Ce week-end, j'ai amené Phantomhive dans un onsen.
C'est mon cadeau de retour pour la saint-valentin.
Je lui ai annoncé deux semaines auparavant.
On était en train de s'embrasser (malgré le fait que je lui ai interdit tout flirt dans le lycée).
Je finis toujours par me laisser convaincre, je suis bien faible devant cet adorable gamin qui est mon petit copain.
-Sensei, quand est-ce que l'on le fera ?
-Tu parles de sexe, Phantomhive ? Je t'ai déjà expliqué comment je fonctionnais.
-Je sais mais dans un bl, ils le font rapidement, sensei.
Je ne perdais même plus mon temps à répondre.
Phantomhive avait fini par comprendre.
-Oui mais, Phantomhive, on est dans la vraie vie, pas dans un manga, imita Ciel.
-Tu comprends vite Phantomhive. Tiens, j'ai une surprise pour toi.
Je le trouvais mignon dans ses réactions, il avait bien 15 ans dans sa tête.
Cette jeunesse me rajeunissait aussi dans un sens.
-Quoi donc sensei ?
-J'ai un cadeau pour toi, on va aller dans un onsen.
-Un onsen ? Super dans les bl, c'est là-dedans qu'ils finissent par conclure. Je vais enfin vous voir nu et voir la vôtre.
Puis il ajouta.
-Mais cela veut dire que vous allez voir la mienne aussi. On va pouvoir flirter dans les sources chaudes.
-Non Phantomhive, que ce soit se masturber ou coucher dans l'eau, c'est un manque de respect pour les autres clients. On ne le fera pas.
-Et si la passion nous submerge et que l'on finit par coucher dans la chambre ?
-La passion, Phantomhive ? Tu te crois dans un shojo là ?
-Donc pas de sexe là-bas ?
-Non pas de sexe là-bas. Mais tu découvriras un peu plus sur moi en dehors de mon physique qui semble tant t'intéresser.
Deux semaines plus tard, nous y voilà.
On entre dans notre chambre, c'est un onsen traditionnel.
-C'est grand, on va se baigner directement ?
-Non avant on mange, après on ira.
Phantomhive commande du riz, du poisson et des légumes.
-Vous ne savez pas ce que vous manquez, sensei.
-Dépêches-toi de manger que je puisse le faire à mon tour.
Quand Phantomhive vint vers moi, je ne pouvais m'empêcher de me dire que son yukata s'enlevait facilement.
Ce genre d'idée me traversait souvent l'esprit.
Phantomhive se colla à moi et me dit :
-J'espère que vous pouvez profiter de votre cadeau.
En effet, ce que mangeait Phantomhive influencait le goût de son sang.
Je voyais donc la différence.
-Vous pouvez y aller moins doucement, sensei.
-Non je ne tiens pas à te faire mal.
-J'aime peut-être la douleur, sensei.
-Je n'aime pas moi.
Puis je le mordais.
Son sang était légèrement sucré.
Phantomhive ne voulait pas gâcher, il finissait donc tous les généreux cadeaux des autres élèves.
Une fois que j'ai finis de manger, je disais à Phantomhive.
-Ton sang est sucré, j'aime bien.
-Je n'y viendrai jamais à bout de ces chocolats. Pourquoi avez-vous autant d'admirateurs, sensei ?
-Tu es jaloux, Phantomhive ?
-Non pas du tout.
-Avoues-le, par chance ce n'est pas un lycée mixte. Imagine le nombre de filles qui me dragueraient, répondit Sebastian.
-Sensei, vous êtes froid, elles n'oseraient pas. Vous savez ce que l'on dit dans le lycée sur vous ?
-Non, dis-moi.
-Que vous êtes beau, mais froid comme la glace.
-J'ai bien conscience, Phantomhive, on va se baigner ?
Une fois dehors, Phantomhive me regarde bizarrement.
-Un problème, Phantomhive ?
-Je me demandais si je devais y aller en premier, cela voudrait dire que vous me verrez avant que je ne vous voie.
-C'est juste un corps Phantomhive.
Puis Phantomhive se décida. Il se déshabilla puis entra dans l'eau.
Il me fixait toujours bizarrement.
-Bien phantomhive, tu voulais voir non ?
Je me déshabillais à mon tour et entra dans l'eau.
-Elle est mieux que moi, j'en étais sûr. Comparé à lui, je ne suis qu'un lycéen, pensa Ciel.
Je voyais Phantomhive, un peu troublé et perplexe. Je me demandais s'il était déçu.
Je m'approchais de lui mais il était distant, cela ne lui ressemblait pas.
-Un problème ?
-Ben la vôtre est mieux que moi, à côté la mienne, j'ai honte.
-C'est puéril de comparer en taille, Phantomhive.
-Mais vous êtes un adulte alors forcément.
-Peu importe Phantomhive, ne te préoccupes pas de ce genre de chose. Ce n'est pas pour rien que tu es un gamin.
-Mais je ne pourrais pas vous satisfaire, sensei.
-Me quoi ? Je croyais que tu étais passif ? demanda Sebastian.
-Oui en principe mais j'ai toujours pensé que … Vous n'êtes pas passif, sensei ?
-Non, qu'est-ce qui t'a fait penser cela ?
-Ben vous avez tout d'un tsundere, ce serait logique que je vous domine.
Ma première réaction fut de rire.
-Sensei ?
-Peut-être tsundere mais pas passif. Alors cela n'a aucune importance.
-Dans le bl, un prof un peu tsundere finit par se laisser dominer par son élève et il lui ouvre son cœur. Il finit par fondre quand son élève le touche et lui dit « non pas là ». Et quand il atteint le septième ciel, il dit « Prends-moi de manière plus sauvage ».
Je ne m'étonnais plus de ses références plus que fantasmé.
Je décidais donc de lui montrer la vraie vie.
Je m'approchais vers lui, le serra et lui chuchota.
-Je vais apporter des modifications à ton histoire.
Je descendais ma main vers le sexe de Phantomhive.
-Ce n'est pas moi qui vais dire « prends-moi sauvagement » mais toi.
Mon but était surtout de l'intimider mais je ne savais pas si je m'arrêterais.
Phantomhive ne répondant pas, je m'inquiétais.
Phantomhive semblait inconscient.
-Phantomhive, réveilles-toi.
Je le giflais plusieurs fois.
Très vite, je décidais de le sortir de l'eau et de l'allonger dans la chambre.
Plus tard, Phantomhive se réveilla.
-Sensei, qu'est-ce qui s'est passé ?
-Tu t'es évanouis, mais tu sembles aller mieux.
-Sensei, j'ai tout gâché, on allait enfin flirter.
-Tu n'as rien gâché, je n'aurais pas été jusqu'au bout, répondit Sebastian.
-Sensei, je suis d'accord.
-Pourquoi, Phantomhive ? demanda Sebastian.
-Pour être passif, mais soyez gentil avec moi.
Je ne m'empêcher de trouver cela drôle.
Il avait des réactions totalement enfantines et je craquais.
-Je t'aime Phantomhive.
-Sensei…
Phantomhive semblait touché.
Il se leva, et alla vers moi.
-Tu ne fais pas comme d'habitude, Phantomhive ?
-Non je ne peux pas.
Ma déclaration semblait l'avoir troublé.
-Ne grandis pas, Phantomhive.
Je souhaitais qu'il reste toujours aussi mignon.
