Tous les jours, Phantomhive venait me retrouver et je prenais mon repas.
On était vendredi et je commençais à penser que c'était le week-end et qu'il n'y aurait pas cours.
-Sensei, vous faites plus attention quand vous me mordez non ?
-Non tu te fais des idées.
Je faisais effectivement attention.
-Il n'y a pas cours demain, comment fait-on ? demanda Ciel.
-Tu peux venir chez moi, exceptionnellement.
-Merci sensei, je pourrais dormir avec vous ?
-Non je te mange et tu repars après.
-Vous êtes méchant sensei.
Le samedi suivant, Phantomhive arrivait le soir vers 20h00.
-Bonsoir sensei.
-Entre, j'ai faim.
Phantomhive s'allongea sur le canapé.
-Je t'ai dit non pour cette position.
-Pourquoi ? C'est juste pour manger après tout. Ce n'est pas comme si on allait …
-Tais-toi.
Une fois fini, je me souciais de la première fois de ce qu'il mangeait lui.
-En fait, fais attention, tu risques une anémie si tu manques de fer. Tu manges après que l'on le fasse ? demanda Sebastian.
-Non je ne mange pas toujours. J'ai la flemme de faire à manger.
-Tes parents ne font pas à manger ? demanda Sebastian.
-Ils sont à l'étranger, je vis seul dans la maison.
-Je vois ils ne pouvaient pas donc te punir et cela explique pourquoi tu traines autant le soir. C'est mal Phantomhive, tu dois manger correctement. Je te prends une quantité de sang tous les jours. A ce rythme-là je ne pourrais plus manger si tu finis en anémie.
-Vous vous inquiétez pour moi ou parce que vous allez mourir de faim si je ne suis pas là ? demanda Ciel.
Je voulais répondre les deux mais j'ai finalement répondu.
-Moi je mourais de faim si c'est le cas.
-Vous êtes marrant sensei. Vous vous inquiétez pour moi mais n'osez pas l'avouer, répondit Ciel.
-Rentre chez toi au lieu de dire des bêtises.
-Je ne veux pas, je me sens un peu seul, je peux rester chez vous cette nuit ?
-Non hors de question.
-Mais si je reste vous pouvez manger dès mon réveil, répondit Ciel.
Je me suis dit que finalement, ce sera la solution la plus logique et comme ses parents ne feraient pas d'histoire.
-Ok mais seulement pour le week-end.
Ciel tenta de venir vers moi et de me sauter dessus mais je mis un frein directement.
-Pourquoi ? Sensei, c'est cruel.
-Arrête ta comédie, tu veux. Je reviens. Reste là.
Je partais lui chercher à manger et des complétements de fer. Pas question que je meurs de faim.
Je revins et Phantomhive fouillait chez moi.
-Ne cherches pas de l'argent ou de l'alcool, je n'en ai pas. Je n'ai pas de drogues non plus.
-Sensei je cherchais à manger. Vous n'avez vraiment rien alors pourquoi vous avez un frigo ?
-Le sang frais, c'est meilleur, répondit Sebastian.
Je lui montrais ce que j'avais acheté de la nourriture et les compléments.
-Sensei, il ne fallait pas, je vais bien.
-Tu dois manger aussi et c'est au cas ou, je te dois bien cela près tout, mon repas dépend de toi.
-J'aurai pu en acheter, laissez-moi vous rembourser.
Phantomhive sorti de l'argent mais je refusais.
-Hors de question, je ne rackette pas mes élèves. Garde ton argent pour sortir avec tes amis, acheter des trucs inutiles.
-Merci sensei de prendre soin de moi.
-Tu deviens lassant avec cela.
-Vous ne me dites plus que ce sont des conneries ou de mes taire ? demanda Ciel.
-A quoi bon ? tu le sais déjà. Je vais te préparer un truc.
Je commençais en effet à m'habituer à ce qu'il disait mais je préférais rester froid avec lui.
Phantomhive est venu vers moi et a pointé du doigt un détail.
-Vous n'avez pas acheté de viande, sensei.
-Non je suis végétarien.
-Vous plaisantez ? vous êtes un vampire sensei, répondit Ciel.
-Avant de le devenir je n'en mangeais pas, si tu n'as pas faim, tant pis pour toi. Mais ce sera le seul menu pour ce soir.
-Ok, puisque c'est vous qui cuisinez.
Phantomhive a fini par manger et j'ai fini devant un film avec lui.
-Tu ne veux pas plutôt sortir avec tes copains plutôt que trainer un samedi soir avec un vieux comme moi ?
-Vous êtes plus cool qu'eux, sensei.
-Je ne sais même plus pourquoi je te demande, vu que je connais ta réponse.
-Je vous apprécie vraiment, sensei.
-Tu le répètes tout le temps, changes de refrain, répondit Sebastian.
-Vous m'appréciez sensei, plus que votre repas ?
Je ne savais pas moi-même, mais je ne voulais pas donner d'espoir.
