Chapitre 56
Lira s'était eveillé, le matin suivant, avec un certain calme. Savoir ce qu'il se passait dans sa cave lui rappelait quelque peu son enfance avant que sa mère ne parte à Azkaban. Lorsqu'elle descendit les escaliers, pourtant, elle fut affolée de voir les meubles qui se trouvaient auparavant dans l'entrée détruits. Après un certain temps, elle comprit que Bellatrix avait certainement échoué. D'un coup de baguette, Lira répara tout cela. Lorsque Jonathan arriva, elle lui expliqua ce qu'il s'était passé la nuit et précédente. Ils décidèrent donc d'intensifier encore leurs efforts.
Durant les mois qui suivirent, ils s'acharnèrent sur Ron, utilisant tous les moyens qu'ils pouvaient. Les sorts. L'occlumencie. Ils faisaient tout ce qu'il pouvait pour qu'il est le moins de temps de "repos" possible, tout en s'assurant qu'il pourrait réfléchir quelques heures au moins par jour à ce qu'il se passait. Lira ne mangeait plus qu'un repas par jour tant tout cela l'obsedait. Mais, un jour de mars où Jonathan n'était pas là. Lira ne pût plus tenir : comprenant qu'elle ne tirerait rien du garçon, elle lanca :
- Avada...
-Non!
une voix dans son dos l'interrompit.
- Jonathan, tu vois bien qu'il ne nous sert plus. Il n'y a aucun espoir de... Hurla-t-elle.
- Je sais, répondit-il calmement, mais j'étais au manoir Malefoy, quand Greyback et ses hommes sont arrivés. Ils pensent avoir trouvé Potter et, accessoirement, Granger.
- Raison de plus pour le tuer !
- Leur visage est... On ne sait pas exactement ce qui leur est arrivé mais ils sont méconnaissables, du moins, pour nous. Et Drago n'était absolument pas convainquant et ne faisant aucun effort pour...
- Oui, comme à son habitude.
- Je pensais qu'au moins Weasley saurait reconnaître s'il s'agissait de ses amis.
- Bien. J'imagine que tu as entendu, Weasley, tu as une journée pour organiser tes dernières paroles et pensées.
Il ne cilla pas.
- Impero, il est hors de question que tu ne puisses te perdre en chemin.
Lira et Jonathan sortirent et transplantèrent.
En arrivant, les deux mangemorts se laissèrent guider par des cris, certainement féminins. En entrant dans la pièce, Lira, avant toutes choses, sortit Ron de son emprise et celui hurla. Les mangemorts se tournèrent dans la même direction que lui et virent, en effet, Bellatrix torturait une jeune fille. Lira reconnut instantanément Hermione Granger pour l'avoir vu plusieurs fois dans les rêves de Ron.
Celui-ci tomba sous le choc de la voir ainsi, et la faiblesse à laquelle les mangemorts l'avaient condamnés ne lui permit pas de faire autrement, tant rester conscient lui était difficile. Ron sentit des bras le soulever. Il y avait ceux de Lira à sa gauche et ceux de Lucius à sa droite. Durant tout le temps où ils l'amenèrent jusqu'au cachot, il ne détourna pas ses yeux désespères et plein de larmes du corps d'Hermione.
L'unique seconde où il les détourna, il croisa le regard de Drago, effrayé. Il était vrai que son apparence physique était devenue bien repoussante. Sa maigreur apparaissait tout d'abord. Il n'avait que la peau sur les os, un état pire que celui de Lira qui n'avait repris qu'une dizaine de kilos depuis Azkaban. Ensuite, il y avait sa pâleur, causée par le fait qu'il n'avait pas vu le lumière du jour depuis sept mois, environ. Ses cernes noires et les coupures écarlates qui s'ajoutaient à ce spectacle faisaient frissonner le jeune mangemort.
Lorsque Lira et Lucius l'eurent poussés dans la cave, la sorcière lui dit:
- Je pensais que vous aviez besoin de Weasley pour une identification.
- C'était le cas avant que nous soyons sûr que le sorcier était Potter.
- Dans ce cas, où est le Seigneur des Ténèbres ?
- C'est à Bella qu'il faut poser la question, elle a refusé que nous l'appelions tout de suite.
- Comment ?
Pendant ce temps, Ron avait atterri dans le cachot en question. Pris d'une forte angoisse concernant le sort d'Hermione, il ne remarqua pas tout de suite ceux qui étaient autours de lui. Il fut donc étonné lorsqu'il entendit une voix à quelques mètres de lui l'appeler.
- Ron ?
Celui se leva, dirigea ses yeux dans la direction de la voix et reconnut :
- Harry.
Ce fut le premier regard et la première voix compatissante.
La suite arrive bientôt et je serais heureuse d'avoir votre avis ;-)
