ce traître à son sang l'était aussi à son ami et à ses ennemis. J'aurais pu faire bien des choses pour me venger, mais je me suis dit que tu serais le seul à pouvoir prendre cela en main, tu es la première victime de cela après tout. Je sais qu'il ne doit pas être loin, tu pourras lui demander si ce que j'avance est vrai, il serait étonnant qu'il réussisse encore à te cacher la vérité.

Lira Lestrange

- Dis-moi que ce qui est écrit ici est faux, s'exclama Harry, en fixant Ron.

- Que dis cette lettre ? demanda-t-il, anxieux.

- Elle vient de Lira Lestrange, peut-être cela pourrait-il te donner une idée…

- Elle te l'a dit, murmura Ron, alors que les quatre autres saisirent la lettre pour en connaître le contenu.

- Alors, c'est vrai ! Tu as vraiment…

- Ils ont menacé de tuer Ginny, je ne pouvais pas...

- Et de te tuer aussi, j'imagine.

- Essaye au moins de comprendre, je…

- Que tu es accepté pour t'enfuir et la sauver, c'est… disons… normal, que tu ne nous en pas parlé, je peux encore comprendre, mais que tu leur ais dit la vérité exacte, ça me dépasse.

- Harry, je…

- Est-ce qu'ils savent ce que nous comptons faire à propos de… de la façon de le détruire ?

- C'était dans la dernière lettre.

- Alors tu assez de courage pour leur dire que cette... correspondance est terminée mais tu ressens quand même le besoin de les en informer.

- Harry, écoute-moi, je…

- Si cette lettre n'avait pas été écrite de la main de la fille Lestrange, j'aurais pu croire que tu étais des leurs…

- Bien sûr, je ne sais pas à quoi je pensais. Tu n'as jamais eu ce problème, tu es le Survivant, tout ce que tu as à protéger, c'est ta propre vie, et, parfois, si tu en as le temps, celles de quelques autres. Tu as laissé mourir Cédric, Sirius…

- Ron… coupa Hermione.

Il prit alors conscience de ce qu'il venait de dire et des regards qui étaient tournée vers lui. Ses frères et sa sœur le fixaient, interrogateurs et réprobateurs.

- Comment peux-tu dire cela après... après...

Harry ne sût comment finir et s'en alla sans plus de cérémonie, talonné par Ron, qui ne pût cependant aller plus loin que la porte de la chambre que le brun avait claquée.

Dans le salon, tous s'étaient précipités pour lire les lettres que les garçons avaient laissées. Leur étonnement et leur déception, déjà immenses à la lecture de la lettre de Lira, grandit encore lorsqu'ils lurent la précision et l'abondance des informations envoyées par Ron. Comment leur frère avait-il pu se résoudre à cela, et surtout...

- Pourquoi ? demanda Ginny, au bord des larmes. Pourquoi Ron a-t-il agir de façon si... si absurde?

- Qu'a-t-il fait pour que tu parles ainsi de ton frère Ginny ? demanda Molly Weasley, à l'autre bout de la pièce, alors qu'elle entrait.

Les quatre échangèrent des regards gênés. Hermione fut la première à agir.

- Je pense que vous devriez vous asseoir et... peut-être... lire ces lettres.