Chapitre 62

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Le corps de Drago avait été posé sur son lit, dans sa chambre. Narcissa était restée près de lui en lui tenant sa main tenant celle glacée de son fils. La première chose qu'elle avait remarqué en se posant près de lui fut les photos qui se trouvaient sur les murs près du lit. Il n'avait jamais été attaché à ses amis au point de mettre leur portrait en vue, il n'y avait donc que pratiquement que des images familiales. L'une le réprésentait avec ses parents quelques jours après sa naissance, une autre montrait le souvenir de sa première rentrée à Poudlard, il y en avait une qui le représentait avec sa famille lors de son dix-septième anniversiare. Mais ce marqua le plus Narcissa furent les deux autres : sur la première, il était avec Lira alors qu'elle avait seize ans et lui dix, rien de particulier n'était arrivé ce jour là mais la sorcière se souvenait avoir voulue marquer cet instant, comme si elle avait su que ce serait le dernier été de Lira parmis eux. La seconde, justement, représentait les trois Malefoy ainsi que Bellatrix et sa fille durant le Noël suivant leur retour d'Azkaban. Les premières larmes de la blondes depuis qu'elle avait pris la main de son fils avait commencé à couler mais elle ne s'était pas senti le courage de les enlever du mur : cela restait la chambre de Drago.

Toute la soirée, sans quitter les yeux bleus de celui-ci et entre deux souvenirs de moments passés ensemble acxompagnés de larmes, elle s'imagina comment la scène précédant sa mort s'était produite. Elle avait tout d'abord cru que Lira était entrée dans ce même endroit oú elle était à présent assise et avait froidement lancé le sortilège de la Mort, mais le temps avant que le bruit de sa chute arrive à elle était trop important pour qu'elle n'ait pu retenir cette hypothèse. Elle aurait pu croire qu'elle avait attendu dans le couloir, mais le souvenir de son pas décidé lui faisait penser que ce n'était pas le cas. Lira ne l'avait pas torturé non plus, elle n'avait perçu aucun cri et elle savait qie la jeune fille ne l'aurait pas fait, elle n'aurait eut aucun avantange à cela.

Les hypothèses que se faisaient Narcissa précédèrent la vague de douleur qui la submergea comme lorsqu'elle avait appris que son fils n'était plus. Elle embrassa sa main alors que ses larmes coulaient puis plongea son regard dans le sien, toujours froid, dont elle n'avait voulu baisser les paupières. A chaque seconde, elle avait l'impression qu'un poignard s"enfonçait plus profondément dans son coeur.

- Cissy, tu devrais te reposer.

Sans se retourner, celle-ci reconnut la voix de Lucius.

- Notre fils est mort, et je m'abstiendrais de dormir pendant les quatre jours qui me reste avant qu'on ne le mette en terre plutôt que de simplement m'occuper de la cérémonie qu'il aura, comme tu le fais.

- Je l'aimais, Cissy. Si je ne suis pas resté, c'est pour toi.

- Dis-moi que c'est une plaisanterie, vociféra Narcissa.

- Tout d'abord, je pense qu'il mérite une cérémonie digne de lui, et tu ne me contrediras pas sur ce point. Ensuite, il a fallu que je sois présent pour les autres, je me permet de te rappeler que nous sommes les seuls à vivre dans cette aile du manoir, et il n'était donc pas présent quand... et j'ai dû leur prouver que nous étions toujours fidèles au Seigneur des Ténèbres.

- Je pensais que Bella était la seule à tenir à ce point à son honneur.

- Je fais cela parce que, même si tu te laissais mourir après... tout cela, je souhaite que, en plus de ta mort, ton sort ne soient pas empiré par l'humiliation qu'ils te feront.

Narcissa ne vit rien à répondre à cela. Ayant relevé les yeux droit devant elle quand Lucius était entré, elle les replongea dans ceux de Drago. Les larmes reprirent alors, en même temps que la conscience que son regard n'obtiendrait jamais de réponse. Lucius vint alors près d'elle et l'enlaça. Ce geste avait d'abord eut pour but de réconforter sa femme, mais elle épongea aussi un peu sa tristesse lorsqu'il sentit qu'elle le lui rendait.

- Je n'arrive pas à croire que ce soit elle qui ait fait cela, murmura Narcissa en se détachant de son mari, sentant que la main de Drago lui échappait.

- Ne pense plus à elle, Cissy.

- Je lui ai donné plus d'amour que sa propre mère ne le fera jamais.

- Je le sais.

- Pourquoi a-t-il fallu que le Seigneur des Ténèbres lui demande cela, à elle ?

- Il ne lui était pas suffisament dévoué et, j'imagine qu'il voulait une preuve venant d'elle.

- Comme si elle n'en avait pas assez fait, murmura Narcissa.

Un silence s'installa alors et ils furent comme figés : les yeux de Narcissa en direction de Drago et ceux de Lucius sur leurs mains qui semblaient inséparables. Cela pris fin quand ce dernier se leva. Il embrassa Narcissa et partit. Son chagrin avait besoin de solitude.

Les doigts de Narcissa passèrent sur la Marque des Ténèbres qui était toujours en place sur le bras de Drago mais les retira aussitôt : elle n'était pas particulièrement brulante mais elle dégageait encore la chaleur corporelle d'un vivant. Narcissa frissona alors, comprenant que la magie de cette Marque ne pourrait être interrompue avant qu'il ne soit six pieds sous terre. Cela faisait partie des façons de faire de Lord Voldemort.