Le lundi midi, je ne savais pas comment agir avec Phantomhive.
On s'était embrassés et je ne l'avais pas rejeté.
Je ne savais pas exactement quel genre de sentiments me liés à lui et je ne voulais pas le savoir. Je préférais rester froid avec lui.
J'étais son professeur, je ne voulais pas laisser des sentiments naissants se développer.
Le midi, Phantomhive vint à mon bureau.
-Sensei, vous m'avez manqué.
-Arrêtes de dire des bêtises.
-Arrêtez d'essayer de cacher que vous ne me détestez pas. Vous êtes aussi attiré par moi que je ne le suis pour vous, répondit Ciel.
-Ce qui s'est passé hier était un accident. Oublis, je vais chercher une autre solution pour le sang.
-Une dernière fois, sensei.
Je cédais donc, je n'avais pas d'autre solution pour l'instant.
Il m'emmena dans la salle du club d'ésotérisme.
-Pourquoi ici ? demanda Sebastian.
-C'est une salle intéressante. Le paranormal, vampire, fantôme, démon.
-C'est juste glauque, passons à l'essentiel.
Je m'avancais vers lui mais Phantomhive dit :
-Je pose une condition, je veux un baiser avant chaque repas de votre part.
-Phantomhive, tu plaisantes ?
-Non vous n'avez pas d'autres choix que d'accepter. Vous avez une autre solution ? demanda Ciel.
-Non.
Je devais donc lui céder.
Je posais mes lèvres sur les siennes. Phantomhive me regardait d'une manière assez sensuelle.
Je ne crois pas l'avoir remarqué avant mais je ne peux m'empêcher de le trouver attirant.
Peut-être était-ce moi qui me bloquer.
-Sensei, je vous apprécie beaucoup. J'espère que mon sang est digne de vos goûts.
-Plus que cela, il est excellent.
Puis je mangeais à ma faim.
Quand j'avais fini, je remarquais que Phantomhive en avait un peu de sang sur le col de sa chemise.
-Les gens vont le remarquer, changes de chemise.
-Ne vous inquiétez pas, je dirai que je me suis blessé au doigt.
-C'est la dernière fois, je me débrouillerai maintenant.
-Sensei, pourquoi vous fuyez vos propres sentiments ? Je ne vous rends pas indifférent. Je l'ai ressenti pendant que l'on s'embrassait, ce n'est pas comme hier, il vient de vous ce baiser.
-Quoi que je veuille, je ne peux pas. Tu es mon élève et on ne doit pas dépasser la limite. On rentre dans des dialogues clichés de yaoi, là. Je déteste cela.
-Sensei, on est dans la réalité pas la fiction. Je vous apprécie, vous m'appréciez alors on ne fait rien de mal ou plutôt on fera si vous le souhaitez.
-Je ne peux pas, Phantomhive. Je suis ton professeur. Je ne peux pas nier que tu m'attires mais c'est illégal. En plus je suis un vampire et vieux, répondit Sebastian.
-Je suis attiré par vous aussi, que vous soyez vieux, jeune, vampire ou humain. Je vous veux vous sensei. Dites-moi s'il y a de l'espoir ou pas ?
En tant qu'adulte et professeur je me devais d'être raisonnable et de lui dire non mais j'ai fini par écouter mon cœur et j'étais moi-même étonné de la réponse que j'allais lui donner.
-Je te laisse une chance, Phantomhive. J'espère ne pas le regretter.
Phantomhive me sauta dessus content.
-Mais je pose ma condition, pas de flirt dans le lycée.
-On ne va pas pouvoir s'embrasser dans le lycée ? demanda Ciel.
-Non Phantomhive, mais en dehors du lycée oui. Et personne ne doit rien savoir sur nous.
-C'est compris, merci Sensei. Maintenant je peux vous appeler Sebastian ?
-Non, on en reste au vouvoiement.
-Même chez vous ? Je pourrais prendre ma douche et dormir avec vous ?
-Dormir oui, la douche non, tu vas trop vite là. Pas de tutoiement nulle part.
-C'est dur sensei, les amants se tutoient, répondit Ciel.
-Non Phantomhive nous ne sommes pas amants, chaque chose en son temps.
-Merci sensei, vous ne le regretterez pas.
J'espérais avoir pris la bonne décision, je venais de passer la limite entre mon élève et moi.
