Cela fait une semaine que je sors avec Phantomhive.
Il est toujours aussi expressif quand il vient me voir.
Et ces temps-ci il est à fond sur les surnoms.
Ce midi comme d'habitude, je n'y échappe pas.
Phantomhive vient derrière et me cache les yeux.
-Qui suis-je ?
-Anna ?
-La prof d'anglais ? Sensei, qu'est-ce que vous faites avec elle ?
-Rien Phantomhive. Elle a tenté sa chance plusieurs fois mais je la rejette toujours.
-Très bien parce que je ne vous pardonnerai pas votre infidélité, répondit Ciel.
Sebastian rigola.
-Qu'est-ce qui est drôle ?
-Tu es l'uke type, Phantomhive.
-Je ne savais pas que vous vous y connaissiez, sensei. Vous ne me dites pas votre refrain habituel « On est dans la vraie vie pas dans un yaoi » ?
-Non je crois même que je suis habitué maintenant. J'ai faim, il faut trouver un endroit discret.
On a finalement décidé d'aller dans les vestiaires du gymnase désert à midi.
Je comptais commencer à manger quand Phantomhive me stoppa.
-Sensei, un baiser avant et j'ai décidé que j'en voudrais un après désormais.
-Tu abuses Phantomhive, j'ai dit pas de flirt dans l'école.
-Mais que croyez-vous qu'il penserait si on nous voyait là ? demanda Ciel.
En effet, j'étais forcément proche de lui.
-Ok je te le cède.
-Je peux vous appeler Sebastian ?
-Non ne m'en demandes pas trop.
Puis, j'ai pu enfin manger.
Une fois fini, Phantomhive réclama son dû
-Tu es irrécupérable toi, répondit Sebastian.
Puis je l'embrassais une seconde fois, je ne calculais plus le nombre de fois puisque qu'il réclamait des bisous à longueur de temps, je ne m'en plaignais pas.
-Appelez-moi Ciel, sensei.
-Non on est au lycée.
-A l'extérieur alors.
-Non plus, je reste ton prof. Je le ferai quand tu ne seras plus mon élève, répondit Sebastian.
-Mais c'est dans longtemps, sensei, s'il vous plaît.
-Non maintenant, repars en cours.
-Vous êtes mignon sensei.
L'après-midi finie, le retour de Phantomhive vers moi.
Il me saute dessus.
-Vous m'avez manqué, my sweet darling.
-My what ? Phantomhive ? Les surnoms c'est comme le flirt pas dans le lycée et arrêtes de me sauter dessus.
-Vous préféré mon amour ou mon vampire sexy ?
Je rigolais encore une fois.
-Vous êtes dur sensei, répondit Ciel.
-Non il y a des règles partout, il faut s'y faire.
-Je peux venir chez vous ?
-On est en semaine, le week-end oui mais là non.
-Allez dites oui.
-Tu n'as pas mieux à faire que passer du temps avec un vieux comme moi ? demanda Sebastian.
-Non je veux profiter de passer du temps avec vous, sensei.
-Tu ne veux pas faire des trucs de ton âge ? Aller dans un karaoké ou faire du shopping avec tes amis. Aller au cinéma, ce genre de trucs ?
-Non il n'y a que vous qui m'intéressez, sensei.
Je le trouvais mignon au fond c'est pour cela que je lui ai dit oui.
-Ok mais seulement pour ce soir.
-Merci sensei.
Il se retenait de ne pas me sauter dessus, cela me faisait de la peine au final.
-Tu peux le faire.
-Merci sensei.
Chez moi, je tentais de travailler mes prochains cours et une pile de copies m'attendaient.
Je voyais Phantomhive s'ennuyait.
-Vous n'avez pas un truc intéressant à faire. Des jeux vidéo, des mangas, des trucs à lire ? demanda Ciel.
-Non pas de mangas mais des vieux livres que tu n'aimeras pas. Tu devrais faire tes devoir, Phantomhive, si tu t'ennuis autant.
-C'est chiant les devoirs, je veux m'amuser avec vous, sensei.
J'avais très bien compris ce qu'il voulait dire par là.
Je préférais ignorer.
Phantomhive fini par regarder la télé. Il regardait de l'anime rien d'étonnant le connaissant.
Je finis par me dire qu'il faisait des efforts pour me connaitre alors je décidé de faire pareil.
J'allais donc vers lui.
-Qu'est-ce que tu aimes là-dedans Phantomhive ?
-je suis content que vous vous intéressiez à moi, sensei. J'aime le côté ou tout est permis, les personnages au look délirant. Les mecs aussi, ils sont beaux et sexy.
-Tu as conscience que ce ne sont pas de vrais exemples et que personne ne peut leur ressembler au final ?
-Oui sensei, mais je vous préfère vous, vous êtes le mec le plus sexy que j'ai vus.
