Le lendemain matin, je retrouvais Phantomhive toujours collé et il pesait son poids.

-Réveilles-toi Phantomhive, tu vas être en retard.

-Ohayo sensei.

-Bouges-toi, tu pèses lourd.

-Sensei, je bougerai si vous m'embrassez.

Je ne lui cède pas et fini par le décaler.

-Vous êtes méchant sensei.

-Non. Dépêche-toi tu as cours.

-On y va ensemble sensei ? demanda Ciel.

-Non cela paraitrait douteux.

-Personne ne se doute de rien, sensei, allez dites oui.

Je finis par lui céder encore.

Un fois devant le lycée on croisa Claude.

-Tiens, vous venez avec votre élève ?

-Non on s'est croisé par hasard, répondit Sebastian.

-Oui, j'ai croisé sensei, en venant.

Claude avait l'air dubitatif.

-Ok vas en cours Phantomhive.

Le midi, j'attendais mon repas.

-Sensei.

Puis il me sauta dessus comme d'habitude.

Je crois que je m'y faisais au final.

-Repas, Phantomhive.

Je ne m'en lassais pas, Phantomhive avait bon goût. J'avais trouvé une autre solution mais je ne lui avais pas dit parce que je ne voulais pas arrêter notre routine.

-Vous faites attention sensei. Cela fait moins mal.

-Oui et je sais que je te prends beaucoup de sang, je vais essayer de prendre moins.

-Non sensei, prenez-en autant que vous voulez. Tant que vous ne me tuez pas, quoi que vous pourriez me transformer.

-Non Phantomhive. Tu dois vivre comme un humain. Tu ne sais pas ce que c'est de ne pas manger comme tout le monde et de voir tout le monde mourir alors que toi tu es immortel.

-Vous pouvez me rendre comme vous sensei, comme cela on restera toujours ensemble.

-Ne dit pas n'importe quoi, tu es beaucoup trop jeune. Mange maintenant.

Phantomhive mangeait un bento devant moi. Je lui avais proposer de manger sur une table mais il choisit de manger sur mon bureau avec moi.

Phantomhive était sur mes genoux.

-Vous avez vus ce que je mange, sensei ? dit Ciel en me mettant un bout de saucisse devant moi.

-Je ne mangerai jamais ce genre de chose, répondit Sebastian.

-Vous avez tort, sensei.

-Tu les prépares tout seul tes bentos ?

-Non je les achète, je n'aime pas cuisiner.

-Je peux t'apprendre si tu veux.

-Faites-moi en plutôt, sensei, répondit Ciel.

-Non tu dois apprendre.

-Dans les yaoi, un petit ami fait …

Phantomhive se stoppa.

-Tu ne continues pas ta phrase, Phantomhive ?

-Non je sais que cela vous énerve.

-Je vais deviner la suite. Dans un yaoi le petit ami uke ou seme, fait un bento pour son petit ami répondit Sebastian.

-C'est cela, sensei. Vous êtes plus connaisseur que je ne le pensais.

-Oui je me suis renseigné sur ce que tu aimes.

Le temps passa vite et il était déjà temps de reprendre les cours.

J'avais fermé la porte par précaution et fermé les rideaux.

J'ouvris et manque de bol Claude passait par là.

-Vous avez déjeuner avec votre élève ?

-Oui je lui donne des cours de soutien.

-Pourquoi la porte était fermée ?

-Parce que les autres élèves viennent sans cesse me déranger, répondit Sebastian.

Comme pour appuyer mon mensonge, Phantomhive ajouta.

-Les filles viennent sans cesse le voir, on ne pourrait pas travailler.

-Je vois, évitez de fermer la prochaine fois. Les gens pourraient penser que vous faites des choses interdites.

-Je laisserai ouvert la prochaine fois, répondit Sebastian.

Une fois Claude parti, Sebastian souffla.

-Ah on a eu chaud, il a des doutes cela se voit. Désormais, il ne faudra plus le faire dans la salle de cours.

-Je ne pense pas, vous paraissiez crédible sensei.

La routine s'était installée.

Phantomhive venait me voir à fin des cours aussi.

Je savais d'avance qu'il me demanderait de venir chez moi.

Je l'entendais arriver quand j'entendis une autre voix.

-Ciel, pourquoi tu ne veux pas venir chez moi ?

Je supposais que c'était Alois.

J'étais curieux de voir comment allait répondre mon petit ami.