-Je te déteste moins mais je ne t'apprécie pas.
-Vous savez que c'est contradictoire votre phrase sensei ?
-Tais-toi un peu tu veux.
-Sensei, j'ai pleins de questions. Je peux vous appeler Sebastian ?
-Non hors de question, je reste ton professeur même ici, pas de tutoiement.
-Ici seulement je ne peux pas ? On est proche sensei.
-Non, nous ne sommes pas proche, ne te fait pas de films.
-Vous êtes dur avec moi, sensei, répondit Ciel.
-Non juste ton professeur, je te rappelle.
-Je suis votre casse-croute. En fait, un vampire, c'est censé dormir le jour et ne pas supporter le soleil, non ? demanda Ciel.
-C'est un mythe tout cela. Je dors la nuit comme tout le monde, sinon comment tu veux que je travaille ? Tu tires cela de tes lectures douteuses. La fiction n'est pas la réalité.
-J'apprends beaucoup de choses avec vous, sensei, répondit Ciel.
Le film passa vite et pour mon bonheur, Phantomhive ne parla plus le reste du film et pour cause, il s'était endormi.
Il était endormi sur mon épaule, j'essayais de le pousser plus loin, mais rien à faire.
Puis une pensée me traversa.
-Si je l'embrassais, comment réagirait-il ?
Je finis par enterrer cette pensée en moi.
Le problème était maintenant de le réveiller, je me suis dit que puisqu'il était là autant en profiter pour manger un peu avant de dormir.
Je le bousculais donc un peu pour le réveiller. Je ne voulais aucun contact avec.
Il finit par se réveiller.
-Sensei, vous êtes violent. Vous auriez pu me réveiller plus doucement en m'embrassant par exemple.
-Tu te crois dans un yaoi, Phantomhive ? Je veux juste manger.
-Ok laissez-moi le temps de me changer avant.
Puis il se leva mais tomba sur le sol.
J'allais vers lui et ne comprenait pas pourquoi.
J'avais peut-être abusé sur la dose de sang.
-Je ne peux pas appeler une ambulance, il y a des traces de sang sur ces fringues. Je fais quoi ?
Je décidais donc d'aller voir un voisin, qui savait ce que j'étais et était médecin.
Une fois devant Phantomhive, mon voisin me dit la marche à suivre et l'examina.
-C'est une crise s'asthme sévère.
-Encore heureux. J'avais peur d'avoir trop abusé niveau quantité.
-Tu ne manges pas les gens d'habitude ? C'est un élève en plus. Vous avez quel genre de relation ?
-Je n'ai pas de relation avec lui, je te rassure. La personne est morte, celle qui m'en donnait.
-Ah tu l'as tué ?
-Non elle est morte d'une crise cardiaque, répondit Sebastian.
-Pas de chance et c'est ton repas de secours.
-Oui, c'est cela.
-Tu n'as pas trouvé de solution de secours ?
-Non pas encore, répondit Sebastian.
Mon voisin a couché Ciel puis il m'a dit de patienter.
-Il s'en remettra mais tu dois le laisser se reposer jusqu'à demain.
Il partit puis je restais avec lui, pour veiller sur lui.
Le lendemain, Phantomhive se réveilla.
Je m'étais endormi à force et je lui avais pris la main, inconsciemment.
-Sensei, vous êtes beau quand vous dormez.
Phantomhive tenta de se rapprocher de mon visage.
Mais je le stoppais.
-Tu comptais faire quoi ? Ne t'approche pas de mon visage de si près. Je suis ravi de voir que tu te sens mieux. Tu aurais dû dire pour l'asthme.
-Vous avez veillé sur moi toute la nuit ? Et votre main ?
-je l'ai fait inconsciemment, pas volontairement.
-Vous avez faim, je suppose.
-Non ne te force pas, on peut attendre.
-Non je me sens mieux allez s'y.
Phantomhive s'est levé et s'assit sur moi.
-La position ne vous dérange plus, sensei ?
-Non tant que je peux manger.
Je profitais donc de mon repas. Son sang avait une saveur particulière. J'étais attiré par l'odeur de sa peau.
Une fois fini, Phantomhive se leva. Mais il revenait vers moi et me dit.
-J'ai envie de faire quelque chose depuis longtemps.
Phantomhive posa ses lèvres sur les miennes. Je voulais le rejeter mais je manquais de volonté. C'est comme si j'en avais envie aussi.
Phantomhive fini par mêler sa langue à la mienne, je ne pouvais m'empêcher de jouer avec la sienne.
-Eh bien sensei, ou est votre volonté ?
-Phantomhive, cela ne doit pas se reproduire. Je suis ton professeur, je ne dépasserai pas la limite. Maintenant tu peux t'en aller, répondit Sebastian.
-Sensei, je ne compte pas abandonner.
Puis il s'en alla.
-Pourquoi je ne l'ai pas rejeté ?