Puis son téléphone sonna.
-C'est Alois.
-Qui est Alois ? demanda Sebastian.
-Un pote, il m'a dragué un peu. Il veut que je vienne chez lui samedi pour jouer aux jeux vidéo et boire des bières.
Quand j'ai entendu « boire des bières= bourré et profiter d'abuser de son état de faiblesse= viol.
Je ne voulais pas jouer le petit-ami jaloux alors je n'ai rien dit.
-Je devrais y aller, vous croyez, sensei ?
-Tu es libre de tes gestes, Phantomhive. Pour une fois que tu vois des gens de ton âge profites-en.
En réalité, je voulais lui dire de ne pas y aller, de ne rester qu'avec moi et d'ignorer Alois, mais je ne pouvais pas, alors je n'ai rien dit.
-Dans un yaoi, le seme dirait « Non n'y vas pas, je ne veux pas que tu approches ce mec ».
Je finissais par en avoir de sa phrase en refrain.
-Phantomhive, arrêtes de tout comparer avec un yaoi. Nous sommes dans la vraie vie et un vrai couple. Quand est-ce que tu vas enfin comprendre ? Tu m'énerves vraiment tu sais.
Phantomhive semblait déçu et il avait un regarde triste.
-Bien, je m'en vais alors si vous me détestez.
Phantomhive allait partir mais je m'en voulais de m'être énervé sur lui.
Pour la première fois, j'allais donc vers Phantomhive et je le serrais contre moi.
-Je suis désole, Phantomhive. Je me suis emporté. C'est juste que j'ai l'impression que tu compares notre relation avec de la fiction romancé. Nous sommes réellement ensemble.
-Sensei.
Puis Phantomhive pleura longtemps.
Je devais le consoler, après tout c'est moi qui l'avait fait pleurer.
21h00 passée, je ne comptais le laisser rentrer chez lui.
-Tu peux rester comme promis, Phantomhive.
-Merci, sensei, je peux prendre une douche avec vous ?
-Non Phantomhive, pas pour l'instant.
-Vous êtes froid avec moi, sensei.
-Vas prendre ta douche.
J'étais sur le point de lire quand Phantomhive m'appela.
-Sensei, je n'ai pas de quoi me changer.
J'avais oublié ce détail, je lui donnais donc un tee shirt.
Je posais le tee shirt dans la salle de bain que Phantomhive n'avait pas fermé évidemment.
-Je te mets un tee shit ici.
Phantomhive passe sa tête en dehors de la douche.
En le regardant, je ne peux pas m'empêcher de le trouver attirant. Je n'ai qu'un aperçue mais cela suffit déjà à m'exciter.
-Un problème, sensei ? Vous êtes le bienvenu si vous voulez me rejoindre.
Je décide ne pas répondre et de le laisser.
Finalement, il me rejoint et se colle à moi.
-Sensei, je vous aime beaucoup.
-J'ai faim, je peux ? demanda Sebastian.
J'ai conscience d'abuser mais l'avoir si près, cela m'a donné envie.
-Oui, bien sûr, sensei.
Une fois finie, je constate qu'il ne réclame rien, de décide donc de l'embrasser de moi-même.
Phantomhive ne semble pas étonné.
-Sensei, vous êtes si mignon.
-On ne dit pas à un adulte et à son prof qu'il est mignon, Phantomhive. Par contre, moi je peux, tu es mignon, Phantomhive.
Phantomhive rougit comme je ne l'ai jamais vu.
-Sensei, ne dites pas ce genre de choses.
Je m'approche de lui.
-Ce n'est pas ce que dit un prof à son élève dans un yaoi, Phantomhive ?
Attiré par ses lèvres, je finis par poser les miennes sur les siennes.
Phantomhive n'est pas réfractaire, je continue donc.
Sans m'en rendre compte je finis par le toucher mais me rendant compte de mon geste, je m'arrête.
-Désole, je n'aurai pas du.
Phantomhive me répond :
-Mais enfin sensei, ne vous excusez pas. Pourquoi vous vous êtes arrêtez ?
-Je suis ton prof, je ne peux pas faire ce genre de chose.
-Enfin nous sommes chez vous pas au lycée et je suis d'accord, répondit Ciel.
-Je ne peux pas pour l'instant. Je ne te connais pas assez pour que l'on ait ce genre de rapport.
-Vous êtes puceau sensei ? demanda Ciel.
-Réfléchis deux secondes Phantomhive. J'ai vécu des siècles.
-Vous ne l'êtes donc pas alors pourquoi on devrait attendre ?
-Parce que je ne peux pas coucher avec quelqu'un sans avoir un minimum de connaissance sur la personne. Tu es mon élève, j'ai donc l'autorité sur toi, c'est perturbant.
-Vous êtes un romantique sensei.
-Oui on peut dire cela comme ca.
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