Après cela, il ne venait plus me voir me souriait bêtement pendant tous les cours.

Je pensais en être débarrassé et qu'il ait renoncé à son histoire stupide. Mais non, une semaine plus tard, il revint me voir.

-Sensei, vous m'avez manqué. Vous êtes pâle, tout va bien ?

-Tu n'abandonnes jamais toi, dis donc.

-Non jamais. Vous êtes malade, sensei ?

-Non cela ne te regarde pas.

En fait, depuis une semaine je ne buvais plus de sang, enfin moins. La personne qui me servait pour en avoir étant morte.

-Sensei, je m'inquiète pour vous.

Je finis donc par me confier à Phantomhive.

-Je n'ai plus de sang en réserve.

-Ah je peux vous donner du mien, je m'en voudrais de vous laisser sans nourriture.

-Ne dit pas n'importe quoi, répondit Sebastian.

-Vous pourriez en prendre sur quelqu'un d'autre mais comment faisiez-vous pour en avoir ?

-Je payé quelqu'un de la banque du sang. Mais elle est morte.

-Sensei, vous l'avez tué ? demanda Ciel.

-Enfin tu te rends compte que ce que tu viens de dire ? Crise cardiaque.

-Comment vous allez faire ?

-Je vais trouver une autre personne pour m'arranger, répondit Sebastian.

-Prenez en tous les jours du mien en attendant, acceptez.

Je ne voulais pas prendre le sien mais j'étais obligé d'accepter, c'était ma seule option.

-D'accord mais que le temps de trouver une solution alors.

-Bien, sensei.

Puis il s'approcha et s'assit sur moi.

-Phantomhive pas ici, dans un endroit plus tranquille. Si quelqu'un nous voit on croirait que l'on …

-Que l'on flirterait, sensei.

-Eloignes-toi. Ne viens plus sur moi de cette manière. Allons à l'infirmerie.

-Je flirte avec vous, sensei. Vous vous ne voulez pas malheureusement, répondit Ciel.

-Cesse de plaisanter.

Arrivé à l'infirmerie, c'était désert.

-Personne, allons-y.

Je vis Ciel s'allonger sur le lit.

Il vit mon regard étonné.

-Ben quoi, sensei ? C'est plus pratique pour boire mon sang non ? Comme vous êtes le dominateur, j'ai pensé. Mais si vous êtes passif, je m'adapte, dit Ciel en souriant.

-Tu vas arrêter quand avec ce genre de conneries ? Relève-toi.

Ciel se releva.

Je m'approchais donc de lui quand il s'assit de nouveau sur moi.

-Je t'ai déjà dit de ne pas le faire.

-C'est mon sang et je veux le faire de cette manière.

Je voulais lui répondre, mais c'est lui qui avait le pouvoir, c'était lui mon repas, alors j'ai cédé.

Je l'ai donc mangé sans hésiter, mais bizarrement j'ai fait attention à lui faire moins mal. Je ne sais pas pourquoi je voulais ne pas lui faire mal.

Une fois fini, je me sentais mieux.

-Sensei, vous êtes moins pâle. Je suis rassurée.

-Merci je vais trouver une solution.

-En attendant, je peux vous en donner tous les jours, acceptez.

Il faut avouer que son sang n'était pas le pire. C'était même le meilleur que j'avais bu depuis un moment. Je devais accepter le temps de trouver une solution.

-C'est d'accord mais juste le temps de trouver autre chose.

Ciel était content et il me sauta dessus.

Je le rejetais.

-Sensei, ce n'est pas gentil.

-Tu es mon élève et mon repas, rien de plus. Evite ce genre de chose.

-Sensei, tout à l'heure, vous sembliez apprécier. Depuis quand n'avez-vous pas été proche de quelqu'un ?

Je ne savais même plus depuis quand et cela me rappelait mon ex. Je ne voulais plus y penser.

-Cela ne te regarde pas. Viens demain à la même heure.

-Moi je vous apprécie beaucoup sensei.

Je partais sans lui répondre. Je ne voulais pas lui avouer mais cela m'avait vraiment plu d'être proche de lui mais je préférais ne pas lui avouer. Il se ferait des idées à coup sûr.